DAG
sous le titre de Acta Sandorum ordinis S. Benedicti, in sseculorum classes distributa, Paris, 1668-1701, 9 vol.
in-fol. Le Nom.
DA COSTA (Isaac), {Théol. hist. biog.
et bibliog.) — Ce poète et théologien hollandais, né à Amsterdam en 1708, est mort dans cette ville en 1860. Fils de parents israélistes, il abjura le judaïsme, reçut le baptême de l'église réformée de Leyde, et se consacra à la défense des dogmes fondamentaux du Christianisme. Onpeut citer, parmi ses ouvrages en prose : Considérations sur l'esprit du siècle, 1 825 ; réfutation de la vie de Jésus du D. Strauss in-8, 1840; Histoire des destinées du peuple d'Israël dans ses rapports avec les autres nations; Biographie apologétique de saint Paul, 2 vol. Leyde 1846.
Comme poète, on loue en lui la grandeur des conceptions, l'éclat des images et le Ion biblique. On a de Ba Costa: Poesy, 2 vol, Leyde, 1821 ; Chants de fête, Const. 1828; Noèls, 1829; Chants écrits à diverses époques, Harlem, 1847 ; Poésies politiques, Harlem 1834; Hesperiden, 1855; Bataille de Newport, Harlem 1857; édition du poëme inachevé de Bilderdiik, La destruction du premier monde, 1847 ; etc.
Le Nom.
DAGON, divinité et idole des Philistins, dont il est parlé dans l'Ecriture sainte, surtout dans le premier livre des Rois, c. 5. Les interprètes sont partagés sur la figure et sur le nom de ce faux dieu. Les uns disent que c'était une ligure d'homme avec une queue de poisson comme on représente les sirènes, parce que dag en hébreu signifie poisson : c'est le sentiment de plusieurs rabbins. L'Ecriture parle des mains de cette idole, mais elle ne dit rien de ses pieds.
I.Reg., c. 5, v 4. D'autres pensent que c'était le dieu du labourage et des moissons, parce que dagon signifie du blé ou du pain. Les philistins étaient agriculteurs, et leur pays était fertile, nous le voyons par l'histoire deSamson, qui brûla leurs moissons, il était donc naturel que ce peuple se fût forgé un dieu semblable à la Gérés des Grecs et des Latins, pour prési-