‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 212 sur 338 · C. Toussaint · texte numérisé non relu

C. Toussaint

ATHENAGORE, apologiste du 11e siècle. — I. Vie. IL Œuvres. III. Particularités.

I. Vie. — Athénagore n'est mentionné ni dans F.usèbe ni dans saint Jérôme, et partage dans l'ancienne littérature chrétienne le sort de l'auteur de VÉpitre à Diognète et d'Hermias. Ne serait-ce pas parce que son apologie, circulant sans nom d'auteur, avait été attribuée à saint Justin dès avant le ive siècle.' Duchesne, Bulletin critique, 1882, t. m, p. 187. Quoi qu'il en soit, le nom et deux ouvrages d'Athénagore ont été sauvés de l'oubli. En effet, Méthodius, évéque d'Olympie en Lycie (+ 311), cite en témoignage dans son IUp'i àvacTaoeio;, i,37, l'enseignement d'Athénagore sur le rôle des démons; dans saint r.piphaiie. //.,;•., i.xiv, 20, 21. P. G., t \n, col. I loi ; dans Photius, Bibl., cod. 23V, /'. G., t. cm, col. H09; Bonwetsch, Méthodius von Olympus, Leipzig, 1891. Philippe de Side (V siècle), bien que ses renseigne. ments, au dire de Socrate, //. /-.'., vu, 27. /'. a., t. i.xvn, col, 800, 801, etde Photius, BiM.,cod. 35, P. G., t. cm,

COl. 68, lie soient pas toujours sûrs, donne dis ren-ei

guements intéressants sur Athénagore. Enfin Aréthas,

évoque de I i fait transcrire le texte

"J-ll 1

A.THÉNAGORE

de ses onvra i route la biographie d'Athéii

it 4 ces deux titres de philosophe et d Athénien. Mais,

.- il i.hii en croire Philippe de Side, ce qui d ■ rien d'invraisemblable, Athénagore aurait d'abord témoigné peu de Bympathie enven les chrétiens, à l'exemple de la plupart de ses contemporains, les Bophistes d'Athèi La lecture de l Écriture, où il cherchait des objections contre le christianisme, l'aurait converti, et dès lors il

rail fait le défenseur de ses frères dans sa llp:et de sa foi .1 la résurrection dans Bon lh-/. &va<rret<rEt0(. Baronius et Tillemont l'identifient, sans preuves suflisantes, avec le martyr Athénogènes. Plus vraisemblablement, Zahn, l-ursi/i. iur Gesch. des {fanons, 1884, t. 111. p. 60, et Harnack, Gesch. der altchriatl. Lit., 1893, t. 1. I>. -2Ô8, l'identifient avec l'Athénagore, auquel Roethus a dédié, après la mort de Marc-Aurèle, son lkv. tôiv t.olo% 11>.7.-(.)v. i7ropouuivù)V. Il ne nous reste de lui que deux ouvrages, son Apologie et son traité Sur lares On ignore complètement le lieu, la date et les circonstances de sa mort.

II. Œuvres. — 1° Apologie. — Le titre de Ylpz<j6s.!.i, sous lequel elle nous est parvenue, pourrait laisser croire qu'Athénagore fut chargé de présenter oralement la défense de --es frères, mais le, texte donne plutôt l'impression d'une œuvre de cabinet, mûrement réfléchie, modérée dans la forme et ferme dans le ton, adressée par un philosophe, au nom de la philosophie, à des empereurs philosophes, dans un esprit de conciliation, pour démontrer le mal fondé des accusations qui pesaient sur le christianisme : de là le titre de Supplicatio que lui donne Olto, et de Libcllus que préfère Schwartz.

D'après le manuscrit d'Aréthas, elle est adressée « aux empereurs .Marc Aurèlc Antonin et Lucius Aurélius Commode, arméniaques, sarmatiques, et, ce qui est mieux, philosophes ». Nulle difficulté pour le premier: c'est bien l'empereur philosophe, Marc Aurele. Mais quel est ce Commode? Est-ce le gendre ou le lils de Marc Aurèle? La suscription, dans son intégrité, ne saurait convenir ni à l'un ni à l'autre. Car, d'une part, Lucius, dès son association à l'empire, ne s'appela plus Commode; dés 163 il pouvait bien porter le titre d'arméniaque, mais non celui de sarmatique, puisqu'il mourut en 169, hien avant l'expédition contre les Sarmates, D'autre part, Commode ne saurait porter le titre d'arméniaque. Mommsen a proposé de voir une faute de copiste et de lire vepiiccvtxoïç au lieudeàppeviaxoîç; dan- ce cas, il s'agirait du lils de Marc Aurèle. La guerre contre les Sarmates avant eu lieu en 176, et Marc étant mort en 180, c'est entre ces deux dates qu'il faut placer ['Apologie; les titres de germanique et de sarmatique ne paraissaut que jusqu'en 178, l'Apologie doit être de 177.

Elle comprend un exorde, 1-3; trois parties fort inégales, 4-30, 31-34,35-36, et une courte péroraison. — Dans l'empire, chacun a la liberté d'adorer les dieux de son choix; seuls, les chrétiens sont dénoncés, poursuivis, condamnés. Il faut se tenir en garde contre les délateurs (allusion aux sophistes, et très vraisemblablement à Crescens, à Fronton, à Celse) et protéger les chrétiens, au nom du droit commun, de la justice et de la saine philosophie. On leur reproche l'à'jîOTr,;. les Buécrrsia ô::-va, les otSurdSetoi tn's'.;. A tort, car : 1" ils ne sont pas athées. (L'athéisme était l'une des accusations à la mode contre les chrétiens : voir les textes dans le Paganu* obtrectator de Kortholtus, Lubeck, 1703.) Us adorent le Dieu créateur, mais ils n'en adorent qu'un. Dans ce Dieu unique ils reconnaissent le Père, son Verbe on Fils et le Saint-Esprit, enseignant « leur puissance dans l'unité et leur distinction dans l'ordre ». Ils admettent des au service de Dieu. S'ils s'abstiennent de vos sacrifices, c'est parce que Dieu n'apprécie que le sacrifice du cœur. Argument de VÉpitre d Diogru te,3, /'. (.'..t. 11, col. 117-2. d Irénée, Cont. har., tv, li. 3, P. G . t. vn, col. lOil; de Minucius Félix, Oclav., 33, P. /-■, t. ni, col. 33»; de

Tertullien, Ad Scap., 2 P. L., t. 1 " . la diffë-

de -ai nt J h -ii 11. p.i- la moindre allusion au eucharistique. S il- n'adorent paa v.,- dieux, 1 qu il- ne sont que d peu-

vent opérer des prod n'est là, de l

même de certains de vos philosophes et que l'œuvre des di mon 21 en» ne méritent

pas davantage le reproche d immoralité. 1 - que

Dieu est le témoin intime de nter-

disent jusqu'à la pensée du mal La loi divine leur défend même de jeter un regard de concu| ir la femme; ils n'ont d'antre but, dan- le n 1e la procréation «le- entant- hm&mmmc Minucius Félix, Oclav., 28, P. L . 1 111, 1 ment d'Alexandrie, Pmdag., 11. 10, /'. <•., t. vin. col II- pratiquent la chasteté, il- gardent la virginité; ils blâment les secondes noces comme un adultère décent. Pas de 'j-.:::: chei eux : les en .ient qu'à ceux qui les commettent réellement, ce qui rappelle 1 ,,dage -;, it(5pvT| tv -ïôçsova. —3' S il- n'ont rien d'Œdipe, ils n'ont également rien de Th I antbropophaippose le meurtre. <>r le chrétien a horreur du sang: il s'abstient même de le voir verser; il pou--, de la vie jusqu'à condamner l'avorteineiit et l'exposition des enfants: enfin sa foi dans la résurrection • lui interdit de se faire le tombeau vivant d'un corps qui doit re-susciter. — Paix donc aux chrétiens innoc qui prient pour la prospérité de l'empire et pour la transmission de la couronne impériale du ptre au fils.

Telle est cette Apologie, l'une des plus belles, d'après Bossuet, VI' Avertis*, aux protest., par la gravité du ton et la beauté de la forme, la loyauté de la discussion et l'étendue de l'érudition. Elle contient la première démonstration rationnelle de l'unité de Dieu, qui ait paru dans la littérature chrétienne; elle rappelle saint Justin par sa manière bienveillante de traiter la philosophie et les philosophes, et fait pressentir Clément d'Alexandrie et Origène, qui vont travailler à l'alliance de la philosophie et de la théologie. Elle a de si nombreux points de ressemblance avec VOctavius, qu'on s'est posé la question de savoir lequel dépendait de l'autre. d'Athén ou de Minucius Eélix ; question d'ordre critique qui n'enlève rien au mérite de l'apologie. Kruger nie toute dépendance, Grundriss der theol. Wissentchaflen, p. 87; Ébert, Allg. Getch. der LU., Is7i. t. 1. p Lœsche, Jalirbucher fur protest. Théo. \ni,

p. 168-178, veulent qu'Athénagore ait utilisé Minucius Félix, Harnack. après avoir dit, en 1863, Texte unà Vnters., t.i. fisc. 2. p. 181, que rien ne démontrait cette relation, a affirmé, en 1896, Gesch. der aUchrisL Lit., t. I, p. '2'2S. que c'est Minucius qui s'est servi d Athéna- . contrairement à Wilhelra qui. en 1887, avait déclaré impossible la démonstration de cette dépendance. Breslaurphilol. AbhandL, II, 1. 1887. p. 71; De Minucii Felicis Octavio et Tertulliani A)>ologeiico.

2° De la résurrection îles morts, Uta\ ivaTTiiîw; vîKpàiv. — Dans les manuscrits, ce traite'' fait suite à la Ilp£<rr/£:a et est attribué au même auteur. Personne ne doute qu'il ne soit d'Athénagore. Athénagore, à la fin de sa lk£<7',£:a. n'avait fait que signaler en passant la résurrection: il s'était abstenu d'y insister pour ne pas introduire, semble-t-il, un sujet étranger à celui qu'il traitait; mais étant d'Athènes, ou l'Aréopage avait accueilli avec tant île scepticisme les déclarations de saint Paul sujet, et appartenant à une époque où la résurrection des morts restait une pierre d'achoppement pour tant d'esprits, il tint à s'en expliquer avec la loyauté et la force dialectique qui caractérise son Apologie ; la f 11 en est pas moins belle. C'est le premier traite qui ait paru dans la littérature chrétienne sur ce sujet, et non le moins int.re--.inl. car il permet de constater quelles étaient les objections opposées alors a ce dogme du sym-

ATHENAGORE

bole et quelle était la manière dont on y répondait dans les milieux cultivés.

Il se divise en deux parties: l'une, 1-10, réfute les objections contre la possibilité de la résurrection. 1. Si Dieu ne peut ressusciter les morts, c'est faute de science ou de puissance. Or Dieu a la science : ayant su formelles corps, il saura bien les rappeler à la vie. lia la puissance: ayant pu former les corps, il pourra les reconstituer avec tous leurs éléments épars. Si Dieu ne le veut pas, c'est par crainte d'une injustice vis-à-vis du ressuscite'' ou d'un tiers, ou par raison d'indignité. Or il ne saurait y avoir d'injustice vis-à-vis de personne, et la résurrection n'est pas plus indigne de Dieu que la création. — 2. La résurrection doit avoir lieu. Car la destinée de l'homme, créé pour vivre toujours, sa nature qui e^t la synthèse intégrante de l'âme et du corps, le jugement qui doit s'appliquer au composé humain, c'est-à-dire au corps comme à l'âme, et la fin dernière, tout la réclame.

Ce traité, digne de la ETpETêsea pour le fond et pour la forme, est incomplet. Car il laisse de côté la question de l'état des corps ressuscites tant au point de vue physiologique qu'au point de vue surnaturel ; il néglige les analogies déjà signalées par saint Clément de Rome, que Minucius Félixet saint Cyrille de Jérusalem mettronten lumière; il ne renferme aucune des images sensibles de la résurrection, que Théophile d'Antioche va insérer dans son traité à Autolycus et qui fourniront à Tertullien les tableaux si éloquents de son De resurreclione carnis.

111. Particularités. — 1. Comme écrivain, Athénagore défasse de beaucoup tous les apologistes du ne siècle. On lui a reproché sa déférence extrême, son obséquiosité envers le pouvoir. Il plaide, en effet, la cause de l'hérédité impériale; il fait argument de la prière des chrétiens en faveur des autorités constituées. Mais un tel loyalisme n'a pas de quoi étonner : ce fut celui de presque tous les écrivains ecclésiastiques de l'époque. On n'a qu'à se rappeler les avances que faisait Méliton à l'empire, dans Eusèhe, //. E., iv, 26. P. G., t. xx, col. 396, et la théorie de Tertullien, d'après laquelle les bons empereurs avaient favorisé le christianisme, tandis que les mauvais j avaient été seuls à le persécuter. Apolog., v, P. L., 1. 1, col. 290-297. Quant à la prière pour les chefs du pouvoir, elle était de tradition apostolique. Voir saint Clément, l Cor., lxi, dans Funk, Opéra Patr. apost., t. i,p. 140; Théophile d'Antioche, Ad Autol., 1,11, P. G., t. VI, col. 1041 ; Tertullien, Apolog., xxx.P. L., t. i, col. 442-445; Ad Srap., il, P. L., t. I, col. 700. Voir Mangold, De Ecclesia prhnseva pro csesaribus et magistrat ibus romanis preces fundente, Bonn, 1881.

2. Tillemont a soupçonné Athénagore de montanisme, â c tuse de Impression dont il se sert au sujet des prophètes et de la manière dont il parle des secondes noces. Le mot extase, si en faveur chez les montanistes, n'est pas suffisamment caractéristique ; et quant à l'eÛTipeirr,; (i.ot/eta, elle n'est qu'un écho des rigoristes du temps qui estimaient que le lien matrimonial n'était pas rompu par la mort. Si athénagore avait été réellement montante,il aurait traité les secondes noces de véritable adul-

Voir Théophile d'Antioche, Ad Autol.,m,\5,P.G., t. \i, col. 1141; Clément d'Alexandrie, Strom., m, 12, /'. G., t. vin. col. 1184; Origène, In Luc, homif. xvn, /■ ',., t. mu. col. 1846; Tertullien, De monog., i, P. L., t. h. col. 991 ; Minucius Kélix, Octav., xxvm, P. L., t. ni. col. '■'<'■'>'. Maran ci Otto renvoient aux témoignages recueillis par Cotelier sur Hermas. Mand., iv. i. Du restr, Athénagore n'a rien de la théorie montaniste sur le Saint-Esprit.

3. Philosophe, Athénagore appartient â l'école néomicienne, sans en être l'esclave : et il n'y a rien

d'impossible à ce qu'il ait été le chef de l'académie, au rapport de Philippe de Side. Il a une culture ('•tendue; il connaît le composé humain, la nature de l'âme et du corps, leur union qui duit se reconstituer par la résur-

rection, leur part respective dans la responsabilité et le jugement futur. Il garde une attitude bienveillante pour la philosophie; il estime que les philosophes possèdent dans une certaine mesure la lumière divine, mais sont incapables d'arriver par eux-mêmes à la pleine connaissance de Dieu, ce qui implique la nécessité d'une révélation. En revanche, il se montre impitoyable pour ceux qu'il appelle des sycophantes : accusateurs sans jugement, sans science et sans conscience ; docteurs qui ne savent rien du christianisme, pleins de morgue, vicieux, haineux et cruels; tourbe de grammairiens, de rhéteurs et de sophistes, possesseurs de riches sinécures, conseillers des empereurs et meneurs de l'opinion publique. Athènes était leur centre. On connaît Théodotius, Lollianus, Hadrianus, Hérodes Atticus et ses deux élèves, Aulu-Gelle et Apulée. Athénagore n'en nomme aucun ; mais il dénonce la pusillanimité de leur esprit, la subtilité de leur doctrine, la dépravation de leurs mœurs, l'infamie de leur rôle de délateurs.

4. Théologien, Athénagore a le premier essayé une démonstration scientifique de la Trinité: unité de Dieu; création et gouvernement du monde par le Verbe ; le Père, le Fils et le Saint-Esprit; le Père inengendré ; le Fils est le Verbe du Père, en idée et en énergie, son intelligence, son premier rejeton, Yéwï|[ia, produit au dehors, irposXOujv. S'agit-il là de la génération éternelle du Verbe? Le Verbe est-il Fils de toute éternité? Sans doute Athénagore affirme que Dieu a de toute éternité en lui sa raison, qu'il est éternellement raisonnable. Mais le Verbe forme-t-il une hypostase distincte de celle du Père ? Rien ne l'indique. Le contexte porte plutôt à croire que le Verbe n'a été engendré qu'à l'occasion de la création et pour créer ; ce serait alors l'idée fausse d'une génération temporelle. Le Saint-Esprit agit sur les prophètes; il est une dérivation de Dieu, àrcoppota; il sort de lui et il y rentre comme le rayon dans le soleil : cette comparaison, déjà réprouvée par saint Justin, sera reprise plus tard et appliquée par le sabellianisme, non au Saint-Esprit, mais au Verbe. Athénagore admet l'existence personnelle des anges, distribués entre les cieux pour maintenir en harmonie les éléments du monde, et celle des démons, à la malice desquels il attribue les miracles, vrais ou apparents, qui se faisaient parmi les païens. Apol., x, P. G., t. vi, col. 908. 9119. A en croire Méthodius.dnns Photius, Bibl., cod.234, P. G., t. cm, col. 1109, il aurait partagé l'erreur de ceux qui attribuaient la chute des anges à un péché charnel. Enfin dans son traité de la Résurrection, il fait allusion à la peine éternelle de l'enfer: c'est le feu inextinguible de saint Ignace, Ad Eph.,\vi, dans Funk, Opéra Pair, apost., 1. 1, p. 186; le feu éternel de VEpitre à Diogni'te, x, P. G., t. il, col. 1184; le châtiment éternel de saint Justin, Apol., 1,21, P. G., t. vi, col. 361; Théophile d'Antioche, Ad Autol., i, 14, P. G., t. vi, col. 1045.

I. Éditions : Dechair, Oxford. 170lî; Maran, clans P. G., t. vi, col. 889-1024; Otto, Corp. apol., t. vu; Mardi et Owen, dans Dougla's série* of ehri*t. greek and latin tvriters, New-York. 187fi, t. iv ; Schwartz dans Texte und Unters. zur Gesch. der altchristl. Lit.. Leipzig, 1891, t. iv, fasc. 2.

II. Thavaux : Helcle, Beitràge tur Kirchengesch., Tu- . 1864, Lehre des Athenagoras und Analyse semer

Schriflen,t.ï, p. 60-86; Schubring, lue Philosophie des Athenagorae, Berlin, 1882 ; A. Joannides, np«Yn«tiî« r<pi -r*,; *«(.' 'AOip ,?.,;.■/ ftloroftxiic 7/...1U.1;, léna, I88:t; Lehmann, Die Anferstehungslehre des Athenagoras, Leipzig, 189Q ; H. AejoOtnit, 'H /.?',j, Leipzig, 1893; Duchesne, Les origines chrétiennes, lithographie; Harnack, Die Chronologie.*, |Leh> ■ . 1. /)<■ Athen Chevalier, Répertoire,

Bio-bibliographie, p. 184, 2480; Rlcbardson, Bibliog. synopsis, p. 37, 38 ; Amould, Dr apologia Athenagorte, Paria, 1898; Bar- .1. Dbewer, Les Pères de r Église, trad. iranç.. paris. 1898, 1. 1, p. 177-482; A. Ebrhard, />/•• altchristl. bitteratur, Frilmurg-en- Bris^an. 1900, p 248-245; Bardenhewei . Geschichte der uiii.iixUl. Littsratur, Fribourg-en-B 02, t. 1. p. 267-278.

G. L'aiii.ii.i 1:.

ATTALIATES — ATTENTION

ATTALIATES Michel, juri consulte <-t historien, étail "ri, inaire >i Attalia en Pamphylie, comme l'indique

v,,ii i i II mmi .1. bon ni • tantinople, el j

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la capitale el i Rhodosto, il pul jouer un certain rôle dans les affaires publiques. Toui à tour conseiller d'1 i il el juge de l'hippodrome sous l'empereur Constantin Duca 1059 1067), juge de l'armée bous Romain Dii nés (1067-1071), patrice sous Michel Parapinaces (1071- 1078), magister sous Nicéphore Botanistes (1078-11 il laissa i sa morl des œuvres «le bienfait pros-

et des œuvres scientifiques d'un certain mérite. Nous avons de lui :

1° Un manuel île droit intitulé : U.6vi^aa vou.ixbv P.toi <7-'yi',\:: icpaypiaTix^. Écrit en 1072 à la demande de Micl n-1 Parapinaces, cet opuscule eut une grande vogue, comme en témoignent 1rs nombreuses copies qui nouen sont parvenues. Il a été publié par J. Leunclavius el M. Freher dans : Juris grmco-romani tant can quant (Avilis lanii diai, in-fol., Francfort. 1596, t. M. p. 1-70. Cf. E. Zachariâ de Lingenthal, Historiés juris grœco-romani delineatio, in-8°, Heidelberg, 1839, p. 71 sq. ; J.-A.-B. Mortreuil, Histoire du droit byzantin, in-88, Paris, 1846, t. m, p. -218- -2-2'.); L. Sgoutas, dans la revue athénienne 0éu.ic, Athènes, 1861, t. vin. —2" Un typicon en laveur du monastère et de l'hospice fondé par lui en 1(177. à Rhodosto. Cette intéressante pièce a été publiée d'abord par C. Sathas, bfeaotibmxvi StëXtoO^xi), in-8°, Venise, 1872, p. 3-69, puis par E. Miklosich et J. Mûller, Acta et diplomata grseca medii sévi, in-8". Vienne. 1887, t. v, p. 293-397. Cf. Wald. Nissen, Die Diataxis des Michael Attaleiates von /077,in-8°, [éna, 189i; — 3°Une Histoire allant de 1034 à 1079. Dédiée à l'empereur Nicéphore Botaniates, elle est presque uniquement occupée par ces intrigues sans fin et ces révolutions de palais qui marquèrent les dernières années de la dynastie macédonienne. Klle n'en est pas moins précieuse, car l'auteur ne raconte que ce qu'il a lui-même observé ou vécu. Le texte en a été publié par Brunet de Presle el .T. Bekker, dans le Corpus byzantin de Bonn, en 1853. Les parties relatives aux croisades se trouvent aussi dans le Recueil îles historiens des croisades. Historiens grecs, in-fol., Paris, 1,S7.~>. t. i, p. 1-99, où elles sont suivies d'un commentaire de B. Hase, p. 101-154.

W. Nissen. Die Diata.ris dos Michael Attaleiates von iOll . In-8*, [éna, 1804: ce livre renferme (p. 23-30) une excellente biographie de n.'lre auteur; K. Krumbacher, Geschichte der byzanLinischen Litteratur, 2't-dit., in-8*, Munich, 1897, p. 269-271.

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