‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 296 sur 536 · Dei Patris scilcnlis si · texte numérisé non relu

Dei Patris scilcnlis si

mulacrum nafas est christiano in templo collucare.

Il n'est pas permis de mettre dans une église l'image de Dieu le Pèro assis.

Jean Hessels avait avancé' cette assertion dans son Catéchitme, in-'r, Louvain, 1595, Explicat. Decal., c. i.xiv, lxv. Il l'appuyait sur le danger d'anthropomorphisme

et sur quelques textes positifs, comme le 36" canon du svnode d'Klvire en 305 ou 306, et un passage de saint Au-

L'offrande que la sainte vierge Marie fit de deux pigeons dans le temple, le jour de sa purification, l'un en holocauste et l'autre pour les péchés , fait assez voir qu'elle avait besoin d'être purifiée, et que le Fils qu'elle présentait, avait eu part lui-même à la tache de sa mère, suivant les paroles de la loi.

gustin, De fide et symb., c. vu, P. L., t. XL, col. 188. Il aurait mieux fait de respecter la pratique courante de l'Église , même à Rome. Le danger d'anthropomorphisme, qui existait jadis et peut expliquer les textes allégués, est chimérique maintenant que tous les catéchismes et l'enseignement formel de l'Église proclament que Dieu est un pur esprit. Ces représentations corporelles de Dieu, comme celles des anges, ont pour but d'élever notre esprit vers les choses spirituelles d'une manière conforme à son mode propre de connaissance; souvent même elles sont une allusion aux apparitions divines. C'est ainsi que l'image de Dieu le Père assis rappelle un passage du livre de Daniel, vu, 9 : Et antiquus dierum sedit.

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