‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 45 sur 166 · AAR · texte numérisé non relu

AAR

l'être « âme vivante », force et sentiment, ou vie ; dans l'homme, force, sentiment et intelligence, ou ame.

Le Noir.

AARON, frère de Moïse, premier pontife de la religion juive. On peut voir son histoire dans l'Exode et dans les livres suivants : ce n'est point à nous d'en rassembler les traits ; mais nous sommes obligés de justifier les deux frères de quelques reproches que leur ont faits les censeurs anciens et modernes de l'histoire sainte.

Ils ont dit que Moïse avait donné à sa tribu et à sa famille le sacerdoce, par un motif d'ambition. S'il avait agi par ce motif, il aurait sans doute assuré à ses propres enfants le pontificat plutôt qu'à ceux de son frère; Une l'a pas fait; les enfants de Moïse demeurèrent confondus dans la foule des lévites. Dans le testament de Jacob, Lévi et Siméon sont assez maltraités ; la dispersiondes lévites parmi les autres tribus est prédite comme une punition du crime de leur père.

Gen., c. 49, y S et suiv. Qui a forcé Moïse de conserver le souvenir de cette tache imprimée à sa tribu?

Nous ne voyons pas en quoi le sacerdoce judaïque pouvait exciter l'ambition. Les lévites n'eurent point de part à la distribution des terres : ils étaient dispersés parmi les autres tribus, obligés de quitter leur famille} pour venir remplir leurs fonctions dans le temple de Jérusalem ; leur subsistance était précaire; ils étaient exposés à la perdre lorsque le peuple se livrait à l'idolâtrie. Une preuve que le sacerdoce n'était pas par lui-même une source de prospérité, c'est que la tribu de Lévi fut toujours la moins nombreuse; on le voit par les dénombrements qui furent faits en différents temps.

A la vérité l'auteur de l'Ecclésiastique, c. 45, y 7, fait un éloge magnifique de la dignité à'Aaron et des privilèges qui étaient attachés à son sacerdoce ; mais il les envisage sous un aspect religieux, beaucoup plus que du côté des avantages temporels ; le privilège de subsister par les offrandes des prémices et par une portion des victimes ne pouvait pas

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