Origines cHBtriENKts. - Lesdébute du
nisme en Arménie -uni également très ohscu, rapporter aux historiens nationaux, plusieurs apoti
ent venus prêcher l'évangile; quelques-Ul x auraient trouvé la mort, comme les saints liartle I et Thaddée. Mais.,-,, s'exprimant de la sorte, o arménuent a l'excès et font rentrer dans l'I leur nation des données qui n ont primitivement ru commun avec les annales d'Arménie. Les plu; écrivains, Korionn, Elisée, Eznik, Agathai l'harp Sébéos 1 dernier tiers du vu »on-
cenl pas le nom de Thaddée et ne font aucune ail I ! à son histoire. Moïse de Khoren mis de cot-. 1! : est question que dan- Zénob de Glak Moïse, et dans Faustus de Byzance, dont le t état actuel n'est peutrêtre pas antérieur au L» re de M
remarquable, Thaddée est mentionne quatre lois dans le livre de Fau-te. édit. Venise, p. 5, 30. chaque fois son nom est rapproché de celui de saint ,re La légende de cet apôtre comme évangélisateur de l'Arménie est donc bien tardive; elle est sans doute empruntée aux hagiographes grecs; c'est du moins ce que parait indiquer la forme grecque du nom '- Thaddée. au lieu de la forme Addai, Addée, nom -■ que du disciple envoyé a I desse pour ru. nr Carrière, La légende d'Abgardaru VhitU de Moïse de Khoren, dans le volume du centenaii L'École des langues orientales vivantes. 111- . 1895 p. 363, 373. Quelle que soit l'origine d. Bende Mo.se de Khoren. n. 30-36, s transformée au point de la rendre entièrement ai nienne. Telle a été sa popularité que les chefs del Eglise d'Arménie prétendent en< > sur le 1
saint Thaddée 1. L'expn ntre d,ja d
Fauste, m. \-l: iv, '.. Moins populaii pas |
cienne e-t h, Légende dont L, mission de saint li. : lem3 a été le thème. Moïse de Khoren, il. 31. fait mourir cet apôtre a Arébanos, ville parfaitement inconnue d ailleur-, et dont le nom est présenté par lesdocu
3 sous les formes les plus val ■\v.a,^,-::.'A/-avor:o/,;.Kop..1vo^):;.A.Lipsiuatnktyphen Aposlelgeschichtcn und AjyosteUegcnden, in-8», Brunswick, 4883-1890, t. ut,] ;lou,e
,1,. documente grecs que dérive la littérature de M
„t par exemple, des Actes de s,
dans le Martyrologe arménien. -1 il
traduite en latin par té Môsinger: Vita et martyr
s sarthi : r< aposloli, ex suwerrs (ont,'
niacis m Uuguam Uitmam conversa, in-8», bal/h
1877 En résumé, ce que hs Arméniens ont de tradi
mostoliqu. ux-mêmes qu'ils le doivent Us
,n des autres et chl :
quelques bribes L. Duchesne, J !,,. ,,,„„, ligues, dans le Compte rendu du
Hl congrès scientifique international u l'.ruxi 11,- 1895, section des sciences historiqui -.p. . I
-, 1, endaires qu'elle- soient, ces tradition- ont pourlant quelque signification historique: elles prouvent i chrétienne avait t ■■ ' »onne ,>,'m
pel quelle avait jeté, BUllOUt daUfl les
ARMÉNIE. HISTOIRE RELIGIEUSE
provinces méridionales de la Sophèneetdu Vaspourakan, de profondes racines. Venus de Syrie, les premiers missionnaires conservèrent leur langue liturgique, le syriaque, et leurs plus chères légendes, comme celles d'Abgar et de Thaddée. A cause même de ces légendes, on peut regarder la ville d'Édesse comme le centre principal de l'évangélisation de l'Arménie. Marquart indique comme centre secondaire la ville de Metzbin ou Nisibe. Zeitschrifl der deutsch. morgenl. Gesellscliaft, 1806, p. G15. Que le christianisme ait été répandu en Arménie avant saint Grégoire, on en trouve la preuve dans une lettre adressée par l'évêque d'Arménie Méruzanes ouMéroujan à Denys d'Alexandrie (2i8-265). Eusébe, H. E., vi, 41, n. 2. Cf. H. Gelzer, Die Anfûnge der armcn. Ki relie, dans les Berichten der kônigl. Sâch. Gesellscliaft der Wissensch. Iiist. pliil. Classe, 1895, p. 171-172.
IV. Saint Grégoire l'Illuminateur. — Toutefois, c'est de saint Grégoire l'Illuminateur (Lousavoritch) que date, sinon la naissance, du moins la pleine efflorescence du christianisme en Arménie. Issu de la race royale des Arsacides, Grégoire encore enfant avait été soustrait par sa nourrice au massacre de sa famille (238). Comme beaucoup de ses compatriotes, il s'était réfugié sur les terres de l'empire romain, durant l'occupation de sa patrie par les Perses. C'est à Césarée qu'il fut élevé et instruit dans la foi chrétienne et dans les sciences humaines. Il reparut en Arménie, lors de la restauration du royaume sous Tiridale II (261), et, après avoir été en butte aux persécutions, il baptisa une grande partie de ia nation et le roi lui-même. Sozomène, H. E., il, 8, P. G., t. lxvii, col. 196-197. Sur le désir de ce dernier, Grégoire se rendit à Césarée, où il reçut des mains de l'évoque Léonce la consécration épiscopale. Ainsi se nouèrent entre la nouvelle chrétienté et la métropole cappadocienne des liens de filiation hiérarchique. A son retour de Césarée, Grégoire se fixa à Achtichat, dans la province de Tarôn. et y fonda, sur les ruines d'un laineux temple païen, une église et un palais pour la résidence de l'évêque. En peu de temps, la province d'Ararat, au nord, fut elle-même gagnée à la foi.
Une fois maître du pays, Grégoire organise sa conquête. Pour mieux atteindre le peuple, il bannit le syriaque et substitue dans la liturgie la langue nationale à cet idiome étranger. Pour s'attacher les prêtres païens convertis, il élève leurs fils dans une sorte de séminaire, et c'est parmi eux, qu'il choisit les titulaires des douze sièges ipiscopaux créés par lui. Enfin, détail caractéristique, les hautes dignités ecclésiastiques deviennent, comme autrefois chez les Juifs, l'apanage des familles sacerdotales; c'est dans la propre famille de Grégoire que se perpétue la dignité suprême de cat/iolicos ou archevêque, .le n'ai pas à parler ici du voyage à Rome de l'Illuminateur; c'est une fort belle légende, rien de plus. On a dit, et l'on dit encore, que l'Église d'Arménie reçut de son fondateur une pleine autonomie, qu'elle fi t gouvernée dès l'origine par un catliolicos absolument indépendant. M. Ormanian (aujourd'hui patriarche de Constantinople), Le Vatican et les Arméniens, in-8°, Rome, 1873, p. 155 sq. Rien n'est moins fondé. Jusqu'à Nersi i le Grand Césarée continua d'exercer sur l'Église arménienne une indiscutable suprématie. Voir v. Gutschmid, Kleine Sein iflen, in-8°, Leipzig, 1892, t. m, p. 358; H. Gelzer, <>//. cit., p. 138-139. Le nom de catholicos ne na d'abord qui' l'évoque principal du pays, métropolitain, archevêque ou exarque: c'est seulement plus lard, à l'époque de la séparation, qu'on y attacha le ■ I.' patriarche indépendant. Les chefs religieux de l'Albanie et de la Géorgie, deux provinces voisines convertie pai 'l :s missionnaires envoyés par saint Grégoire, portèrent eux-mêmes le titre de catholicos, sans que cependant les Arméniens aient jamais songé à leur ir complète autonomie; ils se trouvaient ' vis du catholicos d Arménie dans la même situa-
tion que celui-ci vis-à-vis de l'archevêque de Césarée. L'organisation intérieure de l'Église d'Arménie à ses débuts réclamerait, de qui voudrait la décrire, de longs développements. Ne pouvant les donner ici, je me contenterai de renvoyer le lecteur au mémoire déjà cité de H. Gelzer, p. 140 sq.; on y trouvera, réduit à de justes proportions, le tableau de cette chrétienté naissante que les auteurs nationaux, par un sentiment patriotique très intense, ont embelli à plaisir.