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se traduisant de la sorte par l'architecture qui se fait surhumaine autant qu'elle le peut?
Phénomène bien étrange, bien dépourvu de raison d'être, s'il ne s'expliquait comme toute idée d'une vérité absolue, que n'ont point vue les yeux du corps.
Un jour, je venais de passer quelques semaines à sculpter, — chose unique dans ma vie — un groupe artistique avec de la terre glaise ; ce groupe représentait une négresse arrêtant son mari, esclave fugitif, sur le point de tuer son maitre que des chiens de chasse à l'homme avaient mis sur sa trace ; cette femme tenait ses deux enfants, et dans son effroi, préférant la mort à un crime, s'écriait:
mon Dieu ! et regardait le ciel en arrêtant le bras du père de ses enfants.
Un grand peintre de l'école réaliste, voyant mon essai, m'en lit des éloges etajouta : « elle s'adresse à Dieu, pourquoi pas à l'homme? raccommodons cette pose. On n'a jamais vu Dieu. »
Est-ce que vous avez vu, lui répondis-je, quelquefois se promener la conséquence d'un syllogisme en forme, ou la vérité deux et deux font quatre? Vous y croyez cependant.
11 ne me comprit pas. Il était réaliste par système, mais idéaliste a son insu, puisqu'il était un grand artiste.
Ma réponse contenait toute l'explication du phénomène des temples élevés sur toute la face du globe à celui qu'on ne voit pas. A-t-on besoin de voir la cause quand on voit si bien ses effets?
L'architecture a fait comme toutes ses sœurs ; elle a eu l'intuition de la grande cause, et cette intuition l'a élevée, en tous lieux, à ce gloria in excelsis Deo! qu'elle a écrit en sa manière, avec des colonnes, des dômes, des flèches et des tours.
Architectes réalistes, vous n'inventez plus que des gares de chemins de fer et des magasins généraux ; quand il s'agit d'un temple vous ne faites plus qu'imiter, puisque vous ne croyez plus. Et vous vous dites les fils du roi Voltaire ! Oh! vous n'êtes pas ses lils; Voltaire croyait à Dieu ; allez donc à
Ferney; vous y verrez une chapelle bâtie par Voltaire dans son propre jardin , et , gravés par lui-même, sur la pierre du fronton, ces simples mots :
temple a dieu.
Le Noir.
ARCHONTIQUE, adjectif,mot formé du grec <*px uv , au pluriel àip/ovTeç, principautés ou hiérarchies d'anges.
On donne ce nom à une secte d'hérétiques qui parurent sur la lin du second siècle, parce qu'ils attribuaient la création du monde, non pas à Dieu, mais à diverses puissances ou principautés, c'est-à-dire, à des intelligences subordonnées à Dieu, et qu'ils appelaient archontes. Ils rejetaient le baptême et les saints mystères, dont ils faisaient auteur Sabaoth, qui était, selon eux, une des principautés inférieures. A les entendre, la femme était l'ouvrage de Satan, et l'âme devait ressusciter avec le corps. On les regarde comme une branche de la secte des valentiniens ou des marcosiens. Tillemont, t. 2. p. 295.
Bergieb.
ARDOISIÈRES, {théol. mixt. scien.
géolog.) — Les ardoisières sont des couches géologiques très-anciennes dont la formation remonte à l'époque primaire des terrains de sédimentation déposés par assises horizontales sous les eaux. Elles se présentent, par conséquent, immédiatement au-dessus des terrains primitifs les plus supérieurs, tels que le gneiss . Ils correspondent à la première période organique végétale et animale; lestypes qu'elles révèlent sont tous très-imparfaits et occupent le bas de l'échelle ; ce sont surtout des fucus, des mousses, dés éponges, des polypes, et des mollusques.
Elles accusent une origine marine, et leurs fossiles sontaussi des êtres marins. Il paraîtrait pourtant qu'on y aurait aussi trouvé, dans ces dernières années, un vertébré, qui serait un poisson de mer depuis longtemps disparu. Pour la conciliation avec la Genèse, V. AGES GÉOLOGIQUES.
Le Nom.
ARÉOPAGITE. Voyez S. Dents.
ÀPJ