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la foi catholique contre Claude de rurin au temps de Charlemagne, dont il eut la confiance.
Sou ouvrage, en date de 827, porte pour litre : Dungali rosponsa contra i„ roersasClaudU, Taurinensisepisoopi, smtmtias. Il dédia cet écrit, à L'empereur Louis et à son tils et corégent Lothaire. Voici comment il s'exprimait dans cette dédicace : « Nous vous conjurons, disait-il, en embrassant les genoux île Vos Majestés trèschrétiennes, de venir en aide à votre mère l'Église avec le zèle qui sied à ses enfants, et à ne pas la laisser plus longtemps en proie aux morsures du serpent. Puisse, comme le glorieux empereurCharlcs, de sainte mémoire, vigilant défenseur de la foi catholique, qui a frappé de son sceptre et abattu dans La personne de Félix la tète de la vipère qui dardai! sa Langue contre l'unité «le l'Église, puisse son ibattre complètement la queue du monstre ! »
i ;e qui blessait Dungal, c'était surtoui le ion de Claude dont voici un échantillon : » Si l'on voulait adorer tout morceau de bois qui a la forme d'une croix, parce que le Christ a élé suspendu à la croix, il faudrait adorer de même bien des objets avec lesquels, durant sa vie mortelle, il entra en contact : toutes les vierges, parce que le Christ est né d'une vierge; toutes les crèches, parce que le Christ a courbé dans une crèche ; toutes les barques, parce que le Christ s'est embarqué; tous les ânes, parce qu'il a monté un âne ; tous les agneaux, parce qu'il est nommé l'Agneau île Dieu; mais ces hommes insensés (c'est-à-dire les orthodoxes) préfèrent manger les agneaux vivants et adorer les agneaux peints. Adorons donc les rochers, car le Christ a été enseveli dans un rocher ; les épines, car il porte une couronne d'épines ; 1rs Lances, car une lance a percé son côté. »
« Tandis que Claude, dit M. Fritz, méprisait l'autorité de tous les docteurs de L'Église, sauf celle de S. Augustin, Dungal en appelait , dans sa réfutation, à la conscience catholique, à L'Écrilure, à la tradition, aux Pères de l'Église, et faisait preuve d'une
grande érudition patristique et prol'ane ; car Platon, Cicôron et Pline l'Ancien lui étaient aussi familiers que saint Augustin. »
Le savant Papirius Masson donna le premier une édition de l'ouvrage de Dungal, Paris, Ki08, in-8°.
Le Noir.
DIÏPANLOUP ( Félix-Antoine-Philibert) [Théol. hist. biog. etbibliog.) — Ceprètre, prélat, et écrivain français, membrede l'institutmalgrélui depuis qu'il a donné et qu'on a refusé d'accepter sa démission d'académicien devant l'entrée à l'académie du patriarche des positivistes modernes , qui seraient mieux nommés les matérialistes athées, naquit le 3 janvier 1802 à Saint-Félix en Savoie, se Ut naturaliser en France en 1818, devint le confesseur du duc de Bordeaux en 1827 et le catéchiste des princes d'Orléans en 1828, refusa deux grandes cures à Paris après 1830, fut nommé supérieur du petit séminaire Saint- Nicolas en 1837, fut appelé par Talleyrand à son lit de mort en 1838, après avoir été en relations avec lui pendant trois mois, combattit vivement l'élévation de M. Affre au siège de Paris, fut nommé professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne en 1841, pour être bientôt remplacé dans sa chaire par l'abbé Cœur, fut nommé évêque d'Orléans en 1849, soutint la thèse des classiques dans l'enseignement contre le journal ['Univers qu'il interdit dans son diocèse, fut obligé de se taire dans cette discussion devant des instructions venues de Rome, se montra en 1832 un adversaire déclaré de la bifurcation dans les études, s'attira, en 1800, des procès par ses polémiques ardentes, jouaavecMgr. Darhoy, archevêque de Paris, unrôle trèsactif mais inutile au concile du Vatican pour empêcher de passer l'infaillibilité papale, se soumit plus tard à la décision œcuménique, et, aujourd'hui représentant du peuple à l'assemblée nationale, est , dit-on , ce que nous croyons à peine, un des membres de la droite les plus actifs pour préparer le retour d'une monarchie en France.
Nous aimons le style vif, spontané, naturel de M. Dupanloup ; nous ai-
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nions aussi In sérieux implacable qu'il a mis dans la manifestation de son théisme au sein de l'académie, indifférente, en laissant son fauteuil vide à côté de celui d'un athée, dont il avait combattu la candidature. Après s'être posé comme il s'était posé, il a eu le courage de taire ce qu'il devait, courage qui manque aujourd'hui à presque tous les caractères ; et la manière dont presque toute la presse a jugé cet acte d'énergie, a été une preuve ajouter a l.ii)i d'autres de l'abaissement mural dans lequel nous sommes touillés.
Les ouvrages de M. Biqniiilutij) sont nombreux; ils portent presque ions
sur renseignement et sur des actualités. Les plus importants sont les trois volumes publiés de 18-J5 à 1857 àveedes titres différents, mais formant un seul et même ouvrage sous le titre général: De l'éducation. Il y a aussi ses publications pour l'œuvre des catéchismes, et celles qui consistent en extraits de Bossue! etde Fénelonque l'on dit être son auteur favori, particularité qui suffirait à un écrivain pour gagner notre estime ; il \ a enfin, ses lettres, ses brochures, ses discours, tels que le panégyrique de Jeanne d'Arc, 1 oraison funèbre du P.
de Ravignan. etc., etc. Le Nom.
DUPERRON (Abraham-Hyaeinthe-
Anquetil) (Théohhist. I>i<><j.ti bibliog.) — Ce célèbre orientaliste , un des premiers qui nous aient révélé les livres sacrés île l'Orient, était le frère cadet de l'historien ; il était né en I7!!l , et il mourul en 1805. Il voyagea dans l'Inde, sacrifiant et bravant tous les dangers par amour de la science.
Revenu en France, il publia, sous le titre de Zend-Avesta, les livres sacrés des Perses; des fragments des livres de Zoroastre ; La Vie de rr Injislutrur et ses lois ; ses RecAi rches historiques et géographiques dans l'Inde, qui ne parurent qu'en 1780, etc.
DUPERRON (Jacques-David) (Thml.
llisi. biog. et bibliog.} — Ce cardinal célèbre naquit à Saint-Ln eu [556, et mourut à Paris en KilS. Il fut lecteur du roi Henri III. « On raconte,
dit M. Schrôdl, qu'assistant un jour au dîner du roi, il prouva avec l'éloquence qui lui était naturelle, l'existence de Dieu, puis s'attira la colère du prince parce qu'il prétendit, lorsqu'il eut terminé, qu'il prouverait aussi clairement que Dieu n'existait pas. » C'était un huguenot converti. Il s'occupa beaucoup de la conversion des protestants ; il disait à ce sujet: « Si vous voulez convaincre des hérétiques, amenez -les- moi ; mais, si vous voulez les convertir, conduisez-les à l-'évèque de Genève (S. François de Sales). « La conversion la plus importanleà laquelle il pritpart fut celle de Henri IV.
Buperron, en récompense de ses Loyaux services, fut préconisé et sacré à Home, évèque d'Lvreux et reçut l'anneau pastoral du Pape, qui le lui remit en disant : « J'ai trouvé un homme selon mon coaur. » Le nouvel évèque, à son retour à Paris, fut à plusieurs reprises, embrassé par Henri IV plein de joie et de gratitude.
Il prit possession de son siège le 8 juillet 1596. Buperron composa un livre contre le traité de Duplessis sur l'Eucharistie et la transsubstantiation.
Quoiqu'il fut entré en collision avec le neveu du Pape, le légat Aldobrandini, sur quelques prétentions honorifiques de ce dernier, il lut élevé au cardinalat en HiOi. en 1606 il devint grand-aumônier de France et archevêque et Sens. L'année même de sa promotion au cardinalatlil se rendit à Home, où Clément VIII l'invita à assister aux séances de la congrégation de Auxiliis. Le Pape lui remit les actes du concile de Trente, déposés au château Saint-Ange, pour le mettre à môme de donner un avis motivé dans la délicate affaire dont était chargée cette congrégation. Le conseil de Buperron fut de ne pas condamner le système moliniste, et Paul Y, à l'élection duquel il pritpart et auquel il donnale même avis, termina dans ce sens cette longue controverse.
Le tiers-ordre, raconte M. Schrôdl, ayant voulu, aux états généraux, obliger chacun de signer comme une loi fondamentale du royaume un forruu- •lairc portant : 1° que le meurtre d'un
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dit
prince, sous quelque prétexte que ce soit, est au sacrilège; 2° que le pouvoir des princes provient immédiatement de Dieu ; 3° que jamais et dans aucun eus un souverain ni ses États ne peuvent être frappés d'interdit ni ses sujets être déliés du serment de fidélité ; Duperron parla pendant trois heures contre cette proposition, soutenant qu'il était sans aucun doute sacrilège de tuer un prince, connue l'avait déjà proclamé le concile de Constance, mais que tes deux autres propositions, étant douteuses et controversables, ue pouvaient être établies comme des dogmes auxquels il fallût se lier parserment, lors même qu'on pouvait les soutenircomme thèses politiques.»
Les ouvrages de Duperron parurent eu 1620 el I622en 3 ral.in-fol., Paris.
On peut citer spécialement la Repli que à la réponse du sérénissime roy de la v on ; on tagne Jacquesl' 1 .
Le Noir.
DU PIN fLoûis-EUies) (Théol. hist.
biog. >/ bibliog., — Ce savant auteur ecclésiastique naquit à Paris en 1657
et y mourut en 171(1. Il forma le prode rédiger une bibliothèque universelle des écrivains ecclésiastiques depuis les premiers siècles jusqu'à son temps, « bibliothèque, dit M.
Bauswirth, qui devait contenir l'histoire de leur vie, le catalogue, la critique el la chronologie de leurs œu- , \m jugement sur leur style et leur doctrine, et le dénombrement des différentes éditions. Son savoir et sou incomparable activité triomphèrent des difficultés de cette entreprise immense. Dès 1080 parut à Paris le premier volume, contenant les trois premiers siècles, sous le titre de : Nouvelle Bibliothèque des Auteurs ecclésiastiques, etc., que suivice/, i très-rapidement les autres volumes, parcourant tous les siècles jusqu'au dix-septième, par lequel le dernier volume clôt l'ouvrage. Une première édition in-8° contenait 47 volumes ; une deuxième édition in-i°, publiée à Amsterdam, en avait 19; trois volumes en ont été publiés en latin. Sauf Eusèbe, il est peu d'ouvrages comparables à celui de Du
Pin pour la richesse et la solidité du travail, malgré les imperfections que, dans sa préface (\), l'auteur reconnaît lui-même. »
Outre ce travail capital , Du Pin publia encore beaucoup d'écrits, résultats de ses éludes historiques. Citons seulement : Dissertations historiques sur l'ancienne discipline de l'Église, 1080 ; Prolégomènes mr la Bible, 1701 ; une édition des sept livres d'Optat de Milève, 1700; une édition des Œuvres de Gerson ; Défense de la censure </< /</ faculté tir théologie contre les mémoires de la Chine, 1701 ; Traité de lu Doctrine chrétienne, 1700; Biblioth. unie, des Historiens ; Histoire île l'Église enabrégé, 1712; ['Histoire profane. Paris, t. 1, II, 1714; t. III- VI, Anvers, 1717; Défense tir la monanhit de Sicile, Amsterdam, 1710.
« Quel que soit, dit M. Hauswirth, le mérite de eel écrivain, quelle que soit la solidité avec laquelle il établit les faits historiques et les dégage d'erreurs traditionnelles, on ne peut méconnaître que, dans sesjugements, il dépasse souvent la juste mesure, qu'il se laisse entraîner par l'esprit de parti et s'écarte parfois de la vérité. Il s'était mêlé activement aux tristes controverses qui agitaient l'Église de France à son époque, et s'était attaché au parti qui prétendait défendre les libertés de l'Église gallicane ; il avait pris aussi une part très-vive aux discussions du jansénisme et de Quesnel, et s'attira ainsi une complète disgrâce, qui lui lit perdre ses emplois et l'obligea de s'exiler. Il revint au bout de quatre ans, s'occupa, comme auparavant, de travaux littéraires, et continua jusqu'à sa mort à se mêler aux luttes qui se perpétuaient dans l'É J glise de France » Le Nolr.
DUPIN (André - Marie - Jean- Jacques ) dit dupin aîné. {Théol. kist.
biog. etbibliog. ) — Ce célèbre jurisconsulte français naquit à Viarz ( Nièvre) en 1783. Il a été, dans notre temps, le gallican parlementaire par excellence.
(I) T. I, Préface, p. (5, et t. V, Remarques.
Réponse aux
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La plupart de ses écrits sont de petits traités destinés à faciliter l'étude du droit; l;i liste en serait trop Longue à donner et sortirait de notre
cadre. Indiquons seulement les Libertés de l'Eglise gallicane* Ln-12, 1824 ; procès du Christou réfutation du chapitre de M. Salvador sur Le jugement et la condamnation de Jésus, 1828, rééditée en 18:;:;, sous le titre, Jésus devant Caïphe ei Pilote ; Question du duel, 1837 ; Règles générales de droit et de morale tirées de l'Ecriture sainte 1857; Mémoires et souvenirs du barreau, 4 vol. 1835-1867; etc.; etc., etc.
Le Nom.
DU PONT(Louis). l'Thmi.his!. biog.
et bibliog) — Ce jésuite espagnol, né
en 1554 à Valladolid, mourut en 1624.
Ce lui L'influence de Suarez qui le détermina à entrer dans la société de Jésus. Ses écrits lurent trés-répandus et traduits souvent en plusieurs langues. Les plus remarquables sont :
E.rjiiisitHi nmralis in ('initie, cant,, 1622, in-fol.; en espagnol, l625;Meditationes île Mi/shriis //</</, traduit
en français par Le I'. Brignon, jésuite ; De Çhristiani hominis perfections IV libri, traduit de L'espagnol en latin par le 1'. Trivinnius.
« Ihi Pont, dit M.Klotz, pratiquait ce qu'il enseignait, et possédait à un haut degré les vertus qu'il chercbail à inspirer auz autres. »
Le Nom.
DUPONT (A... Pierre) [Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce poëte chansonnier français, qui composait, à La fois, d'inspiration Les paroles el La musique, était néà Lyon eu 1821. Lui 1839 il vint à Paris ei débuta par quelques odes légitimistes qui parurent dans la Gazette de France et dans [a, Quotidienne. On fit, ileiix ans après, une souscription à Provins pour le racheter de la conscription et payer les liais d'impression de ses Deux Anges, Il fut couronné à l'Académie française eu 181-2, et obtint une place d'aide au dictionnaire, place qu'il garda jusqu'en 1847. Il était devenu, à cette époque, très-populaire par sa chanson des BœufS et les cinq autres réunies sous le titre des Paysans, De
184-8 jusqu'au coup d'État, il soutint sa popularité par des chansons républicaine- et socialistes. Après le coupd'étatde décembre, dont Dieu s'estchargé plus tard de punir le coupable avec le peuple qui lui avait donné plusieurs Huilions de suffrages, Pierre Dupont fut poursuivi, se cacha pendant six mois, l'ut découvert et condamné à sept ans d'exil à Lambessa; mais on obtint sa grâce, et il se tint en dehors de la politique jusqu'à sa mort qui ne remonte qu'à quelques années et qui a élé Le fruit de ses excès ; car il était devenu ivrogne depuis que le silence politique lui était imposé.
En 1848, Pierre Dupont chantait lui-même ses chansons d'une voix puissante dans les clubs. Elles ont été plusieurs lois publiées sous les litres suivants : Cahier de chansons; la. Muse populaire; Chants et chansons; Poésie et musique, 1850-1854. On a
aussi de ce | te : la Fin de la Pologne,
petit poème 1847; la Légende du Juif errant, , illustrée par G. Doré, 1855; Muse juvénile, éludes littéraires, vers et proue, 1859.
Le genre de PierreDMporatfcontribua, selon nous, a provoquer la décadence de L'art. Quelle différence entre l'esprit grossier de sa ebanson des Bœufs el l'esprit si délicat et si lin dt; celle du Roi d'Yvetot de Bérangerl les muses ebantent et chauleront celle-ci; la tbule a chanté celle-là.
Le Nom.
DUPONT (Pierre-Auguste dit Alexis) [Théol. hist. biog. et art. music.) — Jamais gosier d'homme ne produisit une voix plus enchanteresse que celle de cel Alexis Dupont. Il était néen 1706; de I830à 1840, il brilla à l'opéra parisien principalement dans le rôle du neveu du vice-roi de la Muette,qu'Aixber avait créé pour lui. On n'entendra plus chanter de cette façon la barcarolle. Ce fut vers la lin de 184-3 qu'il s'éloigna de la scène pour se consacrer à la musique d'église ; il charmait, dans toutes les fêtes, l'auditoire de Saint-Roch, y attirait la foule, lorsqu'un procès plus que désagréable vint rompre sa carrière au grand regret du public.
DUR
DUR
DuPREZ(Gilbert-Louis) (Théol. hist.
biog. et art. music.) — Ce grand chanteur est un do ceux qui ont droit à quelques lignes dans un dictionnaire où l'on fait entrer les célébrités contemporaines de première ligne en tout genre, quoiqu'il y eût dans son son talent plus d'art et de façon que de nature. Duprez naquit à Paris en 1800, et débuta en 1820 dans les chœurs d'Athalie. Le rôle d'Arnold dans Guillaume Tell est resté son triomphe. Il chanta avec succès aussi dans Othello, Parisina, les Capidets, le Barbier, le Bravo, la Muette, Robert le diable, les Huguenots, Stradella, la Juive, le Lac des fées, les Martyrs, etc. Sa voix de ténor s'élevait jusqu'à L'ut de poitrine, repète-t-on partout, et le pourrait-on dire avec tant d'unanimité s'il n'avait quelquefois réussi ce fameux ut '.'
De 1842 à 1880 Duprez , renonçant au théâtre, s'est fait, professeur de musique au Conservatoire. lia, d'ailleurs, composé quelques pièces : la CtMtedt .< feuilles, la Cabane œwpêcheur, Joanita ou la fille des boucaniers , et diverses autres pièces de petit théâtre pour celui qu'il avait en son hôtel de la rue Turgot.
Le fameux Nourri, plus largement doué de la nature, le jugea son rival par le talent, et s'en tua, parait-il, de dépit. Le Nom.
DUPUIS (Charles-François) {Théol.
hist. biog. et bibiiog.) — Cet utopiste anti-religieux, membre de l'Institut, naquit en 1742 et mourut en 1809.
Il est célèbre par son ouvrage sur l'origine des cultes. Cet ouvrage lit d'abord grand bruit, mais cessa assez promptement d'avoir des partisans.
On a parlé de différents manuscrits qu'il aurait laissés comme pièces justilicatives de son système ; il est probable que ces manuscrits ont plus de poids, inconnus, qu'ils n'en auraient s'ils cessaient de l'être.
Le Noir.
DURANTIS (Guillaume) (Théol. hist.
biog. et bibiiog.) — Cet évèque de Mimate, célèbre jurisconsulte, naquit à Puymoissonen Provence, et mourut à Rome en 1296.
« Durantis, dit M. Schriidl, fit une glose sur une partie du sixième livre des Décrétales, et composa un Répertoire, Repertorium Suris, pour faciliter les recherches dans" les sources du droit; de plus, un Miroir du Droit, Spéculum Juris, qu'il élabora de nouveau en 1290, et que publia le glossateur Jean Andreœ (f 1348). Ce dernier ouvrage lui valut le surnom de Speculator Juris. Un autre de ses livres porte le titre de Rationule divinorum Officiorum, et traite de l'origine et de la signification des fêtes et des usages de l'Église. C'est un des plus précieux documents de l'histoire de la discipline ecclésiastique; il a été souvent réimprimé. » Li: Nom.
DURER (Albert) (Théo!, hist. biog.
et œuv. d'art.) — Ce célèbre peintre de l'Allemagne naquit à Nuremberg en 1471 et mourut en lo28 à 47 ans, désolé par les soucis domestiques que lui causait safemme, qu'il avait épousée par condescendance pour son père, mais trouvant sa consolation clans la religion. Albert Durer avait étudié sous Michel Wohlmuth, alors le meilleur peintre de Nuremberg, et l'avait bien vite surpassé. En 1305 il voyagea en Italie où brillait Raphaël, et retourna en Allemagne malgré les efforts qu'on fit pour le retenir à Venise où il avait fait sept tableaux et reçu de nombreuses commandes. Il fut comblé d'honneurspar l'empereur Maximilien I»r, dont il lit le portrait à Augsbourg. Il échangea de ses œuvres avec Raphaël à qui il avait envoyé son portrait à l'aquarelle. Charles- Quint et tous les princes lui témoignèrent leurs faveurs, dans un dernier voyage qu'il lit à Cologne et à Anvers; mais il revint à Nuremberg où il fit son chef-d'œuvre, les Quatre apôtres, et ce fut là qu'il mourut.
« Albert Durer, dit M. Verker, est le Léonard de Vinci de l'Allemagne.
Ses tableaux sont tous animés d'un profond sentiment religieux. Sa composition est sérieuse et réfléchie, le dessein correct, le coloris léger, mais chaud. Ses portraits surtout sont remarquables, ainsi que ses gravures. Il est l'inventeur de la gravure à l'eauforte. Quoique le goût de l'Allemagne
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