‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 101 sur 114 · MEG · texte numérisé non relu

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tranches qui ont chacune leur vie, propre; plus tard encore chaque tranche devient une méduse, mais d'une autre forme que la méduse mère; et enlin la forme elle-même de cette méduse mère reparait. C'est au moins ce que M. Surs a observé sur la médusa aurita (1841. An. des vcien. nat.) D'un autre côté, il y a des polypes qui donnent directement jaissance à de jeunes méduses, entièrement méduses, c'est ce qu'on observe pour les polypes du genre campanulaire et du genre syncoryne.

Le Noir.

MÉGILLOTH, mot hébreu, qui signifie rouleaux ; les Juifs appellent ainsi l'Ecclésiaste, le Cantique, les Lamentations de Jérémie, Ruth et Esther. : on ne sait pas trop pourquoi ils donnent plutôt ce nom à ces cinq livres de l'Ecriture sainte qu'à tous les autres.

Bergier.

MÉGALONIX {Théol. mixt. scien.

paléont.) — C'est un mammifère fossile découvert par Jeii'ersun dans la Virginie; Cuvier reconnut, par la forme des os, qu'il était un grand édenté, une sorte de gigantesque paresseux. Le Mégalonix était cependant moins long que le mégathérium.

Le Noir.

MÉGALOSAURE (Théol. mixt. scien.

paléont.) — C'est un grand lézard (mégas saura) fossile, dont la taille, d'après Cuvier, pouvait aller jusqu'à 16 ou 18 mètres. On le regarde comme ayant fait partie de la catégorie des animaux de rivage. R appartient à l'époque des grands sauriens si bien décrite en un trait par Moïse. V. Ages géologiques, fossiles, etc.

MÉGATHERIUM (Théol.mixt. scien.

paléont.) — C'est un grand édenté fossile comme le mégalonix , qui était voisin des paresseux, des tatous et des fourmiliers, mais dont la taille égalait celle des rhinocéros, 4 mètres

de longueur sur 2 de hauteur. On en peut voir un squelette presque complet au musée de Madrid, qui a été trouvé en 1789 près de Buénos- Ayres'. Les membres de derrière étaient très-robustes; deux doigts étaient armés d'ongles. Cuvier croit qu'il portait une trompe, mais courte.

Le Noir.

MÉLANCHTIION (Philippe). {Théol.

hist. biog. et Libliug .) — Ce célèbre réformateur, dont le nom de famille était Schwarzed, que Reubhlin, selon la mode du temps, changea en celui de Mélanchthon, mot grec, naquit à Bretten (Bas-Palatinat), en 1497, d'un habile armurier, etd'une mère pieuse qui éprouva une grande douleur de son passage aux doctrines de Luther et de son mariage. Lorsqu'il vint, de Spire, la voir, en 1329, elle lui demanda ce qu'elle devait croire au milieu de toutes ces discussions :

« Faites vos prières, lui répondit son fils, continuez de croire ainsi, et vous serez sauvée. » Il l'avait perdue, loin de lui, lorsqu'il mourut à Wittenberg en lofiO, en sorte que l'anecdote qu'on lui prèle de lui avoir conseillé, mourant, de garder sa foi catholique est fausse.

Mélamkt hon joignit à un très-grand talent, un caractère doux et plus de tolérance qu'on n'en avait de son temps, dans tous les partis. Luther l'accapara et exerça sur lui, par sa nature ardente, passionnée, violente, écrasante, une inlluence qui dura toujours et qui allait jusqu'à rendre Mélanchthon en quelque sorte peureux de son maitre. Ni Reuelilin, ni Erasme ne purent l'empêcher de céder à cette inlluence ; mais il resta fidèle à ses classiques.

Les ouvrages de Mélanchthon furent importants ; ce furent des éditions d'un certain nombre de classiques avec les Institutions de Grammaire grecque, 1518; Defensio adversus eocianam inculpationem, contre Eck, après avoir assisté, en silence, à la conférence de Leipsig ; des travaux d'exégèse biblique; les Eléments de dialecticiue, 1520; Didymi Faventii.

adversus Rhadinum pro Lulherooratio,

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Wilt. 1321 ; Loci communes rerum theo-

dont ordonnance était conforme à celle du ilPre des Satfencej.de p?em Lombard, 3= édit. 15i8, avec .m sun Plement où il admettait la déûnitïo P n d Erasme sur la liberté après avoir accepté auparavant, celle de Luther Annotations in obsewiora almutca-

m aiiquot pohticos libros Aristotelii ■ f revis discendœ théologie ratio aL '

Johanms de sacro Justo de sphzraruZ prsefa. Mel. Witt 1 =m !; .' m

dAugsbourg ne veulent pas se rendre

de M André Osiander sur la iustifica tion de l homme; Cmfes^S^e-

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Mélanchtkon lit toujours de vain, efforts .en ^vue de la conciliation des pro estants et des catholiques et dps

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mestre de Wittenberg , , $ en S quatre enfants. ë ' n eut

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Le Noir

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MÉLANCOLIE RELIGIEUSE tris-

1a e it n d e of Une r faUSSeidée ^ "n nerï Jp /.f'S 10 ". quand" on se persuade qu'elle proscrit généralement tous les plaisirs, mèmf les plus innocents; qu'elle ne commande a UX hommes nue la contrition du mw le jeune, fes larmes, la crainte es gémissements. le ' Ies

nnemalST 6 est tout ensemh '* une maladie du corps et de l'esprit ;

représentent Dieu „„n , qU1 n * iu"-e tPrrit,i a ,7 - luc co mme un

une morale outr™ S o n t tn''""' ' 1S 6t ^^irenaiU-e^at^dSu-

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fondés, à détruirf l n , rUP ," leS ,Ual forpp «( i„ uuruilc 'a conliance, 1*

Sdretro n T PaS - 10n;l ' 0nne P e ^ iJieuuie trop do soins pour les eiiéi-ir

naSre !■ aVenté ' a la ™«on, à la de D?en ^°? me ' a ! a bonté ^"nie nLne. ' 6Spnt du ckristia -

sont 63 »!?,? 11 ^ 8 Vérités de no *re foi sont plus propres à nous consoler

j q ésus n rZ^ em ' ayW ' ; la d^trine 1 Jesus-Chnst porterait bien mal \

attrister n "'n- etait destinée * nous jusqu a donner son Fils unioue doiTt victime de la rédemption^ K c - J. y 16 ; que ce divin Sauveur ait voulu être semblable à nous et éprouver nos misères, afin d'è re'mi séneordieux, Hebr., c. 2, f ,7 w I ait donné en effet son san| et sa* vie pour reconcilier le monde à son Père l\-Cor.,c. 5, fi 9; que la paix ait terre ai rir nC,Ue ent '' e ]e Clel * "»

affliger? gm6S ° apables de no ^ . L J? ™ U j- a "nonce un grand sujet

de J B^. d ' Saltl 'f Qgeaux tuteur* » de Bethléem ; il vous est né un » Sauveur, » Luc, c. 2, f i . Cette Joie, saus doute, était pour tous les JéTn - C ï P ° Ur t0 ^ 'es siècles!

tinnTn ^ JSt 75* que ' dan8les dictions mêmes et dans les persécutions

wV£" Se ^^i^ont, parce que

ciel S PenSG SC ; ra F ande dl »» '»

ciel, J/u«/., cap. 5. Mi et 12. II

distingue leur joie d'avec celle du monde; mais il soutient qu'elle est plusvra,eet plus solide :% e vou S » «verrai, dit-il; votre cœur sera

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» pénétré de joie, et personne ne » pourra la troubler. » Joan., c. 16, f 20 et 22.

Le royaume de Dieu, selon saint Paul, ne consiste point dans les plaisirs sensuels, mais dans la justice, dans la paix et la joie du Saint- Esprit, Rom., c. 14, f 17. « Que le S Dieu de toute consolation, dit-il aux » Romains, vous remplisse de joie et » de paix dans l'exercice de votre foi, » afin que vous soyez pleins d'espé- » rance et de force dans le Saint- » Esprit, » c. 1S, f 13. Il dit aux Philippiens : « Réjouissez-vous dans » le Seigneur; je vous le répète, » réjouissez-vous; que votre modestie » soit connue de tous les hommes ; le » Seigneur est près de vous, ne soyez » en peine de rien. » Philipp., c. 4, t 4. R veut que la joie des fidèles dans le culte du Seigneur éclate par des hymnes et par des cantiques.

Ephes., cap. S, f 19; Coloss., c. 3, f 16.

On a beau chercher à obscurcir le sens de ces passages par d'autres qui semblent dire le contraire; lorsqu'on examine ceux-ci de près, on voit évidemment que ceux qui en sont affectés les prennent de travers. Mais de même qu'un seul hypocondre suffit dans une société pour en troubler toute la joie, ainsi un écrivain mélancolique ne manque presque jamais de communiquer sa maladie à ses lecteurs. Ces gens-là ressemblent aux espions que Moïse envoya pour découvrir la terre promise, et qui, par leurs faux rapports, en dégoûtèrent les Israélites. Ceux, au contraire, qui nous font voir la joie, la paix, la tranquillité, le bonheur attachés à la vertu, ressemblent aux envoyés plus fidèles, qui rapportèrent de la Palestine des fruits délicieax, afin d'inspirer au peuple le désir de posséder cette heureuse contrée.

Lorsque , dans une communauté religieuse de l'un ou de l'autre sexe, on voit régner une joie innocente, une gaieté modeste, un air de contentement et de sérénité, on peut juger hardiment que la régularité, la ferveur, la piété, y sont bien établies; si l'on y trouve de la tristesse, un air

sombre, chagrin, mécontent, c'est u« signe non équivoque du contraire ; le joug de la règle y paraît trop pesant, ou le porte malgré soi.

Bergier.

MÉLANCHTONIENS ou LUTHÉ- RIENS MITIGÉS. Voyez Luthériens.

MELCHISÉDÉCIENS, nom de plusieurs sectes qui ont paru en différents temps.

Les premiers furent une branche de théodotiens, et furent connus au troisième siècle; aux erreurs des deux Théodotes, ils ajoutèrent leurs propres imaginations, et soutinrent que Melchisédech n'était pas un homme , mais la grande v^rtu de Dieu; qu'il était supérieur à Jésus- Christ, puisqu'il était médiateur entre Dieu et les anges, comme Jésus - Christ l'est entre Dieu et les hommes.

Voyez Théodotiens. Sur la fin de ce même siècle, cette hérésie fut renouvelée en Egypte par un nommé Hicrax,' qui prétendit que Melchisédech . était le Saint-Esprit. ToyfzHiÉRAciTEs, Quelques anciens ont accusé Origène de cette erreur; mais il faut que ce reproche ait été bien mal fondé, puisque ni M. Huet, ni les éditeurs des œuvres d'Origéne, n'en font aucune mention. Voyez Huetii Origen. , lib. 2,.

quœst. 2.

Les écrivains ecclésiastiques parlent d'une autre secte de melchiscdcciens plus modernes, qui paraissent avoir été une branche des manichéens. Ilsn'étaient à proprement parler, ni juifs, ni chrétiens, ni païens ; mais ils avaient pour Melchisédech la plus grande vénération. On les nommait attingani, gens qui n'osent toucher personne depeurdese souiller. Quand on leur présentait quelque chose, ils ne la recevaient point, à moins qu'on ne la mit à terre, et ils faisaient de même quand ils voulaient donner quelque chose aux autres. Ces visionnaires se trouvaient dans le voisinage de la Phrygie.

Enfin, on peut mettre au rang desmelchisédéciens ceux qui ont soutenu que Melchisédech était le Fils de Dieu qui avait apparu sous une forme humaine à Abraham, sentiment qui a

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eu de temps en temps quelques défenseurs, entre autres Pierre Cunéus, dans sa République des Hébreux, ouvrage savant d'ailleurs. Il a été réfuté par Christophe Schlégel, et par d'autres, qui ont prouvé que Melchisédech était un pur homme, l'un des rois de la Palestine, adorateur et prêtre du vrai Dieu.

On demandera sans doute, comment des hommes raisonnables ont pu se mettre dans l'esprit de pareilles chimères. C'est un des exemples de l'abus énorme que Ton peut faire de l'Ecriture sainte, quand on ne veut suivre aucune règle, ni se soumettre à aucune autorité.

Saint Paul, dans l'Epitre aux Hébreux, c. 7, pour montrer la supériorité du sacerdoce de Jésus-Christ sur celui d'Aaron et de ses descendants, lui applique ces paroles du psaume 109 : Vous êtes prêtre pour » l'éternité, selon l'ordre de Melchi- » sêdech ; »> et fait voir que le sacerdoce de celui-ci ne ressemblait point à celui des prêtres juifs. En effet, il fallait que ces derniers fussent de la famille d'Aaron, et nés d'une mère Israélite; Melchisédech, au contraire, était sans père, sans mère, et sans généalogie; l'Ecriture ne dit point qu'il eut pour père un prêtre ; elle ne parle ni de sa mère, ni de ses descendants ; sa dignité n'était donc attachée ni à la famille ni à la naissance.

Saint Paul ajoute qu'iZ n'a eu ni commencement de jours, ni fin dévie, c'està-dire que l'Ecriture garde le silence sur sa naissance, sur sa mort, sur sa succession, au lieu que les prêtres juifs ne servaient au temple et à l'autel que depuis l'âge de trente ans jusqu'à soixante, et ne commençaient à exercer leur ministère qu'après la mort de leurs prédécesseurs. Leur sacerdoce était donc très-borné, au lieu que l'Ecriture ne met point de bornes àceluide Melchisédech; c'est ce qu'entend saint Paul, lorsqu'il dit que ce roi demeure prêtre pour toujours à un sacerdoce perpétuel; d'où il conclut que le caractère de Melchisédech était plus propre que celui des prêtres juifs à figurer le sacerdoce éternel de Jésus-Christ; et c'est dans ce sens

qu'il dit que ce personnage a été rendu semblable au Fils de Dieu.

Cependant, continue l'apôtre, Melchisédech était plus grand qu'Abraham, à plus forte raison que Lévi etqu'Aaronses descendants, puisqu'il a béni Abraham, et a reçu de lui la dime de ses dépouilles; donc le sacerdoce de Jésus-Christ, formé surle modèle de celui de Melchisédech, est plus excellent que celui d'Aaron et de ceux qui lui ont succédé. Tel est le raisonnement de saint Paul.

Mais en prenant à la lettre et dans le sens le plus grossier tout ce qu'il dit de Melchisédech, des cerveaux mal organisés ont fondé là-dessus les rêveries dont nous avons parlé.

Beugier.

MELCHITES. Ce nom, dérivé du syriaque makk ou mekk, roi, empereur, signifie royalistes, ou impériaux, ceux qui sont du parti ou de la croyance de l'empereur. C'est le nom que les eutychiens, condamnés par le concile de Chalcédoine, donnèrent aux orthodoxes qui se soumirent aux décisions de ce concile, et à l'édit de l'empereur Marcien qui en ordonnait l'exécution ; pour la même raison, ceux-ci furent aussi nommés chalcédoniens par les schismatiques.

Le nom de mclchites, parmi les Orientaux, désigne donc en général tous les chrétiens qui ne sont ni jacobites, ni uestoriens. Il convient non-seulement aux Grecs catholiques réunis à l'Eglise romaine, et aux Syriens maronites, soumis de même au saint Siège, mais encore aux Grecs schismatiques des patriarcats d'Antioche, de Jérusalem et d'Alexandrie, qui n'ont embrassé ni les erreurs d'Eutychès, ni celles de Nestorius. Les patriarches grecs de ces trois sièges ont été obligés en plusieurs choses de recevoir la loi du patriarche de Constantinople, de se conformer aux rites de ce dernier siège, de se borner aux deux liturgie»

de saint Basile et de saint Jean Chrysostome, desquelles se sert l'église de Constantinople.

Le patriarche melchite d'Alexandrie

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réside au Grand-Caire, et il a dans son ressort les églises grecques de l'Afrique et de l'Arabie ; au heu que le patriarche cophte ou jacobite demeure ordinairement dans le monastère de Saint-Macaire, qui est dans la Thébaide. Celui d'Anlioche a juridiction sur les églises de Syrie, de Mésopotamie et de Caramanie. Depuis que la ville d'Antioche a été ruinée par les tremblements de terre, il a transféré son siège à Damas où il réside, et où l'on dit qu'il y a sept à huit mille chrétiens du rit grec ; on en suppose le double dans la ville d'Alep, mais il en reste peu dans les autres villes ; les schismes des Syriens jacobites, des nestoriens et des arméniens,' ont réduit ce patriarcat à un très-petit nombre d'évêchés. Le patriarche de Jérusalem gouverne les églises grecques de la Palestine et des contins de l'Arabie ; son district est un démembrement de celui d'Antioche, fait par le concile de Chalcédoine : de lui dépend le célèbre monastère du mont Sinaï, dont l'abbé a le titre d'archevêque.

Quoique dans tous ces pays l'on n'entende plus le grec, on y suit cependant toujours la liturgie grecque de Constantinople ; ce n'est que depuis quelque temps que la difficulté de trouver des prêtres et des diacres qui sussent lire le grec, a obligé les melchites de célébrer la messe en arabe. Le Brun, Explication des cérémonies de la messe, tom. 4,

Bergier.

MÉLÉCIENS, partisans de Mélèce, évêque de Lycopolis en Egypte, déposé dans un synode par Pierre d'Alexandrie son métropolitain, vers l'an 306, pour avoir sacrifié aux idoles pendant la persécution de Dioclétien.

Cet évêque, obstiné à conserver son siège, trouva des adhérents, et forma un schisme qui dura pendant près de cent cinquante ans.

Comme Mélèce et ceux de son parti n'étaient accusés d'aucune erreur contre la foi, les évêques assemblés au concile de Nicée, l'an 325, les invitèrent à rentrer dans la communion de l'Eglise, et consentirent

à les y recevoir. Plusieurs, et Mélèce lui-même, donnèrent des mawju'es de soumission à saint Alexandre, pour lors patriarche d'Alexandrie ; mais il paraît que cette réconciliation ne fut pas sincère de leur part : on prétend que Mélèce retourna bientôt à son caractère brouillon, et mourut dans son schisme. Lorsque saint Athanase fut placé sur le siège d'Alexandrie, les méliciens, jusqu'alors ennemis déclarés des ariens, se joignirent à eux pour persécuter et calomnier ce zélé défenseur de la foi de Nicée. Honteux ensuite des excès auxquels ils s'étaient portés, ils cherchèrent à se réunir à lui ; Arsène, leur chef, lui écrivit une lettre de soumission, l'an 333, et lui demeura constamment attaché. Mais il parait qu'une partie des mèléciens persévérèrent dans leur confédération avec les ariens, puisque du temps de Théodoret, leur schisme subsistait encore, du moins parmi quelques moines; ce Père les accuse de plusieurs usages superstitieux et ridicuIgs.

Il ne faut pas confondre le schismatique dont nous venons de parler, avec saint Mélèce, évèque de Sébaste et ensuite d'Antioche, vertueux prélat, exilé trois fois par la cabale des ariens, à cause de son attachement à la doctrine catholique. Ce fut à son occasion, mais non par sa faute, qu'il se fit un schisme dans l'église d'Antioche. Une partie de son troupeau se révolta contre lui, sous prétexte que les ariens avaient eu part à son ordination. Lucifer de Cagliari, envoyé pour calmer les esprits, les aigrit davantage, en ordonnant Paulin pour prendre la place de saint Mélèce. Voyez Lucifériens.

En parlant de ces deux derniers personnages, saint Jérôme écrivait au pape Damase : Je ne prends le parti ni de Paulin, ni de Mélèce. Tillemont, t. 5, p. 453; t. 6, p. 233 et 202; t. 8,

p. 14, et 29.

Bergier.

MÉLiTON,ÉvèquedeSaiîoes. (Théol.

hist. biog. et bibliog.) — Cet écrivain du ii° siècle, contemporain de TertuUien qui célèbre l'élégance de son

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style et 1 éloquence de sa parole, elegans et declamatorium ingenium et ajoute qu'on le considérait parai les

îar S?- UU P r °P hète > est classé par saint Jérôme au nombre des his-

STll î* 1 EgUse ,6S P' US ren °mmes. Il adressa une apologie à Marc- Aurele et mourut à Sardes, peu de temps après, c'est-à-dire vers l'an H5 1 rois listes de ses ouvrages nous sont parvenues, l'une d'Eusèbe "une de sain Jérôme, et l'une de Rufin Voici celle d'Eusèbe avec les modifia cations qu'elle subit dans saint Jérôme et dans Rufin, d'après M. Hé-

" i- ? T e « .livres sur la Pâque;

Prophète; hVre m ' U C ° nduite *»

» 3. De l'Eglise;

ies fl J JiSsr cAe ' peut - êtrecontre

» S. Delà Nature de l'homme, qui manque totalement cbez saint Jérôme; Rufin lit ^ en place de

9 Tr ( n V a 2 uit de Fide hominis; » 6. De la Création;

,> W 7 i j • ?i Ù Ï™°'K itiTeuç aîrtr.TTipluv

cest-à-dire de l'Obéissance ou du service que les sens rendent à la foi. Saint Jérôme et Rufin placent une virgule après irfcmuç, et en font ainsi deux livres l'un de Obedientia fidei (ou de

% I e etant P erdu ' iJ n 'est plus possible de rien décider ni sur son tUre ni sur son contenu; '

n Jt 8 t" 9 e VAme > dl ' Cor PS et de l'Esprit (selon saint Jérôme de Anima et corpore seulement) ; » 9. Du Baptême (probablement con-

tè^Wr h /l ues ' eu faveur du Baptême .de l'Eglise, seul valide); i » 10. De la Vérité; ' » 11. De la Genèse du Christ (le texte grec porte TOpi XTÎaeu? xai L£ «<*« XpioroO mais Mfn, ne peut pas, plus que TOt^xa dans Denis d'Alexan-

» i? *n P1 n s da , ns un sens a rien); » 12. Des Prophéties;

» M. De l'Hospitalité;

» 14. ia Cfe/;

» 15. Z>u j)/flô/ e et de V Apocalvose

jlrôme S ?T hyreS *'"CTÏ

Jrétïït n, i n ); malS M ^' w inter prétait probablement l'Apocalypse

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dans le sens des millénaires vu oup comme ses compatriotes de rlsfé

ie cninasme. Il y eut aussi plus tard

J,, 1 ?- j 1 ^ ^to^tou eeoû ; cela peut vouloir 'dire : de la Corporéité de Etiu, ou de 1 Incarnation de Dieu Comm

avec Dilf, ^ s n sembla "ee de l'homme vS r Sa C01 'P°réité, et écrivit un livre sur ce sujet, nue Dini aussi est corvorpl fi» î 4 e eidv), il n y a pas de doute que le titre de ce livre doit être traduit de

ï-iSTX de ^ ieu - muton étai *

ri £ x ,a J. ailtl "'opomor P histe, at-

tnbuant à Dieu, comme Tertullien

un corps semblable àcelui de l'homme'

et une secte très-postérieure fut nom!

» i 7 d T es Iu \ les Mèlitoniens (3).

Ecriture ?r ™ ", ****<> * la ^ écriture, en six livres

M a ;c-AuS^' eremisearem P ereur

tase ? P Ut S?n Ce t S dk - huit ° Uvra $ es A ^tase le Smaite en nomme deux au-

cont™ L m U $lir PInca r^H<m du Christ,

trois Iiv^ rC1 ° n * qui avait au m °ins trois ] lvreSj puisque Athana

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