‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 254 sur 338 · Memoria (de Deo · texte numérisé non relu

Memoria (de Deo

lntellectio [Dei).

A mor m Detun).

Textes de saint Augustin : I. D,- civit. £>t'/. 1. XI, c. xxvm, P. L.. t. xi.i. col. 342. — 2. IWd. 8. De 7V,„,r.. !. IV. c. I.

n. 2, P. /... t. xi. h, col. 887, et Proosmium. — 4. JMd. — 5. De TVtn., 1. VI, c x. o. 11, ibid., col. 931. - 6. f6ùi. — 7

1. VI, c x. n. 12, i6id., col. 882 (expressions empruntées à saint Hilaire 1. 11 De Trinitate). — 8. ?' • 9. D L XI.

c. xxvi, /». /... t. xi.i, col. 339-341. — 10. Confess., 1. XIII. c. xi, n. 12, P. /.., t. xxxu. col. B49. 11. D . rivit. li... \. \\,

c. xxvm, P. L.. t. xi.i, col. 342. — 12. De div. qusest. lxxxiii, q. xvm, P. /... t. xi., col. 15. - 13. Ibi 1.

1. XI. c. x\v, P. /... t. xli, col. 338. — 15. Ibid. — 16. De TVtn., 1. XI, c. n, n. 2, /'. L . t xin. eoL 985. - 17. /',./., c. m. !

col. 988-992. — 18. Ibid., 1. VI, c. x, n. 11. col. 931. — 19. Ibid., 1. IX. c. m, n. 3, col 962. - 20. Ibid., 1. X. c. xi. n. 17, c .

cf. Epist., ci.xix. ad Evodium (en 415), n. 0, /'. L., t. xxxm, col. 745. — 21. De Tri))., ibid. — 22. De 7Vi»i., 1. XIV. c. xn.

n. 15, col. 1048; cf. c. u, n. 4, col. i1 38.

tière invisible, sans forme et sans êtres individuels, De Gen. tant, mai)., 1. I, c. v, ibid., col. 177; De tien. ad litt. I. imperf., n. 10, col. 224; Confess., 1. XII. c. vin, n. 8, P. L., t. xxxu, col. 829 : fecisli mundum de materia informi, quam f'ecisti de nulla re pêne nullam rem. Mais il explique sa pensée dans le De Gen. ad litt., 1. I, c. xv, n. 29, P. L., t. xxxiv, col. 257 : la matière n'a pu être créée avant toute forme, puisqu'elle ne saurait exister avant toute détermination; elle a donc eu, sans préexistence, simple antériorité d'origine. Cf. ibid., 1. II, n. 24, col. 272: I. V. c. V, n. 13, 16, col. 326 : (materia) preecedens formationem mont, non tenipore, sed origine.

6) l'arini les éléments créés au premier jour, Augustin distingue deux séries : les uns étaient définitivement constitués dans leur nature spécifique; d'autres n'existaient qu'en germe dans la préexistence de leur cause. Ainsi à l'origine, i<>ui était créé; mais le plus grand nombre des êtres l'était seulement en puissance ei enveloppés dans leurs causes. De Gen. ad hit.. 1. VII. c. xxvm, n. 11. col. 371. o 'l'ouïes choses, dit-il, De ïriuil., 1. III. c. IX, /'. /... I. mu. col. 878. oui été

créées par Dieu des l'origine, dans une sorte de contexture des éléments; mais elles ne peuvent développer et paraître que lorsque les circonsta opportunes sont réalisées, acceptis opportunitatibuM prodeunt. i Ailleurs. De Gen. a<l litt., 1. V, c. xxiii . n. iô. P. /.., t. xxxiv. col. 338, il compare l'évolution du monde s'épanouissant hors des éléments primitifs, au développement d'une graine devenant un grand arbre : l De même que dans la graine se trouve inviaiblement tout ce qui, par la suite, constitue) ainsi le monde contenait en lui-même tout ce qui allait être manifesté plus tard, non seulement les cieux leur soleil, leur lune et leurs .toiles.... mais enCOD autres êtres qu'il produisit en puissance et dans causi I - rationes séminales, emprunt

doute aux néoplatoniciens, Grandgeorge, op. cit., p. III. devenues plus lard si célèbres dans la scolastiqui sont précisément que les énergies latentes dam germes destinés 1 se développer, non pas seulement durant les six jours de la création, mais durant les siècles de l'histoire du monde. De Gen. ad litt., I. 1\, c. xvm. n. 32, col. W6. Augustin multiplie

AUGUSTIN (SAINT

exemples et les formules pour faire comprendre sa pensée : ainsi au début la matière informe créée par Dieu est appelée ciel et terre, non point parce qu'elle était déjà le ciel et la terre, mais parce qu'elle pouvait le devenir, non quia jam hoc erat, sed quia jam hoc esse poteral. De Gcn. cont. man., 1. I, c. vu, n. 11, ibid., col. 178. Il parle de même des plantes et des animaux, De Gen. ad litt., 1. V, c. iv. n. 11, ibid., col. 325. Il est remarquable qu'Augustin, même au moment où il semble si hardi, par respect pour le texte sacré, dit que ces énergies du monde ont d'abord formé, non pas une semence, la graine ou l'œuf, mais au contraire l'être vivant qui produira la semence de l'avenir. Ibid., n. 9, col. 32i; De Tnn., 1. III, c. vm, n. 13, P. L., t. xui, col. 876.

c) Au risque d'étonner, il faut ajouter que saint Augustin étend son système à l'homme lui-même : Comment, se deinande-t-il, Adam et Eve existaient-ils au commencement du monde 1 Respondebo : invisibiliter, potentialité)', causaliter, qnomodo fiunt futura non facta. De Gen. ad litt., 1. VI, c. vi, n. 10, P. L., t. xxxiv, col. 343. Ainsi Adam et Eve ont été créés dès le premier jour, non pas dans leur réalité parfaite, mais « selon la puissance productive répandue comme un germe dans le monde par la parole de Dieu », secundum potenliani per verbum Dci tanquam seminaliter mundo indilam. Ibid., 1. VI, c. v, n. 8, col. 312. De cette existence potentielle, le temps venu, oportebatjam tempore suo fieri Adam de limo terrse, ejusque mulierem ex viri latere. Ibid. Mais, si l'on ne veut se méprendre, le lecteur doit prendre garde à deux réserves capitales : l'âme n'a pu être enfermée dans aucune ratio causalis, nous dira Augustin ; voir, plus loin, col. 2360; et, de plus, Dieu interviendra pour la formation du corps.

C. Saint Augustin est-il donc évolutionniste? — S'il s'agit d'évolution athée ou d'évolution matérialiste sans âme, la question serait ridicule, tant le rôle de Iheu et de l'âme est au centre de toute la cosmogonie et anthropologie augustinienne. Mais il est une évolution théiste qui a pu, non sans quelque apparence, se réclamer du docteur d'Ilippone. En niant si catégoriquement les créations successives n'a-t-il pas admis que le créateur a doté la matière d'une puissance de di/léiencialion et de transformation graduelles qui constitue l'évolutionnismeV On l'a cru parfois, et le H. 1'. Zahm, Bible, science et foi, trad. franc, Paris, s. d., p. 58-66, fécilite le grand docteur d'avoir préludé â la science moderne, d'abord en accordant à la nature ce pouvoir de transformation, puis en proclamant « que le monde est sous l'empire de la loi, et que Dieu, clans le gouvernement de l'univers physique, agit non pas directement et immédiatement, mais indirectement par l'intermédiaire des causes secondes que nous nommons les lois et les forces de la nature ». Et, ajoute-t-il, « il est sur ce point si explicite dans son langage qu'on ne peut s'y méprendre. » Op. cit., p. 6(5. Et cependant interprétation est absolument inexacte dans ses deux parties.

a) Augustin n'a pas cru possible la transformation; mais, affirmant la fixité' des espèces, il n'admet pas que « d'un même principe primitif ou d'un même germe, puissent sortir diverses réalités t. Ce jugement de l'abbé Jules .Martin, dans son étude très pénétrante sur ijet, Saint Augustin, p :'>lî. est aussi le nôtre. Et la preuve en esl évidente pour qui lit au I. IX De Gen. a<i litt., c. xvn, n. 32, I'. I... t. xxxiv, col. 406, cette affirmation sans réplique : » Les éléments de ce monde corporel ont aussi leur force bien définie et leur qualité propre d'où dépend ce que peul ou ne peut pas chacun d'entre eux, et quelle réalité doit ou ne doit pas sortir de chacun d'entre eux... i »» ■ la vienl que d'un grain de froment ne Bail pas une fève, m «I une fève le froment,

ni de la bête l'homme, ni de l'homme la bête. » Ainsi les rationcs séminales ne constituent pas dans les éléments la puissance d'évoluer « de l'homogène à l'hétérogène », comme le pense Zahm, L'évolution et le dogme, trad. franc., p. 12i, mais supposent autant de germes qu'il doit surgir plus tard d'espèces différentes. Et les exemples cités prouvent dans l'esprit d'Augustin une conception assez sévère de l'espèce.

Le 1. III De Trin., c. vm, n. 13, P. L., t. xlii, col. 875, est particulièrement instructif; il n'y a point de génération spontanée, mais « de tous les êtres qui viennent à la vie les germes invisibles étaient latents dans les éléments de la nature ». Ainsi de la mer naquirent poissons et volatiles ; de la terre les plantes et « les premiers animaux de chaque espèce ». D'autres germes innombrables existent, dispersés dans l'univers, mais endormis faute de circonstances favorables, quibus erumpant et species

SUAS PERAGANT.

b) Augustin exige, pour la formation de l'univers, l'intervention divine immédiate, distincte du concours. Sans doute Dieu ne crée plus, mais son action directe est parfois nécessaire pour suppléer à l'impuissance des énergies cosmiques, pour amener, au moment voulu, tel ou tel germe à son plein développement. Or, que l'inlluence divine jette dans l'univers une nouvelle matière (hypothèse rejetée par Augustin), ou qu'à divers intervalles elle donne une impulsion nouvelle (comme il l'exige), c'est toujours l'insuffisance de la loi, et le recours « au miracle ».

Il est vrai que le grand docteur ne spécifie pas les cas où Dieu devra intervenir ainsi miraculeusement. Mais il accepte le principe. A propos de la formation de la lune, il dit : Si aliquid Deus imperfectum fecisse dicerctur, quod deinde ipse per/iccret, quid reprehensionis haberet ista sententia? De Gen. ad litt., 1. II, c. xv, n. 30, P. L., t. xxxiv, col. 276. — Pour la formation du corps d'Eve, il affirme catégoriquement cette intervention miraculeuse et, à ce propos, en donne la théorie générale, op. cit., 1. IX, c. xvi-xviii, surtout n. 31-32, col. 405-406. Les êtres futurs, dit-il, sont contenus dans les éléments de deux manières bien différentes : les uns devront nécessairement jaillir de ce germe primitif; les autres pourront en être tirés, si Dieu intervient directement. Et c'est ainsi que le corps d'Eve était renfermé moins dans les éléments que dans la puissance de Dieu, in Deo erat absconditum, n. 31, col. 406. Cette formation d'Eve est si bien un miracle que les anges eux-mêmes n'ont pu l'accomplir, n. 26-28, col. 403-iOi. — Même intervention de Dieu pour introduire l'âme d'Adam dans son corps, et aussi, semble-t-il, pour la formation de ce corps, op. cit., 1. VII, c. XXIV, n. 35, col. 368 : Credatur ergo,si nulla Scripturarum auciorilas aut veritatis ratio contradicit, ho.minem ita factum sexto die, ni corporis quidem humant ratio causalis m elementis mundi, anima vero jam ipsa crearetur et creala lateret m operibus Dei, donec (■dm suo tempore sufflando... formata (•■•■ limocorpori insereret.

D. Comment Augustin harmonise-t-il sa théorie avec les six jours de la Genèse? — Il éprouva toujours un grand embarras, el on peut même dire qu'il n'est poinl parvenu a une interprétation définitive et exclusive.

a) D'après le De Gcn. cont. man., /'. /,., t. xxxiv, le but de Moïse dans le récit des six jours serait ou bien de consacrer le repos sabbatique (1. I. n. 33, col. 189),

en figurant aussi le repos des âmes dans l'éternité

in. 34) — ou bien de donner uni' image prophétique di i\ âges (lu monde (n. 35-42, cul. 189-193) — ou bien de représenter les six phases diverses de la vie morale de lies ,'mies|ii. 34, col. 194),

b) Dans le De Gcn. ("I litt. lit. impet'f., c'eal une façon

populaire de représenter la succession, non pas de

faction di\ mais des pha par lesquelles est passé

AUGUSTIN SAINT

2TjQ

le monde créé ioui l'action dei causes naturelles. //.• Geneti ad litt. lib. imper f., c. vu, n. 28, ibid., col 231 . ci. De Gen. ad Uff., I.V, c. \. a. 14, ibid., col. 326.

lu particulier le soir et le mutin reçoivent d Vuguetta diverses signifii ations. D après le De ffen. ad (il(. /i/<. imperf., c. xn, d, .M, </;</., col. 240, le >■'"■ désignerait l'état impartait et indéterminé de la materia informis, et le matin la détermination spécifique Imprimée par Dieu à cette matière. Cf. De Gen. cont. mon., 1. II, C. III, n. I, col. lit".

d) Plus tard, à partir de 100, il propose une autre interprétation : ces six jours et, en particulier, le malin ci le soir figurent les phases successives de la connaissance que les anges acquièrent des créatures, d'abord en Dieu (connaissance plus parfaite, matutina), puis en -elles-mêmes (connaissance inférieure, vespertina) et ce symbolisme répondrait au sens vrai qu'avait en vue l'écrivain. De Gen. ad litt., 1. IV, c. xxvi-xxx, n. 43-47, P.L., t. xxxiv, col. 313-316; 1. Y, c. v, n. 15, col. 3-26. Cl. De civil. Dei, 1. XI, c. vu, P. L., t. xli, col. 322.

E. Conclusion. — Augustin présentait sa théorie avec grande réserve et sans condamner les autres interprétations. Cf. De Gcnesi ad litt., 1. I, c. xx-xxi, n. 10-44, P. L., t. xxxiv, col. 2<>l ; 1. V, c. i. n. 1, col. 34, nullius intercludens melius inlelligendi licentiam ; c. vin, col. 329, nescientes conjectamus. Mais, d'autre part, il réclamait avec énergie la liberté de défendre son système: jamais peut-être il ne fut aussi sévère à l'égard de catholiques, qu'il ne l'a été ici envers les « contradicteurs » qui érigaient leur solution en dogme, et cela dans le plus pieux et le plus humble de ses livres, Confess., 1. XII, c. xtv-xxv, P.L.,t. xxxn, col. 832-840, en particulier n. 40, (juia superbi sunt... amant (sententva.ni) sitani, non (/nia vera est, sed quia sua est..., nec visus sed tijplius eam peperit.

F. Vigoureux, Mélangea bibliques, Paris, 1882, p. 92-102; A. Motais, Origine du monde d'après lu tradition, Paris, 1888, p. 166-253, 318-351.

2. Angclologie. — C'est une des parties de la révélation dans lesquelles Augustin, influencé par le néoplatonisme, n'a pu se dégager de confusions qui nous étonnent aujourd'hui.

A. Nature des anges. — a) Sans doute il n'est point vrai, comme on l'a cru, qu'il ait affirmé catégoriquement que les anges ont un corps, si subtil, si délicat et éthéré qu'on le suppose. Noris dans ses Vindicite augustinianœ, c. iv, S 1, P- L., t. xlvii, col. C88. l'a parfaitement établi. Maison ne peut nier qu'il soit resté sur cette question incertain et indécis jusqu'à h lin. In Ps. lxxxv, n. 17, P. L., t. xxxvii. col. 1004, il dit que notre corps ressuscité sera qualia sunt angelorum curpora. Dans le 1. XV, De civil. Dei, c. XXIII, n. 1, P. L., xli, col. 468, i) dit encore : ambiguum est. Cl. 1. XXI, c. x, n. 1, col. 724. — b) Sur le nombre des anges et ta hiérarchie des chœurs angéliques, il avoue son ignorance. Enchir., c. i.viii, P. L., t. xl, col. 259; Ad Gros. cont. Prise., c. xi. n. 1 1, /'. L., t. Xi.II, col — c) La nature de leur connaissance et la puissance de leur action sont, pour Augustin, des problèmes insolubles. Au I. XII, De civil. Dei, c. xxni-xxvu, il conclut d'une longue étude qu'on ne peut pas plus leur attribuer la création du plus petit des êtres qu'au laboureur celle

des moissons cl des fruits. C XXIV, col. 374.

lî. Histoire des anges. — a) Le moment de leur création, dit Augustin, ne nous a pas été révélé. Il cr.il.

cependant, qu'ils furent créés avec le monde matériel ; du moins ne sont-ils pas co-éternels à Lieu. De civil. Dei, I. XII, c XV, n. !i, /'. /...t. mi, col. 366. - /'(Avant leur chute, ils oui re. u la grâce, Ibid., c. I\, col. 356.

Mais, s ils oui vécu avant la chute, ont-ils joui des le début (même les ailles qui allaient pécher) «le la béatitude 7 Augustin n'ose pas nier absolument: au moins n'avaient-ils poiut l'assurance d'un bonheor perpétuel?

Dr c.,-,,. ad litt. ,\ XI. c xxvi. n. 33 P / cl. 143; lî" corr. '■< grat.,< \ n i". /'. /.., t. xi.iv, col. 992. En tout eu, la chute des démons, aurait-, lie eu lieu au premier instant de leur existent e, n'est point l'eflet d'une nature créée mauvaise, mai riml-

n.l de leur liberté. De Gen. ad litt., I. XI, c win. i col. lil. Leur premier péché a été l'orgueil, puis l'envie. lbid.,c. xiv. n. 18. col. 436. ', Après la chut démons, point de rédemption pour eux. In Joa. Evang., tr. CX, u. 7. col. 1924; leur prison est l'air qui entoure la terre, jusqu'à la lin des temps: alors seulement ilsseronl enchaînés dans les enfers. De d if. Dei, I. XI. c. xxxiii. P. L., t. xi. i, col. 346. Leur intelligi désormais obscurcie est sujette a l'erreur. Ibid., I. I\. c. xxii. col. 274. — d) La magie avait autrefois ; Augustin encore manichéen. Converti, il en donne ]., théorie dans un de ses premiers ouw /<

qusut. 1. XXXIII, q. LXXIX. II. 1 /'. /.., t. XL, col. 91.

lins prodiges du paganisme sont acceptés bien facilement : il soupçonne cependant une superchei . propos delà lumière perpétuelle du temple d De civil. Dn. I. XXI. c. vi, n. 1, /'. L., t. xli. col. 717. En profond psvchologue, Augustin attribuait à nos pensées une modification du cerveau ou des sens a forte pour être perçue par les sens aigus du corps éthérédes démons. De divin, daim., c. v. n. 9. /'. L., t. xi., col. 586; Cont. aca/l., 1. I, c. vu, n. 20, /' / . t. XXXII, col. 916. Dans les Retract.. I. IL c. x\\. col. 5i3, il trouve qu'il a été trop aflirmatif; mais celte vue sur la manifestation extérieure de nos p< plus intimes n'en est pas moins intéressante. — A propos de Gen.. VI, 2, Augustin rejette l'interprétation b j daire qui attribue aux anges la naissance des géants. De civit. Dei,\. XY, c. xxm. /'. L., t. xli, col

C. Fonctions des anges. — a) Sous l'influence des idées néoplatoniciennes, il a toujours admis qu'à chaque créature de ce inonde un ange était préposé, De div. quwt.LXJXIll,q.Lixix,P. L.,l. \: , col. 90; il doute même si les anges, qui gouvernent les astres, ne leur sont point intimement unis pour en faire de- êtres vivants, De lin,, ad. lilt.. I. II, c. xxxviii ; 1 indécision sur la ti rie du monde, immense animal, persiste encoi Retract., 1. I. c. xi, n. 4, P. L.. t. xxxii, col. 602. — b) Sur la question des anges gardiens la position d'Augustin a été exactement délinie ici. Yoir Angélolc col. 1218. On peut ajouter que s'appuyant sur Luc. XVI, 22, il considère les anges comme des intermédiaires qui font connaître aux âmes des défunts, dans la m< marquée par Dieu, les événements de cette tem cura pro mort.,c xvi, n. 18. P. L.. t. xl. col. 6OÔ-606. Pour le grand docteur, entre les anges et les jui existe une intime société; ils font également partie de l'unique cité «le Dieu. De civit. Dei., I. XII. c. i, n. I ; c.ix. n. 2, /'. /...t. xli, col. 319.357. — e) Enfin, les racles sont accomplis par le ministère des an| l'enseignement positit de saint Augustin qui leur attribue les théophanies de l'Ancien Testament. / I. 111. c. x. n. 21. /'. 1... t. xi. u. col. SSL Il ajoute n* deux points importants : d'abord les anges peuvent accomplir des miracles avec leurs forces naturelles .toujours avec la permission ou l'ordre tic Dieu . sans douta dans certaines opérations comme la r D ou

la formation du corps d'Eve, ils ne peuvent pi qu'un concours préliminaire, mais le docteur d'Hipi n a limais supposé, comme certains grands tir qu'un miracle doit nécessairement dépasser I forces angéliques : les miracles de la Bible traient aussitôt La seconde remarque est .pie i employer les démons comme instruments de s.- merveilles, etiam per angt I m* jubendOfiive cogendo.De Trin.

3. Psychologie de saint Augustin. - Dtni de lame, Augustin est plus heureux que dans i

AUGUSTIN (SAINT

lologie trop pénétrée de néoplatonisme. Icî il semble vivre dans son domaine : un don exquis d'observation intérieure et d'analyse pénétrante lui permet de décrire avec une saisissante précision les pbénomènes les plus délicats de notre vie intime. Nul n'a parlé de la dignité de l'âme avec une admiration plus passionnée : « Dieu seul est meilleur que l'âme;... l'ange est son égal, tout le reste de l'univers lui est inférieur. » De quantit. animai, c. xxxiv, n. 77, 78, P. L., t. xxxn, col. 1078. — D'après Nourrisson, La pliilosop/tie de saint Augustin (18(56), t. i, p. 312, « nul aussi, non pas même Descartes, n'a établi plus solidement, sinon avec une méthode plus sévère, que l'âme qui nous est connue avant le corps, nous est connue sans le corps et mieux que le corps. » Bien qu'il ait agité les grands problèmes psychologiques, surtout dans la première période de sa conversion, l'étude de l'âme est moins chez lui l'œuvre d'une époque, qu'un élément inséparable de toutes les grandes questions. En particulier si l'idée de Dieu est le point culminant de sa doctrine, la connaissance de l'âme est la voie qui le conduit à la connaissance de Dieu. Aussi a-t-on pu dire qu'il a fondé la théodicée sur la psychologie. Op. cit., p. 321. Sur un grand nombre de points, si Augustin n'a pas inventé, si parfois ses preuves, empruntées à Platon, sont moins solides qu'ingénieuses ou éloquentes, il a du moins formulé avec une étonnante précision les grandes thèses spiritualistes qui, malgré certaines résistances, inspireront bientôt toute philosophie chrétienne. De nombreuses théories de la psychologie augustinienne ont été envisagées plus haut à propos du néoplatonisme et de la connaissance, d'autres sont intimement liées à la doctrine de la grâce (voir plus loin), nous ferons seulement connaître ici la position d'Augustin dans les questions capitales : A. de la nature de l'âme; B. de son union avec le corps; C. ■de son origine.

A. Nature de l'âme. — a) La spiritualité de l'âme est une de ces doctrines fondamentales sur lesquelles Augustin n'a jamais varié depuis ses lectures platoniciennes. 11 n'ignore point que bon nombre hésitent. Epis t., CLXVI, ad, Hieron., n. 4, P. L., t. xxxm, col. 721-722. Mais, pour lui, il affirme énergiquement la séparation essentielle entre l'âme et le monde matériel. De Genesi adlilt.,\. VII, c. xii-xxn, P. L.,X. xxxiv, col. 360-366, spécialement n. 25, 43, col. 372, où il «si (lit : Nunc tamen de anima... nihil confirma nisi (juin ex Deo sic est, ut non sil substantia Dei, et sit incorporea, idest, non sit corpus, sed spiritus. Cf. De anima et ej. orig., 1. IV, c. xni, n. 19, P. L., t. xuv, col.");}."); De naturaboni cont.man., c. i, P. L.,\. xxxiv, col. 552. Il ne veut même point qu'on emploie le mot 'de corps dans le sens de quelques écrivains qui appelaient ainsi toute réalité substantielle : il y aurait là une équivoque fâcheuse, De Genesi ad litt., 1. VII, c. xv, n. 21, ibid,, col. 363, et une vaine dispute de mots. Episl., CLXVI, n. i. /'. L., t. XXXIII, col. 722. Quand l'aiislc de liiez et d'autres Marseillais affirment que l'âme est corporelle, n'ont-ils pas été victimes de cette confusion de termes? — b) Dans la démonstration de la spiritualité de l'âme, Augustin emprunte à Platon des preuves sans portée sérieuse : la meilleure de toutes dans le lie qtumtitate anima repose sur la connaissance intellectuelle de l'immatériel, spécialement c. xm, n. 22, P. /.., I. xxxn, col. 1047, c. xwn-xxix, n. 52- 58, col. 1065-1068. Cf. De immort, anima, c. vi, n. 10, col. 1025. — c) L'âme est donc a fortiori ; simple et non composée de matière el de forme. Augustin rejette également l'opinion étrange proposée par Évodius, Epiit., clviii, d. 6, /'. /-., t. xxxm, col. 605, d'après laquelle l'Ame i la mort garde avec elle un corps éthéré qui ne la. quitte jamais, ne sit una omnium. Cf. Epiât., eux, n. 1, ibid., col. 622; Epiit., CLXU, n. S, col. 705.

B. Union <lr l'âme et du corps : nature de l'homme. —

a) Victorieux du matérialisme, Augustin s'est gardé de l'excès trop fréquent qui change le spiritualisme en un idéalisme extravagant. L'homme lui est apparu tel qu'il est : ni ange, ni bête, mais nature composée où s'unissent sans se confondre la matière et l'esprit. — a. Il rejette le dichotomisme platonicien et origéniste qui voit tout l'homme dans l'âme, dont le corps n'est qu'une enveloppe, une prison, ou du moins un instrument : Quisquis a nalura humana corpus alienare vult desipit, dit-il avec énergie en 420. De anima et ejus orig., 1. IV, c. Il, n. 3, P. L., t. xuv, col. 525. Cf. De vera relig., c. XXXVI. Il reconnaît même dans l'âme une inclination naturelle à vivre dans un corps. De Gcn. ad litt., 1. VII, c. XXVII, n. 38, P. L., t. xxxiv, col. 369. — b. Les définitions successives de l'homme manifestent le progrès évident de cette vue dans l'esprit d'Augustin. En 388, dans le De quantitate animœ, c. xm, n. 22, P. L., t. xxxn, col. 1048, il écrit : (Animas) mihi videtur esse substantia qusedam, ralionis particeps, regendo corpori accummodata. Et dans le De moribus Eccl. cath. (même année), 1. I, c. xxvn, n. 52, ibid., col. 1332: Homo... anima rationalis est mortali atque terreno utens corpore. Ces formules se ressentent encore de l'iniluence platonicienne. Mais dans le De Trinilate (400-416), 1. XV, c. vu, n. 11, P. L., t. XLII, col. 1065, il leur substitue une formule plus exacte : Homo est substantia rationalis C07istans ex anima et corpore, ou encore l'ancienne définition : Homo est, sicut veleres definierunl, animal rationale mortale. Ainsi le corps n'est plus un étranger pour l'homme : il est l'homme même. Ce n'est point tout : Augustin va jusqu'à le réhabiliter en le vengeant des folies manichéennes et du mépris exagéré des néoplatoniciens. Il tient qu'en lui-même le corps est bon, et se plaît à en décrire la beauté. Cf. De continentia, c. ix, P. L., t. xi., col. 364.

b) Et cette âme unie au corps, c'est bien l'âme spirituelle, la seule qu'Augustin reconnaisse. Il ne rejette pas seulement les deux âmes au sens manichéen, l'une bonne (l'esprit) émanée de Dieu, l'autre mauvaise et animale, issue du principe ténébreux. Cf. tout le livre. De duabus animis, P.L., t. XLII, col. 93; lietract., 1. I, c. xv, n. 1, P. L., t. xxxn, col. 608. Il repousse aussi la trichotoinie et ne reconnaît dans l'homme que deux éléments, le corps et l'âme. Cette âme, il est vrai que la terminologie biblique la distingue parfois de l'esprit. De Gen. cont. man., 1. II, c. VIII, n. II, P. L., t. xxxiv, col. 202; cf. De anima et ejus orig., 1. IV, c. il, n. 3, P. L., t. xliv, col. 525, nalura certe Iota hominis est spiritus, anima et corpus. Mais elle est bien une réalité unique, qui pense (spiritus) et qui anime le corps et devient principe de tous les phénomènes physiologiques. Cf. ibid., c. xin-xiv, col. 535 ; c. XXII, col. 544; 1. II, c. n, col. 495; /'<• div. qumst. lxxiiii, q. vu, P. L., t. xl, col. 13; De Trinit., 1. XIV, c. xvi, P. L., t. xlii, col. 1053.

c) L'union est même si intime, si profonde que l'âme spirituelle donne au corps non seulement la vie sensitive et végétative, mais par là même la subsistance et l'être corporels. De immort, animœ, xv, n. 24, P. L., t. xxxm, col. 1033 : per animam ergo corpus subsista, et eo ipso est, quo animatur... Tradil speciem anima corpori. ut sit corpus in quantum est. Cf. c. xvi, n. 25, col. 1034.

d) L'âme et le corps, pour être unis, ne sont point cependant confondus; l'âme garde sa supériorité et constitue l'Aoroo interior, comme le corps Vhomo exterior. Cf. De Trinit., 1. IV, c. m, n. 5, /'. L., t. xi.n, col. 880; Cont, Faust., 1. XXIV, c. n, ibid., col. 475. L'Ame garde aussi son entité propre; elle ne devient pas corps, ni le corps esprit. L'évoque d'Hippone proteste clairement contre une théorie qui, à diverses reprises, et tout récemment encore, a reparu

AUGUSTIN SAIN

dam les écoles : d'après ses défensenra, l'unité «lu composé humain exigerait uni orte de fusion de- la tance spirituelle de l'âme avec la substance matérielle «lu corps j * • ■ i ► t - l'uni, r un être nouveau, résultante des deux composants, s. uni Augustin ne l'entend poinl ainsi. Dans -.1 lettre a txxvm .1 Pascentius, c. 11. n. 12, P. /.., t. xxxiii, col. 1042, il éci it Cuni corpus et anima sit UN08 hoho, quamvU corpus et anima mm tint i ni m... La formule peul paraître excessive, mais elle a pour but d'exclure une mixtion qui anéantirait la parfaite spiritualité de l'âme. <>n comprend 'i1"' cette union de deux êtres si opposés, esprit et matière, restant distincts l'un et l'autre, quoique vivant de la même vie, ait toujours paru au profond docteur d'ilippone un impénétrable m\-tère.

e) Le siège de l'âme, d'après lui, est non point une partie spéciale du corps, tête ou cœur, mais le corps tout entier; c'est la conséquence de sa simplicité indivisible : tota singulis partibus sinvul a-lest, quse iota smiul sentit in singulis. De immort, animée, c. xvi, n. 25, /'. /.., t. xxxi'i. col. 1034.

C. Origine de l'âme. — On sait le tourment quecette question causait à l'esprit d'Augustin : il 5 revenait sans cesse. De libero arbit., I. 111, c. i.v-i.ix (388- 395); De Genesi ad lit t., tout le I. \ (401-415); les Lettres, clxiii, n. 5-11, ad Marcellinum (en 412); ci.xiv. ad Evodium, n. 20; ci.xvi, ad Hieronymum (en M5); exc, ad optât*/ m (en 118); Cont. duos epist. Pel., 1. III, n. 26 (en 120); Cont. Julian., 1. V, n. 17 (en 421); Op. imperf. cont. Julian., 1. 11, n. 178; I. IV, n. 10 1 (en 429-430). Mais pour saisir sa véritable altitude sur ce point, il faut d'abord distinguer deux questions bien différentes ; l'origine des deux premières âmes humaines, celles d'Adam et d'Eve, qui ne purent naître par génération, et l'origine des âmes de leurs lils. Puis il faut séparer les conclusions certaines et acquises des problèmes non résolus.

a) Voici les conclusions définitives d'Augustin : a. L'âme ne peut émaner de la substance divine (idée gnostique, manichéenne) : c'est un blasphème contre l'immutabilité, la simplicité et aussi la sainteté de Dieu, puisqu'on lui attribuerait, avec le changement, toutes les dégradations des âmes humaines. De Gen. ad litt., 1. VII, c. iii-iv, n. 4-6, P. L., t. xxxiv, col. 357-358; L'iiist., cxl, ad Honoratum, n. 7, P. L., t. xxxm, col. 341; Epist., ci.xvi. ad Hieron., c. m. n. 7, ibid., col. 723; De anima et ejus orig., 1. 11. c. III, n. 6. P. L., t. xi.iv, col. 197-498 (passage 1res précis). — b. Aucune âme, ni celle d'Adam, ni Galle d'Eve, n'a pu naître, en vertu de l'évolution naturelle du monde, ni même par l'intervention divine, d'un germe corporel ou de l'âme d'aucun animal ; sa spiritualité serait anéantie. Ile Genesi ad lit!., 1. VII, c. îx-xvn. n. 12-22. P. L., t. xxxiv, col. 360-364; e. xxm, n. 34, col. 368; au c. xxviii, n. 13, col. 372, on lit : Nec ita foetus (spiritus) ut in ejus naturam natura alla corporis vel irrationalis animas verteretur; cf. Hier.. 81, /'. /... t. xlii, col. 15; la lettre exc, n. 11. /'. L., t. xxxm, col. 861, est justement sévère contre le traducianisme matérialiste de Tertullien : 7»" perversius quid dici potest :' Le traducianisme Vers lequel inclinera Augustin, sera donc tout spirituel : l'âme naîtrait de l'dnte des parents, et le danger serait, non pour son immatérialité, mais pour la personnalité humaine. — c. Toute ne antérieure, dans laquelle les âmes, purs esprits,

auraient, par leurs fautes, mérité d'être exilées dans des corps mortels (rêveries platoniciennes el 01 nistes) a été traitée par Augustin de faille contraire a la raison et a la conscience. Cf. Epist., clxtv, n. 90, /'. /... t. xxxm, col. 717; ci.xvi. n. 27. ibid., col. 732; c \i . n. i. ibid., col. 858. — A plus forte raison avait-il horreur de la métempsycose avec ses migrations su sives d'une même âme dans divers corps d'hommes ou

même d'animaux ; hypothèse plu- absurde en

les manichéens qui voyaient dans l'ami- un- ,

de la divinité. //./ , . .6. /'. L., 1

h. Gen. n,i i,it., 1. vil, c. i\ xii. col. 560-565

-' M I âme d'Adam, ni cell<

peuvent provenir d'une substance ,1, , mut, nette 1

au premier jour Augustin, persuadi que Dieu a tout

alors, au moin- en déposant dans le rnondi les il<- êtres futurs, est amené .. ->■ deinandi l'âme il Adam a été-, elle aussi, produite cauxalilei la matière de I univers. Tout le I. VII du h litt. est consacré a repousser le- trois hypotl possibles : ou bien un germe ratio sennnatit spirituel s'épanouirait en une âme, au temps voulu, comme il a été dit du corps d'Adam, De Gen. ml litt., I. VU, e. xxii. n. 32, /'. L., t. xxxiv. col. 366; mai- comment concevoir ce germe d'une âme'.' — Ou bien Dieu aurait créé primitivement une substance immatérielle dont il formerait dan- la suit,- des temps toutes I. humaines : mais que serait cette substance? Active, intelligente, bienheureuse, ou non'.' Ibid., c. vi-vii, col. 358-;i60. — Ou enlin Dieu aurait dé-posé la . seminalis des .'une- dans les anges qui fournirai Dieu la substance de nos .'unes, comme les parents celle de nos corps. Mais alors notre âme serait lill anges? elc. Ibid., c. xxm. n. 31. col. accédâmes hésitations. Augustin conclut que I d'Adam a été- créée directement, ou au premier jour du monde, ou au moment où elle fut unie au corps du premier homme. — e. Ouant à lame de Jésus-Christ, Augustin m- tranche rien : admettrait-on le . nisme pour les autres lils d'Adam, cette âme pourrait ilie créée directement par Dieu, si sa dignité 1 1 ou bien descendre de l'âme d'Adam, pourvu qu'on exclue toute contagion du péché. ,am suscipù niundavit, ut sine ullo /,- perpétrât»

vel traducto, ad mis veniens de Virgine nasceretur. Epist., clxiv. ad Evodium, c. vu. n. 10. /'. L., t. xxxm, col. 717.

l>) Le problème laissé sans solution : d'où vient l'âme îles /ils d'Adam-' — a. Quatre opinions ont paru plausibles au docteur d'ilippone. et chacune a ses diflicultes. Ou les âme- \ienneiit par propagation de l'âu rents, et alors commenl sauvi 1 la personnalité sont créées, et alors d'où vienl le péché originel? D'ailleurs, dans l'hypothèse de la création, Augustin dislingue trois systèmes : elle- peuvent être créées au moment de l'union avec le corps, mais que devient le repos du septième jour'.' ou, créées au début du monde. -ont succesivement unies par Dieu au corps qui leui destiné.' ou enlin. créées primitivement, elles s uni d'elles mêmes à ce corps; et. dans ces deux dernierquelle est leur existence, leur activité duran' siècles d'attente. Cf. De lib. art,., I. III. c. xxi. c /'. J... t. xxxvii, col. 1799; Epist., clxiii, ail Marcellinum. n. 6, 7. /'. 1... t. xxxm, col. 587; ci.xvi. ail nu,., c. m. col. 723 compare/ la lettre de sain' rôme, favorable a la création des àm< -. / • c. 1,

eol. 718). — l>. L'Écriture sainte, d'après saint Augustin. n a aucun texte décisil en laveur de lune ou laulr. mon. 11 a examiné- en détail un très grand nombn textes; on en trouvera la série complète dans Cupetioli

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