DEY S
gion, ils bravent également ces deux objets de crainte. 2° Il est encore plus aisé d'éluder les jugements des nommes que ceux de Dieu, puisque l'on peut cacber aux bommes ce que l'on ne peut pas cacher à Dieu. 3° Chez les nations dont les mœurs sont perverties, rien de plus injuste que le jugement du public ; tout homme vertueux est forcé de le braver, et c'est ce qu'ont fait tous ceux qui ont mieux aimé endurer les supplices que de trahir leur conscience. 4° L'exemple de quelques forcenés, tels que les duellistes, qui craignent plus de passer pour lâches que d'être homicides, ne prouve rien, puisqu'ils bravent les lois humaines aussi bien que les lois divines, et que la plupart sont très-capables des crimes les plus ignominieux et les plus lâches.
Voyez Loi. Au mot Droit, nous prouverons que nos devoirs et nos droits sont corrélatifs, et sont toujours en même proportion.
Beugier.
DEVOIR CONJUGAL. {Théol pur.
mor. eccle.) — M. do Moy résume comme il suit les droits et les devoirs des époux par rapport à l'usage du mariage :
« Ces droits et ces devoirs, à cet égard, sont égaux (1), mais le droit se perd pour le conjoint : 1° qui se rend coupable d'adultère ; 2° qui a contracté sciemment et sans nécessité une parenté spirituelle avec l'autre conjoint, au Baptême, en qualité de parrain de son propre enfant (2) ; 3° qui a contracté une parenté dite affinitas supervcniens avec l'autre conjoint, par un commerce illégitime avec le frère ou la sœur de ce conjoint (3) ; 4° qui est lié par un simple vœu de chasteté perpétuelle ou par son entrée dans un couvent (4).
« Il ne suit pas de la purte de ce droit la faculté de le refuser à l'autre
(1) C. 3, caus. 32, qnœst. 2 ; c. 5, cans.33, qtiœst. 5.
(ï) C. 7, caus. 30, qnœat. 1 ; Coof. c. 2, X, de Cognât, spirit. (4, 11). Egger, Instruction pastorale sur le Mariage, lleStopf, p. 246. Permaneder, § 629, note 4.
(3)C. 6, 10, II, X, de Eo qui cognov. (4, 13). 4) C. 4, 5, 6, X, Qui clerici vel voventes (4,6).