‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 4 (volume 4)Chapitre 27 sur 96 · DOR · texte numérisé non relu

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Saint-Esprit, les dons surnaturels que Dieu accordait aux premiers fidèles, comme celui de prophétiser, de faire des miracles, de connaître les secrètes pensées des cœurs, etc.

Il est évident que ces dons miraculeux ont été très-nécessaires au commencement de la prédication de l'Evangile, pour convertir les Juifs et les païens, i» C'est de toutes les preuves d'une mission divine, la plus frappante, et celle qui fait le plus d'impression sur le commun ries hommes; nous voyons parles Actes des apôtres, •et par d'autres monuments du premier et du second siècle, que c'a été la principale cause de laprupagation rapide du Christianisme. 2° Hienn'élait alors plus commun que la magie : une multitude d'imposteurs séduisaient les peuples par des prodiges apparents ; il fallait leur en Opposer de plus réel-, et dont le surnature] ne pût être contesté; c'est ainsi que Dieu avait déjà confondu autrefois les prestiges <l.s magiciens d'Egypte par les miracles éclatants de Moïse. 3°Plusieurs de ers séducteurs prétendaient être le Messie promis aux Juifs ; quelquesuns se vantaientd'êtreplusgrandsque Jésus-Christ lui-même; tous se donnaient pour prophètes et pour envoyés de Dieu : le moyen le plus simple de détromper les peuples, était de leur faire voir que Jésus-Christ avait donné à ses disciples le pouvoir de faire des miracles semblables à ceux qu'il avait opérés lui-même, pouvoir que ne pouvaient pas donner ceux qui osaient se préférer à lui. Le Sauveur l'avait ainsi promis, il fallait que sa parole fût accomplie.

Vainement les incrédules veulent nous faire douter de la réalité de ces miracles, parce que le monde était alors rempli d'imposteurs qui prétendaient en taire ; les fourbes n'auraient pas été si communs, si l'on n'avait pas vu Jésus-Christ et ses disciples opérer des miracles réels et en grand nombre. Comme les mécréants ne voulaient pas se persuader que Jésus- Christ et les apôtres avaient agi par un pouvoir véritablement divin et surnaturel, ils imaginèrent que, par le moyen de l'art et de certaines pratiques, l'on pouvait parvenir à en

faire autant, et ils s'efforcèrent de

les imiter. Les philosophes mêmes étaient dans ce préjugé; c'est ce qui engagea ceux du troisième et du quatrième siècle à pratiquer la magie ou la théurgie, et à soutenir que Jésus- Christ et ses disciples n'avaient été que des magiciens plus habiles que les autres ; mais ce préjugé n'aurait pas eu lieu, si jamais l'on avait rien vu de réel dans ce genre.

A mesure que le Christianisme s'étendit, les dons miraculeux devinrent moins nécessaires; il n'est donc pas étonnant que peu à peu ils soient devenus plus rares. Voyez Miraclks.

Bergier.

DONUS I à II (Théol. hist. pop.) — Deux Papes ont porté le nom de Donus.

DONUS I", romain, fut élu Pape en 690 et ne régna qu'un an et cinq mois. Lorsque Constantin Pogonat l'invita à prendre part au sixième concile œcuménique , où devait se résoudre la controverse du monothéisme, il mourut à Rome. Son successeur, Agathon, répondit à la lettre de l'empereur en prenant part au concile. Platina dit (IJ que Donus embellit l'antique basilique de Saint- Pierre et d'autres églises de Rome, et ramena à l'obéissance envers le Saint-Siège l'archevêché de Ravenne, depuis longtemps séparé de Rome par un schisme.

DONUS II , également romain , homme paisible et silencieux, fut élu Pape en 974, et mourut au bout de quelques mois sans laisser aucune trace mémorable de son pontificat.

Le Noir.

DORDRECHT (Synode de). Voyez Arminiens.

DORÉ (Paul-Gustave) (Théol. hist.

biog. et œuv. d'art.) — Ce peintre français d'une grande verve, surtout comme dessinateurd'illustrations, naquit à Strasbourg en 1832. Il a illustré la Bible avec une rare énergie et une incroyable facilité; on lui doit

(1) Vila Pontif.

Wi

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