‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 108 sur 536 · V. Sa valeur depuis la venue de Jésus-Christ · texte numérisé non relu

V. Sa valeur depuis la venue de Jésus-Christ

— Quelle qu'ait été jusqu'ici la persistance de cette pratique dans certaines contrées et clans certaines fractions de la grande famille chrétienne, il importe d'observer que depuis la venue de Notre-Seigneur elle n'a plus qu'une valeur ecclésiastique. Dans l'Ancien Testament elle faisait partie d'une législation qui était obligatoire pour le peuple juif. Elle semble avoir eu dans la pensée du législateur un motif symbolique ou à tout le moins hygiénique. Dans le Nouveau Testament elle devait disparaître avec la partie purement rituelle de l'ancienne loi. Elle n'a donc jamais eu à partir du christianisme une valeur morale ni encore moins dogmatique. On ne saurait appeler ni bonne ni mauvaise, l'observance ou la violation de cette pratique. Elle n'est donc plus qu'une mesure disciplinaire ecclésiastique, que conservent encore certaines Églises. Le concile de Florence dans son décret aux arméniens (1441) déclare que la prescription maintenue sur ce point par les apôtres réunis à Jérusalem, ne tendait qu'à ménager les Juifs récemment convertis et qu'elle n'oblige plus personne. Hardouin, Acta conciliorum, Paris, 1714, t. ix, col. 1026.

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