‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 3 (volume 5)Chapitre 35 sur 110 · COQ · texte numérisé non relu

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Ajoutons que les cophtes ne rejettent du canon des Livres saints aucun de ceux que l'Eglise romaine reçoit comme canoniques. Voyez la Perpétuité de la foi, tome 4, 1. 1, chap. 9 et 10, la Collection des liturgies orientales, par l'abbé Renaudot; le père Le Brun, tom. 4, pag. 409 et suiv.

On a tenté plusieurs fois, mais inutilement, de réunir les cophtes à l'Eglise romaine.

Les protestants font remarquer avec affectation la résistance de ces hérétiques aux instructions des missionnaires catholiques ; mais ils ne disent rien touchant la conformité de la croyance de l'Eglise cophte avec celle de l'Eglise romaine. Il y a, dans les Mémoires de l'Acad. des Inscript., tome 37, m-12, p. 385, un savant mémoire sur la langue cophte ou égyptienne. Bergieh.

COPIATE. On appelait ainsi, dans l'Eglise grecque, ceux qui faisaient les fosses pour enterrer les morts, nom tiré du grec xor.oi, travail; c'étaient ordinairement des clercs. En 357 l'empereur Constance exempta par une loi les copiâtes de la contribution lustrale que payaient tous les marchands. Selon Bingham, ils étaient fort nombreux, surtout dans les grandes Eglises; ou en comptait jusqu'à onze cents dans celle de Constantinople, et il n'y en eut jamais moins de neuf cent cinquante. On les appelait aussi lectarii, decani, collegiati. Il ne paraît pas qu'ils tirassent aucune rétribution des enterrements , surtout de ceux des pauvres ; l'Eglise les entretenait sur ses revenus, ou ils faisaientquelque commerce pour subsister; et en considération des services qu'ils rendaient dans les funérailles, Constance les exempta du tribut imposé sur les autres commerçants.

Voyez Bingham, Orig. écoles., lomel, liv. 3, chap. 8; Tillcmont, Ilist. des emp., tom. 4, p. 23S.

Bergier.

COQUEREL (Athanase - Laurent- Charles), [théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce pasteur protestant, né à Paris en 1795, protégé du célèbre Cuvier, qui professait comme lui la religion réfor-

mée s'est acquis une grande réputa tion d'orateuretdo théologien libéral et humanitaire. Élu membre de la Constituante française en 1848, il y suivit la ligne constante de modération jusqu'au coup d'Etat du 2 décembre qui mit fin à sa carrière politique ; l'acte parlequel il s'y était fait le plus remarquer avait été une, proposition faite par lui et M. J. Buvignier, de l'abolition complète et définitive de la peine de mort ; on sait que, depuis cette proposition qui n'obtint chez nous aucun appui, un grand nombre de petits Etats en Europe, et parmi eux le Portugal, ont aboli lapeine de mort.

Au point de vue de la théologie protestante, M. Coquerel a exercé une influence qui a fini par amener une grande division dans l'Église dont il était le ministre. Ses doctrines libérales qui tendaient à se rapprocher de plus en plus de la pure philosophie spiritualiste, lui suscitèrent l'opposition des calvinistes purs qui lui reprochaient d'exagérer le mérite des œuvres volontaires, et la puissance du libre arbitre, ainsi que d'abandonner le principe de la prédestination. L'école méthodiste lui adressa, sur ces points, les attaques les plus vives; mais sa popularitén'en souffrit point; il soutint sa ligne, s'y accentua de plus en plus, trouva beaucoup d'adhérents, fut fortement appuyé par le pasteur Paschouxqui le remplaça à l'oratoire, et la lin de ces divisions dans l'Eglise reformée de Paris, a été qu'une partie des coreligionnaires de M. Coquerel sont allés, à peu près, à une sorte de rationalisme chrétien, tandis que l'autre part, dont M. Guziot est encore le chef, est restée dans l'orthodoxie calviniste.

On a d'Athanase Coquerel, 8 vol. de sermons, 1819 à 1852; Biographie sacrée, in-8° 1857; Histoire sainte et Analyse de la Bible, in- 12°, 1839 et 1842; Réponse d la vie de Jésus de M. Strauss, in-8°, 1841 ; Orthodoxie mo* derne ; in- 12,° 1847 ; la Christianisme expérimental, in-12,° 1847 ;Christologie ou essai sur la personne et l'œuvre de J.-C. 2 vol. in-12° 1858; Méditations sur des textes choisis de l'Ancien et du Nouveau Testament, in-ii", 1859; des lettres, etc. La plupart de ces ouvrages

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sont traduits en anglais, en allemand et en hollandais. Le Noir.

CORAN. [Théol. hist. génèr.) —

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