‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 47 sur 114 · LOP · texte numérisé non relu

LOP

Que 1 Eglise, qui est notre juee et pour laquelle nous travaillons dé si grand cœur, mais toujours avec la bonne foi de l'honnête homme n oublie pas l'histoire de Galilée. Si les Congrégations romaines, au lieu de condamner le système du mouvement de la terre comme contraire à l'Ecriture sainte, avaient dit ce que nous disons aujourd'hui : « Cela n'est pas de la compétence ecclésiastique »

elles n'auraient pas été obligées de se retirer plus tard devant les triomphes de l'astronomie moderne. Nous espérons que l'Eglise ne repoussera pas un écrivain qui fait des hypothèses en vue de lui préparer de meilleures situations devant la géologie et toutes les sciences modernes.

Le Nom.

LONGITUDE. (Thêol. mixt. scien.

cosmol. etgéog. — V. Hipparque.

si on en prenait comme véridiques a la lettre tous ces morceaux.

LOPE DE VÉGA. (Théol. hist.

biog. et bibliog.) — La religion est la plus puissante de toutes les muses :

nous avons développé cette pensée dans notre article Am et religion ; et nous avons aussi développé cette autre pensée, inséparable de la première, que l'art, le grand art surtout, ne peut se passer de la religion pour atteindre ses hauteurs . II n'est pas de pays duquel il soit plus vrai de dire que ce fut la religion qui lui inspira ses plus beaux produits. Elle futson Orphée pour la musique, pour la peinture, pour la sculpture, pour 1 architecture, pour la posésie et plus encore pour l'art dramatique en particulier. Lope de Véga et Calderon en sont deux témoins, d'un éclat sans égal.

« Né à Madrid, dit M. Schrôdl, en 1561, Lope de Véga reçut une éducation très-littéraire, quoique ses parents ■ ne fussent pas riches. Après leur mort prématurée il fut soutenu par l'évêque Jérôme Manrique, étudia la philosophie à Alcala, revint à Madrid, entra en qualité de secrétaire au service du duc d'Albe, et se maria.

A la suite d'un duel il fut obligé de quitter Madrid pendant quelques années ; il y revint plus tard et prit du service sur la flotte de l'invincible

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