‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 84 sur 114 · cT · texte numérisé non relu

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mêmes pratiques que suit l'Eglise romaine, et que les hérétiques osent lui reprocher aujourd'hui comme des nouveautés introduites en Occidentpar les papes. Voyez Sybibss.

Bergier.

MAROT (Clément). (Théol. hist.

biog. et bibliog.) — Ce poète, d'une grande élégance et originalité gauloises, né en 1495, valet de chambre de Marguerite de Valois, sœur de François I er , qui, étant protestant, fut obligé de quitter la France, se retira à Genève et mourut à Turin en 1544, a laissé des poèmes et des poésies légères qui font époque dans la littérature française. Son père Jean et son fils Michel firent aussi des vers.

Le Noir.

MARS (la planète). {Théol. mixt.

scien. astron.) — Mars est celle de toutes les planètes dont les apparences, dans le télescope, indiquent le mieux une espèce de terre ressemblant beaucoup à la nôtre. Ces apparences paraissent révéler une atmosphère, une enveloppe liquffle qui couvrirait en partie la planète, et des saisons avec variations alternatives de température. Ses pôles présentent des taches blanches qui grandissent et diminuent tour à tour selon deux périodes que l'on croit être celle de l'hiver et celle de l'été, absolument comme cela a lieu aux pôles terrestres pour les glaces qui s'étendent durant l'hiver et qui se resserrent durant l'été. Son disque présente des taches obscures de formes invariables, noires ou rouges jaunâtres qui se dessinent sur des fonds verdâtres; ces taches ne seraient pas autres qu'elles sont, si elles étaient des continents, le fond qui les entoure étant un océan.

Ces taches ont, d'ailleurs servi à déterminer la durée de la rotation de la planète sur elle-même; cette rotation se fait en vingt-quatre heures trente-sept minutes, en sorte que le jour de Mars est à peu près égal à notre jour, sa nuit égale à notre nuit. Son équateur est aussi, comme le nôtre, incliné sur le plan de sou orbite; l'inclinaison est de 28°. Mais les saisons y sont plus longues que

chez nous ; c'est ce qui résulte de ce que, l'astre étant plus éloigné que la terre du soleil, emploie plus de temps à opérer la translation autour de cet astre dont l'orbite enveloppe la nôtre ; l'année solaire y est de un an troiscent vingt-six jours ou six cent quatrevingt-sept jours au lieu de trois cent soixante-cinq qu'elle est sur la terre.

Mars a ses phases, mais il résulte de la position qu'il occupe par rapport à nous et au soleil qu'elles ne sont jamais pour nous que commencées, la partie obscure n'étant qu'au plus le huitième du distique entier aux quadratures.

L'excentricité de son ellipse est de 0,09 (neuf centièmes) ; c'est en étudiant le mouvement de Murs que Kepler reconnut cette ellipticité de son orbite et découvrit ses deux premières lois.

■ Sa masse n'Sst pas aussi considérable que celle de la terre, elle n'en est que le huitième, et son diamètre n'en est que la moitié : c'est donc une plus petiteplanèle que la nôtre. Quant à la densité elle est à peu près la même.

Mars parait dans le ciel, à l'œil nu, comme une étoile rougeâtre; elle fait partie des planètes dites supérieures, dont l'orbite enveloppe notre orbite et qui ne se bornent pas, par conséquent, dans leur déplacement, comme Mercure et Vénus, à s'écarter d'une certaine distance à droite et à gauche du soleil ; elle fait le tour entier depuis la position derrière la terre jusqu'à la position derrière le soleil, parcourant tous les points à l'est de celui-ci et tous les points à l'ouest.

Il est à supposer que la planète Mars a sa surface habitée comme est celle de notre terre, par des êtres organiques, au nombre desquels a figuré, figure ou figurera quelque être intelligent pour admirer le reste et adorer le Créateur.

Le Noir.

MARSEILLE {Massilia). {Thcol. hist.

éql. part.) — « L'origine de cette colonie grecque, dit le Dict. enajcl. de la théol. cathol. remonte à six cents ans avant Jésus-Christ. La situation avantageuse de cette ville sur les

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bords de la Méditerranée en fit rapidement un centre de commerce florissant, dont la prospérité n'a fait qu'augmenter avec le cours des siècles jusqu'à nos jours. Elle avait adopté un gouvernement républicain, était reconnue, trois cents ans avant Jésus-Christ, pour l'Athènes des Gaules, et passait, suivant Cicôron, pour un modèle de sage administration. La ruine, de Tyr, de Carthage et de Corinthe, la délivra de ses rivales. Le christianisme y trouva un facile accès dès les premiers siècles, et depuis lors les fidèles de Marseille se signalèrent en tous temps par leur zèle religieux (f)... La ville et ses environs furent unis à la France sous Louis XL « Marseille est le siège d'un évêché qui fait remonter son origine à saint Lazare. D'après la tradition saint Lazare, que le Sauveur ressuscita, aborda, l'an 63 de l'ère chrétienne, en compagnie de Marthe et de Marie, de Marie, femme de Jacques, de Salomé et de saint Maximin, à Marseille, où il fonda une communauté chrétienne. La vérité de cette tradition a été contestée par Launoy et défendue par la Sorhonne, d'accord en ce point avec le Martyrologe romain. L'apostolat de saint Lazare, souvent contesté dans les temps modernes, a été de nouveau très-énergiquement défendu par l'ouvrage d'un savant Sulpicien, M. l'abbé Paillon, publié en f 848 sous le titre de Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence, et sur les autres Apôtres de cette contrée, saint Lazare, etc., Paris, 2 vol. in-4° (2), et par l'opuscule du R. P. Lacordaire sur sainte Madeleine, Paris, 1860, page 146, sq. »

Le Noia.

MARSILE DE PADOUE. (Théol.

hist. biog. et bibliog.) — Cet hérétique célèbre, né à Padoue, et mort en 1328, après avoir été condamné et même réfuté par Jean XXII en 1327, « joignait, dit M. Fritz, à des connais-

(1) Qo ponrrait ajouter qtie leur aèle républicain renaît aujourd'hui sans nuire à Katitre. Certains faits récents le prouvent as*ez éloquemment.

La Noir.

(2) Cet ouvrage fut édité par l'abbé aligne.

La Nota.

sances philosophiques et médicales la science approfondie de la jurisprudence, qu'il avait étudiée à Orléans. Il n'est pas vrai qu'il fut Franciscain et recteur de l'université de Vienne. En sa qualité de médecin il fut en. rapports intimes avec l'empereur Louis de Bavière et ne fut pas sans influence sur les dispositions et les actes de ce prince. Il prit chaudement le parti de Louis dans sa lutte avec le Pape, et s'efforça de défendre le césaréo-papisme, de concert avec Jean de Jeandun, professeur de philosophie et de théologie de Paris.

C'est ce qu'il fit surtout dans l'écrit intitulé Defensor pacis, qui parut en 1324 et qu'on trouve imprimé dans Goldast (1). Les principales propositions qu'il y soutient sont les suivantes :

« Lorsque le Christ quitta ce monde, » il n'institua personne pour le rem- » placer et il ne laissa point de chef » visible dans l'Eglise. Pierre n'eut » dans aucun sens la supériorité sur » les autres apôtres; les Papes, les » évoques et les prêtres (ex institu- » tione Christi) sont tous parfaite- » ment égaux en dignité et en puis- » sance. Le texte de saint Matthieu, » 16, 18, dit Marsile, ne parle pas en » faveur de la primauté; le Christ, en » citant la pierre sur laquelle est » fondée son Eglise, entendit parler » de lui-même, et, d'après saint » Luc, 22, 26, il se prononça formel- » lement contre toute hiérarchie ec- » clésiastique. Mais, comme Marsile » ne pouvait méconnaître que Pierre » avait été tenu dans l'Eglise primi- » tive pour le prince des Apôtres, » princeps Apostolorum, il expliquait » ce fait en attribuant à Pierre un » principat d'âge, vu qu'il était plus t âgé que les autres apôtres et qu'il » avait reconnu la divinité du Christ » avant eux. Que si plus tard la pri- » mauté du siège de Rome, potior » principalitas, fut incontestablement » admise, c'est un fuit, dit Marsile, o qu'il faut attribuer uniquement à » Constantin le Grand ; ce fut lui qui

(I) îtonarchia Homaii Imperii, t. 11, p. 1M- 31!, Francof. ad Uni., 1614, iu-fol.

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» fonda la primauté du Saint-Siège.

» Les évèqucs de Rome étendirent » peu à peu leurs prérogatives au » détriment des chrétiens, surtout au » détriment des princes et de l'em- » pire romain. Les Papes, les évè- » ques, les prêtres n/ont de juridic- » tion sur personne ; le jugement et » le châtiment des hérétiques, des » schismatiques et des incrédules, » sont l'affaire des autorités tempo- » relies. Les princes temporels seuls » ont le droit de convoquer des con- » ciles généraux, de prescrire le mode » d'élection des évèques romains et » d'exercer en général une autorité » coercitive sur le clergé; ni l'évê- » que, ni le prêtre ne peuvent, sans » l'assentiment des princes tempo- » rels, prononcer une excommunica- » tion ou un interdit. En cas de con- » troverse, ou dans d'autres circons- » tances urgentes, l'évèque de Rome, » après en avoir préalablement déli- » béré avec son clergé, peut deman- » der à l'empereur de convoquer un » concile général, le présider, en ré- » diger les décrets, à la condition » d'être parfaitement d'accord avec le » concile, et, sous son autorité, les » mettre à exécution; mais en lui- » même l'évèque de Rome n'a le droit » ni de décider, ni d'obliger, dans. les « choses de la foi, et c'est pourquoi » la bulle Unam sanctam est fausse, » erronée, plus préjudiciable qu'on » ne le peut imaginer, cunctis civiliter » viventibus prsejudicialissimam om- » nium excogitabilium falsorum. Le » Pape ne peut procéder à aucune » canonisation. L'Eglise ne doit pos- » séder aucun bien temporel ; un con- » cile universel ou un prince tempo- » rel peut seul instituer des jours de » jeûne et de fête; c'est aux princes » qu'il appartient de décider si tels » ou tels sujets sont dignes et capa- » blés d'être ordonnés, de déterminer » le nombre des églises et celui des » ecclésiastiques attachés à chacune » d'elles, de dispenser des mariages » défendus par des lois humaines. »

Le Nom.

MARSILE FICIN. {Thêol. hist. biog.

et bibliog). — V. Ficin (Marsile).

MARSUPIAUX. (Thêol. mixt. scien.

zool.) — L'ordre des marsupiaux est un des plus curieux de la classe des mammifères; il tire son nom du mot latin marsupium, bourse, parce que les mamelles de la mère sont placées dans un repli de la peau qui figure une bourse, laquelle sert aux petits de logement après leur naissance; ces petits sont si frêles et si peu développés à ce moment, qu'ils ressemblent encore à des fœtus; la mère les place dans cette bourse où ils ont la mamelle à leur portée; et quand ils sont plus développés, ils en sortent et y rentrent comme dans un refuge.

La mamelle et la poche qui la recouvre sont soutenues par deux os particuliers, appelés os marsupiaux, qui s'articulent en arrière sur le bassin et qui s'avancent comme une fourche à deux branches au-dessous du ventre. La sarigue et le kangourou appartiennent à cet ordre. Mais ce qui est le plus étrange, c'est que tous les marsupiaux, excepté la sarigue qui se rencontre en Amérique, sont particuliers à l'Australie et aux terres voisines ; on ne trouve dans ces contrées, en fait de mammifères, que les marsupiaux, les monotrèmes (qui ont aussi les os marswpiauai, mais pas de poche mammaire), quelques rongeurs et quelques chéiroptères; il y a bien un chien, (le chien de la Nouvelle Hollande), mais il parait qu'il y a été importé.

Il y a des espèces paléontologiques de marsupiaux, parmi lesquelles de grandes comme le cheval; et ces espèces se trouvent aussi dans les cavernes et dans les terrains diluviens des terres australiennes. Quant à l'homme, on n'a trouvé jusqu'à présent dans ces terres aucuns fossiles humains qui indiquent qu'il s'y soit développé depuis aussi longtemps, k beaucoup près, que surles deux autres continents ; ce fait vient à l'appui de notre thèse sur l'unité d'origine de notre espèce et sur l'ancienne Arie comme patrie probable du premier couple dont tout le genre humain actuel est provenu ; mais il convient de ne s'appuyer que médiocrement sur ces sortes de faits qui peuvent so

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trouver réfutés par des observations nouvelles et de nouvelles découvertes.

Le Noir.

MARTENE Edmond). (Théol. hist bwg.e JMWotf.)- Ce savant et laborieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saint-Jean-d e Losne pehte ville de Bourgogne, en

milieu de ses travaux, en 1739, a laissé les ouvrages suivants : ' Commentarius in regulam S. P Be-

Fans, 1690, m-4»; De antiquis Monachorum ritibus libri V, collectiexma-

duni, 690, 2 vol. in-4»; La vie du vénérable P . Dom Claude Martin £

Maur, Tours, 1797, in-8»; Veterwn tSÏÏX? Ët m ™™»torum mdralollecho MOM.Rhotomagi, 1700 in-4«- ^antiquis Eeclesix ritibus liiri 1 V \ collecte ex hbris Pontifmdibus, Sacrammtaras, Breviariis, Bitmlibus™., Rhotomag,, 1700-1702, 3 vol. in-4» î seconde édition, très-an gmentée nar Martine Antwerpiœ, 1736 38 4 vol m-4°; Trtœtcctus de antiqua Ecrksiz

Lugdum, 1700,in-4°; Thésaurus l0 vus

fwfotorum Paris, 1717, 6

folio, publié avec Durand : Veterum

to> um, doijmahcorum et morulium «mphssima Collectif Paris "704 r' "T ol -j n -fri io '^'i.: m ent publié avec £ W »f '' e ik . la con 0régation

moft ' JUS<IUà '' ann6e de sa

Otog. et bibhog.) ~ Ce savant bénédictin de Saint-Maur, né à Sai t- Sevet en 1047, mourut des suites

PrésVn 11 l?n ie à Ï*««*3Ï trvtl? . ■ ' ! ' pres une vie d'une g'ande activité littéraire et signalée par de fréquents débats avec le P P cz !

Simoî L° r n e de ? teaUX ' Ric "^

laissé ; c * Pastel etc - IJ a

toh/n n J, crm !/ m ^P>-odromu,, siveepistola D. Jbmmts Martiawj ad omnes vi-

re* doctos ac studiosos. cum evùfnl»

saneti Uieronymi ad SunZmVpt Mam, castigata ad mss. codices optiZ »«to, «m multiplici observation m 1 nere illustrata, dans lequel il ex Csah la nécessité d'une meilleure éd.S desaint Jérôme. Cette édition nouvedf

m-lol. fut son principal ouvraee • l« journa des savants en parlait cfmn tLE? • "À e monde sava nt doit certamement beaucoup au zèle du Père

SB H ^ q»e l'éditeur de

il !•: J E 8 1 , 1 , se P° ur r, 'ussireomnie

l a J a -} dan ? lém ° u de ^s œuvres

Il fallait qu'il fût aussi versé que ]e

toÏÏRSX ? ans Ia sainte Ecritur

dans 1 archéologie sacrée ct profane

et dans les trois langues que posst'

dai saint Jérôme. Editionde la S

duc ion de saint Matthieu par saint

Jcromc ; Traité méthodique où manUre

f expliquer l'Ecriture par les trois™!,.

M%hJJ'° P, ' e '- fi9Urée et h «™oniquc;

JE£?rS23? P ° Ur prendre à ex-

pliquei l Ecriture par elle-même; Vie

&*<%>? Jérôme ; Harmonie anàlyti.

1 ' elc< Le Noir.

MARTIN (Théol. hist. pap). - L histoire de l'Eglise enregistre cin Papes sous le nom de Martin.

MARTIN I (S.) Il succéda au pane Théodore en 649. Il était de Toii, en Toscane. Ce fut lui qui présida en octobre 649, le concile de Latran contre le nionothélisme, dans lequel cette hérésie fut condamnée avec Ucthese et le type, sans pourtant qu aucune censure fût prononcée contre les empereurs Héraclius et Constance II.

« Le Pape, dit M. Sclnôdl, écrivit, en môme temps que le concile, directement a l'empereur Constance II une lettre ferme et polie, dans laquelle il l'exhortait à la fidélité à la toi orthodoxe, mais évitait de lui attribuer la rédaction primitive du j'jpe. L empereur Constance, entraîné par les intrigues des prélats monothélites, irrité de ce que le Pape refusait de se sonmettre à son cesaropapisme, et habitué, suivant

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la tradition de ses prédécesseurs, à traiter les évêques d'Orient comme de misérables esclaves, répondit au Pape en le faisant arrêter, (juin 653), par l'exarque Calliopas.

» Le Pape malade fut traîné sur un navire qui fit avec intention trèslentement le trajet d'Italie en Grèce, hiverna à Naxos, et n'aborda à Constantinople qu'au bout d'un an, le 17 septembre 654.

» Beaucoup d'âmes pieuses s'empressèrent durant le trajet d'apporter au Pape des présents, que les gardiens avaient soin de s'attribuer.

Cependant les Romains, craignant que l'empereur ne prétendit leur imposer un Pape monothélite, élurent Eugène I er , éleclion qui n'adoucit pas la triste situation du Pape et qu'il admit lorsqu'il en fut instruit plus tard. Débarqué sur le port de Constantinople, il fut abandonné aux insultes du peuple pendant toute une journée ; puis on le laissa languir pendant quatre vingt-treize jours en prison, et le 19 décembre 654 il fut traîné enfin devant un tribunal. Deux soldats étaient obligés de le soutenir pour qu'il pût entendre debout l'acte d'accusation. Des témoins payés l'accusèrent d'avoir trahi l'empereur, de s'être entendu avec les Mahométans d'Afrique, auxquels il avait envoyé des armes et de l'argent.

Le Pape rejeta ces accusations avec calme et dignité. Il n'en fut pas moins déposé, condamné à mort, dépouillé, en présence de l'empereur, par la main du bourreau, de ses vêtements pontificaux, traîné à travers les rues ebargé de chaînes, un anneau de fer au cou, et, s'il ne fut pas exécuté, ce fut uniquement parce qu'on craignit le soulèvement du peuple, que ces mauvais traitements avaient exaspéré. Cependant sa mort était résolue. On le replongea dans son cachot, puis on l'envoya en exil dans la Chersonnèse, où il arriva le 15 mai 655 et où il mourut le 16 septembre de la même année, dans une profonde misère, les Romains, comme il s'en plaignit dans des lettres touchantes écrites de Cherson, n'ayant pas osé ou voulu, soit par ■crainte, soit par haine, lui envoyer

le moindre secours. Il est probable, que les Romains furent paralysés par la crainte ou que les agents do l'empereur ne permirent pas aux secours de parvenir jusqu'à l'auguste exilé.

» Ce Pape a laissé une série de lettres remplies d'un esprit tout apostolique. »

MARTIN II (Marin I). Ce Pape gouverna l'Église de 882 à. 884. Nicolas I, Adrien II, et Jean VIII s'en étaient servis, avant son éleclion, comme légat a. Constantinople dans les affaires de Photius. Il est resté probable qu'il avait été sacré évèque avant son éleclion, ce qui faisait de lui le premier des Papes qui eût été pris jusqu'alors parmi les évoques.

11 excommunia Photius; et il releva de l'excommunication qu'avait lancée contre lui le pape Jean VIII, eu le bannissant, Formose, archevêque de Porto.

MARTIN III (Marin II). Il régna de 943 à 946. Pagi cite des privilèges accordés par lui à des monastères. 11 fut un des bons Papes du x° siècle.

MARTIN IV. Martin, né à Brie, en Lorraine, jde parents obscurs , et créé cardinal par Urbain IV, «prouva dit M. Schrold, en sa qualité de légat du pape Nicolas III, que l'esprit de la cour l'animait plus que l'esprit de Dieu. Élu Pape en 12S1, moins par les cardinaux que par Charles d'Anjou, qui avait besoin d'un souverain Pontife d'ofigine française, il devint, entre les mains de Charles, un instrument docile de la politique et de la tyrannie de ce prince et de la cour de France, et il ne put, quaud il l'aurait voulu, et comme il l'essaya de temps à autre, se débarrasser de ces entraves. « C'est, dit Dôllinger, de cette malheureuse élection de Martin IV que datèrent les désastres qui accablèrent le Saint- Siège, son abaissement et sa décadence ; la faveur, la politique, la tyrannie des Français portèrent à la dignité et à l'autorité du Saint-Siège des coups plus sensibles et plus profonds que ne le firent jamais les at-

Politique a cour e ^ue K?T CeUe qu'aux besoins An ™ q ne son ff e aveuglé, eut to. rf £ 0ment et saisit les satlS i m0 P P ro P™ à conséquent' / e a ^«;ifte rdes

de Charles d'Anjou a „ ; i ? laVe sénateur do Home et',,, ? omnj a donna autant uu'?l 11 UqUel l] ab ™' rité dan Rom r J.P ™ l'autodes Guelfes e ?rtP,r-K,™ a la & uc,Te et cause pou ■ t %£*?' prit fait

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l'Histoire de r Église, & fRO-ï 6 >,/" 7 j a ^e «tes Indidoerwes h

8 - Dévotion vendant in . • "' l0Jo - Augsbourg, 1697. " e " UJS5e >

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