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aussi des illustrations de Rabelais, des Contes de Perrault, des Essais de Montaigne, de la Divine comédie du Dante, etc., etc. Depuis quelques années il cherche le grand art dans des tableaux, dont beaucoup sont des exécutions en peinture de ses illustrations, et dont la plupart sont religieux. Il est sombre, et s'attache trop aux foules. Cette année (\K~i\S), il avait au salon une belle \ ue des Alpes, et un tableau intitulé ténèbres, qui représente avec originalité la scène des ténèbres de la passion. C'est beau. Nous avons vu, dans son atelier, un grand tableau du Christ sortant du prétoire où il \ Lent d'être livré aux Juifs. L'ensemble de la scène est splendide ; c'est plein de mouvement; le Christ est bon, quoique pas assez idéalisé ; mais la Vierge ne vaut rien; c'est une simple nonne moderne embéguinée comme on l'est aujourd'hui dans le couvent. Nous ne comprenons pas qu'un grand peintre te] que Gustave Dore, car il est, quoi qu'un en dise, un grand peintre, fasse une faute
aussi grossière. Il esl & craindre que
Gustave Doré ae s'élève jamais au véritable sublime, et reste toujours trop dans le décor. Il n'a que le sentiment religieux artificiel, et est trop réaliste.
Le Noir.
DORNER (Jean-Auguste) (Théol, hist. biog. etbibliog.) — Ce théologien protestant esl né le 20 juin 1809 à Neuhausen-Obeck dans le Wittemberg; il a occupé (les chaires de théologie à Tuhingue 1838), à Kiel (1839), à K.œnigsberg (1840 à 1849), et a fini par être nommé professeur ordinaire à la faculté de théologie de lîonn et membre du consistoire de Coblentz.
Ses ouvrages sont : Histoire du développement de la doctrine de la personne du Christ depuis les temps les plus rvculrs jusqu'à uns juins, Stuttgart! , 1839, travail très-considérable qui doit être complété par l'exposition delà doctrine dont il fait l'histoire; le Piétismc, surtout en Wurtemberg, 1840 ; le Principe de notre église, 1 8 il ; de oratione Christi ecchatologica, Mat.
xxvn, l-3ii ; etc.
Le Nom.
DORVAL (M me ) (Théol. mixt. et hist. biog.) — V.George (M oUe ), M mc dorval et Bocage.
DOSITHÉE (Théol. hist. biog. et bibliog.) — V. Dosithéens. Dosithée passa pour magicien ; il avait une femme qu'il appelait la lune. Pour taire croire à ses disciples qu'il était monté au ciel, il s'enferma dans une caverne où il se laissa mourir de faim.
Le Noir.
DOSITHÉENS, ancienne secte parmi les Samaritains.
On connaît peu les dogmes ou les erreurs des dosithéens. Ce que nous en ont appris les anciens, se réduit à ceci : que, les dosithéens poussaient si loin le principe qu'il ne fallait rien faire le jour du sabbat, qu'ils demeuraient dans la place et dans la posture où ce jour les surprenait, sans se remuer, jusqu'au lendemain; qu'ils blâmaient les secondes noces, et que la plupart d'entre eux, ou ne se mariaient qu'une fois, ou gardaient le célibat.
Il est tait mention dans Origène, saint Epiphane, saintJérôme, etplusienrs autres Pères grecs et latins, i! un certain Dosithée, chef de secte parmi les Samaritains; mais ils ne sont point d'accord sur le temps où il vivait.
Plusieurs pensent qu'il fut le maître de Simon le magicien, et qu'il prétendit être le Messie. La multitude des imposteurs qui usurpèrent ce titre à peu près dans le môme temps, prouve que quand Jésus-Christ a paru, on était bien persuadé que le temps marqué par les prophéties, touchant l'arrivée du Messie, était accompli.
Mosheim, qui a recueilli et comparé tout ce que les anciens ont dit au sujet de cette secte et de son auteur, pense que Dosithée avait d'abord vécu parmi les esséniens, et y avait contracté l'habitude de la vie austère qu'ils pratiquaient; qu'il donna dans le fanatisme, et voulut être pris pour le Messie. Excommunié par les Juifs, il se retira parmi les Samaritains, quelque temps après l'as-
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