‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 79 sur 166 · AGO · texte numérisé non relu

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des agonisants, les prières que l'on y récite, celles que l'on dit auprès d'un malade, les derniers sacrements, sont une consolation pour lui ; il les demande, il se tranquillise siir l'intercession de l'Eglise et sur les vœux de ses frères ; il les regarde comme la dernière marque d'amitié que l'on peut lui donner. Un père qui bénit ses enfants rassemblés, prosternés et fondant en larmes, est certainement un grand spectacle. Souvent il a fait rentrer en eux-mêmes des pécheurs qui n'y étaient guère disposés; et, si le philosophe le plus intrépide avait de temps en temps cet objet souslcsyeux, ce serait peut-être la meilleure réponse à toutes ses objections.

Agonie de Jésus-Christ. Quelques moments avant d'être saisi par les Juifs, Jésus-Christ, priant au Jardin des Olives, est tombé en faiblesse et, à l'agonie, il a conjuré son Père d'écarter de lui le calice des souflYanees ; il a sué sang et eau. Celse, dans Origène, liv. 2, n. 23 ; les Juifs, dans le Munimen fidei, sec. partie, c. 24; les incrédules modernes, ont insisté à l'envi sur cette circonstance.

« L'Homme-Dieu, disent-ils, aux ap- » proches de la mort, montre une fai- » blesse dont un homme courageux «rougirait en pareil cas. »

Nous les prions de considérer: 1»

que Jésus-Christ avait préditplusd'une fois à ses disciples sa passion et sa mort ; il venait encore de leur en parler après la dernière cène. Il nommait ses souffances le moment de sa gloire ; il avait constamment annoncé sa résurrection; 2° il ne tenait qu'à lui de tromper le dessein de Judas et des Juifs ; s'il était allé passer la nuit ailleurs ; s'il s'était êloignéde Jérusalem, ses ennemis auraient manqué leur proie ; 3° au moment qu'il sait leur approche, il se lève, éveille ses disciples, va au-devant des soldats, se présente à eux d'un air intrépide, les renverse parterre d'un seul mot, leur fait sentir qu'il est le maître de les exterminer ou de se livrer entre leurs mains.

Par son agonie, Jésus-Christ voulait nous apprendre que la répugnance naturelle de. souffrir et de mourir n'est pas un crime, lorsqu'elle est jointe à

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