‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 5 sur 166 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

théologiques et exégétiques; — 2" sect. : Dieu et la création; — 3 e sect. : le Christ et tout ce qui se rattache directement au Christ'; — 4° sect. : l'Eglise et la hiérarchie ecclésiastique; — 5 e sect. : la grâce et les sacrements ; — 6 8 sect, : la morale ecclésiastique et les préceptes ; — 7 e sect. : les fins dernières.

Plus tard on nous jugera ; pour aujourd'hui nous n'avons qu'une ambition, celle d'être apprécié, dans le simple exposé que nous venons de faire, par les hommes sérieux, qui savent voir dans la solidité des plans le premier mérite des œuvres de l'esprit; et nous n'avons qu'une espérance pour nous donner le courage de l'entreprise, celle de trouver encore dans notre patrie, plus malheureuse par la décadence chez elle de la philosophie, de la religion et de l'art que par celle de la gloire, assez de lecteurs qui n'aiment à rencontrer dans un écrivain qu'un amour, celui de la vérité.

L'abbé Le Nom.

Janvier 1873, revu en 1875.

DISSERTATION PRÉLIMINAIRE

LE CONCILE DU VATICAN

On ne peut nier, ce nous semble, que la définition du Concile du Vatican ne soit le plus grand pas qu'ait fait l'Eglise catholique, depuis dix-huit siècles, dans ses destinées, relativement, en particulier, à la précision et au développement explicites de sa dogmatique. Elle a, par cette définition, singulièrement rétréci le champ de la discussion théologique. En fixant l'infaillibilité et la souveraineté du pontife romain d'une manière aussi claire, elle a retiré de ce domaine libre : 1° la question générale qui séparait deux grandes écoles, celle qui faisait résider cette souveraine autorité du dernier mot dans l'Eglise universelle, et celle qui la faisait résider dans le chef unique lorsqu'il parle de sa chaire, qu'il ait d'ailleurs ou qu'il n'ait pas encore, dans ce qu'il décide, l'adhésion du corps de l'Eglise ; et 2° non pas seulement cette question générale, mais aussi toutes les questions particulières, doctrinales et autres, qui, n'ayant pas été décidées par les conciles œcuméniques, et moins encore par l'Eglise dispersée, l'avaient été par les pontifes romains. Or, ces questions doivent être et sont extrêmement nombreuses, attendu que les pontifes romains sont l'autorité ordinaire qui siège, définit, légifère et gouverne sans interruption, tandis que les conciles œcuméniques ne sont que de grandes assises de l'Eglise universelle, qui ne se sont tenues qu'à des époques très-rares, durant des périodes plus ou moins courtes et pour des solutions de difficultés générales qui faisaient l'objet des agitations intellectuelles de leur temps.

Prenant donc cette définition capitale de la constitution Pastor seternus du 18 juillet 1870, telle qu'elle nous est présentée par le concile du Vatican, mettons en relief les règles qu'elle nous impose, règles dans lesquelles nous entendons nous renfermer et même renfermer, à l'aide de notes, le théologien lui-même qui nous fournira, pour cette édition de son dictionnaire complété, presque une moitié du travail déjà faite.

Commençons par recueillir tous les passages qui sont relatifs aux bases de la certitude catholique.

HH

X DISSERTATION PRÉLIMINAIRE

La définition proprement dite est ainsi conçue :

Sacbo approbante concilio, docemus et divinitus revelatum dogma esse

iJL"Tl il l lit XIS *

Romanumpontificem, cum ex cathedra loquitur, id est, cum omnium

CHRISTIANORUM PASTORIS ET DOCTORIS MUNERE FUNGENS, pro Suprema SUU

apostolica auctontate, doctrinam de fide vel moribus, ab universa ecclesia tenendam, définit, per assistentiam divinam, ipsi in beato Petro pronmsam ca mfaillibilitate pollere, qua divinus redemptor Ecclesiam suam in definienda doctrina de fide vel moribus instructam esse voluit ; tdeoque ejusmodi romani pontificis definitiones ex sese, non autem ex

CONSENSU ECCLESLE, IRREFORMABILES ESSE.

Si guis autem huic nostrœ definitioni contradicere, quodDeus avertat prœsumpserit : anathema sit. '

«^ Le sacré concile approuvant, nous enseignons et définissons que « c est un dogme divinement révélé, savoir :

« Que le pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire « lorsque, s acquittant de la charge de pasteur et docteur de tous les « chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit « une doctrine, sur la foi ou les moeurs, qui doit être tenue p\r « l Eglise universelle, jouit, par l'assistance divine à lui promise « dans le bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Ré- « dompteur a voulu que son Eglise lût pourvue en définissmnt une « doctrine touchant la foi ou les MOBens ; et, par conséquent, que les « définitions de cette sorte du pontife romain sont indéformables

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