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célestes qui seront d'autant plus purs, plus brillantset plus beaux, que l'être intelligent qui les habite pendant leur état d'humbles larves, aura donné, comme le disait Platon, pour âme à ses actions, plus de vertu et moins de vice ? . . . . Le Noir.
DIASTOLE et SYSTOLE. {Théol .
mixt. scien. physiol. etanat.) — V. Circulation DU SANG.
DICKENS (Charles), {Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce célèbre romancier anglais, dont les œuvres sont, pour ce que nous en connaissons, trèsmorales, très-spirituelles, et conçues, aussi bien qu'exécutées, dans un bon esprit, fort antithétique au positivisme moderne, est né à Porstmouth en 1812. Ses principaux romans sont :
Olivier Twist, 2 vol. 1 828 ; Vie et aventures de Nicolas Mickleby, 3 vol. 1839 ; VHorloge de maître Humphrey, 3 vol.
1840; Barnabe liudge, 2 vol, 1841; Vie et aventures de Martin Chuzzlewit, 3 vol. 1843 et 44; plusieurs contes de Noël, dont les Carillons, 1844; le Grillon du foyer, 1 845 ; la Bataille de la vie, 1 846 ; Bombey père et fils, 4 vol. 1847-48; Histoire personnelle de David Copperfield, 1850, 4 vol., un des meilleurs ; Bleak-House, 6 vol. 1852, contre les procès ; la Petite Dorrit, 3 vol. 1856 ; les Temps difficiles; etc. Le Noir.
DIDEROT (Denis). {Théol. hist. biog.
et bibliog.) — Le célèbre fondateur et directeur de l'Encyclopédie du svme siècle, naquit à Langrcs en 1713, lit ses études à Paris, y réalisa ses travaux, et y mourut en 1784. Voici comment M. Haas, allemand catholique, apprécie ses talents, son caractère et ses œuvres :
« C'était une tête solide et une forte intelligence, qui malheureusement fut remplie de préjugés et de haine contre le Christianisme. Il manifesta ses sentiments hostiles dès son premier écrit, intitulé Pensées philosophiques (IH6).
C'est de lui qu'est l'effrayante parole : « Il faut étrangler le dernier des rois avec les entrailles du dernier des prêtres. » Il consacra sa vie à populariser cette pensée. Le Parlement fit brûler
son premier ouvrage par les mains du bourreau. Diderot n'en fut pas découragé, et, connaissant son temps, il publia ses Lettres sur les Aveugles, à l'usage de ceux qui voient, où son impiété se montra à découvert. Il écrivit dans le même esprit des romans, des pièces de théâtre, que son style, à la fois populaire et déclamatoire, mit fort à la mode. Le succès do ses ouvrages, et entre autres de son Dictionnaire universel de Médecine, lui suggéra l'idée d'un ouvrage qui contiendrait les archives de toutes les conquêtes scientiiiques de l'esprit humain, dans le but bien arrêté d'anéantir le Christianisme. C'est ainsi que naquit Y Encyclopédie du dix-huitième siècle, à laquelle Diderot fournit un grand nombre d'articles, et qu'il dirigea en acceptant, autant que possible, les articles les plus contraires au dogme et à la morale du Christ.
m II composa en outre un grand nombre d'ouvrages d'esthétique et de philosophie. L'Allemagne ne manqua pas d'accueillir, de traduire, d'imiter les œuvres philosophiques, romanesques et théâtrales de Diderot, qui fut le père de tous les déistes et panthéistes allemands jusqu'à Hegel et Bruno Bauer.
« Sa fille, madame de Vandeul, écrivit la biographie de son père, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire de la vie et des ouvrages de M. Diderot ; et ses œuvres complètes parurent sous le titre de Œuvres de Denis Diderot, publiées sur les manuscrits de l'auteur, par J.-A. Naigeon, Paris, 1798 ; 2° édit.,1800; 3% 1818.
« L'esprit et le savoir de Diderot étaient défigurés par un grossier matérialisme, et ne s'appuyaient bien souvent que sur de subtiles sophismes et d'évidents paradoxes. 11 ne montra que trop sa faiblesse morale dans sa controverse avec Rousseau. »
Nous ne connaissons pas assez complètement les écrits de Diderot pour avoir le droit de nous ériger en juge des appréciations qu'on vient de lire; nous savons seulement que ces appréciations sont conformes à l'idée commune qu'on s'est faite de cet écrivain. Mais nous pouvons dire qu'en fait d'athéisme et de matérialisme
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nous ne connaissons rien de Diderot qui approche de le brutalité éhontée du positivisme de nos jours.
Le Noie.
DIDYME (l'aveugle) (Théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce célèbre catéchète de l'école d'Alexandrie, qui avait perdu la vue à l'âge de cinq ans et qui ne devait sa science qu'aux lectures qu'il se faisait faire et à la puissance de sa pensée, fut le maître de disciples bien célèbres, tels que S. Jérôme, Rutin, Pallade, Isidore et tant d'autres. Origène était son grand homme de prédilection à tel point qu'il le défendit dans toutes ses idées; il fut même condamné comme hérétique, en 395, longtemps après sa mort, au sujet du livre des péri Archôn (nepî ocp/fiW) ou des principes, par le second concile de Nicée. 11 fut l'auteur de beaucoup d'ouvrages dont il ne reste que les suivants : de Spiritu Sancto, d'après la traduction de S. Jérôme ; de Trinitate libri III, grœce et latine, notis illustrati a Joh. Aloisio IMingarelli, Bologne, 1769, in-fol.; contra Manichxos, Paris, 1600; Enarratio in epistolas canonicas et in primam epistolam S. Joarmis, également traduite par S. Jérôme.
Le Noir.
DIERINGER (François -Xavier) '{Théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce théologien catholique allemand est né en 181 1 . On a de lui : Système des faits divins du Christianisme, 2 vol. 1841 ; Recueil de sermons adressés aux catholiques instruits , 2 vol. 1844 ; Saint Borromée et la réforme ecclésiastique de son époque, 1846 ; Traité de dogmatique catholique, 3 édit. 1853, Mayence ; etc. Le Noir.
DIES IRyE (l'hymne). (Théol. hist. bibliog.) — Aucune des hymnes de l'Eglise latine n'a plus de célébrité que le dies irx qui se chante aux messes des morts et de tous les trépassés.
« Elle est, en effet, dit M. Luft, remarquable par la majesté, la sublimité et la vigueur des pensées unies à des formes très-simples, très-concises, à des images vives, et à un mouvement véritablement lyrique. Le l'hytlime
des strophes est rapide et court, approprié par ses fréquents repos à la méditation que provoquent la richesse despensées et la gravité du sentiment.»
Les uns l'ont attribuée au cardinal des Ursins, les autres au général des dominicains Ilumbert, d'autres encore à S. Bonaventure, à S. Bernard, même à S. Grégoire le Grand. Mais ce qui estgénéralement admis c'est qu'elle a eu pourauteur le frère Mineur Thomas Célano, qui vécut dans la seconde moitié du quatorzième siècle. Le dominicain Barthélémy de Pise en effet, est le premier qui en parle et cette séquence n'est en usage dans l'Eglise qu'à partir du quatorzième siècle.
Dans ces derniers temps, les protestants se sont beaucoup occupés de la question historique du dies irse, par exemple, Mohnike dans ses Etudes d'histoire ecclésiastique et littér., t. I, cah. ; Daniel dans les Ann. littér. de Tholuck, 1839; Lisko, Lies irse, etc., Berlin, 1840 ; Wadding surtout, Bibl.
Script, ord. minor.
Le Noir.
DIETRICH D'APOLDA ou de THU- RINGE (Théol. hist. biog; et bibliog.) — Ce dominicain d'Erfurt est un des historiens allemands du moyen âge les plus célèbres. Il écrivit en 1289 la Viedesainte Elisabeth, la grande comtesse de Thuringe, ouvrage qui a été souvent réimprimé etimité. Il est égament l'auteur d'une Vie de saint Dominique qu'ont reproduite les bollandistes au Ior vol. d'août. Ces livres sont appréciés encore aujourd'hui.
Le Noir.
DIETRICH DE NIEM. (Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Il fut le secrétaire de Grégoire X, en 1371, accompagna le pape Jean XXIII au concile de Constance, et mourut dans cette ville en 1417. « Il écrivait souvent, dit M. Héfélé, avec passion et amertume. »
Il appartenait au parti des amis de la réforme au xve siècle.
Le père Mainbourg et d'autres jésuites l'ont accusé de partialité.
Ses ouvrages sont : deNeccssitate reformationis ecclesiasticse in capite et membris, réimprimé sous le nom de Petrus ab Aliaco dans Van derHardt ;
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Concil. Const. , t. I ; de Schismate , ou Historiarum sui temporis libri IV.
mis àl'index, mais plusieurs fois réimprimé ; Histovia de vita Joannis XXIII dansVau der Hardt, 1. c, t. II ; Invectiva in diffugientem a concilio Joannein dans Van der Hardt, 1. c. ; Exhortatio ad Rupertum, regem Romanorum, ut Pontificum schisma exstirpet, dans Goldast, Monarchia, t. II ; Privilégia, sive jura circa investituras dans Schard, Sylloge ; Chronicon, ou VitœPontificum, a Nicolao IV usque ad Urbanum V, dans Eccard, Corp. hist. med. sévi, 1. 1. Le Noir.
DIEU (Théol. mixt. scien. philolog.) — Avant de laisser lire les articles qui vont suivre sur Dieu, tant de Bergier que de M. Gousset en citations, et de nous-mème, nous jugeons à propos de présenter des observations préliminaires sur le monothéisme primitif constaté principalement par l'étude des langues et des mots qui servirent à nommer Dieu. Nous extrairons ces observations de notre Dictionnaire des harmonies de la raison et de la foi. (Art. historkjues (sciences.)
« Il suffit de lire le résumé que nous a laissé Moïse de l'histoire primitive jusqu'au temps d'Abraham, pour conclure que, d'après ce récit, il ne fut point question de polythéisme ni d'un culte extérieur superstitieux ou compliqué, à l'origine des sociétés humaines. Nous n'y voyons que l'adoration d'un Dieu unique avec le sacrifice et la prière.
Avant le déluge, Caïn offre à Dieu de ses moissons, Abel de ses troupeaux ; Ênos invoque le nom du Seigneur ; et ce que l'historien reproche au monde vers la fin de cette première période, c'est seulement le sensualisme, la passion des femmes, l'assassinat, et la domination d'hommes puissants sur les autres, en un mot une corruption de mœurs qui amène le châtiment du déluge. Point d'idolâtrie ni d'adoration de plusieurs dieux. A partir du déluge nous retrouvons le même monothéisme avec la même simplicité d'adoration. De Noé à Melchisédech contemporain l'Abraham, l'historien ne parle que
d'un culte pur, tout en signalant des crimes de lamème espèce que ceux qui avaient précédé. C'est enfin sous Jacob qu'il commence à indiquer l'existence d'idoles et de dieux étrangers ; la manière dont il en est question à partir de ce moment, dans toute l'histoire, donne à penser que le polythéisme existait depuis longtemps et s'était répandu dans l'intervalle de Noé à Abraham ; mais le silence précédent indique aussi qu'il n'exista point dans les siècles voisins de celui de Noé. Le récit du voyage de Joseph en Egypte indique même qu'à cette époque encore, l'idée d'un seul Dieu était loin d'être perdue dans cette contrée, puisque Pharaon tient à Joseph un langage de monothéiste.
Quant au culte, tout est simple encore au temps d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; cependant, la manière dont le sacrifice d'Isaac est raconté pourrait peut-être faire soupçonner l'usage en certains pays des sacrifices humains dont le peuple juif ne paraît pas avoir été complètement exempt lui-même au temps des juges.
« Tel est le grand fait religieux qui se révèle dans le récit mosaïque du premier âge.
a Or, toutes les traditions, toutes les histoires, toutes les mythologies profanes laissant deviner suffisamment le même fait en ce qui con-»
cerne les premiers temps du monde.
Nous en apportons quelques témoignages dans plusieurs articles tels que ceux de panthéisme, trinitê, etc.
Nous nous adresserons ici à la linguistique, et nous lui en demanderons quelques renseignements dans sesétjanologies des noms de Dieu chez les principaux peuples. On ne saurait imaginer de monuments humains plus anciens. Le mot Jehovah, par exemple, est plus ancien que la Genèse, par là même qu'une langue est antérieure à tout livre écrit dans cette langue, et si l'on trouvait, dans ce mot, une étymologie venant d'une autre langue, il est évident qu'on remonterait, par là même, à une antiquité plus grande encore ; d'un autre coté, les mots, n'étant que des signes d'idées, sont, en cela même
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et pris seuls, des monuments historiques des idées existantes lors de leur formation. »
■ Nous classions, ensuite, les divers noms de Dieu, dans toutes les langues, en quatre grandes familles auxquels n'échappent presque aucuns de ces noms; et nous en donnions les tableaux en commençant, pour en exposer, autant que possible, la généalogie, par leurs dérivés les plus modernes, et remontant la suite des âges.
« Il y aura, disions-nous, dans ces tableaux, . quelques mots dont le lecteur ne sentira pas avec évidence la dérivation; parmi ces mots, ceux qui appartiennent aux langues européennes et asiatiques très-connues, ne sont mis dans notre liste que sur l'autorité des philologues et des linguistes qui se sont assurés historiquement des transformations successives qu'à subies le radical ; et ceux qui sont tirés de langues africaines, américaines, etc., presque inétudiées jusqu'à présent et parlées par des peuplades sauvages, peuvent être considérés comme douteux, quand l'étymologie n'est pas frappante. »
Nos quatre familles des noms de Bleu étaient les suivantes:
La famille Deva ou Dieu
La famille Allah ou Elohim
La famille Khoda ou God
Et la famille Hava ou Jéhova.
Nous donnons, dans cette nouvelle publication,les séries ascendantes de chacune de ces familles aux mots Deva, Allah, Khoda et Hava; et d'ici nous y renvoyons en conseillant de les lire avant de lire cet article, que nous allons compléter par les réflexions mêmes qui terminaient nos quatre tableaux réunis. Ces réflexions servaient de conclusions à ces tableaux ainsi que d'un supplément relatif aux noms de Dieu qui paraissent, dans les langues, ne se rapporter aux premiers que par les idées, sans avoir de parenté étymologique, ni graphique ni phonétique, avec eux.
« A côté, disions-nous, de ces quatre grandes familles do noms divins, se placent beaucoup d'autres mots dont les filiations phoniques avec elles ne se perçoivent pas, mais dont les idées
leur sont corrélatives. Nous devons résumer ces principales idées.
« I. Les parentés d'idées avec leDiv, Deva, Ti, Thien, Tao, Teos, Deus, etc.
sont nombreuses.
« L'idée fondamentale est double.
C'est, d'un côté, celle de ciel et de lumière, et de l'autre, celle de raison et d'esprit. Parcourons encore les contrées du globe :
« L'Asie, étudiée dans toutes ses régions, nous donne une multitude de noms ayant étymolugiquement les significations suivantes :
LES cieux ;
le roi du ciel ;
le génie céleste ;
le lumineux ;
l'habitant du ciel;
le résidant dans les trois cieux j
le remplissant tout ;
l'excellente intelligence ;
le resplendissant j
la vérité ;
le céleste ;
LE ciel ;
l'auguste ciel;
l'immense ;
le suprême gouverneur;
l'esprit ;
l'ame ;
LE génie ;
le grand esprit j
l'esprit du ciel;
le seigneur du ciel ;
l'empereur du ciel ;
« L'Afrique nous donne :
le ciel ;
le maitre du ciel ;
le sublime;
le grand ciel;
le père céleste ;
le père du ciel ;
le maitre du ciel ;
le dieu du ciel ;
le seigneur du ciel *,
l'esprit ;