‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 88 sur 536 · VI, n. 429, Paris, 1884, t. m, p. 321. En conséquence · texte numérisé non relu

VI, n. 429, Paris, 1884, t. m, p. 321. En conséquence

1. Le prêtre pourra absoudre un pénitent qui, sorti du confessionnal avant l'absolution, n'est encore qu'à quelques pas.

2. Le prêtre qui se tiendrait, par crainte de la contagion, à la porte d'une chambre de mclade, pourrait depuis là donner une absolution valide.

3. En cas de nécessité, sur un champ de bataille ou dans un naufrage, le prêtre pourra absoudre toute une foule et l'absolution sera valide même pour les plus éloignés parmi cette foule, parce que tous font partie de la même multitude qui est moralement présente au prêtre.

4. Les théologiens conseillent de donner l'absolution même à une assez grande distance, dans le cas d'un accident grave dont le prêtre est témoin, par exemple, si un homme tombe du faite d'un édifice, s'il disparait dans un précipice, dans la mer, dans un fleuve, etc. Toutefois, il convient dans ces circonstances de donner l'absolution sous condition. Ciolli, Directoire pratique du jeune confesseur, Paris, 1898, t. i, p. 179.

2° question : Que faut-il penser de l'absolution sacramentelle envoyée par le télégraphe ou donnée par le téléphone? — 1. L'absolution par le télégraphe n'est pas proférée de bouche et elle est envoyée à un absent; donc elle est invalide, sans contestation possible. —

2. L'absolution par téléphone peut, à première vue, donner lieu à hésitation. Elle est exprimée par des paroles, et les deux interlocuteurs, confesseur et pénitent, sont en communication directe l'un avec l'autre. Ne pourraiton pas dire qu'il y a présence morale? Notre avis est que la présence morale fait défaut »t que par conséquent une telle absolution est invalide. La présence même morale suppose un rapprochement local qui n'existe pas dans l'hypothèse que nous discutons. Il faudrait changer le sens des mots pour affirmer que deux personnes sont présentes l'une à l'autre, à plusieurs kilomètres de distance. Cependant quelques théologiens contemporains, considérant que la nullité de l'absolution par téléphone quoique très probable n'est pas évidente, admettent que, dans le cas d'urgente nécessité, un prêtre pourrait i nvoyer l'absolution par ce moyen, mais sous condition.

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