‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 4 (volume 4)Chapitre 45 sur 96 · DUK · texte numérisé non relu

DUK

ces opérations elles-mêmes ou de l'emploi qu'on fait de l'unité radicale ; cette unité est toujours une et toujours la même en soi. Il n'y a pas, en effet, deux ou plusieurs unités, parce que deux ou plusieurs unités, c'estdeuxou un autre nombre. L'unité n'est qu'une et ne peut être qu'une, elle n'est qu'une dans l'esprit qui remonte à la racine mathématique des choses, et elle n'est qu'une dans la réalité éternelle lies essences.

Il n'y a donc et il ne peut y avoir qu'un seul absolu. Toute dualité ou multiplicité le détruit en le faisant relatif, puisque, dés lors, il n'est plus an. mais deux OU plusieurs .

Ce raisonnement pourra être présenté par d'autres beaucoup mieux qu'il ne l'es! aujourd'hui par nous; et si, comme nous le disons dans le passage auquel nous avons fait allusion, il noussemble encore manquer de sa formule rigoureuse, ce n'est que su i cette formula que porte notre insuffisance; la chose eu elle-même ne laisse, pour notre conscience, après elle, aucune difficulté.

DUBLIN (l'université libre de) (Théol. hist. êcol. côl.) — Sur une réponse de la S. congrégation de la propagande, duOoct. 1847, par laquelle étaient condamnés les collèges royaux fondés par l'initiative de Robert Peel comme dangereux pour la foi catholique, et une invitation adressée par la même congrégation, dans cette réponse, aux évoques de fonder des écoles catholiques libres, comme celle de Louvain en Belgique, un grand mouvement se fit en Irlande, les dons affluèrent, et cette université nouvelle fut inaugurée le 3 nov. 1834 par l'archevêque d'Armagh et par un discours du R. P. Newman, professeur anglican d'Oxford, converti à la foi catholique. Le P. Newman en était le premier recteur.

« On ne peut méconnaître, dit M.

Kerker, la portée de cette institution, non-seulement pour l'Irlande, mais pour toute l'Église catholique. Parmi les signes du temps qui lui promettent un avenir meilleur, la création des universités catholiques lihres est

un de ceux qui la réjouissent et la rassurent le plus, et l'Irlande partage avec la Belgique l'honneur d'avoir largement contribué à ces salutaires et fécondes créations. »

Le Noir.

DU BRELIL (Alphonse) ( Théol.

hist. biog. et bibliog.) — Cet horticulteur français, né, à Rouen en 1811, et mort dans la même ville en 1838, fut le. créateur au jardin des plantes de Rouen, dont son père était le directeur, d'une école d'arbres fruitiers la première de ce genre. Il se rendit célèbre par ses cours d'arboriculture, qui ont été publiés en 2 vol. in- 12 et qui sont le fondement de l'arboriculture moderne. On lui doit aussi un cours d'agriculture. Il doit-être compté parmi ceux qui ont aidé l'humanité à perfectionner les conquêtes du règne végétal. Le Noir.

DU CANCE (Théol. hist. biog. et bibliog.) — V. Dufresne (Charles)

DUCORNET (Louis-César-Joseph) (Théol. hist. biog. et œuv. d'art.) — Ce peintre français, né sans bras le 10 janvier 18013, à Lille, et mort en 1856, à montré la puissance de l'intelligence et la force de l'esprit dans l'homme, en réussissant à faire des tableaux, qui ont du mérite, avec ses pieds dont il se servait comme de mains. Il est l'auteur des Adieux d'Hector et d'Andromaque, grand tableau, dont il a fait don à sa ville natale ; île Saint Louis rendant la justice sous un chêne; d'un Christ apparaissant A la Madeleine ; d'une Mort delà Madeleine ; d'unilcpos de la sainte famille en Egypte ; d'un Christ au tombeau; d'un Christ en croix: d'un Saint Denis prêchant dans les Gaules; d'une Vision de sainte Philoméle ; ,etc. Il obtint, en I8i0, une troisième médaille; en 1811, une deuxième; et, en 1843, une première.

Le Noir.

DUEL, combat singulier, ou d'homme à homme, pour venger une injure (1). Le père Gardil, barnabite,

fi) Gardez- vous de confondre le nom sacré île l'honneur avec ce prëjiué féroce, qui met toutes les

Page 1