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Augustin a soutenues de toutes ses forces, aussi bien que les autres Pères.
Pour être sûr que l'on suit ses véritables sentiments, ce n'est pas assez de rechercher ce qu'il a écrit dans ses livres contre les pélagiens; il faut encore conciliecce qu'il y a dit avec ce qu'il a enseigné dans ses commentaires sur l'Ecriture sainte et dans ses sermons, pour exciter les fidèles à la confiance en Dieu, à la reconnaissanceenvers Jésus-Christ, à une ferme espérance du salut éternel. Si un système théologique n'est pas utile pour animer la foi, pour affermir l'espérance, exciter l'amour de Dieu, pour calmer les craintes et augmenter le courage des âmes trop timides, de quoi sert-il?
Il y a néanmoins une distinction essentielle à mettre entre les augustiniens catholiques, dont nous venons de parler, dont le système ne renferme rien de contraire à la foi, et les faux augustiniens. Ces derniers sont ceux qui soutiennent les opinions queBaïus, Jansénius, Quesnel et d'autres ont osé attribuer à saint Augustin : opinions que le saint docteur n'eut jamais, et dont il aurait eu horreur si on les lui avait proposées.
Au mot Jansénisme, nous ferons voir qu'il a professé formellement les vérités diamétralement opposées aux erreurs que Jansénius a prétendu tirer de ses écrits.
Augustiniens, hérétiques du seizième siècle, disciples d'un sacramentaire appelé Augustin, qui soutenait que le ciel ne serait ouvert à personne avant le jour du jugement dernier. C'est l'erreur des Grecs, qui fut condamnée dans les conciles de Lyon et de Florence, et à laquelle ils firent profession de renoncer, lorsqu'ils feignirent de se réunir à l'Eglise romaine. Bergier.
AUGUSTINS, religieux qui reconnaissent saint Augustin pour leur maître et leur instituteur, et qui professent une règle qui lui est attribuée. Bergier.
AULIQUE, nom d'un acte ou d'une thèse que soutient un jeune théologien dans quelques universités, et parti-
culièrement dans celle de Paris, le jour qu'un licencié reçoit le bonnet de > docteur, et à laquelle préside ce même licencié immédiatement après la réception du bonnet.
Le nom de cette thèse vient du mot aula, salle, parce qu'elle se passe dans unesallede l'université, etàParis dans une salle de l'archevêché. Voyez Degré, Docteur, etc. Bergier.
AUMONE, don fait aux pauvres par motif de charité et pour les soulager. Elle est souvent commandée dans l'Ecriture sainte ; il était spécialement ordonné aux Juifs d'assister les pauvres, les veuves, les orphelins, les étrangers. Dent., c. 15, f i l ; Eccl., c. 4, f i, etc. Les maximes de charité que Jésus-Christ répèle continuellement dans l'Evangile, ont encore mieux fait sentir la nécessité de ce devoir. Il semble faire dépendre notre salut éternel du plus ou moins d'actions charitables que nous aurons faites. Matth., c. 25, ^ 34. L'ordre des diacres a été institué pour prendre soin des pauvres. Act., c. 6. La ferveur de l'Eglise primitive engagea les fidèles à vendre leurs biens, à en déposer le prix aux pieds des apôtres, pour subvenir aux besoins des indigents.
SaintPaul écrivant aux Corinthiens, leur recommande de faire des collectes ou des quêtes tous les dimanches, pour assister les pauvres, comme il l'av.iit prescrit aux Eglises de Galatie. Saint Justin, Apol. 2, nous apprend que tous les fidèles de la ville et de la campagne s'assemblaient les dimanches pour assister à la célébration des saints mystères ; qu'après la prière, chacun faisait son aumône, selon son zèle et' ses facultés; qu'on en remettait l'argent à celui qui présidait, c'est-à-dire, à l'évèque, pour le distribuer aux pauvres, aux veuves, etc. Cet usage s'observait du temps de saint Jérôme, et il est encore pra tiqué dans les paroisses ; à la messe du dimanche on quête pour les pauvres.
M. de Tillemont, fondé sur un passage du code théodosien , observe qu'au quatrième siècle il y avait des femmes pieuses qui s'occupaient à