‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 104 sur 114 · VI IL · texte numérisé non relu

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Les anciens qui en ont parlé, Diodore de Sicile, Strabon, Tacite, Pline,

m rivages, sur lesquels on ne volt ni arbre, ni herbe, a ni aucune autre plante ; tout y étant couvert d'une » cendre très-incapable de production. Ce que je dis fc doit s'entendre de celte partie du lac que j'ai vue, » et qui s'étend à quatre lieues de l'embouchure du » Jourdain, mais non pas de la partie la plus occi- » dentale, que certaines montagnes cachaient à mes » yeux. Ceux qui se vantent de l'avoir parcourue, n assurent avoir trouvé sur ses bords certains arbres a assez gros et semblables aux noyers, dont le fruit x était peu différent du limon quant à l'écorce et à » la couleur, mais spongieux, pourri et vide au de- » dans ; ce fruit n'est autre chose que cette pomme » de Sodome dont parle Josèphe, et qu'on propose x ordinairement comme un symbole assez juste des r charmes trompeurs des créatures, et du faux » éclat des biens du monde, qui ont bien de quoi « éblouir nos yeux et surprendre notre cœur, mais » qui n'étant que vanité, ne peuvent jamais as- » souvir nos désirs.

» Quoique le nom de mer n'appartienne (à parler » juste) qu'à ces prodigieux amas d'eaux, auxquels • Dieu assigna un lieu et fixa des limites dans la » création du monde, tels que sont les mers Océan, » Méditerranée et autres, l'Ecriture sainte ne laisse « pas de donner le nom de mer à certaines éten- ■ dues d'eau beaucoup moins (Onsidéiables. C'est » dans ce sens que le lac dont je parle est nommé » mer Morte, qujique Josèphe et tous les autres géo- » graphes lui donnent a peine vingt-deux ou vingta trois lieues de longeur, et cinq ou six de largeur ; x Josèphe dit que l'eau de cette mit est ei pesante, » qu'elle sou lient tout ce qu'on y jette, et ne lui » permet pas de couler au fond. Cet auteur ajoute » que l'empereur Vespasien, voulant s'en instruire » par l'expérience, fut convaincu de cette vérité » en faisant jeter dans ce lac plusieurs personnes, » après les avoir mises hors d'état de pouvoir na- » ger, en leur faisant lier les pieds et attacher les » mains derrière le dos ; car nulle d'entre ces a personnes ne fut submergée, mais toutes floti> tèrent sur la surface de l'eau sans pouvoir ja- » mais y enfoncer. Le gouverneur de Jérusalem » n'ayant pas eu assez de complaisance pour faire » arrêter la caravane sur le rivage de ce lac, n nous ne pûmes en faire l'épreuve; mais la chose b d'ailleurs est si avérée et si connue, qu'il ne » m'est pas permis d'en douter. Quelques auteurs » ont écrit qu'on voyait toujours la mer Morte coux verte d'un brouillard épais, et comme une fumée x de soufre sortir de son sein : l'extrême chaleur b qui se faisait sentir lorsque j'étais près de cette x mer, dissipait peut-être cette prétendue fumée au » même instant qu'elle l'attirait ; et si cela est, » on ne doit pas s'étonner que j'assure que l'air » m'y parut aussi serein et auesi pur que dans la b plaine de Jéricho même.

b La corruption générale de ces villes criminelles d attira sur elles cette pluie de feu et de soufre qni » les réduisit en poudre, et qui leur creusa cet abîme « dans lequel elles sont englouties : je me nattais s d'en voir quelques vestiges à environ une lieue et x demie de l'embouchure du Jourdain, comme on i me l'avait fait espérer ; mais quelque application » que j'aie donnée à chercher ces lugubres traces d sur la surface du lac, je suis obligé d'avouer a que je n'eus ni les yeux assez perçants, ni l'imax gination assez susceptible de ces sortes d'images a ou de fantômes, pour pouvoir me figurer quelque » chose de réel où je n'apercevais qu'un grand vide. » — Voyage au mont Sinax et Jérusalem^ p. 513, Goussbt.

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Solin, rapportent la tradition qui a toujours i subsisté, que ce lac fut autref 6,s formé par un embrascmeut qui détruisit plusieurs villes. L'asphalte qui y surnage, le bitume et le soufre qu, se trouvent sur ses bords

àn'Z d v CCndl ' e et la stérilité du ol qui 'environne, l'amertume et la pesanteur de ses eaux, les va- Lrr/ enélèveût ' déposent en- • tes r i !• U L aUS yeUÏ des "«turaliss^n^f desv °yag«urs modernes saccoide avec celui des anciens- la narration de Moïse est don d'une vente incontestable

lw eI tf° S - in , crédules cependant ont attaquée. La mer Mark, disent-

ÏÏ,rL£ J °^ S . e V sté ' les e ™x du Joui dain qui s'y déchargent, et qui nont point d'autre issue, ont dû y former un lac dans tous'les LZl Celui qui esisteaujourd'iminestdonc pmnt^neitetde^'embrasemenS

lJï?} S ' e u "*? du Rhin daas la Hollande, celles du Chi , ,

de Damas celle de l'Euphrate dan la Mésopotamie, etc., disparaisse" sans former aucun lac. Cellesd.i Jourdain pouvaient donc se dissiper de même, se perdre dans les sables, entier dans les conduiis souterrains, et tomber dans la Méditerranée (1) 'ou se disperser dans les coupures faites pour arroser les terres. L'Ecriture nous indique celte dernière façon, en dzsant qu'avant la ruine de Sodome et de Gomorrhe, toute la plaine oui bordait le Jourdain était 5 g des canaux, comme nn jardin déhcieux. Gm.,c. 13, y \q

nh S a5ii£ OSOnS d ' a , illcUrS l^lelacAs- H-h ■ ■ ' , aUquel 0I1 donae aujourd hu, vingt-quatre lieues delongueur n en ait eu que douze ou quinze lorsque Sodome subsistait, et n'aitoccûpé

MER

raln **„$?** se rt«ntrionale du ter-

lieues en carré, pour placer la b eîS

r fl K eT ? I1 . ée 9 ueJ '°° nommai L Vallée des bois, et [.our y bâtir é hm

ffiA^ - ce I" 1 était autrefois la

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Cette supposition, contre laquelle j on ne peut rien objecter de solide levé toute difficulté, elle est d'au tant Plus probable, que Sodome et les autres villes détruites étaient précid oTal S TT daDS ,a P arlie K&

iourd'L 1 aiD qUe C ° 1,Vre a -

tAcad des Inscnpt., tom. 16, in- 12, dôme 2 '?,f'/ ta - sl '!- bruine de So'pag.293 dA vmon, tome 1,

Le savant Michaélis dans les m.

ï, ! donn « «ne dissertation sut 1 oiigine et la nature do la mer- Morte dans laquelle il prouve 1» qu a1n° d ":, deCe , ,a ? este "^einc q er-

tom y eût commuoicatioD entre l'une et l'.„.

en ,,„„ "' tran sf<"-meriueDt tout le Mr.

Z . 5" ,Dtérie " ro T» «'étendrait jwiuffi

Le fou.

taine, parce qu'elle n' ^SS ete mesurée par des opérations d™ géométrie, mais seulement est , née au coup .d-œU. 2- Que la salS eB est extrême, ce qui est cause que tous es corps vivants y surnagent 3. Que

w 2V e À USue1 ' «"quel les habitants de la Palestine se sont toujours servis, et non un sel môle de bitume comme quelques modernes l'ont prétendu. 40 Qu'il py a aucun poisson m aucun coquillage dans cette mer.

5 Qu elle n a point d'issue, mais que tfon ro X n° d ! SS ' pen , t P ar l'évaporaabondent sur ses bords. 7° Que la Pentapole était véritablement placée dans le heu à présent occupé par la mer Morte. 8» Qu'avant la Wne de bodome il y avait déjà une couche de fiitume détrempée d'eau, sous une couche de terre végétale sur laquelle plusieurs villes étaient bâties; que la couche de bitume ayant été embrasée, la couche supérieure a dû s'af-

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