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bassesse et les funestes conséquences de cette passion; les, théologiens la nomment l'un des sept péchés capitaux : souvent elle est censurée dans l'Ecriture sainte . Salomon, dans les Proverbes,, et les prophètes, se sont appliqués à en guérir les Juifs; Jésus- Christ reprend fréquemment ce vice des pharisiens ; saint Paul en inspire de l'horreur et du mépris ; il dit que c'est une idolâtrie. En effet, les désirs de notre cœur sont une espèce de culte que nous adressons aux objets dans lesquels nous faisons consister notre bonheur. Il est passé en usage de dire que les avares n'ont point d'autre Dieu que l'argent.
Bergier.
AVATARS. {Théol. mixt. scien. hist.
mith. hind.) — Les avatars sont, dans les religions de l'Inde, des incarnations de Brahmapour sauver l'humanité des états malheureux, dans lesquels elle tombe. Il y a eu une dizaine à'avatars; il doit s'en faire encore.
Celle de Krichna est la principale ; elle implique une longue révélation faite par ce sauveur à son disciple Ardjouna et aux autres hommes. Ce'le de Bouddha en est une autre, par le moine Chakia, grand réformateur du brahmanisme vers mille ans avant notre ère, et fondateur du bouddhisme, qui est encore aussi étendu, en nombre à l'heure présente,, que le Christianisme sur la terre . Maisles masses qui professent ces cultes ont pris peu à peu las figures à la lettre, les ont substituées aux idées et sont tombées dans l'idolâtrie la plus confuse et la plus abrutissante.
r Le Noir.
AVE, MARIA, ou salutation angélique, prière à la sainte Vierge, trèsusitée dans l'Eglise romaine. Elle est composée des paroles que l'ange Gabriel adressa à la sainte Vierge, lorsqu'il vint lui annoncer le mystère de l'incarnation, de celles de sainte Elisabeth, lorsqu'elle reçut la visite de la Vierge, et enfin de celles de l'Eglise pour implorer son intercession.
On l'appelle Ave, Maria, parce qu'elle commence par ces mots, qui signifient : Je vous satue,. Marie.
On appelle aussi Ave, Maria, les plus petits grains du chapelet ou rosaire, qui indiquent que, quand on le récite, on doit dire des Ave, à la différence des gros grains, sur lesquels- on dit le Pater ou l'oraison dominicale. Voy. YAntien Sacramentaire par Grandcolas, première partie, pag.
Ave, Maria (religieuses de 1'). Voy.
Sainte-Claire et Cordelières.
AVENEMENT, se dit de la venue du Messie. On distingue deux sortes d'avénements du Messie, l'un accompli, lorsque le Verbe s'est incarne, et qu'il a paru parmi les hommes revêtu d'une chair mortelle; l'autre futur, lorsqu'il descendra visiblement du ciel dans sa gloire et sa majesté pour juger tous les hommes.
Les Juifs sont toujours dans l'attente du premier avènement du Messie et les chrétiens dans celle du second, qui précédera le jugement.
C'est une question parmi les commentateurs, de savoir si Jésus-Christ a parlé de ce dernier avènement dans l'Evangile, Math., c. 24 ; Marc, c.
13 ; Luc., c. 2.1. Malgré les efforts que l'on a faits pour le prouver dans une dissertation sur ce sujet, Bible d'Avignon, tom. 13, p. 403, il nous parait plus naturel de penser qu'il est seulement question du siège de Jérusalem, de la ruine ot de la dispersion de la nation juive. Pour entendre autrement, le discours de Jésus-Christ, il faut forcer le sens de ces paroles!
Cette génération ne passera point jusqu'à \e que tout s'accomplisse. Les Pères ont pensé, à la vérité, que les événements dont parle le Sauveur, sont une figure de ce qui doit arriver à la fin du monde ; mais aucun n a décidé que ce soit là le sens littérat des évangélistes.
Bergier.
AVENIR DU MONDE TERRESTRE DEVANT LA SCIENCE. [Mol mixt.
scien. et hist.) — Nous comprenons sous ce titre trois questions que nos lecteurs ne manqueront pas de trouver plus curieuses qu'utiles ; mais ne convient-il pas, dansun dictionnaire quel-
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peu encyclopédique comme celui-ci tel, au moins, qu'il est appelé à le devenir par la manière dont nous le portons au double de ce qu'il fut dans son origine, défaire des concessions à la curiosité humaine, principalement sur les questions auxquelles l'Écriture sainte est appelée à donner des réponses à côté de celles de la science ?
Nous n'aborderons pas, aujourd'bui ces réponses de nos livres sacrés ; lé titre du l'article nous le défend ; mais nous les présenterons dans un autre article qui sera mieux placé sous le mot prophétie ; c'est là qu'on jugera s il y a de grandes différences entre les unes et les autres. Pour le moment, nous nous concentrerons surla science. Il va sans dire que nous entrons en plein dans le domaine des probabilités, et que tout ce que nous avancerons sera soumis au juge compétent de ce livre qui est l'Eglise catholique, de la manière la plus absolue ; c'est ce qui aura lieu encore et surtout dans l'article prophétie où nous ferons comparaître tous nos livres sacrés devant une exégèse trop hardie peut-être, mais qui, pourtant, ne saurait l'être au delà des limites par suite de la soumission même qu'elle professe à l'avance à l'égard de l'interprète officiel de ces livres.
Nous venons de parler de trois questions qui sont éveilléespar le mot que nous avons pris pour en-tête ; il est bon de les poser tout d'abord ; les voici :
Première question : question de la fin matérielle de notre humanité présente et du mode de cette lin.
Seconde question : question de la durée probable de l'humanité sur la terre.
Troisième question: question delà trame future de l'évolution humaine et du dénouement de cette trame, aux points de vue religieux, politique, économique, industriel, etc.
Ce sera surtout la révélation j udaicochrétienne qui donnera les réponses à la troisième, et ce seront ces réponses qui se tronveront renvo3'ées au mot prophétie; en sorte qu'il ne s'agira guère, aujourd'hui, que des probabilités fournies par la science.
Or, nous avons traité ces divers
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aans la foi; en les traitant de nouveau, ferions nous mieux ? Nous ne le «■oyonspas ; c'est pourquoi nous nous contenterons de citer les trois chapi!
très de l'article prophétie ou avenir TERRESTREde cetouvrage, quiontpoûr
son H^ i du monde - Ia tram « de son développement, et sa durée avant cette fan, en tant que choses préjugées
Sues d S e S ,' h eUCeS n , i î tUreIles et hSl t q re"n d ;iV h etT lle;CeSOntlBScha Pi-
CHAPITREII.
QUESTION DE LA FIN MATÉRIELLE DE NOTRE HUMANITÉ ET DU MODE DE CETTE FIN DEVANT LES SCIENCES.