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Océan, à peu près tout le continent du nouveau monde ; et les autres chaînes dont la formation aurait concouru au même déluge seraient celle * des montagnes du cap Ténare en Morée, celle de l'Etna en Sicile, celle du Stromboli, dans les îles Lipari, celle de la Somma (Vésuve) près de Naples, probablement celles des monts d'Auvergne et du Vivarais en France, et, peut-être même, celle de la chaîne volcanique de l'Asie centrale. Les observations géologiques concourent a faire penser que ces soulèvements et .
le déluge qui les suivit sont postérieurs à l'existence de l'homme, qu'il dut en être le témoin, et qu'il en dut résulter la destruction totale ou presque totale de son espèce, conformément aux traditions.
Or, les soulèvements de montagnes que nous venons de signaler brièvement, ne sont pas les restes proprement dits qu'aurait laissés ce déluge de son passage; ce n'en auraient été que les causes. Ces restes et indices forment ce qu'on a nommé le diluvium et consistent notamment dans des alluvions de toute sorte qui se font remarquer à la surface de la terre et qui portent les caractères d'une certaine nouveauté, tout au moins de la nouveauté la plus grande parmi les phénomènes géologiques, aînés qu'on a retiré du débat les alluvions iluviatiles et les autres signes accusant une modernité toute contemporaine de nos développements historiques ou presque historiques.
Ces derniers terrains, qui sont de transport comme les autres, peuvent être appelés post-diluviens, et les premiers peuvent prendre le nom de diluviens proprement dits. Ceux-ci consistent dans des graviers, des sables, des limons, des cailloux roulés, même des blocs de roches qu'on nomme blocs erratinues (v. ce mot), qui sont tirés des roches de la contrée ; on les observe partout et notamment dans les cavernes et les brèches osseuses, (v. ces mots) ainsi nommées de ce qu'elles renferment aussi des fossiles nombreux d'espèces animales et végétales, en général perdues.
On avait cru jusqu'à présent que tous restes humains y faisaient dé-