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biog, et Mbliog.) — Né en 1821, à Paris, M. Dumas lils, comme auteur, n'a point imité son père, dont il n'avait point hérité la puissance. Il s'est jeté dans le genre positif à la mode et a contribué lui-même à amener cette mode; la Dame aux camélias, roman en 2 vol. 1848; le Roman d'une femme, 4 vol. 1810 ; Dianede ///s, :( vol.
1851 ; l'a Dame aux perles 3 vol. 1854; la Vie à vingt ans, I85(i; ele, furent des œuvres qui relevèrent promptement au sommet de cette jeune littérature du second empire pour laquelle nous manifestons nos antipathies, toutes les fois que l'occasion s'en présente. Les défauts de ce genre léger, dont le scepticisme est le fond, apparurent encore davantage dans les pièces de théâtre qui tiraient leurs thèmes des romans que nous avons nommés, et d'autres semblables ; c'est une décadence incontestable à tout point de vue. M. Damas iils nous semblerait aujourd'hui tourmenté secrètement d'une sorte d'envie de chercher des pays plus sains pour l'art et pour la morale. Nous souhaitons à son talent cette heureuse découverte.
Le Noir.
DUMAS (Jean-Baptiste). {Théol. hist.
biog. ri Mbliog.) — Ce célèbre chimiste français, dont nous suivions les brillantes leçons vers 1840 , naquit, à Allais (Gard) en 1800. D'abord élève de de Gandole, et de: Prévost, puis collaborateur de ce dernier, il montra bientôt la hardiesse de sou esprit en soutenant conlre lîerzelius « le savant de l'Europe qui soutirait le moins la contradiction,» sa théorie nouvelle des substitutions laquelle consistait à dire que les chiffres qui représentent les équivalents chimiques des corps simples peuvent être considérés connue des multiples simples de celui de l'hydrogène, et par conséquent que tous ces corps ne sont que de l'hydrogène a divers degrés de condensation. Cette théorie revenait à celle de Descartes sur l'homogénéité delà matière etson unité radicale. La discussion qu'il eut, a l 'académie des sciences, avec M.
Despretz et dont nous disons un mot dans l'article Despretz sur la simplicité réelle îles éléments dits simples au-
jourd'hui, mais qui pourraient devenir un jour, par de nouvelles découvertes, des corps composés, prouve qu'il y avait beaucoup plus de philosophie dans son esprit que dans celui de son confrère soutenant la simplicité réelle et absolue comme définitivement trouvée.
Ses œuvres sont: Un Traité de chimie appliquée aux arts, 6 vol. in-8° avec pi., 1828 a 1843 ; des Leçons sur laphilosophiechimiqueJjPaxis, 1837; un Essai sur lu statistique chimique des êtres organisés, Paris, 1841, 3 e édit. 1844 ; etc.
Le Noir.
DUMERIL (André-Marie-Constant) {Théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce savant naturaliste français naquit à Amiens en 1774, et choisit de bonne heure la carrière médicale. Cuvier fut son principal maître en qualité de naturaliste, et ce fut Duméril qui fut choisipour le remplacerdansla chaire à l'école centrale du Panthéon. Après la mort de Lacépède (1825), il fut nommé professeur titulaire d'erpétologie et d'ichthyologie au Jardin des Plantes. Il est mort à Paris en 18110.
Citons parmi ses principaux ouvrages : Zoologie analytique, 1806 ;ConsidéraUons générales sur la classe des insectes, 1823; Traité élémentaire d'histoire naturelle, 2 vol. 1804 et 5° édit.
1846; Histoire naturelle des poissons et dis reptiles, dans la bibliothèque populaire; erpétologie générale, ou Histoire naturelle des reptiles, ',) vol. 1835- 1864; Leçons d'anatomie comparée île G.
Cuvier,5\ol. in-8° 1800, 2 e édit. 1836, les trois derniers vol. sont dus aux soins de M. Duvernoy, etc.
M. Duméril est un de ceux qui ont soutenu avec le plus de. force et d'exclusivisme l'invariabilité des espèces ; iltrouvait, ainsi que M. de Blainville, que Cuvier n'avait pas été assez absolu sur ce point. (V. espèces.)
Le Noir.
DUMOULIN (Charles) (Théol. hist.
bibliog.) — Y. Corps du droit canon.
DLINGAL (Théol. hist biog. et bibliog.) — La France et 1'Augleterre prétendent l'une et l'autre avoir été la patrie de cet ardent défenseur de