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rit, par des couches de sédiment qui se consolidèrent assez, avec le temps, pour que le grand déluge n'ait point Jérangé les ossementsde ce squelette.
L'hypothèse est très-admissible : mais sont-ils certains que le terrain dont d s'agit appartient au pliocène ? S'il appartenait au diluvium lui-même, la position dramatique, pour ainsi parler, dans laquelle la bète a été trouvée, vaudrait mieux qu'un tableau d'artiste représentant une des scènes du déluge. Le Nom.
DIMANCHE, jour du Seigneur. Le dimanche, considéré dans l'ordre de la semaine, répond au jour du soleil chez les païens, considéré comme fête consacrée à Dieu, il répond au sabbat de Juifs, qui était célébré le samedi.
Les premiers chrétiens transportèrent au jour suivant, le repos que Dieu avait commandé, et cela pour honorer la résurrection du Sauveur, qui irriva ce jour-là : jour qui commençait la semaine chez les Juifs et chez les païens, comme il la commence encore parmi nous.
Il est t'ait mention du dimanche dans les écrits (1rs apôtres et de leurs disciples. /. Cor., c. 16, f 2 , Apoe., c. i, f K) ; Epiât. Bamabas, n° I.'i. Ainsi ce monument de la résurrection de Jésus-Christa été établi par les témoins oculaires, à la date même de l'événement, et célébré par ceux qui ont été le plus à portée d'en savoir la vérité.
Les incrédules n'ont jamais fait attention a cette circonstance.
Le jour qu'on appelle du soleil, dit saint Justin dans son apologie pour les chrétiens, tous ceux qui demeurent à la ville ou à la campagne, s'assemblent en un même lieu, et là on lit les écrits 'les apôtres et des prophètes, autant que l'un a de temps. 11 fait ensuite la description de la liturgie, qui consistai! pour lors en ce qu'après la lecture des livres saints, le pasteur, dans une espère de prône ou d'homélie, expliquait les vérités qu'on venait d'entendre, et exhortait le peuple à les mettre en pratique : puis on récitait les prières qui se faisaient en commun, et qui étaient suivies de la consécration du pain et du vin, que l'on distribuait ensuite à tous les lidè-
les. Enfin on recevait les aumônes volontaires des assistants, lesquelles étaient employées, par le pasteur, à soulager les pauvres, .les orphelins, les veuves, les malades, les prisonniers, etc. C'est ce qui se fait encore aujourd'hui.
On distingue, dans les bréviaires et autres livres liturgiques, des dimanches de la première et de la seconde classe:
ceux de la première sont les dimanches des Rameaux, de Pâques, de Quasimodo, de la Pentecôte, la Quadragésime ; ceux de la seconde sont les dimanches ordinaires. Autrefois tous les dimanches de l'année avaient chacun leur nom, tiré de l'introït de la messe du jour; on n'a retenu cette coutume que pour quelques dimanches du carême, qu'on désigne, pour cette raison, parles mots àeReminiscere, Oculi, Judica,
L'Eglise ordonne, ponrle dimanche, de s'abstenir des œuvres serviles, suivant en cela l'invitation du Créateur; elle prescrit encore des devoirs et des pratiques de piété, un culte public et connu. Elle défend les spectacles, les jeux publics et tons les divertissements capables de nuire à la pureté '1rs mœurs. Cette discipline est aussi ancienne que le Christianisme.
Constantin, premier empereur chrétien, ordonna de cesser le dimanche toutes les fonctions du barreau, excepté celles qui étaient d'une nécessité urgente, ou qui étaient dictées par la charité chrétienne, telles que l'affranchissement des esclaves. Dans la suite, lorsque les travaux de la campagne et ceux des arts et métiers furent défendus, on excepta toujours ceux qui étaient d'une nécessité absolue, et que l'on ne pouvait différer sans danger. Cod. Thcod., 1. 2, tit. 8, deferiis, leg. \ ; Cod. Justin., 1. 3, tit. 12, de f'eriis, leg. 3.
La défense des spectacles publics et des jeux du cirque n'est pas moins expresse pour les dimanches et les fêtes solennelles. Cod. Theod., 1. 15, de spectaculis, tit. 5, leg. 2 n. 5; Cod.
Justin. ,1. 3, tit. 13, de f'eriis, leg. Ile Les Pères de l'Eglise, du quatrièmsiècle joignirent, aux lois des empes reurs, les exhortations les plus forter pour engager les fidèles à sanctifie
le dimanche, à s'abstenir de tous les divertissements comme d'une profanation ; plusieurs conciles ont fait des décrets pour empêcher ce désordre.
Voyez Bingham. Origin. ecclés., tome 9, 1. 20, c. 2, § 4.
L'abbé de Saint-Pierre, qui a tant, écrit sur la science du gouvernement, ne regarde la prohibition de travailler le dimanche, que comme une règle de discipline ecclésiastique, laquelle suppose que tout le monde peut chômer ce jour sans s'incommoder notablement. Sur cela, non content de remettre toutes les fêtes au dimanche, il voudrait qu'on accordât aux pauvres une partie considérable de ee grand jour, pour l'employer à des travaux utiles, et pour subvenir par là plus sûrement aux besoins de leurs familles. Au reste, on est pauvre, selon lui, dès qu'on n'a pas assez de revenu pour se procurer six cents livres de pain ; à ce compte, il y a bien des pauvres parmi nous.
Quoi qu'il en soit, il prétend que si on leur accordait tous les dimanches, la liberté du travail après midi, supposé la messe et l'instruction du matin, ce sciait un œuvre de charité bien favorable à tant de pauvres familles, et consèquemment aux hôpitaux : le gain que feraient les ouvriers et les laboureurs, par cette simple permission, se monte, suivant son calcul, à plus de vingt millions par an. Voyez Œuvres politiques, tom. 8, p. 73 et suiv.
Cette spéculation ne pouvait manquer d'être applaudie par nos politiques modernes, qui fout du culte de Dieu une affaire de finance et de calcul.
Ils disent que la loi du Seigneur :
Vous vous reposerez le septième jour, Exod., c. 23, y 12, et Deut., c. 5, y 14, est moins dan* son institution une observance religieuse qu'un règlement politique, pour assurer aux hommes et aux bêtes de service un repos qui leur est nécessaire pour la continuité des travaux. Ils le contirment par les paroles du Sauveur.
Marc, c. 2, y 27 : Le sabbat est fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat. Ils en concluent que l'intention du Créateur, en instituant un repos de précepte, a été non-seulc-
rnent de réserver un jour pour sou culte, mais encore de procurer quelque délassement aux travailleurs, esclaves ou mercenaires, de peur que des maîtres barbares et impitoyables ne les tissent succomber sous le poids d'un travail trop continu.
On en conclut encore que le sabbat, dès qu'il est établi pour l'homme, ne doit pas lui devenir dommageable; qu'ainsi l'on peut manquer au précepte du repos sabbatique, lorsque la nécessité ou la grande utilité l'exige pour le bien de l'homme; qu'on peut, par conséquent, au jour du sabbat, faire tète à l'ennemi, pourvoir à la nourriture des hommes et des animaux, etc. Nos politiques charitables concluent enfin que l'artisan, le manouvrier, qui en travaillant ne vit d'ordinaire qu'à demi, peut employer une partie du dimanche à des opérations utiles, tant pour éviter le désordre et les folles dépenses, que pour être plus en état de fournir aux besoins d'une famille languissante, et d'éloigner de lui, s'il le peut, la disette et la misère; ne peut-on pas, disent-ils, employer quelques heures de ce saint jour, pour procurer à tous les villages et hameaux certaines commodités qui leur manquent assez souvent : un puits, une fontaine, un abreuvoir, un lavoir, etc.; pourrendre les chemins plus aisés qu'on ne les trouve d'ordinaire dans les campagnes éloignées? La plupart de ces choses pourraient s'exécuter à peu de frais; il n'y faudrait que le concours unanime des habitants, et, avec un peu de temps et de persévérance, il en résulterait, pour tout le inonde, des utilités sensibles.
Après les instructions et les offices de paroisse, que peut-on faire de plus chrétien que de consacrer quelques heures à des entreprises si utiles et si louables"? De telles occupations ne vaudraient-elles pas bien les délassements honnêtes qu'on nous accorde sans difficulté, pour ne rien dire des excès et des abus que l'oisiveté des fêtes entraîne infailliblement? Sur toutes ces spéculations, il y a quelques remarques à faire.
1° En voulant pourvoir à la subsistance du pauvre, il faut aussi avoir
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égard à la mesure de ses forces; et en général, les écrivains, qui n'ont jamais travaillé des bras, ne sont pas fort en état d'en juger. Il est absurde de reconnaître, d'un côté, que Dieu a institué le sabbat pour donner du repos à l'homme , et de prétendre ensuite que ce repos lui est dommageable. Dieu a-t-il donc eu moins de prévoyance que nos philosophes?
2° Il ne faut pas prendre ce qui se fait à Paris pour règle de ce qui doitse faire dans toutle royaume. Dans les eampagnes, où l'on ne connaît guère, d'autres travaux que ceux du labourage , à quel travail lucratif peut-on occuper les pauvres dans l'après-midi des dimanches? Croit-on qu'ils consentiront à faire des corvées sans être payés !
;(° Lorsque les habitants de la campagne ont assez de mœurs et (ie bonne volonté, pour s'attacher à des travaux d'utilité publique, après avoir satisfait au service divin, non-seulement les pasteurs ne s'y opposent point, mais les y encouragent; la difficulté est de leur inspirer cette bonne volonté unanime. Nous supplions les philosophes
d'en aller faire l'essai, et d'y employer
leur éloquence.
4° A plus forte raison, lorsque les récoltes sont en danger, on permet aux laboureurs de sauver, le dimanche, tout ce qui peut être mis en sûreté. L'abbé de Saint-Pierre et ses copistes semblent avoir ignoré ces faits, qui sont cependant de la plus grande notoriété.
'6° Lorsqu'il sera permis de travailler le, dimanche, qui nous répondra que les maîtres avares et durs n'abuseront pas des forces de leurs domestiques? En voulant soulager les uns, il ne faut pas s'exposer à écraser les autres.
6° Il n'y a déjà que trop de relâchement dans les villes sur la sanctilication du dimanche; et ce ne sont pas seulement les ouvriers qui en abusent, ce sont les fainéants, les débauchés et les incrédules. Est-ce à ceux qui ne font rien toute la semaine de savoir ce que les habitants des campagnes peuvent ou ne peuvent pas faire le dimanche?
7° Parce que les dimanches et les
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fêtes sont profanés par la débauche, ce n'est pas une raison de les profaner par le travail, et de corriger un abus par un autre. Il n'y a qu'à faire observer également les lois de l'Eglise et celles des princes chrétiens; tout rentrera dans l'ordre, et il n'en résultera plus aucun inconvénient.
Vuy. Fêtes. Bergier.
DE PAQUES {Théol.