‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 110 sur 166 · PALÉONTOLOGIQUES DE L'ESPÈCE HU- MAINE · texte numérisé non relu

PALÉONTOLOGIQUES DE L'ESPÈCE HU- MAINE

ANTHOLOGE, du grec <£v8o^oyIov, que nous rendrions en latin par florilegium, recueil de fleurs.

' C'est un recueil des principaux offices qui sont en usage dans l'Eglise grecque. Il renferme les offices propres des fêtes de Jésus-Christ, de la sainte Vierge et de quelques saints ; déplus,

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des offices pour les prophètes, les apôtres, les martyrs, les confesseurs, les vierges, etc. LéonAllatius, dans sa première Dissertation sur les livres ecclésiastiques des Grecs, en parle, mais avec peu d'éloge. Ce n'était d'abord qu'un livret, que l'avidité ou la fantaisie de ceux qui l'ont augmenté a beaucoup grossi ; mais qui, à quelques nouveautés près, ne contient rien qui ne se trouve dans les menées et dans les autres livres ecclésiastiques des Grecs.

Outre cet anthologe, qui est à l'usage de Eglises grecques, Antoine Arcudius en a publié un nouveau sous le titre de nouvel Anthologe ou Florilège, imprimé à Rome en 1598: c'est un abrégé du premier, une espèce de bréviaire raccourci et commode dans les voyages pour les prêtres et les moines grecs, qui ne peuvent porter le premier, à cause de son extrême grosseur; mais il est encore moins que celui-ci du goût d'Allatius, qui accuse l'abbréviateurde plusieurs altérations et infidélités considérables.

Allât., delibr. Eccel. Grsec. R.; Simon, Suppl. aux ûérém, des Juifs.

Bergier.

ANTHROPOLOGIE. (Théol. mixt.

scien.) — L'anthropologie est, d'après son étymologie, la science de l'homme; (en grec : Anthropos, homme ; et logos, discours : traité de l'homme).

Si donc on étend cette science à l'homme tout entier, elle comprendra deux parties : celle qui traitera de l'homme moral, ou de l'âme humaine, et celle qui traitera de l'homme physique ou du corps humain. Mais la première partie est réclamée par la philosophie qui l'inscrit parmi les objets dont elle s'occupe spécialement sous le nom de psychologie, ou traité de l'âme.

Reste la seconde pour le lot des sciences proprement dites. Or, cette seconde partie se subdivise elle-même en autant de branches qu'il existe de rapports sous lesquels on peut considérer l'homme physique ou organique faisant partie du règne animal. Ces rapports sont nombreux et donnent naissance à plusieurs sciences spéciales, telles que l'anatomie humaine, la

physiologie humaine, la médecine humaine, l'hygiène humaine, etc. Or, il est un de ces rapports qui a gardé pour lui la science proprement appelée anthropologie ; c'est celui qui concerne l'espèce humaine, en tant qu'espèce zoologiquc faisant partie du règne animal; et les principales questions qu'il soulève sont celles de l'unité de cette espèce, de son origine, de son antiquité, de son antériorité au déluge, et de sa distinction d'avec toutes les espèces animales.

Nous avons traité ces questions, ou au moins indiqué les mots-titressous lesquels elles se trouvent traitées, dans l'article âges anthropologiques, auquel nous renvoyons le lecteur.

Le Noir.

ANTHROPOLOGIE, mot formé du grec à'vQpw-TOç, homme, et \ifoc, parole; c'est une manière de s'exprimer par laquelle les écrivains sacrés attribuent à Dieu des membres, des actions ou des affections qui ne conviennent qu'à l'homme: et cela pour s'accommoder à la faiblesse de notre intelligence.

Ainsi il est dit dans la Genèse, que Dieu marchait dans le paradis terrestre, qu'il appela Adam, qu'il se repentit d'avoir fait l'homme; dans les psaumes, que les cicux sont l'ouvrage des mains de Dieu, que ses yeux sont ouverts et veillent sur l'indigent, etc.

Vainement les manichéens se sont scandalisés autrefois de ces expressions, et out accusé d'erreur les écrivains de l'Ancien Testament; plus vainement encore, d'autres hérétiques les out prises à la lettre, et ont conclu que Dieu a une forme humaine.

L'Ecriture nous enseigue assez clairement que Dieu est un être purement spirituel, simple, sans composition et sans parties. Mais pour faire comprendre aux hommes les opérations de Dieu, il a fallu se servir du langage humain ; et ce langage ne peut fournir , pour exprimer les actions de Dieu, d'autres termes que ceux qui désignent les actions des hommes. Ces termes, à l'égard de Dieu, sont des métaphores qui nous apprennent seulement que Dieu agit, produit par un simple acte de sa volonté, les mêmes ell'ets que s'il avait

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