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lévites chez les Juifs, et le sacerdoce chez les Romains donnait encore plus de prérogatives à ceux qui en étaient revèius.
Les incrédules ont fait grand bruit au sujet d'une guerre que s'attirèrent les Benjamites, pour n'avoir pas voulu punir l'outrage fait chez eux à la femme d'un h'xûe ; nous en parlons au mot Phètre des Juifs. Reland, Antiq. héb., p. 115.
Bergieb.
LÉVITIQUE. C'est le troisième des cinq livres de Moïse. Il est ainsi appelé, parce qu'il traite principalement des cérémonies du culte divin qui devaient être faites par les lévites :
c'est comme le rituel de la religion juive.
On demande, et cette question a été faite par plusieurs incrédules, comment et pourquoi Dieu avait commandé avec tant de soin et dans un aussi grand détail des cérémonies minutieuses, indilférentesà son culte, et qui paraissent superstitieuses.
Nous répondons, 1° que toute cérémonie est indifférente en ellemême, que c'est l'intention qui en fait toute la valeur ; mais elle cesse d'être indifférente dès que Dieu l'a commandée; elle sert à son culte dès qu'elle est observée par un motif de religion ou d'obéissance à la loi de Dieu ; elle ne peut donc alors être superstitieuse dans aucun sens.
2° Pour que Dieu commande une pratique, il n'est pas nécessaire qu'elle soit par elle-même un acte d'adoration, d'amour, de reconnaissance, etc. ; il a pu ordonner ce qui contribuait à la propreté, à la santé, à la décence, ce qui servait, à détourner les Israélites de l'idolâtrie et des mœurs corrompues de leurs voisins, ou qui avait une autre utilité quelconque. On ne prouvera jamais que, J»armi les choses commandées aux uifs, il y en ait aucune absolument inutile. De même il était à propos de leur défendre, non-seulement toute pratique mauvaise et criminelle en elle-même, mais tout usage dangereux relativement aux circonstances.
3° Un peuple tel que les Juifs qui n'était pas encore policé, qui avait
eu en Egypte de très-mauvais exemples, qui allait être euvironné d'idolâtres, ne pouvait être contenu et civilisé que par les motifs de religion :
nous délions les incrédules d'en assigner aucun autre capable de faire impression sur les Juifs. Il fallait donc que tout leur fût prescrit ou défendu dans le plus grand détail, afin de leur ôter la liberté de mêler dans leur culte et dans leurs mœurs les usages, absurdes et pernicieux de leurs voisins. Cette nécessité n'a été que trop prouvée par le penchant invincible que ce peuple a montré à suivre l'exemple des nationsidolàtres.
Il n'est donc aucune des lois portées dans le Lévitique qui n'ait eu une utilité relative aux circonstances et au caractère national des Juifs. Voyez Loi cérémoxielle.
Bergier.
LÉVITIQUES, branche desnicolaïtes et des gnostiques, qui parut au second siècle de l'Eglise. Saint Epiphane en a fait mention, sans nous apprendre s'ils avaient quelque dogme particulier.
Bergier.
LÉZARD (le). (Théol. mixt. scien.
zoolog.) — Ce gentil reptile, aux mouvements si rapides quand il s'agit pour lui de fuir un ennemi, qui, dans les pays très-chauds, tombe en léthargie pendant les plus grandes ardeurs de 1 été comme pendant les froids de l'hiver, qui lappe au ruisseau avec sa petite langue, comme un chien, pour se désaltérer, qui observe sa proie, le cou tendu, la tète haute, l'œil au guet, comme un épagneul en arrêt, saute dessus, la saisit par la tête, la secoue pour l'étourdir et l'avale, qui vit seul avec sa femelle, dans son petit terrier toujours tourné vers le Midi, et donne ses sept à huit œufs à couver aux rayons du soleil, ce gentil reptile est de ces bètes innocentes, ne faisant aucun mal, n'ayant rien de venimeux qu'il faut apprendre à nos enfants à respecter, ne serait-ce que pour leur gentillesse, leurs gracieusetés, leurs belles couleurs qui contribuent, dans nos gazons, à nous faire admirer et aimer le Dieu de la
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nature. Mais il y a aussi une raison d'intérêt qui nous ordonne de ne leur faire aucun mal; le lézard, ami de l'homme, toujours campé près de ses habitations, n'est occupé du matin au soir qu'à poursuivre les insectes nuisibles à ses produits agricoles. Il en détruit des milliers.
Le Noir.
LHOMOND ou LOMOMD (Charles- François). (Théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce célèbre professeur de l'université de Paris, dont les ouvrages sont devenus classiques, naquit en 1728 et mourut en 1794. Ses livres les plus populaires sont sa Grammaire latine, sa Grammaire française, son Epitome historiss sacras, petit chefd'œuvre pour faciliter aux commençants l'étude pratique du latin, et son Devins illustribus, pour les élèves qui sont un peu plus avancés.
On n'est pas encore sorti de ses systèmes de conjugaisons latines et françaises. Dans ces deux langues aussi bien que dans le grec et les autres langues indo-germaniques, il n'y a qu'une conjugaison; on peut se faire une idée, en lisant notre article Philologie comparée, de la simplification extrême que nous avons nousmême, dans notre pratique de l'enseignement, apportée à cette partie de la grammaire.
Le Noir.
LIBANIUS. (Théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce célèbre sophiste grec du iv° siècle, né à Antioche entre 314 et 316, vivait encore en 391 dans sa ville natale. L'empereur Julien avait été un de ses admirateurs et de ses protecteurs zélés; il l'avait nommé questeur et était avec lui en correspondance. Volens commença par le persécuter, mais lui accorda ensuite sa faveur. Libanius n'était pas intolérant à l'égard des chrétiens, il demeura l'ami de saint Basile et de saint Chrysostome dont il avait été le professeur. M. Gams parle comme il suit de ses ouvrages :
« 1. npoyu|j.va<j|j.dcT(ov ■Ka.paSeif^ana,
morceaux choisis pour servir d'exemple et de préparation à l'éloquence, en treize chapitres ;
« 2. 65 Discours, auxquels on erc ajouta deux qui furent trouvés plus tard ;
« 3. MsXétosi, ou Déclamations sur des sujets imaginaires, et descriptions diverses, SI en tout;
« 4. Vie de Dcmosthënes et résuméde ses discours, ajoulé à la plupart des éditions de cet orateur.
» Libanius se montre un imitateur habile des anciens, surtout de Démosthônes. Son style est pur, attique, élégant; mais il manque de simplicité et de naturel, qualités en général, étrangères à son temps. On trouve beaucoup de détails sur l'histoire et la littérature contemporaines dans ses Panégyriques de Constant et de Constance, dans ses discours adressés à Julien, dans ceux qu'il dirigea contre Icare, comte d'Orient vers 384 ou 38!), et d'autres adversaires qu'il s'était attirés par sa conduite politique ou dans ses ionctions de professeur. Plusieurs de ses discours traitent des sujets de morale dans le goût du temps, par exemple de la joie, de la richesse, de la pauvreté, etc.
« S. Les Lettres, qui sont encore plus importantes en quelque sorte pour l'histoire du temps que ses discours. Wolfl' en a publié (1 603) en grec, plus de S32 traduites en latin. La plupart sont adressées aux hommes marquants du temps, tels que Julien, Athanase, Basile, Grégoire de Nysse, Chrysostome. Il y aussi beaucoup de simples billets de recommandation, de politesse, de renseignements personnels. Toutes sont plus ou moins intéressantes et agréablement écrites.
Il faut encore y joindre les 'E-rctoro/\iy.ot /apax-rfipEç ou formulaire de lettres, publié par W. Morell. D'autres lettres non encore connues, ainsi que des discours inédits, doivent se trouver en manuscrit dans certaines bibliothè-
ques.
Le Noir.
LIBATION. Voyez Eau.
LIBELLATIQUES. Dans la persécution de Dèce, il y eut des chrétiens qui, pour n'être point obligés de sacritier aux dieux en public, selon les édits de l'empereur, allaient trouver
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les magistrats, et obtenaient d'eux, par grâce ou par argent, des certificats par lesquels on attestait qu'ils avaient obéi aux ordres de l'empereur, et on défendait de les inquiéter davantage sur le fait delà religion. Ces certificats se nommaient en latin libelli, d'où l'on fit le nom de libellatiques.
Les centuriateurs de Magdebourg, et Tillemont, tom. 3, p. 318 et 702, pensent que ces lâches chrétiens n'avaient pas réellement renoncé à la foi, ni sacrifié aux idoles, et que le certificat qu'il obtenaient était faux.
Les libellatiques, dit ce dernier, étaient ceux qui allaient trouver les magistrats, ou leur envoyaient quelqu'un, pour leur témoigner qu'ils étaient chrétiens qu'il ne leur était pas permis de sacrifier aux dieux de l'empire ,- qu'ils les priaient de recevoir d'eux de l'argent, et de les exempter de faire ce qui leur était défendu. Ils recevaient ensuite du magistrat, ou lui donnaient un billet qui portait qu'ils avaient renoncé à Jésus-Christ et qu'ils avaient sacrifié aux idoles, quoique cela fût pas vrai : ces billets se lisaient publiquement.
Baronius, au contraire, pense que les libellatiques étaient ceux qui avaient réellement apostasie et commis le crime dont on leur donnait une attestation : probablement il y en avait des uns et des autres, comme le pense Bingham, Orig. ecclés., 1. 16, c. 4, § 6.
Mais, soit que leur apostasie fût réelle ou seulement simulée, ce crime était très-grave; aussi l'Eglise d'Afrique ne recevait à la communion ceux qui y étaient tombés, qu'après une longue pénitence. Cette rigueur engagea les libellatiques à s'adresser aux confesseurs et aux martyrs qui étaient en prison ou qui allaient à la mort, pour obtenir par leur intercession, la relaxation des peines canoniques qui leur restaient à subir; c'est ce qui s'appelait demander la paix. L'abus que l'on fit de ces dons de paix causa un schisme dans l'église de Carthage, du temps de saint Cyprien : ce saint évêque s'éleva avec force contre cette facilité à remettre de telles prévarications,
comme on peut le voir dans ses lettres 31, 52 et 68, et dans son traita de Lapsis. Le onzième canon du concile de Nicée, qui règle la pénitenct de ceux qui ont renoncé à la foi sans avoir souffert de violence, peut regarder les libellatiques. Voyez Lap-