CONVOCATION DES SCIENCES
Or nous appellerons au secours de notre thèse, après l'ontologie qui raisonne a priori et dont nos savants du jour ne veulent plus s'occuper, comme s'ils avaient le droit de rayer de leurs études cette partie de leur être qui s'appelle l'idée, et après la psychologie comparée des espèces vivantes, qui raisonne aussi bien sur les faits observables que toutes les sciences physiques, mais qu'ils prétendent également chasser de leur domaine, parce que les objets qu'elle présente à leur étude ne sont point matériels, divisibles, tangibles et visibles, nous appellerons, disons-nous, à la suite de ces deux sciences que nous conserverons toujours, malgré qu'ils en aient, au premier rang :
1° Les sciences historiques, dans la limite de leur compétence.
2° Les sciences philologiques.
3° Les sciences physiologiques, anatomiques et zoologiques.
4» Entin, les sciences géologiques et paléontologiques, qui composent ce qu'on nomme aujourd'hui l'anthropologie proprement dite.
Mais comme une élude, qui ferait passer tour à tour nos grands faits devant toutes ces sciences, engendrerait un article qui aurait les dimensions d'un livre, nous renverrons, pour les développements , à des articles particuliers, alindenous donner, dans celui-ci, libre carrière sur le terrain de l'anthropologie paléontologique, terrain assez vaste à lui seul pour nous retenir longtemps. Posons donc seulement sur tout le reste les prinpales idées, avant d'aborder le développement qui fait l'objet direct de cette étude.