‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 59 sur 114 · LYS · texte numérisé non relu

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sèment de la raison, dont les réformateurs avaient fait une prostituée (meretrix), de l'exaltation de l'esprit privé au-dessus de l'autorité de 1 réélise, des funestes querelles des sectes protestantes, et de la manière déplorable dont le protestantisme altéra et défigura la Révélation. »

Le Nom.

LYRE (Nicolas de). (Théol. hist.

biog. et bibliog.) — Ce célèbre franciscain, né à Lyre, en Normandie (diocèse d'Evreux), et mort à Paris en 1340, fut surnommé plus tard le doctor utilis; il a laissé un commentaire de la Bible sous le titre : Postilla m universa biblia, qui se répandit en France et en Espagne et qui fut corrigé un siècle après, de main de maître, par saint Paul de Burgos. C'est le premier écrit de cette nature qui ait été imprimé ; il y en a une édition de 1771. Nicolas de Lyre composa encore un livre de Corpore Clmsti; Sermones de tempore et de sanctis; Liber contra Judxos ; un commentaire sur les quatre livres des Sentences; Quxstiones Veteris et Novi Testamenti; un traité de Visione Dei; une explication des dix Commandements; un traité de Idonco Ministre* et suscipiente Sacrum, altaris ; une explication des noms hébreux ; un livre de Differentiis V. et N. T. ; une dissertation de Differentia translationis noslrx et Hebraiex veritatis; et, d'après Wadding, une Fia Contemplatif) de vita et gestis S. Francisa, etc.

Le Nom.

LYSZCZYNSKI (Casimir). [Théol.

hist. biog. et bibliog.) — Ce gentilhomme polonais fut accusé d'athéisme par les évêques de Wilna et de Posen à la diète de Grodno, et incarcéré en 1688. « L'accusation, dit M. Ueding, se fondait principalement sur ce qu'on avait trouvé dans ses papiers un écrit de sa main contenant la proposition suivante : Dieu n'est pas le créateur de l'homme; c'est l'homme gut est le créateur de Dieu, puisque de rien il s'est fait un Dieu. Il avait eu outre rassemblé en quinze feuillets à peu près tous les arguments des athées et s'était plusieurs fois servi de cette expression : Nous autres athées, etc.

» Lyszczynski, obligé de se défendre, répondit qu'il croyait en Dieu -, qu'il n'avait réuni les arguments des athées que pour pouvoir les réfuter; qu'il n'avait attaqué Alstédms que parce que cet auteur n'avait pas démontré l'existence de Dieu aussi solidement qu'il l'aurait pu et dû. Enfin il ajouta qu'il avait dès sa jeunesse mené une vie irréprochable, que peu de jours avant son emprisonnement il avait reçu la sainte communion et commandé les matériaux nécessaires pour construire une chapelle.

» Le 1" mars 1689 Lyszczynski fut condamné à faire devant l'évoque de Wilna une rétractation solennelle, et fut livré au bras séculier, qui le condamna à brûler ses écrits ; ses biens furent confisqués, sa maison fut rasée, lui-même eut la tête tranchée. »

Ht

M (la consonne). (Théol. mixt.

scien. philol.) - Cette consonne, qui est la dixième de l'alphabet latin, et la treizième lettre du même alphabet se retrouve au même rang dans tous les alphabets néo-latins et germaniques; elle est considérée ou comme liquide ou comme nasale et apparient a 1 ordre des labiales, en sorte qu elle est ou la liquide ou la nasale de cet ordre.

Dans le sanscrit, elle s'appelle ma et est la nasale du cinquième ordre, ou des labiales. '

Dans le grec, elle s'appelle mu, s'écrit (i, et est la douzième lettre.

Dans le gaélique ou celtique, elle s appelle muin.

pans J'hébreu, elle est la treizième lettre, s appelle mem et s'écrit n et a quand elle est finale.

Le Noir.

MABILLON (Jean). (Théol. hist.

iiog.et bibhog.)-Ce savant et célèbre bénédictin de Saint-Waur, né en 1632

*\F, 0Tt en J m - a laissé > ma 'gré sa débile santé, des travaux prodif ieux.

H se levait habituellement vers deux heures du matin, travaillait jusqu'à midi, et se remettait au travail aussitôt après le repas, pour ne le quitter que bien avant dans la nuit. Ses seules récréations étaient la messe, la prière et son bréviaire. Ce travail continuel le soutenait plulAt que de Jiu faire du mal, et ne l'empêcha pas de vivre soixante-quinze ans.

ouïmes : liSlG âe S6S P rinci P a « I. Acta Sunetorum ordinis S. Bene-

dtcti, m sœculorum classes distribua, Pans, 1668-1702, 9 vol. in-fol. Le dixième volume, qui devait être le derme r) fut rédigé, après la mort de Mabillon, par D. François Le Texier bénédictin de Saint-Maur; mais il n'a pas ete imprimé. Le manuscrit existait à Saint-Germain des Prés

II. Vetera Analecta, id est varia fragmenta et epistolse scriptorum ecclesiasticorum, iam prosa quam métro, hactenus édita, Paris, 1675-1685, 4 vol. in-8°; 2° édit., Louis de La Barre, Pans, 1723. Le quatrième volume renferme : Iter Germanicum •s. Mabihon et M. Germain.

III. De ■ Re diplomatica libri VI Paris 1681, in-fol., et Librorum de lie diplomatica supplementum, Paris 1704, in-fol.

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