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faut; mais nous avons dit et prouve, dans les articles âges géologiques et
AGES PALEONTOLOGIQUËS, que les observations de ces dernières années ont révélé le contraire.
Le diluvium se présente çà et là sur toute la surface du globe. Us rives de la Seine et tout le sol de Pans sont très-riches des reliques qui le forment; ce sont des cailloux roulés détachés des calcaires siliceux, des grès, des silex, de la craie, des calcaires jurassiques provenant de la Bourgogne, des fragments même de terrains massifs venant du Mon. m.
Mais ce qui caractérise de la manière la plus intéressante le diluvium, ce sont les débris fossiles d'animaux qu'il renferme. Un y trouve une multitude de pachydermes anjourd nui inconnus à nos climats, tels qu éléphants, hippopotames, rhinocéros; beaucoup de ruminants, dontles genres existent encore chez nous, cerf-, daims, l.o'iifs, élans, etc.; dénombre, a carnassiers, ours, hyènes, tigres, .bien-. etc.;enfin des édentés divers, tels que le megathêrium, le mylodon, 1,. megalonix; les cavernes du Brésil, ,t les pampas de Buenos-Ayres sont très-riches de ces derniers. C'est en* ore au diluvium que se rapportent les corps entiers, squelette el chairs, que l'on trouve dans les glaces séculaires de la Sibérie et des contrées les plus
boréales.
Si l'on a lu nos article? précédents sur la même matière, on sait qu'après avoir longtemps cru, avec tant d autres, que le diluvium se rapporter! a
UD déluge plus ancien que le déluge biblique et des traditions, nous croyons aujourd'hui qu'il n'est autre ,mè le grand monument universel que cette catastrophe elle-même a légué aux générations, en preuve de sa réalité contemporaine de l'homme sur la terre. , . ,
Voici un faitnouveau qui, quoiqu en disent les observateurs qui l'ont decouvert, pourrait encore bien s y rapporter. . ,,
La société scientiiique d Alais^ard),
après deux ans de recherches, vient de découvrir à Durfort (Gard), a trois kilomètres l'un de l'autre un ossuaire humain de la lin, dit-on, de l'Age de
DIL
pierre, et le squelette entier d'un éléphant. C'est M. Lazalis de Kondouce, un des membres de la société, qui a fait la découverte en pratiquant une seconde fouille — la première fouille avait conduit à l'ossuaire qui a été nommé la grotte des morts.
Il a été conduit a l'idée de pratiquer la deuxième fouille par la trouvaille d'une dent d'éléphant dans le voisinage. Le squelette trouvé appartient kl'elephas m.eridional.is. L'est le plus colossal de l'espèce qu'on ait en- , re découvert. Sa hauteur au garrot est de 4 m 10; celui du musée de r,ruxellesiraque'2 m (i0; lemammouth du même musée n'a que 3'" 00; celui de Saint-Pétersbourg n'a que 3 m 45.
Velepkat meridionalis est l'espèce .pli passe pour la plus ancienne; elle appartient, dit-on, à la lin de l'époque tertiaire, (au pliocène.)
L'extrémité des défenses a été couf-, i"'° F ar des ouvriers qui ont fait une route à l'endroit où ces bouts se trouvaient po~és ; ce qui en reste a encore ]'" NO de longueur; elles ont dû avoir, entières, :t m fi.'i ; le diamètre de la défense à son origène est de 23 centimètres ; le même diamètre dans l'éléphant de Saint-Pétersbourg est de 19 cent. ; son crâne, du sommet aux alvéoles, mesure l m 65; celui de l'éléphant île Saint-Pétersbourg mesure
Le squelette accusait. parsaposition
en ce lieu depuis tant de milliers d'années, avoir été surpris par une inondation : envahi par l'eau, il essayait de monter le talus, était à peu près debout, et sa tète est restée en liant dans une position indiquant l'effort pour prendre une dernière respiration au-dessus des eaux.
Il a été remonté en entier par les soins de la société dont M. Cazalrs de Fondouce, M. Ollier de Marichard, M. Destremx, député de l'Ardèche, le docteur Auphand etc., sont membres. D'après les géologues d'Alais, qui ont étudié le terrain sur place, cet éléphant magnifique fut victime, vers la lin de l'époque tertiaire, et par conséquent bien avant le grand déluge destructeur du genre humain, d'une inondation locale, et lixé ensuite dans la position même où il pé-