‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 145 sur 536 · V. GRACE ET SACREMENTS. — 1° Jésus-Christ est le · texte numérisé non relu

V. GRACE ET SACREMENTS. — 1° Jésus-Christ est le

principe universel et indispensable du salut, iv, 2; car il a acquis l'Église au prix de son sang, xx, 28. C'est donc par sa grâce que tous les hommes, Juifs et gentils, doivent être sauvés, xv, 11. La condition nécessaire du salut est la foi sincère en Jésus-Christ, Fils de Dieu, vin, 37; xvi, 31; et, en outre, le repentir du péché commis, quand il s'agit des adultes, il, 38; m, 19. — 2° On ni oit alors le baptême, qui efface les péchés, il, 38. Le baptême est conféré, dans les Actes, « au nom de Jésus- Christ, » c'est-à-dire, d'après le texte grec (eêç tô ôvo|j.a, xix, 5; iizi tu ovo|aocti, n, 38), pour appartenir au Christ

et être agrégé à sa religion, sur le fondement de son nom. C'est par opposition au baptême de saint Jean-Baptiste que les Actes parlent du baptême « au nom de Jésus », autrement dit du baptême chrétien. Le baptême s'administre avec de l'eau naturelle, qui en est ainsi la matière éloignée, vin, 36, 38; x, 47. Le mode d'application de l'eau n'est pas indiqué, sauf pour le baptême de l'eunuque de la reine Candace, où le baptisant et le baptisé descendirent tous deux dans l'eau et remontèrent ensuite, ce qui suppose le baptême par immersion, vin, 38, 39. Trois autres passages, ix, 18; xvi, 33; xxn, 16, où il est question de baptêmes donnés à l'intérieur des appartements, ne peuvent guère s'expliquer que dans l'hypothèse d'un baptême conféré par infusion. Le soin de baptiser était d'ordinaire confié par les apôtres à des ministres inférieurs, vin, 12, 13, 38; ix, 18; x, 48. — 3° Les nouveaux chrétiens recevaient ensuite, par l'imposition des mains des apôtres, le Saint-Esprit, c'est-àdire un sacrement distinct du baptême, la confirmation, vin, 15-17; xix, 6. Il y a en effet, dans ce rit, un signe sensible et sacré, producteur de la grâce, puisqu'il attire le Saint-Esprit dans les âmes; ayant le caractère d'une institution permanente, comme le laisse entendre saint Pierre, il, 38; accompli seulement sur les chrétiens déjà baptisés, et par le ministère des seuls apôtres. L'effusion du Saint-Esprit était parfois accompagnée de dons extraordinaires, xix, 6; mais ce n'était là que l'effet accidentel et passager du sacrement. — 4° La « fraction du pain », xXafftç to-j apxo'j, et la « communion », xoivtovta, dont il est parlé aux chapitres n, 42, 46; xx, 7, n'est pas autre chose que l'eucharistie. La preuve en est la ressemblance étroite de ces formules avec celles du récit de la Cène, Matth., xxvi, 26; Luc, xxn, 19; xxiv, 35. Cf. I Cor., x, 16. L'acte liturgique marqué d'une façon un peu vague, xm, 2 (XscTovpyoûvTwv ot'jTàiv), parait aussi désigner l'eucharistie, mais considérée surtout comme sacrifice. — 5° Les Actes mentionnent-ils aussi le sacrement de pénitence, ou du moins la confession sacramentelle, dans le passage bien connu xix, 17-20? Nous l'examinerons à l'article suivant. — 6° Il y a enfin un rit spécial pour constituer les ministres sacrés et les investir de fonctions particulières, vi, 1-7; xm, 2, 3; xiv, 22; xx, 28. Ce rit, appelé depuis ordre, consiste dans l'imposition des mains des chefs ecclésiastiques, est appliqué sous l'action du Saint-Esprit, et confère des pouvoirs particuliers et publics dans l'Église. Il offre ainsi les caractères essentiels d'un sacrement. Cf. I Tim., iv, 14; v, 22; II Tim., i, 16. VI. DOGMES DIVERS. — 1° L'existence des anges et leur ministère auprès des hommes, v, 19; vm, 26; x, 3, 7; xi, 13; xn, 7-16; xxvn, 22. — 2° L'unité de l'espèce humaine, xvn, 26; et l'étroite dépendance de l'homme vis-à-vis de Dieu, xvn, 28. — 3° La résurrection et le jugement, iv, 2; x, 42; xvn, 31, 32; xxm, 6; xxiv,15, 21, 25. — 4° La nécessité et l'efficacité de la prière, iv, 31 ; vi, 4; x, 2, 4; xn, 5; xxvn, 24, etc. — 5° Le mérite de l'aumône, ix, 36; x, 2, 4, etc. Voir les articles du Dictionnaire consacrés aux divers points de doctrine qui viennent d'être indiqués. J. Bellamy.

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