‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 4 (volume 4)Chapitre 47 sur 96 · DUG · texte numérisé non relu

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S ervir du la fureur des duels, pour prouver que les motifs de religion font beaucoup moins d'impression sur les hommes que le point d'honneur; mais il en résulte aussi que ce préjugé est plus puissant que les lois civiles et que la crainte de la mort; enconcluerat-on que les lois civiles et les peines sont inutiles, fit ne produisent aucun effet? L'on n'a pas compté le nombre de ceux qui ont refusé hautement et hardiment le duel par motif de religion. Bergier.

Iil FRÊNE (Charles) nommé le plus souvent DU CANGE] [Theol. hist.biog.

et bibliog.) — Il naquit à Amiens en 16i0, el mourut à Paris en 1688. Du Congé a rendu de très-grands services a l'archéologie, à la philologie classique et ;i l'histoire, Voici la liste de ses ouvrages :

L'Histoin </< J'empire de Constant inople sous les empereurs français, dieu deux parties, Paris, 1657, in-fol

L'Histoire de S. Louis, roi de France, écriti par le sire de Joiuville, Paris, 1668, in-fol.

Eistoria Byzantina duplici commentario illustrata, Paris 1680, in-fol.

De remarquables éditions de Joannis Cinnami imperatorii grammatici Eistoriarum de rébus gestis a Joanne et Manuele Comnenis, Paris, 1070.

ld. Joannis Zonarse, monachi magni, antea vigilum prsefecti et primia secretis, Annales, ab exordio mundi ad mortem Atexii Çomneni, Paris, 1080,

2 vol. in-fol.

Remarques historiques et philologiques sur l'édition de Pierre Possin de t'Alexia d'Anna Comnène, et de l'Histoire byzantine de Nicéphore.

Glossarium ad scriptores médise et infimx latinitatis, Paris, 1078, in-fol.,

3 Idin.; Francf., 1681 et 1710, 3 tom.

in-fol. ; Venise, 1733-1730,0 t. in-fol.; Bâle, 1702, 3 tom. in-fol., édition publiée parles Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur.

Glossarium ad scriptores medix et infimx grsecitaiis, Paris, 1086, 2 tom.

Ces deux derniers sont les principaux.

Le Bénédictin Carpentier publia un supplément au premier glossaire en 1700, en 4 tom. in-fol. La dernière

et la plus complète édition e.-4 celle de Henschel, cum supplementis integris Carpentarii et additamentis Adelungii et aiiorum, o tom., Paris, 1840- 1810, grand in-4°. Le Nom.

DUFRENOY (Pierre Armand) Theol.

hist. biog. et bibliog.) Ce géologue français, né à Seuran (Seine- et-Oise) en 1792, et mort en 1857, aida beaucoup M. Elie de Bcaumont dans la création de son système. Il fut son collaborateur dans un voyage d'exploration de la France et de l'Espagne, qui dura treize ans (de 1823 à 1830), ainsi que dans une élude, sur les lieux, des grandes usines métallurgiques de l'Angleterre. Il a laissé, avec son célèbre maître, une grande carte à laquelle sont annexés trois vol. in-4°. d'explication, 1841 . L'un et l'autre ont laissé également leur Voyage métallurgique m Angleterre, ou Recueil de mémoires sur le gisement, l'exploitation et letraitement des mines d'étain, de cuivre, de plomb etc., 1827. M. Dufrenoij est encore l'auteur, àluiseul, d'un excellent Traite de minéralogie en 4 vol.

in-8°, 1847, avec atlas.

Le Noir.

DUGL'ET (Jacques-Joseph) (Théol.

hist. biog. et bibliog.) — Neà Montbrison en 1049, cet oratorien, ami d'Arnauld et de Quesnel, qui s'opposa assez vivement à la bulle unigenitus pour se faire exclure de l'oratoire et pour être obligé de changer souvent de résidence, mourut à Paris en 1733 à l'âge de 84 ans. Ses ouvrages d'exégèse biblique sont nombreux, d'un style pur- et en général Irès-ingénieux ; les principaux sont :

Commentaire sur l'ouvrage des six jours et sur la Genèse, en vol. Le premier renferme l'œuvre des six jours; Explication du livre de Job, 4 vol.; Explication des 75 Psaumes,

6 vol.; Explication du prophète Isaïe, deJonasct d'Habacuo, 7 vol.; Explication des Rois, d'Esdras et de Nêhémie,

7 vol. ; Explication du Cantique des cantiques et de la Sagesse, 2 vol. ; Explication du mystère de la Passion de N.-S. J.-C. suivant la Concorde, 1 4 vol. ; Règles pour l'intelligence de l'Écriture sainte, avec une préface de l'abbé

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d'Asfeld, imprimées dans le Cursus compliïus Scripturse sacrae, t. XXVII; Conduite d'une dame chrétienne; Traité sur les ])n o&s d'un évéque ; De l'Edumiiun d'un prince. ; Traités dogmatiques sur l'Eucharistie, sur 1rs exorcismisct sur l'usure; Lettres sur divers sujets de morale et de piété; Gonférences ecclésiastiques, contenant (i7 dissertations sur les historiens ecclésiastiques, les conciles, la discipline ecclésiastique dans Les premiers siècles.

« Duguet, dit M. Welte, ne cherche pas, dans ses commentaires exégéti- 1 ques, à expliquer les passages obscurs et à résoudre les difficultés scripturales ; mais il fait ressortir l'harmonie de l'Ancien etdu Nouveau Testament et le caractère prophétique et typique du premier. On peut trop souvent lui appliquer le mot de S. Vinrent de Lérins : Ingenio suo nimis indulget. » ' Le Nom.

DULCINISTES. Voy. Apostouqdes.

DULIE, service; ce mot vient do motSoû^oî, serviteur. C'est un terme usité parmi les théologiens, pour exprimer le culte qu'on i end aux saints, à cause des dons excellents et des qualités surnaturelles dont Dieu les a favorisés. Les protestants onl affecté de confondre ce culte, que les catholiques rendentaux saints, avec le culte d'adoration qui n'est dû qu'à Dieu seul. Ceux-ci, en expliquant leur croyance, se sont fortement récriés sur L'injustice et la fausseté de cette imputation. L'Eglise a toujours pensé sur cet article, comme saint Augustin le remontrait aux manichéens : nous honorons les martyrs, dit ce Père, d'un culte d'alfection et de société, tel que celui qu'on rend en ce monde aux saints, aux serviteurs de Dieu.

Mais QOUS ne rendons qu'à Dieu seul le culte suprême nommé en arec latrie, parce que c'est un respect, et une soumission qui ne sont dus qu'à lui. Lib. 20, contra Faust., c. 2t.

Daillé convient que les Pèresdu quatrième siècle ont mis une dili'érence entre le culte de latrie et celui de ilulir ; mais il ne faut pas croire que le culte rendu aux saints n'a commencé

qu'à cette époque. Les Pères du quatrième siècle n'ont fait que suivre la croyance et les pratiques des siècles précédents. Dès le second, saint Justin, Apol., 2, n. 6, dit que les chrétiens adorent Dieu le Père, le Fils et l'Esprit prophétique, et qu'ils honorent les anges. Ainsi Barbeyrac a fait à ce Père un grave reproche à ce sujet, parce que c'est une réfutation des fausses allégations des protestants. Quoique les liturgies, suivant l'opinion commune, n'aient été mises par écrit qu'au quatrième siècle, elles étaient en usage depuis les apôtres:

or les plus anciennes renferment l'invocation des saints. Dans l'Apocalypse, nous trouvons le premier plan de la liturgie chrétienne; il y est fait mention des anges qui présentent à Dieu les prières des lidèles, c a, f 8; c. 8, f 3. Dans la lettre de l'Eglise de Smvrne au sujet du martyre de saint Polycarpe, qui est de l'an IIÏO, il est dit", n° 17, que les païens et les Juifs voulaient empêcher que les restes de son corps ne fussent livrés aux chrétiens, de peur que ce martyr ne iùl adoré par eux au lieu <\u crucifié. Cette crainte chimérique n'aurait pas pu avoir lieu, si les chrétiens n'avaient rendu aucun honneur religieux aux martyrs. Ils déclarent qu'il leur est impossible de rendre un culte a un autre qu'à Jésus-Christ, bien entendu qu'ils parlent d'un culte suprême, puisqu'ils ajoutent : «Nous » l'adorons comme fils de Dieu, et » nous aimons les martyrs comme » ses disciples et ses imitateurs. »

Mais les aimer, et témoigner cet amour par des marques extérieures de respect, n'est-ce pas leur rendre un culte ? Julien, qui a écrit au quatrième siècle, pense qu'avant la mort de saint Jean, les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul étaient déjà honorés, quoiqu'en secret (dans saint Cyrille, 1. 10, p. 227); et que les chrétiens ont appris des apôtres cette pratique, qu'il appelle une magie exécrable. Ibid., p. 330.

Nous convenons que, dans l'origine et dans le sens grammatical, les termes dulie et latrie sont synonymes.

Il ne s'ensuit pas que nous servions les saints comme nous servons Dieu.

DUM

DUM

Dieu est notre souverain maître, les saints ne sont que nos protecteurs auprès de lui. Voyez Culte, Saints, etc. Bergier.

DULON (Rodolphe) (Théol. hist.

biog. et bibÙog.) — Ce théologien réformateur allemand, né à Stendal en Prusse, en 1807, devint en 1831 recteur de l'école de Werhen, et en 1838 pasteurde Klossau,puis sept ans après de Magdebourg. Il combattit les mesures anti-libérales du ministre Eichhorn adoptées par le consistoire de Saxe.

Il fut suspendu de ses fonctions, redevint, en 1848, pasteur de Notre- Dame ;i Brème, et fut encore destitué en ls.il par la faculté de théologie d'Heidelberg, à cause de ses opinions et da ses luttes démocratiques.

Ses écrits sont dus à des querelles politiques et religieuses : tels sont le Combat pour la parole de Dieu 1847; du eomba.1 pôicr la liberté des peuples I84fl i't BO; le jour est arrivé, 1852 ; etc. Le Noir.

DUMAS (Alexandre) {Théol. hist.

biog. etbibliog.) — Ce célèbre auteur dramatique et romancier français, naquit a Villers-Cotterets, en 1803, du général républicain Alexandre- Bavy-Dumas, qui était lilsdu marquis Davy de la Pailleterie et d'une négresse africaine. A peu près sans ressource à son début, il devint clerc de notaire, puis lit des vers, et finit par devenir l'Alexandre Dumas que tout le monde connaît. De 1825 jusqu'à sa mort, qui estlarrivée vers 1870, cet écrivain d'une facilité prodigieuse a été la principale des étoiles de seconde grandeur du génie romantique. Toutes ses œuvres sont fortement empreintes du sentiment chrétien. Ces œuvres sont très-nombreuses.

Voici les plus célèbres dans le genre dramatique :

CharU s Vil chez les grands vassaux, tragédie en cinq actes ; Antony, dram e en cinq actes ; Têrésa, id.; la Tour de Nesle, id. avec M. Gaillardet, Angéle, id. ; Catherine Howard id. ; Bon Juan de Marana ou la Chute d'un ange, id. ; Kean ou Désordre et Génie, id. ; Cafêgwte,tragédieen cinq actes Mademoiselle de Belle Isle, comédie en cinq actes ;

l' Alchimiste drame en cinq actes ; un Mariage sous Louis XV, comédie en cinq actes ; Lorenzino, drame en cinq actes ; les Demoiselles de Saint-Cyr, comédie en cinq actes ; les Mousquetaires, drame en cinq actes ; la Reine Margot, id. ; le Chevalier de Maison- Rouge, id. ; Monte Christo, id. ; le Chevalier d'flarmental, id. ; la Jeunesse des mousquetaires, id. ; la Guerre des [mimes, id.; Intrigue et amour, id. ; Hamlet, en vers, id. ; Catilina, en vers, id. ; le Comte Herman, id.; Urbain Grandier, id. ; la Tour Saint-Jacques lu boucherie, drame en six actes ; les Gardes forestiers, drame en cinq actes, etc., etc.

Voici les plus célèbres dans le genre roman fantaisiste et historique, lesquelles ont été traduites dans presque toutes 1rs langues :

Isabelle de Bavière ou le règne de Charles VI, 2 vol. 1835; Chroniques de France ; Souvenirs d' Antony 2 vol.

1835; la Salle d'armes, 2 vol. 1838; le Capitaine Paul, 1838; les Crimes célèbres, 15 vol, 1839 et suiv. ; Maître Ailam le Calabrais ; le Maître d'armes ; les Stuarts, 2 vol. Excursions sur les bords du Rhin, 3 vol. 1841 ; Une année à Florence, 2 vol. 1841, etc., se rattachant à Impressions de voyage 2 vol.

1833, et à Nouvelles impressions de voyage, 3 vol. 1841, etc., etc.

Il faut mentionner en particulier les Trois mousquetaires 8 vol. in-8" 1844; Vingt-ans après, 10 vol. 1845; le Vicomte de Bragelonne, 12 vol. 1847 ; le Comte de Monte- Christo, 12 vol.

1841-45 ; la Reine Margot, 6 vol. 1845.

La liste 'seule des ouvrages d'Alexandre Dumas forme un long catalogue de librairie, mais il faut dire que cette plume féconde fit aussi imprimer beaucoup de choses sous son nom sans qu'elles fussent de son crû.

Dumas avait fondé une sorte de fabrique de romans, ce qui ne fit pas honneur à la littérature ; il faut ajouter, par contre, qu'Alexandre Dumas revoyait et corrigeait toutes ces productions de son atelier, souvent même se donnait la peine de les recopier de sa belle main, avant de les livrer à l'impression. Le Noir.

DUMAS (Alexandre) fils. {Théol h ist

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