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q\n mérite être signalée dans cette théologie mixte à laquelle nous rattachons la description des merveilles divines de la nature les plus étranges, les moins connues, et les plus nouvellement découvertes par cette science moderne qui, tout en oubliant trop souvent l'auteur des choses, n'est occupée qu'à scruter du matin au soir son musée infini. Cette Arachnide, de l'ordre des Pulmonaires, de la famille des Aranéides ou Fileuses, et de la section des Araignées, a la propriété de coui'ir très-vite sur la terre où elle se tient habituellement dans des trous qu'elle creuse ou s'approprie en les tapissant de soie; souvent on la trouve dans les crevasses des murs le long de tubes soyeux qu'elle s'est fabriqués, qu'elle a recouverts de sable, et au bout desquels elle tend ses filets et guette sa proie. Elle passe là l'hiver et y fait sa ponte, mais elle en sort quelquefois en excursions, et alors elle ne quitte pas ses œufs; elle les met dans un sac qu'elle a construit avec ses fils très-finement tissus et serrés, attache ce sac sous son ventre à l'aide de quelques fils, et les emporte dans son voyage. C'est la femelle qui en prend soin de la sorte.
Vient l'éclosion. Alors les petits s'agrafent les uns avec les autres et au corps de la mère en une sorte de peloton, à peu près comme les petits du kangourou dans leur poche mammaire, et attendent là qu'ils soient assez forts pour se détacher et vaguer à leur picorée. Jusque-là la mère ne les quitte jamais d'un instant. Qu'il se manifeste d'une manière touchante dans certaines espèces, ce sentiment de la mère ! Mais voici une oien autre merveille qu'a observée Lister. Cette araignée s'est fait un art i'aérostation et d'ascension aérienne, la terre ne lui suffit pas quoiqu'elle 3n habite les crevasses ; elle veut parfois monter vers les cieux, et comment s'y prend-elle? elle se fait, avec une multitude de fils qu'elle lance dans l'air, un petit ballon; ces fils sont si tenus que l'air lui-même les rassemble en une pelote légère, blanche comme la neige, et les emporte ; niais la lycosc a eu soin d'en conserrer plusieurs par lesquels elle reste
suspendue au ballon, et le long desquels, faisant mouvoir ses pattes avec rapidité, elle voyage et voltige, emportée par la pelote. Elle gagne ainsi, sans peur, non pas seulement les couches d'air inférieures, mais parfois les grandes hauteurs, et fait un véritable voyage d'aéronaute dans les champs de la lumière comme l'alouette.
La nourriture de la lycosc, qui est très-vorace, est toute d'insectes et de mouches. La fameuse tarentule qui tire son nom de la ville de Tarente en Italie, où elle est commune, est une des espèces de lycose; ces espèces sont au nombre de plus de quatrevingts. Il y en a une qu'on appelle la lycose ruricole, et qui est brune avec une ligne jaunâtre sur le dos ; le mâle est beaucoup plus petit ; celle-ci est très-commune aux environs de Paris où elle se montre dans les lieux humides dès le mois de mars. La lycose allodrome en est une autre que Latreille a souvent trouvée sur les bords de la Seine au bas de Passy ; celle-là est une des plus grandes espèces de nos contrées ; elle a le corselet et l'abdomen rouge mélangé de gris et de noir. Le Nom.
LYELL (Sir Charles). [Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce célèbre géologue anglais, né en 1797, est mort celte année (1875) à l'âge de soixantedix-huit ans. Un de ses principaux ouvrages a pour titre : Principes de géologie ; il y expose une théorie nouvelle sur la structure du globe; cet ouvrage parut en 1833 et eut dix éditions. Son dernier ouvrage pinte pour titre : Evidences géologiques de l'antiquité de l'homme; il favorise implicitement la théorie de Darwin sur l'origine des espèces, {Voy. Transformisme) et soutient très expHcffi tement le nouveau système géologique de l'évolution continue, sans révolutions universelles ou à peu près universelles.
Le Noir.
LYON. Il y a eu deux connl<'> généraux tenus dans cette ville; le premier, de l'an 1245, sous le pape Innocent IV qui y présidait, csi
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compté pour le treizième concile général. Il fut convoqué, 1° à cause de l'irruption des Tartares dans l'empire; 2° pour travailler à la réunion des Grecs à l'Eglise romaine ; 3" pour condamner les hérésies qui se répandaient pour lors; 4° pour procurer des secours aux fidèles de la Terre sainte contre les Sarrasins ; 5° pour examiner les crimes dont l'empereur Frédéric H était accusé.
Baudouin, empereur de Constantinople, y assista, el il s'y trouva environ cent quarante évêques.
Nous ne trouvons rien dans les décrets de ce concile qui ait rapport à aucune hérésie en particulier, ni aux moyens d'éteindre le schisme des Grecs ; nous y voyons seulement des taxes imposées sur les bénéfices pour secourir la Terre sainte, le projet d'une croisade contre les Sarrasins et contre les Tartares.
La grande affaire était les démêlés entre le saint Siège et l'empereur Frédéric : ce prince était accusé d'hérésie, de sacrilège et de félonie.
L'empire étant regardé pour lors comme un fief relevant du saint Siège, la résistance de Frédéric au pape paraissait être la révolte d'un vassal contre son seigneur. Conséquemment Innocent IV prononça contre lui l'excommunication et une sentence de déposition. Les évêques approuvèrent l'excommunication et répétèrent l'anathème ; quant à la déposition, il estseulement dit qu'elle fut portée en présence du concile (1),
Ce n'est pas ici le lieu de prouver que cette sentence était nulle, et que le pape excédait son pouvoir. Voy.
Souverain, Temporel des rois. Aussi cette démarche irrégulière eut-elle les suites les plus fâcheuses; elle partagea l'Italie en deux factions, celle des guel plies qui tenaient poulie pape, l'autre des gibelins qui étaient du parti de l'empereur, et qui désolèrent l'Italie pendant trois siècles. S'il est étonnant que les évêques n'aient pas réclamé contre cette entreprise du pape, il l'est bien davantage que l'empereur Baudoin, les comtes de Provence et de Toulouse, les ambassadeurs des autres souverains qui étaient présents, ne s'y soient pas opposés. Voyez l'Histoire de l'Eglise gallicane, tom. H, 1. 32, an. 1243.
Le deuxième concile général de Lyon, qui est le quatorzième œcuménique, fut indiqué l'an 1274 par Grégoire X. Il avait aussi pour objet la réunion de l'Eglise grecque, le secours de la Terre sainte, et la réforme de la discipline ecclésiastique.
Le pape y présida encore en personne, à la tète de plus de cinq cents évoques ; Jacques, roi d'Aragon, s'y trouva, et l'on y vit los ambassadeurs do l'empereur Michel Paléologue , ceux des rois de France, d'Allemagne, d'Angleterre et de Sicile. C'est la plus nombreuse assemblée qui se soit formée dans l'Eglise.
Elle eut aussi un succès plus heureux que la précédente, puisque les
(1) Ayant rapporté les griefs Jont on accusait l'empereur Frédéric U, r Innocent IV conclut, qu'après en avoir diligemment délibéré avec les cardinaux et le sacré concile, et « en vertu dupouvoir de lier et de délier qu'il avait reçu dans la personne de saint Pierre, il déclarait » ledit prince indigne du royaume et de l'empire, n rejeté de Dieu, ■ et déchu de tout honneur et de toute dignité ; qu'il déchargeait pour toujours ses sujets du serment de fidélité, et soumettait au lieu de l'excommunication, encourue par le seul fait, quiconque à l'avenir lui obéirait et lui donnerait conseil on secours, Bons quelque titre que ce fût; que pour ce qui était du fuit d'élire un autre empereur, il le laissait à ceux qui en avaient le droit. « Nos itaque super prœ- » iniosis et compluribus aliis ejus nefandis excessi- » hua, cuin fratribus nostris et sacro consilio deii- » beratione prneliabita diligenti, ctlin Jesu Christi » vices licet immerito teneaums io terris, nobisque t in heati Pétri apostoli personasit dicturn : Quorii curnque liyaveris super terram, etc. ; raernora-
tum principem, qui se imperio et reguis omniquo
s honore ac digoitate reddidit tam indignum, quin que prnpter suas iniquitates a Deo ne regnet vel i» imperet est abjectus, suis ligatnm peccatis et abn jectum, omuique honore eh dignitate privattiui a » Oomino ostcudinlus, deuuntiamus, ac nihilominus » sonteutiando privauius ; oinnes, qui ei jurameoto u ûdelitatis tonentur adstricti, a jurameoto hnjusb modi perpetuo absolveutes ; anctoritate apostolieft h licmiter inbibeudo, ne quisquam de cœtero silti » tauquam imperatori vel régi pareat vel inteudat, h et decernendo quoslihct, qui deinceps ei, velut » imperatori aut régi, eous-iliiun vel auxilium proes- « titerint seu favoreni, ipso facto excommuoicationi» v viuculo suljjaccre. Uli autom ad quos io eodem » imperio iraperatoris spectut electio, rligant lihera » successorem. u — Lalb., Conai. collect. t t. xi, part. 1, col. 645.
Goussbt.
Voici ce que dit M. Gams de ce fameux décret de déposition de Frédéric : « Le 17 juillet la sentence de déposition fut en effet proclamée, elle
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Grecs, au nom de leur empereur et de trente-huit évêques de leur Eglise, y signèrent avec les Latins la même profession de foi, jr reconnurent le souverain pontife comme chef de l'Eglise universelle (1), et y chantè-
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commençait par ces mots : Ad apostoliae dir/mlalis apieem. Alexandre Noël cherche longuement a démontrer que le Pape prononça la déposition en son nom et nullement au nom du concilo. Cette sentence condamne l'empereur sur qimtre chefs :
« lo Parjure fréquent, violation do la paix entre l'Etat et l'Eglise;
» 1° Soupçon véhément, presque évident à hérésie ;
» 3» Violation des droits de l'Église parla captivité des cardioaux et autres dignitaires de l'Église;
» 4o Violation delà majesté du Pape par les lettres adress ées à Grégoiro IX; soulèvement des peuples des Etats romains contre lenr mallre légtiine enlèvement des villes et châteaux des Etats dé l'Eglise.
» Il s'y ajoutait enfin le grief d'avoir opprimé la liberté ecclésiastique, surtout en ce qui concernait les dignités ecclésiastiques ; car il y avait alors onze archevêchés et de nombreux évêchés vacants. Par suite de ces crimes de l'empereur, ceux qui avaient prêté serment de fidélité à Frédéric en étaient relevés.
a La plupart des évéques souscrivirent à la déposition de l'empereur. La promulgation de la scntenee prononcée contre lui fut confiée plus tard aux Dominicains (il décembre 1-245.;»
Pourqui donc Hoêl Alexandre, Bergier et tons les Gallicans se donnent-ils tant de peine pour expliquer celte déposition, puisque d'en côté : lo Pape et le concile ne sont pas plus infaillibles sur tout ce qui n'est pas une « dnetrïne de foi on de morale religieuse » qu'ils ne sont impeccables dans tonte application pratique, et que d'un outre coté, rien ne lenr interdit à l'un comme chef humain do l'ordre moral, à l'autre comme grande représentation humaine dos Burlétés, d'usf r de leur influence pour engager les peuples a se débarrasser d'un tyran?
Le Notn, (I) An deuxième concile général de Lyon, les Grecs ont reconnu avec les Latins la primauté pleiue et souveraine du pontife romain, et s&principauté sur l'Eglise universelle. « Sancta romana Ecclesia » summum et plénum primatnm et prineipatnm sn- » per nniversam Ecelesiam catholicam obtinet, » qnem ab ipso Domino in beato Petro apotolornm « principe sive vertice, enjus romanns pontifex est » snecessor, cum potestatis plenittidine récépissé » veraeiter et hnmiliter reengnoscit. Et sieut pr« » essteris tenetnr fidei veritntem defendere, sic et s si qnœ de fide subottos fuennt qnatsliones, auo ï debent indicio definiri. Ad qiinm poto-t çrava- » tt» qnilibet super oegotiis ad ecelesiastierim fo- » rpm pertinentibns anpellare, et in omnibus can- » sis ad examen ecciesiasticum spectantihus, ad » ipsius potest judicium recurri : et eidem omnes » Beclesias sont snbjccta?, ipsarnm prmlati obedien. » tiam et reverentiam sibi dont. Ad banc autem » aie potestatis plenittido consista, qnod Ecelesias » capteras ad olltcitu-liois partons admittit ; qnsium » militas et palriarcholes preecipue diversis privile- » giis eadem romana Ecrlosia honoravit, sua tal ïïisn observât» prs-nieativa Inm in generalibos • conediu. tnm in nliquib. s «Mis. s.mper salva. s — JU1»., Corteil. collect., tom. xi, part. I, col. M,
rent le symbole avec l'addition qui a Pâtre Ftlioqite procedit.
Conséquemment, le premier des décrets de ce concile regarde le dogme delà procession du Saint-Esprit; les autres concernent la discipline. Le vingt-troisième est remarquable, en ce qu'il défend de former de nouveaux ordres religieux et d'en prendre l'habit, et supprime tous le»
ordres mendiants nés depuis le concile général de Latran, sous Innocent III, en 1215, et non confirmé»
par le saint-Siège.
Cependant la réunion des Grecs à l'Eglise romaine ne fut ni générale de leur part, ni de longue durée, puisqu'il fallut la recommencer à Ferrare en 1438, et à Florence en 1439. Cette dernière môme n'a pas été solide, puisque les Grecs persévèrent encore dans leur schisme, et y sont aussi obstinés qu'ils l'étaient pour lors. Voy. Florence.
Ihst. de l'hglise gallic, tome 12, 1.34, an. 1272 et 1270.
Behgier.
LYONS (Guillaume). (Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce déiste anglais qui mourut en 1713, publia un livre intitulé : l'Infaillibilité, la dignité et l'excellence du jugement humain et nne dissertation sur la nécessité des actions humaines.
« 11 ne sut donner, dit Schlégel.à sa prétendue démonstration de l'infaillibilité de la raison, ni la clarté, ni l'ordre, ni la perfection de style qu'elle aurait dû avoir pour produire quelque effet (1). Cependant la quatrième édition, publiée à Londres en 1730, semble attester un tssez grand succès ; il eût été plus juste de remarquer que le déisme devait être le résultat naturel de la décadence de l'Église au seizième sièclo, de l'abais-
Si l'on considère avec attention la manit-re dont les Grecs se sont expliqués an second concile de Lyon an snjat de la principauté d;i pape, on reconnaîtra facilement quil est impossible de concilier les libertés gallicanes avec la doctrine de ce concile. Voy. anssi. l'art. FLuaxnca.
Ciwii.
Aujourd'hui toutes ces questions sont tranchées,. par le concile da Vatican.
r.. jio %.
(I) ScMécel, Hist. de rfalisr, cont u. de Uoaheim, V, 300, Ueilhronn, I7d4.
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