‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 4 (volume 4)Chapitre 61 sur 96 · II · texte numérisé non relu

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(2) Gramm. arabe, p. 3.

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voyelle? ; maisil est juste de dire qu'ils ne s'en servaient qu'exceptionnellement, ce qui s'accorde avec l'ancienne tradition, avec l'examen des inscriptions, avec le témoignage de Saint Jérôme, qui parle, en beaucoup d'endroits, de 1 absence des voyelles, de l'ambiguïté des textes qui en résulte, et qui cependant suppose leur existence, quand il dit par exemple: Non refert utrum Salem an Salirn nominelur, cum vocalibus in medio litteris •perraro utantur Hebrsei (I); et enfin avec l'habitude des Sémites, conservée jusqu'à nos jours, d'écrire sans voyelles. Nous n'avons pas à nous étendre davantage sur celle démonstration, qui se trouve dans toutes les grammaires.

« L'hébreu n'avait pas besoin d'un système de voyelles très-nettement fixé, parce que le sens principal était arrêté el clairement donné par les radicaux, et laissait à l'inteligence de chacun d'ajouter les voyelles qui réellement indiquées que dans des i as exceptionnels. Cette habitude avait cet avantage qu'en lisant, l'œil, la mémoire et le jugement étaient toujours également en exercice. Nous ne pouvons pas non plus omettre que notre manière de lire actuelle est bien plus compliquée que la méthode primitive ; elle est artificielle. Nous avons dans le système massorétique actuel de voyelles et d'accents un appareil artificiel que nous admirons el que nous maudissons, car il entrave d'une manière déplorable' l'intelligence vivante de la langue. L'histoire de sa formation graduelle est encore obscure; nous ne savons quelque chose que de ses commencements et de sa clôture défii , 1 1 1 •■ e au onzième siècle.

« En face de l'érudition spécialement talmudique, qui était arrivée à -.mi apogée dans les écoles de Babylone, les écoles de Palestine, notamment celle de Tibériade, s'étaient surtout adonnées à la grammaire et à l'étude du texte sacré. Leurs efforts tendaient à déterminer et à tixer la voyelle dans ses plus Unes nuances, Nous ne savons pas si l'exemple des

Syriens et des Arabes eut de l'influence sur les docteurs juifs; Ewald(l)

le nie, en s'appuyant surtout sur la différence intrinsèque qui existe entre le système de vocalisation des Syriens, des Arabes et celui des Hébreux (massorétique). 11 dit: « Los choses qui naissent graduellement et se parfont insensiblement ne sont d'ordinaire remarquées que lorsqu'elles sont achevées, et deviennent par là même durables, et ce système se forma dans les écoles* judaïques, alors qu'il n'y avait pas encore d'annales des savants et des découvertes scientifiques.

Probablement on ne se servit des signes dans les écoles que pour la lecture et pour la grammaire; puis peu à peu ils s'introduisirent, sans que leur nouveauté excitât l'attention, dans les manuscrits privés des livres saints; mais ils n'étaient point tolérés pour les rouleaux de la Thora, qu'on employait dans la lecture publique îles synagogues. L'antiquité fut fidèlement conservée parla superstition.

Quelque obscure que soit l'histoire de la découverte et de l'addition de ces signes, et quoiqu'il sorte uniquement de cette obscurité que ces signes n'ont été ajoutés que quelques siècles après Jésus-Christ, il est toutefois certain, et cela résulte de la formation de ce système et des noms des signes, qu'ils ont été inventés par les savants juifs, et que ce n'est pas une imitation des Arabes. Le premier inventeur des deux points, qu'il était si facile d'imaginer, pensait peu qu'ils serviraient graduellement à former un si grand système. »

« Les manuscrits remontent jusqu'au onzième siècle; ils ont les signes massorétiques dans toute leur extension.

En respectant comme il convient ce système, nous devons solennellement protester contre l'idolâtrie dont il a été l'objet. »

Si nous citons ces observations de M. Schegg, ce n'est ni pour les donner comme étant conformes à un système qui serait le nôtre, ni pour les faire suivre d'observations réfutatives; c'est uniquement pour initier quelque peu nos lecteurs aux

(I) Bpitt. Ii6 ad Evagr

(1) Grammaire critique, Laipzig, 1827, p. 45.

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discussions scientifiques et aux obscurités dont les anciennes langues, telles que l'hébreu, sont l'objet. La science philologique, quels que soient les progrés qu'elle a faits et qu'elle est en voie de faire chaque jour, est encore loin de pouvoir donner des solutions précises sur de tels problèmes. Cet article servira à mettre en garde contre certaines assertions que nous pouvons parfois émettre nous-mêmes eu pareille matière, ou du moins à ne les prendreque moyennant les restrictions convenables, qui ressortiraient de nos études, s'il nous était possible de leur donner de plus grands développements.

Le Nom.

ECRITURE SAINTE, ou simplement l'Ecriture, est le nom général des livres de l'ancien et du nouveau Testament composés par les écrivains sacrés, et inspires par le Saint-Esprit.

Outre les questions concernant ['Ecriture sainte, que l'on a déjà traitées dans les articles Bible, Canon, Canonique, etc., il en esl encore plusieurs qui restent àéclaircir : 1. l'authenticité des livres saints; II. la divinité de leur origine ; III. la distinction des divers sens du texte; IV. l'autorité de ces livres en matière de doctrine; V.

1rs plaintes que forment à ce sujets les protestants contre l'Eglise catholique. Nous ne pouvons traiter toutes ces questions que très-succinctement.

Quant à la vérité historique de ces mêmes livres, voyez Histoire sainte et Evangiles.

g l rr . /»" l'authenticité de l'Ecriture suinte ,1). Un chrétien n'a pas besoin

d'une autre preuve pour être convaincu de l'authenticité des livres saints, que du sentiment constant et uniforme de l'Eglise. Qui peut mieux en répondre qu'une société nombreuse et répandue dans tout l'univers, à laquelle ces livres sont donnés par Jésus-Christ et par les apôtres, comme les titres de sa croyance, à la conservation desquels elle s'est toujours crue essentiellement intéressée'.' Mais un incrédule exige qu'on lui prouve, par les règles ordinaires de la critique, que ces livres ont été véritablement écrits par les auteurs dont ils portent les noms, qu'ils n'ont été ni supposés, ni altérés dans aucun temps.

La grande difficulté, selon lui, est que ces livres n'ont jamais été connus que cbez les Juifs et chez les chrétiens; les uns et les autres étaient intéressés à les diviniser pour appuyer des dogmes qui révoltent la raison, et une morale contraire à l'humanité.

Quel vestige trouve-t-on dans l'antiquité profane de ces livres relégués dans un coin du monde? Qui nous répondra qu'ils n'ont pas été altérés, tronqués, falsifiés, par intérêt, par esprit de parti, par mauvaise foi, ete,?

Manque-l-im d'exemples en ce genre?

1" Nous demandons à ceux qui font cette objection, si tout peuple policé ne conserve pas, dans ses archives, les titres de son histoire et de sa religion? s'il doit aller les chercher dans les actes public d'une autre nation, qui ne peut y prendre aucun intérêt? Serions-nous recevablesà dire à un musulman que l'Àlcoran n'est pas authentique, qu'il a été forgé longtemps

(1) Voici ce que Jit lo grand Bossuet au sujet des livrt*3 sainte :

. Les livre» que les Egyptiens et les autres peuplee appelaient divins, sont perdus d y a longtemps,

et a peine anus eu reste-t-il quelque mémoire confuse dans les histoires anciennes. Les livres sacrés des Romains, ou Numa autour de leur religion en avait écrit les mystères, ont péri par les mains des Romains mènes, et le sénat les Ut biùler comme tendant à renverser la religion, lies mêmes Romains ont a la lin laissé périr les livres sibyllins, si longtemps révérés parmi eux comme prophétiques, et où ils voulaient qu'un mit qu'ils trouvaient les décrets des .lieux immortels sur leur empire, sans pourtant en avoir jamais montré an public, je ne dis pas un seul volume, mais un seul oracle. Les Juifs mit été lus -euls dont les Ecritures sacrées ont été d'.iulaut flue.i vénération, qu'elles ont

été plus connues. De tons les peuples anciens, ils sont le seul qui ait conservé les monuments primitifs de sa religion, quoiqu'ils fussent pleins des témoignages >le leur infidélité et de celles de leurs ancêtres. Et encore aujourd'hui, ce même peuple reste sur la terre pour porter à tontes les nation, où il a été dispersé, avec la suite île la religion, les miracles et les prédictions qui la rendent inébranlable.

» Quand Jésus Christ est venu, et qu'envoyé par son Père pour accomplir les promesses de la toi, il a confirmé sa mission et celle oe ses disciples par des miracles nouveaux, ils ont été écrits avec la même exactitude. Les actes en ont été publiés 4 tonte la terre, les circonstances des temps, des persounes et des lieux, nnt rendu l'examen facile à quiconque a été soigneux de son salut. Le momie s'est informé, le monde a cru; et si peu qu'on a

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après la mort de Mahomet, parce que personne ne l'a connu, dans l'origine, mie les musulmans, cl que nous n'a- \ uns commencé à le connaître que plusieurs siècles après? Il en est de même des livres de Confucius, deZoroastrc, des shasters indiens. Jusqu'à notre siècle, ces livres n'avaient pas été plus connus des Européens, que ceux des Juifs ne l'avaient été des Grecs ni des Egyptiens. Personne ce) tendant ne s'est avisé d'en contester l'authenticité sur un prétexte aussi frivole.

considéré les anciens monuments de l'Eglise, °n avouera que jamais affaire n'a été jugée avec plus de réflexion et de connaissance.

» Mais dans Le rapport qu'ont ensemble les livres des iImix Testaments, il y a une diftérenee à considérer ■ «■' | - - -' 1 'l'"* lt;S livre* de l'ancien peuple ont , té composés en divers temps. Autres sont les temps de Boue, antres ceux de Jusué et des Juges, autres ceux des Buis, antres ceux on le peuple a été tiré de ['Egypte et où il a reçu laïoi, autres ceux on ,1 a eooquis la Terre promise, autres ceux on il a été rétabli pai des miracles visibles. Pour convaincre l'incrédulité d'un peuple attaché aux sens, Dieu a ,,, - ,,, longue - lite de «ècles durant lesquels il », distribué ses miracles et ses prophètes, alin Je ivelor sonveat tes témoignages sensibles par lesquels il attestait ses vérités saintes. Dans le Nouveau Testament H a suivi nue autre conduite. Il ne veut plus rien révéler île nouveau à son Eglise après Jésus-Christ. Eu lui est la perfection et la plénitude; et tous les livres divins qui ont été composé- dans la nouvelle alliance, l'ont été au temps des apôtres.

« C'est-à-dire que le témoignage de Jésus- Christ, et de ceux que Jésus-Christ même a daigné choisir pour témoins de sa résurrection, a suffi à l'Eglise chrétienne. Tout ce qui est venu depuis ['a édifié; mais alld n'a regardé comme purement inspiré de Dieu que ce que les apôtres ont écrit, ou ce qu'ils ont confirmé par leur autorité.

» Mais dans cette différence qui se trouve entre les livres des deux Testaments, Dieu a toujours gardé cet ordre admirable, de faire écrire les choses dans le temps qu'el es étaient arrivées, ou que la mémoire en était récente. Ainsi, ceux qui les savaient les ont écrites; ceux qui les savaient ont reçu les livres qui eu rendaient témoignage : les' uns et les autres les ont laissés à leurs descendants comme un héritage précieux; et la pieuse postérité les a conservés.

■ C'est ainsi que s'est formé le corps des Ecritures saintes, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament : Ecritures qu'un a regardées des leur origine comme véritables en tout, comme données de Dieu même, et qu'on a aussi conservées avec tant de religion, qu'on n'a pas cru pouvoir sans impiété y altérer une seule lettre.

« C'est ainsi qu'elles sont venues jusqu'à nous, toujours sacrées, toujours inviolables; conservées, les unes par la tradition constante du peuple juif, et les autres par la tradition du peuple chrétien, d'autant plus certaine qu'elle a été confirmée par le sang et parle martyre, tant de ceux qui ont écrit ces livres divins, que de ceux qui les ont reçus.

s Saint Augustin et les autres Pères demandent sur la foi de qui nous attribuons les livres profanes à des temps et à des uuteura certains. Chacun ré-

2° Nous voudrions savoir quel intérêt les Juifs ont pu avoir à fabriquer leurs livres pour se faire une religion particulière qui les rendait odieux à tous leurs voisins, qui les gênait beaucoup dans toutes leurs actions, de laquelle ils ont dix fois secoué le joug pour se livrer à l'idolâtrie, et à laquelle ils ont été forcés autant de fois de revenir. OnUils commencé par recevoir de Moïse leur religion et leurs lois sans motifs, sauf à forger ensuite des livres pour justifier leur

pond aussitôt que les livres sont distingués parles différents rapports qu'ils ont aux lois, aux coutumes, aux histoires d'un certain temps, par le stylo même qui porte imprimé le caractère des âges et dos auteurs particuliers ; plus que tout cela, par la foi publique et par une tradition constante. Toutes ces choses concourent à établir les livres divins, a eu distinguer les temps, à en marquer les auteurs; et plus il v a eu de religion à les conserver dans leur entier, plus la tradition qui nous les conserve est incontestable.

u Aussi a-t-elle toujours été reconnue non-seulement par les orthodoxes, mais encore par les hérétiques, et même par les infidèles. Moïse a toujours passé dans tout l'Orient, et ensuite dans tout l'univers, pour ie législateur des Juifs, et pour l'auteur des livres qu'ils lui attribuent. Les Samaritains qui les ont reçus îles dix tribus séparées, les ont conservés aussi religieusement que les Juifs : leur tradition et leur histoire est constante, et il ue faut repasser que sur quelques endroits de la première partie pour eu voir toute la suite.

» Deux peuples si opposés n'ont pas pris l'un de l'antre ces livres divins: tous les deux les ont reçus de leur origine commune dès leti-mps deSalotuoD et de Uuvid. Des anciens caractères hébreux que les Samaritains retiennent encore, montrent assez qu'ils n'ontpas suivi Esdras qui les a changés. Ainsi le Pentateuque des Samaritains et celui des Juifs sont doux originaux complets, indépendants l'un de l'autre. La parfaite conformité qu'on y voit dans la substance du texte, justifie la bonne foi des deux peuples : ce sont des témoins fidèles qui conviennent sans s'être entendus, ou, pour mieux dire, qui conviennent malgré leurs inimitiés, et que la seule tradition, immémoriale de part et d'autre, a unis daus la mémo pensée.

» Ceux donc qui out voulu dire, quoique sans aucune raison, que ces livres étant perdus, ou n'ayant jamais été, ont été ou rétablis, ou composés de nouveau, ou altérés par Esdras; outre qu'ils sont démentis par Esdras même, le sont aussi par le Pentateuque qu'on trouve encore aujourd'hui entre les mains des Samaritains, tel que l'avaient lu, dans les premiers siècles, Eusèbe de Césarée, s:iiut Jérôme et les autres auteurs ecclésiastiques; tel que ces peuples l'avaient conservé dès leur origine : et une secte si faible semble ne durer si longtemps que pour rendre ce témoignage à l'antiquité de Moïse.

a Les auteurs qui ont écrit les quatre Evangiles ne reçoivent pas un témoignage moins assuré du consentement unanime des fidèles, des païens etdes hérétiques. Ce grand nombre de peuples divers qui ont reçu et traduit ces livres divin s aussitôt qu'ils ont été laits, conviennent tous de leur date et de leurs auteurs. Les paï ms n'ont pas contredit cette

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crédulité? I! n'y a point d'exemple d'un délire semblable dans l'univers.

Si les enfants mil cm de bonne foi

que la religion qui leur avail été enseignée par leurs pères était divine, ils n'ont pas pu croire qu'il fût per-

mis de l'arranger à leur gré, d'en falsifier les titres, ou de leur en substituer de nouveaux. Les livres de Moïse étaient écrits, sa législation civile et religieuse était établie avant que les autres livres de l'Ancien Tes-

traditmu: ni Celse, qui o sttaqué eai livres neréa

i;" 1 m lans l'oria -In , lu n ianisme; m Julien

l'apowia', quoi au'il n'ait rien ignoré m rien omis de oe qui pouvait les décrier; m aucun antre païen ne ta a jamais soupçonnés d'être supposés: au contraire, tons leur ont donm le mémei auteui les chrétiens. I.-'- hérétiques, ipiojqne .. ; '

l'autorité de ees livres, n'osaient «lire qu'Us oe fnssent pas des disciples de Noire-Seigneur. 11 y a eu pourtant il.' ces béré iqnes qui nnt vu les commencements de J'Egliee, et eus yens desqneli oui été écrits !•■- lii ras <'■•■ ! Evangile, Ainsi la : s'il y en aftt pu avoir, eûi été é* si ée Se ti pour réussir. 11 est rraî qu'après les apôtres, et lorsque l'Eglise était déjà étendue |<ar toute la terre Marcion ,.'. Hanès, constanunent les plus téméraires et les plus igoorants de tons let h. rétiques, malpré la traditi n venue des apôtres, continuée pai leur* disciples n par les évé lut - s qui il- avaient laissé leur chaire et la conduite des peup i reçue unanimement par to te i i çlise i lu. i. inné, obèrent -I reque trois Evangiles été s et que celui rie saint Luc, qi ,t aux

antres, ne ne suit pourquoi, puisqu'il n'éts l venu par une autre voie, ava.t été falsi -. Hais quelles preuves en d mnaient-i s ? de pures visions, nuls faits positifs. Ma disaient poor tonte raisoi ■'" m im ,,,;nt contraire à leurs sentiments devait nécessiin amenl ai ité

f>ar les apôtres, ei al h gua si t ] m- tonte | ,,s opii is mémei qu'on leur contestait , op qs

d'ailleurs si exl es et si manifestement lû-

seusé ,.i encore comment elles i ni pn

entrai d i tu l'esprit humain. M ■

pour accu» r la bonne foi de l'J glise, il fa la I

en nu [inauj différents des sien . on

T 1 " 1 me preuv ost tnte. Interpellés d'en prod i,

eux et leurs disciples, ils sont demeurés muets, et ont laissé par lenr preuve indubitable

qu'au second siècle du christianisme, ou ils ecri-

v.ufiit. il n'y avait pas seuJemeot un indi le

fausseté, m la moindre conjecture qu'on pût opposer a l.i u édition île ï glise.

» Que dirsi-je du consentement des !iwes de l'Eeriti mirable que tous les

temps du peupla de Dieu m- donnent les nui autres. ? Les temps dn second temple supposent • lu premier, et n. .n- ramènent .i Salomon. La paix n'est venue que par les combats; et le

'lu penplede Dien i s bot remonter jusqu'aux

juges, jusqu'à Josué et jusqu'è la sortie d'fig li. regardant tout un peuple sortir d'an royaume où il était étranger, on se eonvienl comment il y était entré. Les douze patriarebes paraissent aussitôt ; et un peuple qui ne e'esl jamais regardé que comme une seule ramille, nous conduit natureue- 1 Abraham qui en estls tige. Ce peuple est-il plus sage et moins porté à l'idolâtrie après le retoor île Babylone? C était l'effet naturel d'un grand châtiment que -■■- fa .t.-- passées loi avaient attiré. Si ce peuple se glorifie d'avoir m pendant pluaieni siècles des m i, nies que les antres peuple- n'ont jamais vus, il peut aussi se glorifier (revoir eu la connaissance .le Dieu qu'aucun antre n'avait. Que veut-on que siguifie U circoncision, et la fête des

tabernacle*, et lu paque, et les autres f tes célé-

brées rians la nation de temps immémorial, sinon les choses qu'on trouve marquées dans le livre de Moïse? Qu'un peuple distingué des antres par ans reJigi >ii et par des mœurs si particulières, qui conserve des son origine, sur le fondement de la création, et sur la foi de la Providence, une doctrine si suivie et si élevée, une mémoire si vive d'une longue suite de faits si nécessairement enchaînés, des cérémonies si réglées et des coutumes si universelles, ait été sans une histoire qui lui marquât son origine, et sans une loi qui lui prescrivit ses - mti mes pendent mille ans qu'il est démettre en état; et qu'Esdras ait commencé à lui vouloir donner tout a coup, sons le nom de Moïse,

avec l'histoire de ses antiquités, la loi qui formait

quand ce peuple devenu captif a vu son ancienne monarchie renversée de fond en comble : quelle fable plus incroyable ponrrait-on jamais inventer ? et peut-on y donner créance, sans joindre l'ignorance au blasphème?

i Pour perdre une telle loi, quand on l'a une fois reçue, d faut qu'un peuple soit exterminé, ou que, f 11 div.-rs i ImnL'einentS, il en soit venu à 'n'avoir puisqu'une idée eunTuse de son origine, de sa reli- L'inn et il'- ses coutumes. Si ce malheur est arrivé an peuple juif, •■! que la loi, si connue sons Sédécias, se soit perdue soixante ans après, malgré les d'un Ezéchiel, d'un Jérémie, d'un Baruch,

d'un Daniel, ni it un recours perpétuel à cette

s i nu que t ndemeot de la religion et de I" polies de leur peuple: si, dis-je, la loi s'est perdue maigri grands hommes, sans compter les autres, et naos le temps que cette loi avait ses martyrs, comme le montrent les persécutions de Daniel et des trois enfants ; si rependant, malgré tout cela, '-Ile -'.'-t perdue en si peu de temps, • ■' d'-meiue m profondément oubliée nl| '|| soit permis a Esdras de la rétablir a safantaisie, ce n'était

B seul livre qu'il lui fallait fabriquer. U lui fallait composer en même temps tous les pr >phètes anciens et nouveaux, c'est-à-dire ceux qui avaient écrit et devant et durant la captivité, ceux que le peuple avait vu écrire, aussi bien que ceux dont il conservait la mémoire ; et non-seulement les

tètes, mais encore les livres de Salomon, et les psaumes de Itavid, et tons les livresd'hîstoire,

puisqu'à peine se trouvera-t-il dans toute cette

histoire an seul fait considérable, et dans tous ceautres livres un seul chapitre, qui, détaché de Moi-c, tel que nous l'avons, puisse subsister un seul moment. Tout y parie de Moïse: tout v e-t I >odé sur Holse : Bt lu chose devait être ainsi, puisque Moïse, et sa loi, et l'histoire qu'il a écrite, était en effet dans Le penp'e juif tout le fondement -le U conduite publique et particulière. C'était en vél lié .i Esdras une merveilleuse entreprise, et bien nouvelle dans le monde, de faire parler en même temps par Moïse tant d'hommes de caractères et de styles différents, et chacun d'une manière uniforme et toujours semblable à elle-mè-me,; et fanre accroire tout a coup a tout un peuple que ce sont lu les livres anciens qu'il a toujours révérés, et les nouveaux qu'il a vu faire, cou. me s'il n'avait jamais oui parler de iien, et que la mnnais-ance du temps présent, aussi bien que celle du temps passé, fut tout à coup abolie. Tels sont les prodicres qu'il faut croire, quand

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tanient eussent paru, les derniers supposent les premiers; on n'a pas pu en forger ni en altérer un seul, sans s'exposer à être confondu par les précédents, ou par d'autres auteurs plus fidèles et mieux instruits.

VOyei PBOTATROQtTE, HISTOIRE SAINTE.

De même les premiers chrétiens n'ont pu avoir aucun intérêt de renoncer aujudaïsine ou au paganisme, pour emb'rasserune nouvellereligion détestée et persécutée partout ; il a

on ne vent pas croire les miracles du Tout-Puissant, ni recevoir le témoignage par lequel il est constant qu'un a dit atout UO grand peuple qu'il les avait vus doses yeux.

i Mais si ce peuple est revenu .le Bnbylnne dans la terre de ses pères si nouveau et si ignorant, qu'à peine so snnvint-il qu'il eilt été, en sorte qu'il ait rein «ans examiner tout ce qu'Esdras aura voulu lui donner; comment donc voyons-nous dans le livre qu'Esdras a écrit, et dans celui de Néhômias son contemporain, tout ce qu'on y dit des livres divins? Qui aurait pu les nn'ir parlor de la loi de Moïse en tant d'endroits, et publiquement, comme d'une chose connue do tout le monde, et que tout le monde avait entre les mains ? Eussent-ils osé i par le les fêtes, les sacrifices, les céréin >nie», la forme de l'autel rebâti, les mariages, la police, et en un mot tontes choses, on disant sans cosse que 1 ml se faisait " selon qu'il avait été écrit dans la loi de Moïse serviteur de Dieu? ■

■ ladrai ji e«t nommé du docteur en la loi

. que Dieu omit donnée à lsraél, par Moise, » et r'osl suivant cette loi, comme parla règle qu'il avait • ■■■in', qn'Artnxerxe lui ordonnede

visiter, de régler et de réformer le peuple en ton - «es. Unei l'on voit que les gentils mêmes connaissaient la loi de M. use nomme celle que tout le peuple et tous ses docteurs regardaient de tout temps comme leur règle. Les prêtres et les lévites sont disposés par les villes; 1 -ors fonctions et leur ran*: sont réglés « selon qu'il était écrit dans la > loi de Moise. » Si le peuple fait pénitence, c'est des transgressions qu'il avait commises contre cette loi : s'il renouvelle l'alliance avec Dieu par une souscription expresse do tons les particuliers, c'est sur le fondement de la même loi, qni pour cela est i lue hautement, distinctement et intelligiblement, soir et matin durant plusieurs jours, à tout le peuple assemblé exprès, comme la Loi de leurs pères; tint hommes que femmes entendant pendant la le ■ture, et reconnaissant les préceptes qu'on leur avait appris dès leur enfance. A ec quel front Es.lrns aurait-il fait lire à tut un grand peuple, comme connu, un livra qu'il venait de forger ou d'accommoder à sa fantaisie, sans que personne y remarquât la moindre erreur ou le moindre changement? Toute l'histoire des siècles passés était répétée depuis le livre de la Genèse jusqn'uu temps où l'on vivait. Le peuple, qui souvent avait secoué le joug de cette loi, se laisse charger de ce lourd fardeau sans peine et sans résistance, convaincu par expérience que le mépris qu'on en avait fait avait attiré tous les maux où on se voyait plongé. Les usures sont réprimées selon le texte de la loi, lès propres termes en étaient cités, les mariages contractés sont cassés sans que personne réclamât. Si la loi eut été perdue, ou en tout cas oubliée, aurait-on vu tout le p 'uple agir naturellement en conséquence de cette loi, comme l'ayant toujours présente? Comment est-ce que tout le peuple pouvait écouter Aggèe, Zacharie et Malarhie, qni prophétisaient alors, qui, comme les autres prophète? leurs prédécesseurs, ne leur prêchaient que « Moise et la loi qne Dieu lui avait donnée en Horeb : » et cela comme une chose connue et de tout temps en vigueur dans la nation? Mais comment dtt-on dans

le même temps, et dans le retour du peuple, que tout ce peuple admira l'accomplissement de l'oracle de .lérémie touchant les soixante-d x ans de captivité? Ce Jérémie, qu'Esdras venait de forger avec tous les autres prophètes, comment a-t-il tout d'un coup trouvé créance? Par quel artilice nouveau at-ou pu persuader à tout un peuple, et aux vieillards qui avaient vu ce prophète, qu'ils avaient toujours attendu la délivrance miraculeuse qu'il leur avait annoncée dans ses écrits? Mais tout cela sera encore supposé : Esdras et Néhémias n'auront point écrit l'histoire de leur temps, quelque autre l'aura fait sous leur nom, et ceux qui ont fabriqué tous les autres livres de l'ancien Testament minuit été si favorisés de la postérité, que d'autres toi -nies leur en auront supposé à eux-mêmes, pour donner créance h leur imposture.

n On a ira honte sans doute de tant d'extravagances; et au lieu de dire qu'Esdras ait fait tout d'un coup paraître tant de livres si distingués les uns des autres par les caractères du style et du temps, on diia qu'il y aura pu insérer les miracles et les prédictions qui les font passer pour divins : erreur plus grossière encore que lu précédente, puisque ces miracles et ces prédictions sont tellement répandus dans tous ces livres, sont tellement inculqués et répétés si souvent, avec tant de tours divers et une si grande variété de fortes figures, en un mot en fonUellement tout lo corps, qu'il faut n'avoir jamais seulement ouvert ces saints livres, pour ne voir pas qu'il est encore plus aisé de les refondre, pour ainsi dire, tout-à-fait, que d'y insérer les choses que les incrédules sont si fnchés d'y trouver. Et quand même on leur aurait accordé tout ce qu'ils demandent, le miraculeux et le divin est tellement le fond de ces livres, qu'il s'y retrouverait encore malgré qu'on en eut. Qu'Esdras, si on veut, y. ait ajouté après coup les prédictions des choses déjà arrivées de son temps : celles qui se sont accomplies depuis, par exemple sous Antioehus et les Machabées, et tint d'antres que l'on a vues, qui les aura ajoutées? Dieu aura peut-être donné à Esdras le don de prophétie, afin que l'imposture d'Esdras fût plus vraisemblable; et on aimera mieux qu'un faussaire soit prophète qu'Isale, ou qie Jérémie, ou que Daniel : ou bien chaque siècle aura porté un faussaire heureux, que tout le peuple en aura cru, et de nouveaux imposteurs, par nu zèle admirable de la religion, auront sans cesse ajouté aux livres divins, après même qne le canon aura été clos, qu'ils se seront répandus avec les Juifs par toute la terre, et qu'on les aura traduits en tant de langues étrangères! N'eot-ce pas été, à force de vouloir rétablir la religion, la détruire par les fondements? Tout un peuple laisse-t-il donc changer si facilement ce qu'il croit être divin, soit qu'il le croie par raison ou par erreur ? Quelqu'un peut-il espérer de persuader aux chrétiens, on même aux Turcs, d'ajouter un seul chapitre on à l'Evangile, ou a l'Aleoran? Mais peut-être que les Juifs étaient plus dociles que les autres peuples, ou qu'ils étaient moins religieux à conserver leurs saints livres. Quols monstres d'opinions se faut-il mettre dans l'esprit, quand on veut secouer le joug de l'autorité divine, et ne régler ses sentiments, non plus que ses mœurs, qne par sa raison égarée ?

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fallu commencer par croire la vérité des faits publiés par les apôtres, leur mission divine, par conséquent la divinité do celle religion. Les différentes Eglises ou sociétés formées par les apôtres, une fois imbues de

cette croyance, et dispersées en différents pays, ont-elles pu être réunies, par un même intérêt, à commettre une même fraude, qu'elles ont dû regarder comme une impiété?

Si l'une d'elles, ou si un imposteur

Les difficultés i/u'on forme contre l'Ecriture sont awées à vaincre par les hommes de bons sens et d bonne foi.

» Qu'on ne dise pas que la discussion do ces faits est embarrassante; car, quand elle le serait, il faillirait mi s'en rapporter a l'autorité de l'Eglise et à la tradition de tant de siècles, ou pousser l'examen jusqu'au bout, et ne pas croire qu'on en fût quitte pour dire qu'il demande plus de temps qu'on n'en veut donner à son salut. Mais an fond, sans r muer avec un travail infini les livres des deux Testaments, il ne fuut que lire le livre des psaumes où sont recueillis tant d'anciens cantiques du peuple de Dieu, pour y voir, dans la plus divine poésie qui fut jamais, des monuments immortels de l'histoire de .Moïse, do celle des Juges, de celle des Huis, imprimés par le (liant et par la mesure dans la mémoire des hommes. Et, pour le Nouveau Testament, les seules Epitres do saint Paul, si vives si originale», si fort du temps, des affaires et dos mouvements qui étaient alors, et enfin d'an caractère si marqué; ces Epitres, dis-je, reçues par les églises auxq 'elles elles étaient adressées, et de là communiquées aux inities églises, suflirir eut pour convaincre les esprits bienfaits que tout est sincère et original dans les Ecritures que les apôtre» nous ont laissées.

» Aussi se BOntiennent-elte» es unes les antres avec une force invio ible. Les Actes des apôtres ne font quo continuer l'Evangile; leurs Epitres le supposent nécessairement. Mais, afin que tout soit d'accord, et les Actes, ei les Epi res, et les E>an- Kiles, réclament partout les anciens livres des Juif-: saint Paul et les autres apôtres ne cessent d'alléguer ce que Moïse n dit, ce qu'il a écrit, ce quo les prophètes ont d t et écrit après Moi e. Jé-us- Chiisl appelle en témoignage lu loi de Moïse, les prophètes et les psaumes, comme des témoins qui déposent tous de la même vérité. S'il veut expliquer ses mystères, il commence /un- Moïse et par les prophètes ; et quand il dit aux Juifs ave Moïse a écrit de lui, il pose pour fondement ce qu'il y avait dé plus constant parmi eux, et les i amène à la source même de leurs traditions.

« Voyous néanmoins ce qu'on oppose à une autor.té si reconnue et nu consentement de tant de siècles : car, puisque de nos jours on a bien osé publier, en tontes -nrtes de langues, des livres contre 1 Ecriture, il ne faut point dissimuler ce qu'on dit pour décrier ses antiquités. Que dit on donc pour autoriser la supposition du Pen'atenque ? et que pent-nn objecter a une tradition de trois m Ile ans, soutenue par sa propre force et par la suite des choses? Rien de suivi, rien de positif, rien d'important : des chicanes sur des nombres, sur des feux, on sur des noms : et de telles observations qui, dans toute autre matière, ne passeraient tout au plus que pour de vaines curiosités incapables de donner atteinte au fond des choses, nous sont ici alléguées comme faisant la décision de l'affaire la plus sérieuse qui fût [amais.

■ 11 y a, dit-on, des difficultés dans l'histoire de l'Ecriture. Il y en a, sans doute, qui n'y seraient /■as si le livre était moins ancien, ou s'il avait été

supposé, comme on l'ose dire, par un homme habile et industrieux, ou si l'on eut été moins reli»ieui à le donner tel qu'on le trouvait, et qu'on eût 1 pris la liberté d y corriger ce qui laisait de la peine. Il y a les difficultés que fait un long temps, lorsque les lieux ont changé de nom ou d'état, lorsque les dates sont oubliées, lorsque les généalogies ne sont plus connues, qu'il n'y a plus de remède aux fautes qu une copie tant soit peu négligée introduit si aisément en de telles ch ses, ou que des faits échappés à la mémoire des hommes laissent de l'obscurité dans quelque partie de 1 histoire. Mais enfin cette obscurité est-elle dans la suite même, ou dans le fond de l'affaire? Nullement : tout y est suivi- et ce qui reste d'obscur ne sert qu'a faire voir d'ans les livres suints une antiquité pins vénérable.

» Mais il y a des altérations dans le texte : les anciennes versions ne s'accordent pas; l'hébreu, en divers endroits, est différent de lui-même; eî le texte des Samaritains, outre le mot qu'on les'accuse dy avoir changé exprès en faveur de leur temple de Garizrm, diffère encore en d'antres endroits de celui des Juifs. Et de là que conclura-t-on ? que les Juifs ou Esdras auront supposé le Peiitnteuque au retour de la captivité? C'est justement tout le contraire qu'il faudrait conclure. Les différences du Samaritain ne servent qu'à confirmer ce que nous avons déjà établi, que leur texte est indépendant de celui des Juifs. Loin qu'on puisse s'imaginer que res schismatiqnes aient pris quelque chose des Juifs et d'Esdras, nus avons vu, au contraire, que c'est eu haine des Juif- et d Esdras, et en haine du premier et du second temple, qu'ils ont inventé leur cbi, mère de Geriziur. Qui ne voit donc qu'ils auraient plutôt accusé les impostures des Juifs que de les suivre? Ces rebelles, qui oot m. prisé Esdras et tous les prophètes des Juifs, avec leur temple et Salomon qui l'avait bâti, aussi bien que David qui en avait désigné le lieu, qu'ont-ils respecté dans leur Pentuteuque, sinon une antiquité supérieure non-seulement à celle d'E-dras et des prophètes, mais encore à celle de Salomon et de Duvid, en un mot, l'antiquité de Moïse, dont les deux peuples conviennent? Combien donc est incontestable l'autorité de Moïse et du Pentateuque, que toutes les objections ne font qu'affermir!

< Mais d'où vieunentees variétésdes textes et des versions? d'où viennent-elles eu effet, sinou de l'nntiquilé du livre n ême.qiii a passé parles mains de tant de copistes, depuis tant de siècles qrre la langue dans laquelle il est écrit a cessé d'être commune ?

» Mais laissons les vaines disputes, et tranchons en nu mot la difficulté par le fond. Qu'on me dise s'il n'est pas constant que, de tontes les versions et de tout le texte, quel qu'il soit, il en reviendra toujours les mêmes bus, les mêmes miracles, les mêmes prédictions, la même suite d'histoire, le même corps de doctrine, et enfin la même substance Eu quoi nuisent, après cela, les diversités rie textes ? Que nous fallait-il davaut. ge que ce fond inaltérable des livres sacrés; et que pouvionsnous demander de plus à la divine Providence? Et pour ce qui est des versions, est-ce une marque de supposition ou de nouveauté, que la langue de 1 Ecriture soit si ancienne qu'on en ait perdu les

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particulier l'avait entrepris, aurait-il omper toutes ses sociétés?

Nous concevons que de nouveaux docteurs, ambitieux d'établir une doctrine opposée à celle des apôtres, ont été personnellement intéressés à faire des livres sous le nom de ces nnages respectés, afin de tromper plus aisémenl leurs prosélytes; mais «eux qui l'ont fait ont été bientôt démasqués et ronfondus. Quant

aux livres supposés de bonne foi, et sans aucun dessein de tromper, nous verrons ailleurs qu'ils ne dérogent en rien à l'authenticité des écrits véritablement apostoliques. Voy. APO- CRYPHE.

3° L'authenticité d'un livre ne dépend point de la nature des choses qu'il renferme ; qu'elles soient vraies ou fausses, raisonnables ou absurdes, claires ou inintelligibles, cela

dilicatessee el qu'on «e treeye empeené à en ren-

i tout* la lon-e dana la der-

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Il- merveille que «eux qui

ont continué son bietoira aient ajoute sa fin bienu tiooa, afin de faire du

tout "" mÉ lorpat Pour les mines mil »,

I n ce quelqne loi nouvelle,

.,.,' quelque i felle eéréaionie, quelque dogme,

mira, i,-. quelque prédiction ! On u'j songe

n a paa le m. un. lie soupçon

ni le moindre m, lue: c'eût été ajoutera l'œuvre de Dieu le loi l'avail défendu, et le scandale qu'on , ,,( U ueé eùl été borrible. Quoi dune? ooauracuntn,,i,. pout-ê ra une généalogie commencée : on aura pent-etre expliqnêun nom de ville changé par i,-. tempa; fe l'occaaion de la manne dont le peuple

n durant quarante uns, un aura marqué

. ta cette nourriture céleste, et ce fait, écrit depnia dane nn antre livre, sere demeuré par , le Hoise, eomme on tait constant et public, dont tout le peuple était témoin; quatre nu eioq remarques de cette nature, faites par Josué, ou par Samuel, ou par quelque autre prophète d'uno pareille antiquité, parce qu'elles ne regardaient que des faits notoires, et où conetam- ,, s avait point de difficulté, auront uatn- :,t | aaaé dans le texte, et la même traili- ,ura rapportées avec tout le reste :

aussitôt tout sera ] erdti ; Eadraa sera accusé, quoique le Bemaritain, où eea remarques se trouvent, nous niuulre qu'elles ont one antiquité

seule-

snnt une nouvelle preuve, de sincérité et de bonne foi, non-seulement dans ceux qui les ont faites, mais

encore daoa i x qui les out transcrites, A-t <ui ja-

maia jugé da l'autorité, je ne dis pas d'un livre divin, mais de quelque livre que ce soit, par d< s raisons si légères? Mais c'est que l'Ecriture est un

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