LAS
fait mourir. Mais chaque petit trou pratiqué par chaque insecte a exsudé une matière résineuse, dont la masse a soudé ensemble la multitude des bestioles. Cette masse s'est peu à peu concrétée, et tous les insectes ont fini par mourir en commun; mais chacun d'eux s'est changé en une -vésicule pleine d'un liquide rouge renfermant une -vingtaine d'oeufs. Ces œufs éclosent en larves qui se nourrissent du liquide, puis deviennent insectes parfaits et sortent à travers la gomme encore pâteuse. C'est cette matière mélangée de l'exsudation du rameau et des insectes eux-mêmes morts et vivants qui est la gomme-laque. Elle est meilleure, étant récoltée avant la sortie des jeunes cochenilles, et par conséquent lorsqu'elle les comprend avec les dépouilles des mères mortes.
On fait la récolte en brisant les branchettes.
La gomme-laque est donc un mélangé du suc gommeux de certains arbres piqués par une espèce de cochenille ou de Kermès, avec ces insectes eux-mêmes.
Le Nom.
LARDNER (Nathanael). (Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce théologien anglican né en 1684, dans le comté de de Kent, et mort pauvre dans le même comté en 1768, a laissé un ouvrage apologétique, The credibility of the gospel history, Lond. 1727-5S, 12 vol.
dans lequel il répond à Toland qui avait nié l'authenticité des livres du nouveau Testament. Cet ouvrage assez célèbre a eu plusieurs éditions.
Le Noir.
LARYNX. (Théol. mixt. scien. pkysiol. et anat.) — « La voix, dit Milne Edwards, consiste dans la production d'un son particulier, à l'aide de l'air qui s'échappe des poumons : un grand nombre d'organes prennent part à l'exercice de cette fonction ; mais celui qui en est spécialement le siège, c'est le larynx, espèce de boite cartilagineuse qui. par son extrémité supérieure, s'ouvre dans le pharynx par une ouverture sur laquelle s'applique un petit cartilage nommé épiglotte, et qui. pa. son ouverture in-
férieure, communique avec la trachée-artère qui n'est , en quelque sorte, que son prolongement.
« Le larynx est l'organe essentiellement producteur de la voix ; en effet, un animal est privé de cette faculté lorsqu'on lui ouvre la trachéeartère, car alors l'air pouvant sortir à travers cette issue accidentelle ne reçoit plus les vibrations qui lui auraient été imprimées par le larynx.
« Dans l'intérieur de cet organe, on trouve deux replis membraneux qui sont dirigés d'avant en arrière, et ressemblent assez aux bords d'une boutonnière ; on les nomme ligaments inférieurs de la glotte ou cordes vocales, et c'est principalement de leur action sur l'air qui traverse l'espèce de fente formée par elles que dépend la production des sons.
Quant à la parole, elle est le produit des modifications que reçoit la colonne d'air dans l'intérieur de la bouche, par les actions combinées du voile du palais, des joues, de la langue et des lèvres. »
Les oiseaux ont, en général, deux larynx; le premier qui est le plus rapproché de la bouche et qui correspond a. celui que vient de décrire Milne Edwards dans les mammifères, est très-simple et ne produit que peu ou point de son; c'est dans le second larynx, qui est placé à la bifurcation des bronches, que la voix proprement dite se produit; celui-là est d'autant plus compliqué que l'oiseau chante mieux, et les muscles qui le font agir sont très-forts; l'autre ne parait lui servir que de porte voix. L'oiseau, malgré sa puissance sous ce rapport, ne produit que ds trois à sept notes ; et de toutes les voix, c'est celle de l'homme qui a le plus d'étendue.
Le Noir.
LAS CASAS (Barthélémy de). {Thcol.
hist. biog. et bibliog.) — V. Casas (Barthélémy de las.)
LASIUS (Christophe). (Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce prédicateur mélanchtonien, ardent adversaire des flaciens, né à Strasbourg, a laissé plusieurs écrits dans lesquels il crie beaucoup contre la doctrine, qui se prê-