Ces sentences furent-elles ob Officielle
ment, oui. 'm n'enseigna que les livres du non
i. nses ecclésiastiques. Ln 1252, les règlement- donné- aux étudiant- de la nation ang prescrivent de n'admettre au titre de maître que les bacheliers qui témoigneront d'avoir suivi les leçons sur la logique ancienne et la nouvelle et sur le De anima. Le titre de maître n'était accordé qu'aux étudiants d'élite et qui avaient suivi tout le cycle des étud. donc, on le- requiert pas d'eux d'avoir entendu les autres
il que ceux-ci n étaient pas ejp< .lois dan- la faculté des arts de l'université de Paris. Insupt udiverit libros A ris to tilts de veteri logica
videlicetlibrumpred rumetlibn
. libros topicorum Arislotilts et elencorum... librum priorum... librum posteriorum... Item Ul
nima. Denifle-Chatelain, op. cit., 1. 1, ] -vons, toutefois, que renseignement du De anima parait une première transgression de la prohibition de 1210. Individuellement, des maîtres et des étudiants n'attendirent pas jusque-là pour commettre de plus graves transgressions. Le 20 avril 1231, le pape Grég ire IX. envoie à l'abbé de Saint-Victor et au prieur des .! nicains de Paris tous les pouvoirs n - pour re-
lever de l'irrégularité et de l'excommunication qu'ils avaient encourue des maîtres et des étudiants, magistros et scolares, transgresseurs, au sujet des livres de philosophie naturelle, de la sentence portée au concile provincial de 1210 à Paris. i)i sententiam latam Parisius in provinciale concilia, ou de la défense renouvelée par le légat, Robert de Courçon, en 1215, se* i" sententiam boue memorieR. tUuUsatictiSlephasti incelio monte presbijteri cardinalis occasione librorum naturalhun. Den'ille-Chatelain. ibid., p. 113. De différents cotés donc, et dans des écoles et des ordres divers, plus d'un maître, suivi par ses élèves, s'était aventuré dans le champ prohibé d'Aristote. C'est ce que fait entendre Roger Bacon, quand il fixe à l'année 1230 le commencement de la fortune d'Aristote chez les latins. Charles, Roger Bacon, p. 314.
i Le mouvement vers l'étude du péripatétisme était trop puissant pour que la cour de Rome n'y prit pas garde ; il y avait dans les ouvres du Stagyrite trop d'utiles vérités et une doctrine trop riche pour que l'autorité pontificale n'en tint pas compte. Le 23 avril 1231, trois jours après la lettre de pouvoirs que nous avons rapportée plus haut. Grégoire IN. instituait une commission composée de trois membres, Guillaume d'Auxerre, Simon d Authie et Etienne de Provins, à laquelle il confiait le soin d'expurger i adamnés d tote. Il avail Compris, disait-il, que ces livres contenaient des choses utiles et des choses inutiles dont le mélange pouvait être nuisible : CHIM sicut intcltcrinuts libri nanim qui Parisius in concilio provincial* fuere prohibiti. quedam ulilia et inutilia continere dicantur, 'il,' per inutile vitietur...: des lois, il prescrivait trois -a\.mt- d'une façon formelle, el en appelant au jugement de Pieu, d'examiner lesdits on tion scrupuleuse et prudence : dis
plenani in : fiduciam obtinemta, rx">-
scripta sub ob testât ione divini judicii firo 'o mandant us, le commandement reux, quatenus libros
ARISTOTÉLISME DE LA SCOLASTIQUE
venlt subtiliter et prudenter. Après l'examen, la correction, que ibi erronea scu scandali vel offendiculi legenlibus invenerilis illativa, penitus resecetis; ainsi pourrait-on, à l'avenir, étudier ces livres sans danger, ut que sunt suspecta remotis incunctanter ac inoffense inreliquissludeatur.T>cnii\e-Chaielairi,op. cit., t. i,p. 143, 144. Il ne faudrait pas croire cependant, que le souverain pontife, par là, eût levé les défenses précédentes, comme M. llauréau l'a affirmé à tort, Hist. de la philosophie scolast., t. il, p. 117; Grégoire IX et la philosophie d'Arislole, Paris, 1872, p. 6. En effet, dix jours auparavant, le même pontife avait renouvelé les prohibitions dans des lettres apostoliques adressées, le 13 avril, aux maîtres et aux étudiants de l'université de Paris. Jubemus ut magistri artium... libris Mis naturalibus qui in concilio provinciali ex certa causa prohibiti fuere, Parisius non utantur quousque examinati fuerinl et ab omni errorum suspilione purgati. Denifle-Chateluin, t. I, p. 138. La défense reste, mais on fait entrevoir qu'elle sera bientôt levée, dès que la commission aura accompli son œuvre.
5. Elle ne l'accomplit jamais. C'était, du reste, une tâche difficile entre toutes, sinon impossible, que celle de supprimer quelque chose dans le texte d'Aristote si concis et si enchaîné, ou d'enlever des pièces à l'architecture si solidement établie de sa synthèse philosophique. La prohibition demeura. Mais comme si la promesse de la liberté prochaine eût été un encouragement, l'estime pour Aristote grandit. On se tourna de plus en plus vers ce foyer de science et de lumière, et le 19 mars 1255, rompant avec toutes les timidités, la faculté des arts de Paris inscrivait hardiment et officiellement à son programme à peu près toutes les œuvres alors justement ou faussement attribuées au Prince du Lycée : la Logica velus (les prédicaments, le periarmenias auxquels on ajoutait l'Introduction de Porphyre et les Libri divisionum et topicorum de Boèco},la Logica nova (les topica, les clenchi, les priora et les posteriora anahjtica), l'Éthique à Nicomaque, la P/iysique,la Mélaphytique, les Animaux, le Ciel et le monde, les Météores, 1 Ame, la Génération, les Causes, le Sens et le sensible, le Sommeil et la veille, les Plantes, la Mémoire et la réminiscence, la Différence de l'esprit et de l'âme (de Costa ben Luca), la Mort et la vie. Cf. de Wulf, Hist. de Icphil. médiévale, p. "iii ;Mandonnet, op. cit., p. xxxvn, n. 3. Cet auteur fait observer par erreur que, dans l'énu-
■ lion, on ne nomme pas l'éthique.
G. Il s'établissait donc une coutume opposée aux lois existantes. Celles-ci maintenaient la prohibition, celles-là n'en tenaient pas compte. Le dernier rappel
i condamnation est de 1263 et d'Urbain IV, Denitle- Chatelain, t. i, p. 427, qui confirme purement et simplement à l'nniversité de Paris le statut qui lui a été octroyé par Grégoire IX. Pendant ce temps, la coutume adverse grandit, cl un siècle après, la loi existante est tellement n désuétude qu'en 13fiC,les deux cardi-
naux I fj al H l i bain V imposent à tous les candidats à la licence d'avoir à entendre tous les livres d'Aristote. Denifle-Chatelain , op. cit., t. m, p. 146. La défense ne fut donc jamais rapportée, 'Ile ne pouvait pas l'être à des dangers que l'averroîsme, appuyé sur les traductions et les commentaires arabes du Stagyrite, faisait courir à la philosophie orthodoxe.