‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 3 (volume 5)Chapitre 15 sur 110 · PRÉCIS HISTOHIQDE DE LA DÉFINITION · texte numérisé non relu

PRÉCIS HISTOHIQDE DE LA DÉFINITION

« En 1849 10 évêques et archevêques de France, 40 évêques du royaume de >iaples, 80 archevêques et' évêques de toutes les parties du monde, les ordres religieux, les chapitres, une foule d'Églises particulières s'adressèrent au Saint-Siège pour le prier de trancher définitivement la question et d'élever au rang de dogme la pieuse doctrine de l'immaculée conception de la Ste Vierge. Pie IX, sans obtempérer directement à cette demande, adressa, le 2 février 1849, une Encyclique à tous les évêques du monde, pour leur demander quelle était sur cette question la croyance de leur troupeau et leur croyance personnelle, atiu de constater ainsi l'opinion unanime de toute l'Église.

« Déjà, dans le courant de 1847 ou au commencement de 1848, le pape Pie IX avait nommé une commission de consulteurs, et leur avait soumis la question de savoir si la pieuse croyance eu l'immaculée conception pouvait, d'après les usages de l'Église catholique, être solennellement définie.

« Lorsque le Saint-Père fut obligé de quitter Rome, à la lin de 1848, et de se réfugier à Gaëte, il fit continuer les travaux de, la commission sur la terre d'exil. À plusieurs reprises il réunit les cardinaux exilés comme lui , et prit leur avis sur le projet de définir la prérogative de la Mère de Dieu.

Ce fut de Gaëte qu'il adressa, le 2 février 1849, à tous les évêques du monde la célèbre Encyclique citée plus haut.

« Sur environ 750 cardinaux, patriarches, archevêques, évêques et vicaires apostoliques que l'Église compte dans son sein, plus de 000 répondirent au Saint-Père, et si l'on tient compte des noms omis, des cas de maladie, de mort, de vacance de siège, de lettres égarées, vu les distances, on peut dire que l'épiscopat tout entier répondit à l'Encyclique du 2 février

A côté du mouvement de l'épiscopat et des fidèles se produisit le mou-

1 CON

vement des théologiens et des docteurs (1), dont les nombreuses publications étaient autant de manifestations de la croyance générale. Pie IX voulut qu'elles fussent reproduites à la suite des réponses des évêques, comme des documents contemporains de la grande cause qu'il allait juger, et c'est ainsi que furent successivement publiés, à Rome, 10 volumes de documents authentiques, intitulés : Pareri sulla deflnizione dogmatiea d'cll' lmmacolato Concepimento délia B. Vergine Maria, rassegnati alla Santità di Pio IX, P. M., in occasione délia sua enciclica data du Gaeta, il 2 febrajo 1849, Roma, 1851-1854, qui furent communiqués aux théologiens consulteurs à mesure qu'ils parurent, et dont un exemplaire complet fut remis à tous les évêques présents à Rome lors de la solennité de la définition.

« En 1852 le Saint-Père nomma une commission spéciale, sous la présidence du cardinal Fornari, se composant de Mgr Caterini, aujourd'hui cardinal, du chanoine Audisio, des PP. Perrone, Charles Passaglia, Schrader, Jésuites, du P. Spada, Dominicain, et du P. Tonini, Conven-

(9) Il faut, parmi eus travaux, citer ceux du P. Rivarola, Bénédictin de Sicile (1822); du cardinal Lambriiscliiiti [sud' Immacolato Concepimento di Maria, Home, in-S°, 18431; du P. Perrone, S. J. (de Immaculato B. V. Mariai Conceptu, in-8o, Rome, IS48); du P. Marin Spada, Dominicain [Dissertation destinée à expliquer la pensée de S. Thomas d'Aquin sur le mystère de l'Immaculée Conception); du P. Bianekèri, prêtre de la Mission ( Veto in forma ne dissertazione sulla definizione dogmatica dell' Tmmacol., etc., etc., Tivoli, 1848) ; du P. Bigoni (in Lode di Maria sanlissima, senza macchia concetta, Veoezia, 1849) ; de Maria Diez de Soloano, docteur et professeur de théologie à l'université de Mexico ( Theoloqica de Imm., etc., etc., dissertation, Mexici, 1849); du chapitre et de l'université de Guadaiajara {Dictamen sobre la Immaculada, etc., 1849 ; du docteur Aguila [Diclamen sobre el mysterio de la Immaculada, etc., etc., 1856, Durango), et surtout le plus remarquable de tons, celui de dom Guéranger. abbé de Soiesme {Mémoire sur la question de l'Imm. Conc. de la très-sainte Vierqe, Paris, 18H0), et celui du P. Passaglia (de lmmaculato Dciparx semper virginis Conceptu Caroh Passagiia, S. J. C, commentarius (*), Rome, 1854), etc., etc. Voirie détail de tous les ouvrages publies à ce sujet dans le livre de Mgr [Union, évèque de Bruges ({'Immaculée Conception de la bienheuj*eue Vierge Marie, considérée comme dogme de foi), Bruxelles, 1857, t. II, p. 335 sq.

(l)La bulle de définition a été^cnlquée sur cet ouvrage.

CON

CON

tuel, remplacé après sa mort par le P. Trullet, du même ordre.

« Cette docte assemblée établit, d'un commun accord, les principes suivants, qne l'on peut considérer comme un modèle de critique en matière de théologie :

« I. Pour qu'une doctrine puisse être déiinie il n'est pas nécessaire que les opinions n'aient jamais varié à son égard dans l'Église, que les fidèles et les maîtres de la loi aient toujours été d'accord.

« 2. 11 n'est point nécessaire qu'on ne puisse alléguer aucun passage de l'Écriture en apparence contraire à cette doctrine.

« 3. 11 n'est point nécessaire qu'on puisse alléguer, en faveur de cette doctrine, des témoignages explicites ou implicites de l'Écriture sainte. Une " doctrine peut être définie sur l'autorité de la tradition seule, sans le témoignage de l'Écriture.

« 4. Il n'est pas nécessaire, pour constater la tradition, qu'on produise une série non interrompue de témoignages des Pères, série qui remonterait aux apôtres pour descendre jusqu'à nous.

« Après avoir établi ces règles négatives, la commission détermina les caractères positifs auxquels on reconnaît une doctrine susceptible d'être définie, savoir :

« 1. Que l'on produise quelques témoignages solennels , décisifs, qui renferment la doctrine à définir ;

« 2. Que l'on puisse indiquer un ou plusieurs principes révélés qui renferment la doctrine à définir ;

« 3. Qu'on ne puisse nier cette doctrine sans renverser un ou plusieurs articles de foi certains ;

« 4. L'accord actuel de l'épiscopat catholique ;

« 5. La pratique de l'Église.

a La commission fut unanime au sujet de la possibilité et de l'opportunité de la définition.

« Le Saint-Père soumit encore ce travail à l'examen de deux nouvelles commissions extraordinaires, l'une composée de dix-neuf cardinaux, l'autre des prélats et des théologiens les plus savants de Rome, parmi lesquels on distinguait les prélats Bar-

nabe, Capalti, les PP.Spada,Perrone, Passaglia, Theiner, de l'Oratoire, de Ferrari, de l'ordre de Saint-Dominique, sous la présidence du cardinal Fornari.

« A l'exception de deux membres, tous les théologiens réunis furent d'avis que le privilège de la sainte Vierge était solidement prouvé par des arguments tirés de la sainte Écriture, des monuments de la tradition, de la doctrine, du magistère et de l'esprit de l'Église, et de la déclaration du concile de Trente. Tous, à l'exception d'un seul, jugèrent que le saint-Siège pouvait prononcer la définition du mystère de la Conception Immaculée de Marie. Ce fut aussi l'avis unanime des cardinaux (1).

« La relation italienne de ces faits fut remise aux cardinaux avant le consistoire du 4 décembre 1854, et un abrégé en latin fut offert aux évoques réunis à Rome pour assister à la définition. Trente ou quarante évèques étrangers avaient été invités par le Saint-Père à assister à la solennité de la définition.

« Beaucoup d'autres prélats se rendirent à Rome. Le souverain Pontife soumit à leurs délibérations le projet de bulle déjà élaboré par les théologiens consulteurs et par la congrégation des cardinaux.

<( Les évoques présents à Rome se réunirent, le lundi 20 novembre 1 854, au palais du Vatican, dans la grande salle ducale, sous la présidence des cardinaux Brunelli, Caterini et Santucci. Le cardinal Brunelli déclara que le Saint-Père désirait entendre leur avis sur le projet de bulle qu'il avait fait préparer, mais qui ne répondait pas encore tout à fait à sa pensée; que le Pape n'avait pas eu l'intention de réunir les évêques en concile, ni d'autoriser une discussion sur le fond de la question ou sur l'oppoi'tunité de la définition. Aussi les observations portèrent-elles sur la valeur des arguments allégués dans le projet et sur l'opportunité de publier

(1) Brève relazione di quanto si e operato délia Santita di nostro signore Pio P. IV, e de seniimenti mnnifestati dall' episcopato e dai consultori sull' argomenta dell' Immacolata Concezione di Maria santissima. Rome, 1835.

CON

la bulle dans une forme plutôt que dans une autre.

« Deux prélats, l'un Français, l'autre Italien, ayant demandé au cardinal président s'il ne convenait pas de faire mention dans la bulle du vœu et même du jugement de l'épiscopat, un des prélats assistants répondit que les évèques n'étant pas réunis en concile, n'avaient pas à prononcer de jugement dogmatique, qu'il n'y avait par conséquent pas lieu de faire mention, dans la bulle, d'un jugement qui n'existait pas; que la croyance unanime des évèques était assez connue, qu'elle était écrite à chaque page du recueil de leurs réponses publiées par le Pape, et constatée par leur présence ; qu'il valait infiniment mieux que le souverain Pontife prononçât seul la délinition, atin que ce jugement solennel fût catholique dans sa forme comme il l'était pour le fond :

pour le fond, parce que l'Église seule se préoccupait des prérogatives et de la gloire de la Mère de Dieu ; que les sectes dissidentes semblaient conspirer à la couvrir d'injures et d'opprobres; que leurs blasphèmes retentissaient partout; que les Catholiques seuls traitaient la sainte Vierge comme leur mère et l'aimaient de tout leur cœur; dans sa forme, parce que les communions séparées, pouvant prendre certaines décisions dogmatiques dans la forme synodale, à la majorité des voix, étaient incapables d'établir et de faire prévaloir une décision dogmatique par voie d'autorité; qu'elles n'avaient pas de pasteurs, pas de docteurs munis d'une mission divine, ayant reçu du Ciel la promesse de l'infaillibilité; que l'Église catholique seule possédait une hiérarchie d'institution divine, dont le chef suprême ne pouvait faillir en matière de foi, obligeant tous les enfants de Dieu à adhérer à sa croyance ; que, 'si le souverain Pontife prononçait seul la délinition de Ylmmaculée Conception, à laquelle tous les fidèles adhéreraient spontanément, sonjugemrnl fournirait une démonstration pratique de l'autorité souveraine de l'Église en matière de doctrine et de l'infaillibilité dont ,Iésus-Christ a investi son vicaire sur la terre.

CON

« Ces délibérations, auxquelles assistèrent jusqu'à 120 prélats, durèrent du 20 au 24 novembre, tandis que les cardinaux, suivant l'usage, furent consultés à part, en consistoire secret, le 1er décembre.

« Lorsque le Saint-Père eut constaté l'assentiment unanime du sacré collège à son dessein, il annonça qu'il prononcerait la délinition le 8 décembre suivant.

« En effet, le 8 décembre 1834, à huit heures du matin, le Saint-Père se rendit processionnellement, avec tous les évèques, du Vatican à Saint- Pierre, où fut célébrée la messe pontificale.

« Après l'Évangile et une allocution dn doyen du sacré collège, le cardinal Macchi réclama respectueusement, au nom de l'Église, le décret dogmatique de l'Immaculée Conception. Le Ycni, Creator, fut chanté par toute l'assemblée à genoux ; puis le souverain Pontife, se tenant debout devant son trône, prononça, au milieu du plus profond silence d'une assemblée composée de cinquante mille personnes, d'une voix forte, claire et distincte, la délinition du mystère de l'Immaculée Conception.

« Cette lecture achevée, le cardinal doyen pria le Saint-Père de rendre ce décret public par une bulle authentique; les protonotaires apostoliques et le promoteur de la foi dressèrent le procès-verbal de cet acte solennel.

« A peine le Pape avait-il terminé les dernières paroles de la délinition qie le canon du château Saint-Ange annonça le grand événement à la ville sainte; toutes les cloches de Rome furent mises en branle et les maisons ornées comme par enchantement.

« Le samedi, 9 décembre, le Saint- Père réunit les évèques avec le sacré collège dans le Vatican et prononça devant eux une allocution qui fut publiée dans toute. l'Europe; les prélats reçurent le catalogue authentique des cardinaux, patriarches, archevêques et évèques, qui avaient assisté à la définition (1), l'image de la Vierge

(i) Les viugt prélats français étaient : les caidi-

CON

CON

immaculée, gravée d'après le type approuvé parSa Sainteté, et une médaille en or, portant d"un côté l'effigie de la Vierge sans tache et de l'autre cette inscription : Mariée sine labe conceptse Piim IX P. M. ex auri Australix primitiis sibioblatis cudijiissit Ylldibusdecem.br. ann. MDCCCLIV.

« Une neuvaine d'actions de grâces fut célébrée dans presque toutes les églises ; elle fut suivie avec le zèle le plus pieux par les lidèles, et les temples saints ne désemplirent pas pendant cette quinzaine de fêtes et de prières.

« A Saint-Louis des Français l'affluence fut considérable aux offices, et Mgr l'évèque d'Orléans y prêcha les 13, 14 et 15 décembre.

« De Rome la grande fête s'étendit peu à peu au monde entier. Dans un grand nombre de diocèses les évèques réunirent en un seul opuscule les relations diverses des fêtes célébrées à cette occasion, et tirent déposer tous les récits épars dans les archives épiscopales de la Rochelle, Luçon, Strasbourg, Venise, Milan, Bergame, Turin, Païenne, Naples, Sôville, Barcelone, Palma, Saint-Pollen en Autriche, Malines, Bahia au Brésil, etc.

« Mais Mgr de Morlhon, évèque du Pur, alla plus loin qu'aucun de ses collègues ; après avoir élevé dans son diocèse, à la mémoire de la définition dogmatique, le monument artistique le plus colossal qui ait été érigé dans ce genre, il voulut y ajouter un monument littéraire qui fut en proportion avec le premier, en formant une collection de tous les documents historiques, de 1849 à 1860, qui se rapportent au grand acte de Pie IX. Il ordonna que dans la basilique de Notre-Dame du Puy fussent déposés et conservés les récits de ce qui avait

été fait dans le monde entier à l'oc" casion de la définition dogmatique. Il confia l'exécution de ce plan à un des prêtres les plus respeclables et les plus savants de son diocèse, M. Dominique Sire, alors directeur et professeur de son grand séminaire, aujourd'hui directeur et professeur au séminaire de Saint-Sulpicc, à Paris.

« L'abbé Sire parvint, en 1835, à réunir tous les documents de la France ;il lui fallut les quatre années suivantes (1836-1859) pour obtenir ceux des pays étrangers, et il forma ainsi une bibliothèque qui renferme la matière de plus de 300 volumes, de toute langue et de tout format, et se composant des actes du Saint- Siège (lj, des actes épiscopaux (2), des ouvrages théologiques, des travaux des commissions nommées par Pie IX pour l'examen de la question, des travaux postérieurs à la définition publiés eu Italie, en France, en Belgique (3), en Espagne, en Allemagne, clans les pays de langue anglaise, en Suède; des sermons prêches, de 1,854 à 1860, sur ce sujet dans toutes les parties du monde; de tous les journaux religieux, de toutes les Revues périodiques de l'Europe et de lAmérique, de 1834 à 1860; des principales publications faites contre la délinition, la plupart prohibées par la congrégation de l'Index; du récit des fêtes célébrées dans tous les pays catholiques à cette occasion ; des documents recueillis sur les monuments destinés à. perpétuer le souvenir du 8 décembre 1834, dissertations, iconographies, relations, œuvres d'art, médailles, colonnes, statues (4), chapelles, églises, constructions diverses, gravures, albums, poésies et chants, musique, liste des associations de prières établies à celte occasion.

« Enfin, non content d'avoir formé

naux de Donald, archevêque de Lyon ; Mathieu, archevêque do Besancon; Gousset, archevêque de Reims; les archevêques [larciatoles, d\\ix; Sibour de Paris ; fjehelny. d'Avignon ; les évèques de JMa-

senod, de Marseille- Bouvier, d\\ Mans, Chartrouse, de Valence; de Vesin, d'Amen; Do'iey, de Montanban ; de Morlhon, dti Puy; d Snlinis, d'Amiens; Duponloup , d'Orléans ; Despr'Z, de Saint -Denis (Martinique) ; Fallu dit Pure, du Blois; Lyonn't, de Suint-Flonr ; Befjuault, de Chartres; Ginoulhiac, de Grenoble; Tinnwche if! Adras (in part.).

(1 ) EncycLiqnes, allocution?, etc.

(2) Réponses des évèques et instances faites u Grégoire XVlpar quuiauie-neuf é* êques de France; instances faites à Pie IX, lettres pastorales.

(S) L'ouvrage '!■• Btgr Matou, évoque de Bruges, 2 vol. iu-So, est le plu- important de cens qui ont paru depuis la di'liiiiuuu comme celui dn P. Passaijlia était le plus important avant cette définition.

(4) Dans un seul diocèse de France ou érigea plus de 500 statues de la Sto Vierge en souvenir du 8 décembre 1354,

CON

CON

cette précieuse collection, l'abbé Sire eut, dès 1860, la pensée de faire traduire dans toutes les langues la bulle Ineffabilis, et de la mettre aux pieds du souverain Pontife, qni daigna agréer cette offrande.

« Ces traductions, véritables chefsd'œuvre de calligraphie et d'ornementation, forment vingt volumes, d'environ 500 pages chacun, renfermant toutes les langues gréco-latines de l'Europe (1) : les dialectes de l'Italie (2), les langues de l'Espagne (3), les langues principales de France (4) et ses dialectes (5), les quatre langues delà Grande-Bretagne; les langues germaine, slave, finnoise; celles de l'Asie occidentale (hébreu, chaldéen, syriaque, arabe); celles de l'Asie occidentale non sémitiques (arménien, géorgien, turc, persan, kurde); celles des Indes (6), de l'Asie centrale et orientale (7) (toutes en caractères indigènes) ; celles de l'Afrique (8), des nègres, des îles de l'Afrique, de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale, des Antilles, de l'Amérique méridionale et de l'Océanie.

« L'abbé Sire, déjà mis en rapport avec tous les pays par sa collection des documents relatifs à la définition du dogme de l'Immaculée Conception, s'adressa avec une confiance qui fut toujours justifiée, aux évêques de toute la catholicité et aux congrégations religieuses les plus répandues Jésuites, Dominicains, Frères Mineurs Lazaristes, Séminaires des missions étrangères, Maristes, Oblats, etc etc., dont les relations avec tous les

(1) Castillan, groc, albanais, roumaiD, italien portugais, maltais, romain, français.

(2) Vénitien, tyrolien, lombard, |iiémontais,sard' génois, romagnol, napolitain, calabrais, sicilien.

(3J Castillan, banque, hable, gallégo, catalan, valeneien, maiorqnin, aljamida, gitano.

(4) Flamand, alsacien, (Strasbourg et sond-gau) breton, limousin, auvergnat, roiiergnut , languedocien, provençal, italien (Corse et Nice), basqne dialectes dn Labour, do la Soûle, de la Navarre.

(d) Picard, normand, champenois, lorrain, bourguignon, îranc-couuois, inorvan, bourbonnais, lyonnais, dauphinois, savoisien , poitevin, agénois gascon, béarnais.

(6) Iudoustnni, mahratte, congouny, mallyatam toutougou, oorga, bengali, birmans, siamois, lao cien, cambogien, carinns, baonnars, malaiB.

(7) Annamite, thibétain, tartare, coréen, chinois japonais.

(5) Arabe vulgaire, cophte, kabyle, berbère abyssin, gallns.

pays du monde lui procurèrent les traductions qu'il désirait et qui devaient réaliserla prophétie de la Vierge Immaculée, s'écriant quinze siècles d'avance : Beatam me dicent omnes generationes ! »

Page 1