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des pharisiens, et de peur d'être châssis de la sj'nagogue.Puisquelesprincipaux crurent, il ne tenait qu'aux autres de faire de même.
Même langage dans saint Paul. En parlant de l'incrédulité des Juifs, il leur applique encore la prédiction d'isaîe,Ac«.,c.28, ^24,etsuiv. ;Rom., c. 11, t 7 ; mais il ajoute que, malgré leur obstination, Dieu les aime encore à cause de leurs pères, et qu'il les a laissés dans l'incrédulité, aussi bien quii les gentils, afin d'avoir pitié de ious, ^ 28 et 32. Ce u'était donc pas afin qu'ils demeurassent aveugles et incrédules.
Dès le second siècle, saint Irénée a donné cette réponse aux marcionites, qui abusaient déjà des passages que nous venons d'examiner. « C'est le » même Dieu, dit-il, qui aveugle les » incrédules qui le méprisent, comme » le soleil, sa créature ,. aveugle ceux « qui ne peuvent pas regarder sa » lumière à cause de quelque mala- » die des yeux, et qui accorde une lu- » mière plus grande et plus parfaite » à ceux qui croient en lui et le sui- » vent... Comme il connaît toutes » choses d'avance, il laisse dans l'in- » crédulité ceux dont il prévoit la ré- » sistance, il se détourne d'eux et les » laisse dans les ténèbres qu'ils ont » choisies eux-mêmes. » Adv. User., 1.4,c.29. Tertullienrépond àpeuprès de même à ces hérétiques, 1. 2, adv.
Marcion., cap., 14, et Origène, de Princip. 1. 3, c. 1, n. 11.
Cependant saint Augustin semble avoir pensé que Dieu aveugle positivement les pécheurs pour punir leurs passions déréglées : Sparge?is pœnales cœcitates super illicitas eupiditates, Confess., 1.1, c. 18, n. 29; et il l'a répété plus d'une fois. Mais il a aussi expliqué plus d'une fois ce qu'il entendait par là. « Dieu, dit-il, aveugle » et endurcit, en abandonnant et y> ne secourant pas » Tract. 53, m Joan., » num. 6. Quiconque est tombé dans v Y aveuglement d'esprit est privé de la » lumière intérieure de Dieu, mais non » pas entièrement, tant qu'il est dans » cette vie. » Enarr. in Ps. c. 6. n, 8, Il applique à Jésus-Christ tout ce qui est dit du soleil dans le psaume 18.
« Lorsque le Verbe s'est fait chair, dit-
» il, et qu'en se revêtant de notre » mortalité il a daigné habiter parmi » nous, il n'a pas voulu qu'un homme » pût s'excuser d'être dans les om- » bres de la mort, et la chaleur du » Verbe y a pénétré. » Voyez Grâce, § 3; Endurcissement. Bergier.
AVIGNON (Concilesd'). (Théol. hist.
conc.) — Les conciles d'Avignon (Ave* nio Cavarum) sont nombreux. M. Hofler en compte sept dont il résume les décrets comme il suit :
« 1 . En 1 080, tenu par Hugues de Die, légat du Saint-Siège. 11 dépose l'usurpateur du siège d'Arles, Achard, et élit l'évèque Gibelin. En même temps sont élus Anselme, archevêque d'Embrun; Didier, évèque de Cavaillon; Hugues, évèque de Grenoble, que le légat emmène tous trois à Rome, où le Pape les consacre.
« 2. En 1209, sous la présidence du légat Milo, contre les Albigeois. Le premier des vingt et un canons de ce concile impose aux évêques l'obligation de prêcher plus souvent. Les autres ont pour but de combattre la corruption des mœurs de la Provence, l'extinction des hérésies, l'éloignement des Juifs de toute fonction publique, la liberté de l'Église, le culte divin. Les parents des meurtriers de plusieurs ecclésiastiques, notamment de Pierre de Castelnau, sont, jusqu'au troisième degré, exclus desbénétices; les habitants de Toulouse excommuniés, ainsi que leur comte, Raimond, mais sous condition (1).
« 3. En 1279, sous Pierre de Languissel, archevêque d'Arles. Décret en quinze articles contre les vols d'église, les voies de fait envers des ecclésiastiques, le mépris des censures ecclésiastiques.
« 4. En 1282, suusAmaury, archevêque d'Arles. La sanctilication du dimanche, la présence dans les églises paroissiales, au moins les dimanches et fêtes, sont ordonnées daus le onzième canon.
« 5. En 1326. Prescription en cinquante-neuf points sur les biens ecclésiastiques et la juridiction de l'E-
(1) Cot'ert. Conc, t. XI. Hivrter, Innocent III, ad «au. I20'J.
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