ANO
dans la semaine sainte ou pendant | la solennité de Pâques, temps auquel • l'Eglise est occupée d'autres mystères [et de cérémonies différentes. Saintlldefonse confirma ce décret, et nomma cette fête l'attente des couches de Notre-Dame. Elle, lut encore appelée la fête des ô, ou de l'ô ; parce que, durant cette octave, on chante chaque jour pour le Magnificat, une antienne solennelle qui commence par ô, comme, ô Rex çjenlium, ô Emmanuel, etc. C'est une exclamation de joie et de désir.
Dans l'Eglise de Rome et dans celles de France, cette dernière fête ne se fait point, si ce n'est dans quelques monastères d'annonciades ou d'autres religieuses; mais depuis le 15 décembre jusqu'au 23, l'on chante tous les jours à vêpres, au son des cloches, une de ces antiennes, que le peuple nomme les d de Noèl, et que les rubricaires appellent les grandes antiennes, antiythonx majores; elles exprimentles différents titres sous lesquels t les prophètes ont annoncé le Messie.
Les Juifs donnent aussi le nom à' Annonciation à une partie de la cérémonie de Pâques, celle où ils exposent l'origine et l'occasion de celte solennité, exposition qu'ils appellent Zhaygadu, qui signitie Annonciation.
Bergier.
ANNONCIATION (fête de Y), (théol.
hist. fit.) — V. Annonciation.
ANNOTINE, pâque annotine. C'est ainsi qu'on appelait l'anniversaire du baptême, ou la fête qu'on célébrait tous les ans en mémoire de son baptême, ou, selon d'autres, le bout de l'an dans lequel on avait été baptisé.
Tous ceux qui avaient reçu le baptême dans la même année, s'assemblaient, dit-on, au bout de cette année, et célébraient l'anniversaire de leur génération spirituelle.
Bergier.
ANNUELLES (offrandes;. Ce sont ce'les que faisaient anciennement les parents des personnes décédées, le jour anniversaire de leur mort.
On appelait ce jour un jour d'an,
et l'on y célébrait la messe avec une grande solennité.
On nomme encore à Paris annuel, une fondation de messes pour tous les jours de l'année, à l'intention d'un défunt : Fonder un annuel. Voyez V Ancien Sacramentaire par Grandcolas, lr° part.j pag. 529. Bergier.
ANOMÉENS, ou dissemblables. On donna ce nom, dans le quatrième siècle, aux purs ariens, parce qu'ils enseignaient que Dieu le Fils était dissemblable àvô[j.offov, à son Père en essence et dans tout le reste.
Ils eurent encore différents noms, comme aétiens, eunomiens, etc., qu'on leur donna à cause d'Aétius et d'Eunomius, leurs chefs. Ils étaient opposés aux semi-ariens, qui niaient, à la vérité, la consubstantialilé du Verbe avec le Père, mais qui lui attribuaient une ressemblance en toutes choses avec le Père. Voy. Ariens, Semi- Ariens.
Ces variations firent que ces hérétiques ne s'attaquèrent pas moins vivement entre eux, qu'ils avaient attaqué les catholiques ; car les semi-ariens condamnèrent les anoméens dans le concile de Séleucie, et les anoméens à leur tour condamnèrentles semi-ariens dans les conciles de Constantinople et d'Antioche ; ils effacèrent le mot 6|jiooûato< de la formule de Rimini et de celle d'Antioche, en protestantque le Verbe avait non-seulement une différente substance, mais encore une volonté différente de celle du Père.
Socrate, livr 2 ; Sozomène, liv. 4 ;
Théodoret, liv. 4.
Bergier.
ANOMIENS, Voyez Antinomiens.
ANOPLOTHÉRIUM, (theol. mixt.
scien. géol. et valèont.) — L'anoplotherium ou, en francisant le mot, l'anoplothêre, est un des mammifères de moyenne taille antédiluviens, espèces de pachydermes qui ne nous sont connus que par leurs ossements fossiles, et qui ont disparu du règne animal terrestre avant ou vers les temps de l'apparition de l'homme.
v. ages géologiques et ages paléontologiques de l'espèce humaine.
Le Noir.
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