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plus d'hommes que toutes les autres ensemble.
Ses seolateurs ont le cœur tellement gâté, qu'ils ne croient pas qu'un homme et une femme puissent s'envisager l'un l'autre sans penser au crime, ni se trouver seuls ensemble sans se livrer à l'impudieité. Lorsque le christianisme régnait en Asie, les maris comptaient sur la vertu de leurs femmes ; il y régnait à peu près la même liberté que parmi nous, et les mœurs n'étaient pas pour cela plus mauvaises. Ceux qui ont écrit qu'en général les femmes turques, toujours enfermées, ont les mœurs très-pures, ont été mal informés ; eu lisant les Observations sur la religion, les lois et le gouvernement des Turcs, 2° partie, pag. 64,. on verra de quoi elles sont capables. Ce n'est donc pas le climat qui les corrompt, c'est la religion. Dans l'Ethiopie chrétienne, les femmes ne sont point renfermées, et on ne les accuse pas de mauvaises mœurs. Il en était de même sur les côtes de l'Afrique, lorsque le christianisme y était établi.
Les mahométans, persuadés de la prédestination absolue et d'un destin rigide, ne prennent aucune précaution pour entretenir la salubrité de l'air et prévenir la contagion : ils se revêtent sans répugnance des habits d'un pestiféré, laissent pourrir les car davres des animaux dans les rues, etc.
Cette paresse stupide a fait de l'Egypte le foyer continuel de la peste, l'entretient habituellement dans l'Asie, la fait souvent renaître sur les côlesde l'Afrique, et l'a communiquée plus d'une fois à l'Europe entière.
Un des plus fougueux ennemis que le christianisme ait eu dans noll'e siècle, est forcé de convenir que si l'on n'eût arrêté les progrès du fanatisme des musulmans, c'en était fait de la liberté du monde entier.
« Sous le joug, dit-il, d'une religion ». qui consacre la tyrannie en fondant » le trône sur l'autel, qui semble im- » poser silence à l'ambition en per- » mettant la volupté, qui favorise la » p iresse naturelle en interdisant les » opérations de l'esprit, il n'y a point » d'espérance pour les grandes révo- » lutkins; l'esclavage est établi pour
» jamais. » Montesquieu, après avoir fait les mêmes observations, ajoute :
« La religion mahométane, qui ne » parle que de glaive, agit encore » sur les hommes avec cet esprit des- » tructeur qui l'a fondée. » Esprit elles lois, livre 24, chapitre 4. Bayle, en faisant valoir les maximes de tolérance que Mahomet avait d'abord établies, passe sous silence la loi de persécuter qu'il imposa ensuite à ses sectateurs; après avoir parlé des conventions qu'ils ont toujours faites avec les chrétiens, de leur accorder la liberté de religion, il est forcé de convenir qu'ils exercent toujours uns persécution sourde qui est souvent insupportable Pensées sur la Gomëte, c. 244. L'auteur anglais des Observâttions sur la religion et le gouvernement des Turcs, fait le même aveuj et M. Guys, dans son Voyage littéraire de la Grèce, le confirme. Ces derniers, témoins oculaires des faits»
sont plus croyables que ceux qui n'ont rien vu, et qui ne s'étudient qu'à tromper les lecteurs.
Le baron de Tott, dans ses Mémoires publiés en 1784-, a décrit le désordre qui règne dans les sérails de la Turquie, la corruption énorme de9 deux sexes, qui est un effet de la polygamie; le dérèglement des mœurs, le mépris des lois, le despotisme du gouvernement, l'abrutissement des hommes, que le mahométisme a introduits partout où il domine. Le ramadan, qui est le carême des Turcs, n'est pas fort rigoureux, si ce n'est pour le peuple ; chez les gens aisés, c'est la mollesse qui s'endort dans les' bras de l'hypocrisie, et ne se réveille que pour se livrer au plaisir de 1»
bonne chère. Un jeune Turc, qui avait assassiné son père, évita le supplice par argent, quoique sa condamnation fût prononcée. Les frères du sultan sont renfermés dans le sérail, et on leur donne des femmes : mais s'ils ont des enfants, on les détruit.
Ses filles et ses sœurs sont mariées aux visirs et aux grands de l'empire; mais si elles mettent au monde an enfant mâle, il doit être étouffa en naissant : c'est la loi la plus publique et la moins enfreinte, etc.
Volney, dans son Voyage en Syri*
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et en Egypte, fait en 1783 et 1788, prouve démonstrativement que le gouvernement despotique des Turcs,, et tous les fléaux de l'espèce humaine qu'il traîne à sa suite, sont un effet naturel et inévitable de la doctrine insensée de l'Alcoran, tom. 2, c. 40; p. 432, etc.
On affecte de nous dire que les rnahométans ne disputent point sur la religion : ils sont trop ignorants pour le faire; ils croient tout sur la parole de leur prophète. Cependant il y a différentes sectes parmi eux.
Outre celles d'Ali et d'Omar, qui rendent les Turcs et les Persans ennemis irréconciliables, le prince Cantérnir compte parmi eux douze sectes hérétiques ; d'autres les font monter à soixante-douze ou davantage, et rnilady Montagne, dans ses Lettres, atteste leur aversion mutuelle.
Les incrédules, qui veulent nous persuader que le mahométisme est une religion de déistes, peuvent se convaincre par là des salutaires effets que le déisme produit dans le monde. Si, parmi les maiiométans, l'on trouve encore quelques vertus morales, elles viennent de leur tempérament, et non de l'esprit de leur religion :
celle-ci ne semble avoir été faite que pour étouffer jusqu'au moindre germe de vertu.
Hais, disent nos adversaires, il . n'est pas question de savoir si le christianisme est vrai, et si \& mahométisme est faux; si le premier est fondé sur des preuves solides, et le second sur des raisons frivoles; il s'agit de voir si un mahométan est m état de sentir cette différence, et de comprendre la fausseté des prétendues preuves de sa religion; si, en raisonnant de même, un Turc n'a pas autant de droit de présumer la vérité de sa croyance, qu'un chrétien en a de soutenir la divinité de la sienne; si, en un mot, les preuves de l'une ne doivent pas faire autant d'impression sur l'esprit d'un ignorant que les preuves de l'autre.
A cela nous répondons que l'ignorance est un vice partout où elle se trouve ; qu'elle doit produire sur tous les hommes le même effet, qui est l'erreur; aue si elle ne le nroduitDas,
c'est par hasard. Un chrétien et ur> turc, ignorants par leur faute, sont tous deux coupables ; le premier résiste aux leçons de sa religion, qui lui ordonne de s'instruire, et qui lui en donne les moyens; le second doit se défier de la sienne, dès qu'elle le lui défend : voilà ce que le bon sens dicte à tous les hommes. 11 est donc absurde de mettre en question si deux ignorants sont exposés tons deux à se tromper, ou si des preuves fausses peuvent faire autant d'impression sur leur esprit que des preuves vraies : il est clair que le plus stupide des doux sera ordinairement le plus excusable.
Laissons de côté l'ignorance et la stupidité, parlons d'un homme raisonnable qui cherche à s'instruire.
Un Turc, depuis son enfance, entend les docteurs musulmans attribuer mille prodiges à Mahomet, vanter surtout le merveilleux de ses succès, dire que chaque verset de l'Alcoran est un miracle, etc. S'il a du bon sons-, il doit demander qui a vu les miracles du prophète, examiner par quels moyens il a réussi, enlinlire au moins l'Alcoran. Que doit-il penser, quand il verra que Mahomet lui-môme y déclare qu'il n'est pas venu pour faire des miracles, qu'ils seraient inutiles, etc.; quand il se trouvera que personne ne les a vus, qu'aucun témoin n'a osé dire, j'y étuis présent; quand il saura que le mahométisme s'est établi par des combats et par des victoires sanglantes? Si, après cet examen, il croit encore aux miracles de Mahomet, son erreursera-t-elle encore innocente et invincible'? et s'il ne fait pas cet examen très-facile, à qui fautil s'en prendre? Ajoutons les absurdités, les crimes, les fables dont ce livre est rempli, et jugeons s'il est possible d'y ajouter foi sans avoir l'esprit aliéné.
On dira que ces absurdités qui nous révoltent, ne font pas la même impression sur un Turc habitué à les respecter dès l'enfance. Mais ce respect d'affection, purement machinal et non raisonné, ne peut pas servir d'excuse à la prévention et à l'erreur.
Quand on s'obstinerait à soutenir Le contraire, il s'ensuivrait que l'ignorance et l'erreur d'un mahomélaa
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