‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 62 sur 114 · MALI · texte numérisé non relu

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des cadavres d'hommes ; c'est pourquoi le grand médecin de Pergame fut obligé de se contenter de disséquer des magots ; il en résulta, dans sa description, des erreurs qui furent acceptées sans contesle jusqu'au xv e siècle, époque à laquelle André Vesale eut, heureusement pour la science, le courage de braver toutes les prescriptions civiles etreligieuses, et put réussir à se soustraire aux diverses polices en disséquant des cadavres humains. C'est ainsi qu'il corrigea les erreurs de Galien.

Le Nom.

MAHOMET. (Théol. hist. biog.et bi- Uiog.) — V. Mohammed.

MAROMÉTISME. Système de religion qui a pour auteur Mahomet, imposteur arabe, né vers l'an 570, mort en 631. Quoique la connaissance des fausses religions fasse partie de l'histoire plutôt que de la théologie, on a droit d'exiger de nous une notion du mahométisme. Les incrédules de notre siècle, pour déprimer la vraie religion, se sont attachés à justifier les fausses : plusieurs ont tenté de faire l'apologie de Mahomet et de ses rêveries ; ils ont prétendu que sa religion, tout absurde qu'elle paraît, est néanmoins fondée sur le même genre de preuves que la nôtre ; qu'un mahométan raisonne aussi sensément qu'un chrétien, lorsqu'il croit sa religion divine, et traite d'infidèles ceux qui ne pensent pas comme lui.'Quelques-uns ont poussé l'entêtement jusqu'à soutenir que le mahométisme est une religion moins impure que le christianisme.

Nous sommes donc obligés d'examiner les caractères de mission divine dont Mahomet a pu paraître revêtu, et si la religion qu'il a établie porte quelques marques de vérité. Le livre qui la renferme est nommé Alcoran, le livre par excellence; il est attribué à Mahomet ; c'est la règle de foi de ses sectateurs, et ils en adorent, pour ainsi dire, toutes les paroles. C'est dans cette source même que nous examinerons les caractères personnels du législateur de l'Arabie, la doctrine qu'il a enseignée, les

moyens dont il s'est servi pour l'établir, les effets qu'elle a produits. Nous rougissons d'être réduits à mettre le christianisme en parallèle avec une religion aussi absurde ; mais nous ne devons rien négliger pour mettre daus tout son jour l'aveuglement et la méchanceté des incrédules. Prideaux, dans la vie de Mahomet; Maracci, dans sa réfutation de l'Alcoran, et d'autres, ont déjà fait cette comparaison; mais nous sommes forcés de l'abréger, et de perdre ainsi une partie de nos avantages.

Un de nos philosophes, qui a pris le ton de législateur dans les choses qu'il entendait le moins, a décidé que l'on ne doit pas dire V Alcoran, mais le Coran ; et la plupart de nos littérateurs ont humblement adopté cette correction. Par la même raison il ne nous sera plus permis de dire, alambic, alcade, alcali, alchimie, algèbre, almanach, etc. ;tous ces termes, empruntés des Arabes, portent l'article avec eux. Nous ne faisons cette remarque que pour démontrer l'ineptie d'un personnage auquel on prodigue très-mal à propos le titre de grand homme (1).

I. On prétend d'abord que Mahomet était né dans une des plus anciennes tribus arabes, que sa famille y avait tenu de tout temps un rang distingué, qu'elle était chargée de la garde et de l'inspection du temple de la Mecque, édilice également respecté par les chrétiens, par les juifs et par les idolâtres, en mémoire d'Abraham, ou plutôt d'Ismaë), son fils; que Mahomet avait donc plus qu'un autre le droit de s'ériger en réformateur de la religion des Arabes. Quand tous ces faits seraient vrais, la conséquence serait encore nulle. La réforme de la religion, àplus forte raison l'établissement d'une religion nonvelle, n'est pas un droit de famille; il faut, pour cela, une mission du

(i) Les articlosde Bersier sur les relisions étrangères ainsi que ses sorties contre les philosophes na sont pas dignes d'un savant sérieux; ils portent le caractère du pamphlet; nous leur donnons pour contrepoids des études graves et de ton convonabla sous des titras spéciaux appartenant à notre théologie mixte. Voyez sur 'e majinmétisuie, Islamisms Koram, Mohammed,

Le Nom.

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ciel: or, Mahomet n'en avait point Il s ensuit seulement de sa naissance' que les Arabes étaient disposés à l'écouter plutôt qu'un autre, et qu'il avait plus d'avantage qu'un autre pour leur en imposer. Durant quinze ans, il s enferma tous les ans pendant un mois dans une caverne du mont liera, pour disposer ainsi les Arabes à croire à sa mission ; il ne s'annonça d abord que comme envoyé pour rétablir 1 ancienne religion d'Abraham d Ismael de Jésus et des prophètes.

En cela il trompa déjà ses compatriotes ; la religion qu'il a établie n'est ni celle d Abraham, ni celle des Juifs ses descendants, ni celle de Jésus-

w m ™ ssemblc à aucune des trois (I). Mem. des biscr., t. S8, in-12 P. 277, 279. ' '

L'ignorance de Mahomet n'est pas un fait douteux; il se nommait luimême Je prophète non lettré ; et quand il ne 1 aurait pas avoué, son livre en tau foi. Il est rempli de fables, d'absurdités, de fautes grossières en fait d h ls i 01 re, de physique, de géographie et de chronologie. C'est un compose bizarre des rêveries du Talmud, de contes tirés des livres apocryphes qui avaient cours dans l'Orient, et de quelques traditions arabes. Mahomet mit ensemble ce qu'il avait ouï dire à des Juifs, à des hérétiques anens, nestoriens, eutychiens, et à ses compatriotes. Il savait bien que ceux-ci n'étaient pas assez instruits pour le contredire (2).

Convaincu que leur ignorance lui était ab\olument nécessaire pour réussir il défendit à ses sectateurs 1 étude des Ivttres et de la philosophie :

c est unfait avoué par les musulmans CÏZ A V ' r Hlsi -P kil 0S; t. 3, p. 15.

Cette défense fut exactement exécutée parmi eux pendant plus d'un siècle, tbid., p. 21; et c'est en consé-

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■né il™,"/ eu '„ £ "" ï'" 1 "> »i', d»m l« mahoriam. In m »'t'"'Je d'emprunt, fait, a l'abrao»n «me, au mo s . lsm0 et au .hrist.anisra,.. N'j ent-il

Ûgion \t P "" '* Plu ' '"**>'*** de J. t*

t^â ( J^fiôn' T .!/ i8 ° , A ". ?"*> Ber « ier e,t dé i* »">*>*■ tradia.on avec ce qu'il a dit plue haut.

La Nota.

quence de cette loi funeste, que les califes liront brûler la riche bibliothèque d Alexandrie, et toutes celles qui tombèrent entre leurs mains ) Aujourd hui encore les mahoniétans détestent l'imprimerie.

vnnf, el ? nemis du clllis tianisme peuvent-ils le couvrir d'un pareil opprobre ? Vainement ils disent que Jésus- Christ lui-même n'avait fait aucune étude, quil a choisi des ignorants pour ses apôtres, que saint Paul a decredite la philosophie. Jésus-Christ éclairé d une lumière divine, savait les lettres sans les avoir apprises Joan c.l f li. Souvent il a confondu les docteurs juifs. H avait promis e Saint-Esprit à ses apôtres, et il le leur a donné en eiîet ; ils ont prêche l'Evangile dans le siècle le plus éclairé qui fut jamais, sous les yeux des sages d'Athènes et de Rome et en ont converti plusieurs. Jusqu'à presentles incrédules n'ont pas réussi a montrer des erreurs dans leurs écrits. Saint Paul n'a décrédité que a fausse philosophie qui égarait les hommes comme elle aveugle encore les incrédules. Partout où le christianisme s'est établi, H a banni la barbarie, et les lettres ne sont encore aujourd hui cultivées que chez les nations chrétiennes. Voyez Lettres Voilà des faits aussi incontestables" que 1 ignorance grossière de Mahomet et de ses sectateurs.

La corruption de ses mœurs n'est pas moins prouvée ; jamais homme n a poussé plus loin la luxure. Il ne se contenta pas d'avoir plusieurs temmes, il s'attribua le privilège d'enlever celles d'autrui ; il abusa de ses esclaves, même d'une petite lille de huit ans. Il poussa l'impudence jusquà vouloir justilier ces turpitudes par une permission formelle de Dieu, et forgea dans ce dessein les chapitres 33 et 30 de l'Alcoian. Il ne respecta m l'âge, ni les degrés de parenté, ni la décence publique. Il prétendit qu'il lui était permis de prendre, sur les dépouilles des ennemis, tout ce qu'il voulait, avant le partage;

(1) Ce [ait reproché an cal'A Omar eat maintenant aeraootueiiérieuaeuioot contestable. V. Oao»a.

La Non.

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d'enlever encore pour sa part le cinquième du tout; de commettre des meurtres dans la ville de la Mecque; de juger selon sa volonté; de recevoir des présents de ses clients, malgré la défense de la loi; de partager les terres d' autrui, même avant qu'il s'en fût rendu maître ; parce que Dieu lui avait donné, disait-il, la possession de toute la terre. Gagnier, ViedeMahomet,iom. 2, pag.323, 382, 384, etc.

Il ajouta encore pour ses sectateurs le privilège de fausser leurs serments, parce qu'il était lui-même coupable de ce crime. Après avoir défendu la fornication dans d'Alcoran, il s'y livra, et forma le 66 e chapitre pour persuader que Dieu le lui avait permis par une révélation. (Notes de Maracci sur ce chapitre.)

Pour peu que l'on ait lu son histoire, et que l'on ait consulté son livre, on voit que cet homme était naturellement rusé, fourbe,hypocrite, perfide, vindicatif, ambitieux, violent; qu'un crime ne lui coûtait rien pour satisfaire ses passions. Ses sectateurs mêmes n'osent en disconvenir; la seule excuse qu'ils donnent est de dire qu'en tout cela Mahomet était inspiré de Dieu, comme si Dieu pouvait inspirer des crimes.

Jésus-Christ a dit hardiment aux Juifs : « Qui de vous me convaincra de péché ? » Joan., c. 8, f 40. Jamais en effet ils ne lui ont reproché autre chose que de faire de bonnes œuvres le jour du sabbat, de violer les traditions des pharisiens, de fréquenter les publicains et les pécheurs, de s'attribuer une autorité divine, de se faire suivre par des troupes de peuples ; en quoi tout cela était-il contraire à la loi de Dieu? Ils l'ont condamné à mort, non pour avoir commis des crimes, mais pour avoir assuré qu'il était le Fils de Dieu : le juge romain lui-même attesta publiquement son innocence. Dans le Talmud et dans les autres livres des Juifs, il n'est accusé de même que de s'être donné faussement pour le Messie. Malgré la malignité avec laquelle les incrédules de tous les siècles ont examiné ses discours et toutes ses actions, ils n'ont jamais rien pu trouver qui fût véritablement digne de censure. Ils ont

échoué de même à l'égard des leçons et de la conduite des apôtres ; et quand nous n'aurions point d'autres monuments pour justitier les mœurs des premiers chrétiens, le témoignage que Pline le Jeune en rendit àTrajan suffirait pour fermer la bouche à nos adversaires.

Mais entin, Mahomet a-t-il eu quelques signes d'une mission divine?

Non-seulement il n'a point fan de miracles, mais il a déclaré formellement qu'il n'était pas venu pour en faire. Lorsque les habitants de la Mecque lui en demandèrent pour preuve de sa mission, il répondit que la foi est un don de Dieu, et que les miracles ne persuadent point par eux-mêmes; que Moïse, et Jésus- Christ avaient l'ait assez de miracles pour convertir tous les hommes ; que cependant plusieurs n'y avaient pas cru; que les miracles ne servaient qu'à rendre les incrédules plus coupables; qu'il n'était point envoyé pour faire des miracles, mais pour annoncer les promesses et les menaces de la justice divine; que les miracles dépendent de Dieu seul, et qu'il donne à qui il lui plaît le pouvoir d'en faire.

Il ne pouvait pas avouer plus clairement que Dieu ne lui avait pas donné ce pouvoir. Maracci, Prodrom. , 2° part.

chup. 3.

A la vérité, cela n'a pas empêché ses sectateurs de lui en attribuer des milliers; mais presque tous sont absurdes et indignes de Dieu; personne n'a osé attester qu'il les avait vus, qu'il en était témoin oculaire; ces prétendus prodiges n'ont été forgés que longtemps après la mort de Mahomet; ils ne sont confirmés par aucun monument, ne tiennent à aucune pratique, à aucun dogme, à aucune loi ûumakomêtisme; les premiers propagateurs de cette religion ne les ont point allégués pour engager les peuples à croire la mission de leur législateur : ils ont dit: Croyez, sinon vous serez exterminés. Aujourd'hui même, les mahométans un peu instruits désavouent les miracles de Mahomet, Mém. deslnscfip., tom. 38, in- 12, p. 283 ; ils ne citent en preuve de sa mission, que ses succès qui leur paraissent tenir du prodige :

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nous verrons ce que lWdoit en penser. Mais le commun du peuple cYoit fermement tous les prétendus ml*, cles attribués à ce faux prophète C £ 7 r ,UVBr , 1 «i» miracles de JésnsnS h. ? ?US • n allé S U0 ^ pas seulement le témoignage de ses disciples témoins oculaires des faits, qTdT' fient- , Nous vous annonçons ce que » nous avons examiné, ce que nous gavons touché de nos mains^T c. 1 , f . 1 , mais l'aveu f orce des j if ' des pa lenSf des premiers hérétique^ intéressés à. les nier, de Celse T.

vécu peu de temps après, ep'u? fait

ont attribue ces miracles à la ma-ie • mais aucun n'a osé s'inscrire en faux contre e récit des apôtres. Ces miracles tiennent tellement à notre rd fon qu'il n'a pas été possible de lembrasser sans les croh-e. Le plus

ÏZ nd ru e t0us ' la résurrection de Jesus-Christ, est couché dans lesvm

éril e é ; ;aHef te ^ Par,mm0 -S a,?, p . r ,es a Polres mêmes nar la

célébration du dimanche. Aucun Je ces miracles n'est ridicule ouTnJLne S, Dl , eu ;^ sont des œuvres de cha!

rrté des guensom subites, des aliments fournis à un peuple entier des résurrections de nîorts, le don' des langues accordé aux apôtres pour in stroire toutes les nations, etc. Les menés prodiges ont continué dans

le èf ?nr itlVe Pendant P lusie «r sero t .H, ?- fJU i Ceuï de Mahomet seront attestes de même, nous pourrons consentir à les croire P

On ne peut donc en imposer Tiln* grossièrement que l'a fait 'un inÏÏ dule de nos jours, lorsqu'il a dit que

J« ^umans allèguent des S cies de leur prophète les mêmes

» <!«* "«us donnons d^mî racle de Jesus-Christ. Ils croient, d il, que l'ange Gabriel apportait à

écrits en lettres d'or sur du vélin

Oma'/eTor 6 Abubekre ' A,i - Ai ï nui Otrnan, parents ou amis dé

Mahomet, l'ont ainsi certifié à cin!

Çuante mille hommes; parce q„ë

Par un 1C 2 an "'? jamais «/2M?

par un autre Alcoran, et que ce livre

KeTel^^'-'-'^^rcequel oogme, et les préceptes qu',1 contient

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sont la perfection de la raison « f Parce que Mahomet est venu à bM l d a e terre mettl ' e * «** bi k ^S Il est faux d'abord que le* ma i„> niétansunpeu instruis c oient 1" pre endu miracle de l'ange Gab rie?

et il est encore faux que fe n" rS et amis de Mahomet s? soient d in

attesté a cinquante mille hommes Pmsque alcoran signifie le hSTM faux que celui de Mahomet n'ai , S ee cou r edit par d'autres livre ; P

PuisS l n " COntredit mi-même, n W 1 "/ 1 D a ,Z amais «* falsifié, rien n est plus authentique que l'aveu fait et répété par Mahomet, qu'il n" ta pas envoyé pour faire des milles

cel eTà P v 6UVe n f P eut FWoH celle-là. Nous allons voir que les

dairJÙ m ° rale ' leS l0is ' ^« aans ce livre, ne sont rien moins une

raisonnables, et que les succèsde

son auteur n'ont rien de merveilleux

Toutes les prétendues preuves dé ses

mn-acte s sont donc nulles et fausses!

Nous ne crajgnons pas que l'on ren-

nons^ m0me , ceJles( I ue no «s donnons des miracles de Jésus-Christ.

n. M nous examinons la doctrine la morale, les lois de Mahomet ïo»

vinitr r ° nS aUCUDe mar,ÏUe de d '- La profession de foi des mahométansse réduit à treize articles, savoirexistence d'un seul Dieu créateur-'

de m ^.^ nd ^ Mahometetlad Sé

de 1 Alcoran; la providence de Dieu et Ja prédestination absolue; l'interrogation du sépulcre, ou le jugement particn ,er de l'homme après la mort laneantissement de toutes choses même des anges et des hommes, à la

fiit„ d „ U H n,0nde W ' ,a résurreclion ,W™. ? S aDges et des hommes; le MaŒ ^ ,mVerSel ; - intercession de «fit «m ïï " i l, & em ent, et le salut exclusif des seuls mahométars;

• r « mpen f atl0 1 n des to rts et des i* jures que les hommes se sont faits les uns aux autres ; un purgatoire pour ceux dont les bonnes et les mau

et «b.?„ ° ,Tr. •? é """'*™"» pmpr«n,i,t ■ ■ «elle des être, Tnrum qal H pus* ,..„. D1 , jj*.

Le Non.

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taises actions se trouveront égales dans la balance ; le saut du pont aigu, qui conduit les justes au paradis, et précipite les méchants en enfer; les délices du paradis, que les mahométans font consister principalement dans les voluptés sensuelles; enfin le feu éternel de l'enfer. Reland, Confession de foi des mahomètans.

Il est évident que Mahomet n'est point créateur de ces dogmes. Il avait reçu des Juifs et des ariens celui de l'unité de Dieu, il l'entend comme eux, il nie que Jésus-Christ soit Fils de Dieu ; selon lui, Dion ne peut avoir un Fils, puisqu'il n'a point de femme:

telle est sa théologie. La prédestination absolue est une erreur des Arabes idolâtres ; Mahomet avait été idolâtre lui-même : ce dogme détruit la liberté de l'homme et fait Dieu auteur du péché. Les idées grossières du pont aigu, de la balance des œuvres, de la compensation des torts, des plaisirs sensuels du paradis, sont des expressions métaphoriques d'anciens écrivains, que Mahomet a prises à la lettre. L'anéantissement des anges et des hommes, et leur résurrection, n'est qu'une rêverie ; c'est le dogme de la résurrection future mal entendu et mal rendu par un ignorant.

Il ne faut pas croire que ces points de doctrine, bons ou mauvais, soient clairement exposés dans un fatras d'erreurs, de fables, de puérilités et d'obscénités, dont la plupart sont tirées du Talmud des Juifs, des évangiles apocryphes et des histoires romanesques, qui, de tout temps, ont été en vogue dans l'Orient; et tout musulman est obligé de croire toutes ces absurdités comme autant de révélations sorties immédiatement de ia .bouche de Dieu même. Lorsque les incrédules ont voulu faire envisager le.mahométisme comme une espèoe de déisme, ils en ont imposé aux personnes peu instruites; aucun déiste voudrait-il signer la profession de foi d'un mahométan? Il y a de la mauvaise foi à ne présenter que ce qu'il y a de moins révoltant dans cette religion, et de laisser décote le reste, comme si Mahomet avait dispensé ses sectateurs de le croire. Il commence l'Alcoran par déclarer que

ce livre n'admet point de doute, et qu'une punition terrible attend tous ceux qui n'y croient pas.

La morale de cet imposteur est encore plusmauvaise que sesdogmes; elle prescrit avec la plus grande sévérité des rites et des actions extérieures, et semble dispenser ses secitateurs de toutes les vertus (I). Les purifications ou ablutions avant la prière, le pèlerinage de la Mecque, la circoncision, étaient des usages anciens dans l'Arabie; Mahomet les a conservés : il y ajoute l'obligation de prier cinq fois par jour, de faire l'aumône et d'observer le jeune du ramadan qui est de vingt-neuf jours.

Quant aux vertus intérieures, comme l'amour de Dieu et du prochain, la piété, la mortiiicalion des sens, l'humilité, la reconnaissance envers Dieu, la confiance ensa bonté, la pénitence, etc., il n'en est pas question dans l'Alcoran (2); un musulman croit fermement que, sans l'observation scrupuleuse et minutieuse du cérémonial, le cœur le plus pur, la foi la plus sincère, la charité la plus ardente, ne suffiraient pas pour le rendre agréable à Dieu; mais que le pèlerinage de la Mecque, ou l'action de boire de l'eau dans laquelle a trempé la vieille robe du prophète, effacent tous les crimes. Observations sur la religion et les lois des Turcs, c. 2. (3).

Loin de faire aucun cas de la chasteté, Mahomet permet tout ce qui lui est le plus opposé, la polygamie, le commerce des maîtres avec leurs esclaves, l'impudicilé la plus grossière entre les maris et les femmes, la liberté de faire divorce et de changer de femmes autant de fois que l'on veut. Il n'a pourvu, par aucune loi, au traitement des esclaves, et n'a point condamné la coutume barbare de faire des eunuques (i). H permet

(4) Exagération grave. !■" Nom.

fi) Voyez Ishuismb ot Koran.

(3) Beigier a puisé dans des sources entachées de partialité ; il ne s'oçit pas do comparaison entra la perfection do culte chrétien, en esprit et en vérité, et celui do l'islam ; u ais il fouit rester juste et avoir horreur de la calomnie, quelle que soit la cause que l'on soutienne. 1< E Noir.

(4) Ce sont I* les choses qu'on peut le mieux reprocher à. Mahomet, la polygamie, le divorce,

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la vengeance, Ja peine du talion lapos asie forcée, le parjure en fcrit

e'sV^erV 11 ^ 6 ^'"^^ est ie seul mme qui puisse pxrlnro un musulman du honh^r éternel

U a fallu que les incrédules abjurassent toute pudeur, pour oser dire que e mahometisme est' moins impur que le christianisme. Lorsqu'ils ont voulu justifier la polygamie et e T vorce, parce que Moïse" iSaifa' ls devaient se souvenir que ce lég s ' J^ur y avait mis des bornes e £ Mahomet n'y en a mis aucune La loi juive ne permettait point d épouser des étrangères; elle n'autorisait le divorce que dans le cas Sfidéli II dune femme; elle n'approuvait nas te' 6 des-naaî^s ZTli% esclaves. Les autres lois juive* n'é-

ia loi e de Mahomet a été de vouloir que les S1 ennes fussent données à tous les peuples. "onuees a

toKntf % d , ir °, n ^ nos PMosophes impose a ses sectateurs? « Combattez » contre les infidèles jusqu'à ce nue

» nfce, mettez-les à mort, ne les

» aurez aik,b]is, a force de carnage » réduisez le reste en esclavage et •écrasez-les par des tributs. » g |i co .

y i. I n est point de loi plus sacrée que celle-là aux yeux des musulmans

de dL C s 7i r ei î tobll 8 é9 ' «n conscience,' oe détester tous ceux qu'ils regardent comme infidèles, les^hréK le juifs, les paras, les Indiens; toutes «injustices , les extorsions lesin leù s 'onrn;- nieS ' leUrSODt Pê™ises,

égard ^ P ^ eme / ommandées à ce egaid . c est une des premières leçons

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S'»i" lœ^ *££ '■ -'''«.ion »oa, d M

»»'» n '«von,-o oa , p. s ' entend ,d»,, î, t"™"™ \ »">"< ce q„e nous Venon. ï. "'«"'"S"»'» qui "nco? Et JIo.se „w.T ° v °, oc « "«' assu-

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