C. II. n 5 /' /... t. XXXIII. col
!.. n i"i. /'. /... t. xi. m. col. '■'.
h. I n autre aspi cl de I action di Augustin, c'est la préparation de la volon
a /'•••. dit il d'après la tradui lion des LXX de . vin. 35. ' esl li une formule telle i
laquelle il revient sans < L r Kottmanner al
très justement près de trenti U
nismus, p. 24 . on pi multiplii r. Dans l<
Opus imperf. cont. Julian., I. I. c v ■. cxxxiv; I. Il,
c. VI ; I. III, c. i. vu. xill ; 1. VI. c. XXXIV, XL!. < »r,
toujours Augustin proclame que celte préparation .
I nue maltresse de sa d< termination, tout en
son consentement, par i / •'.. c. v,
n. 10, /'. /... t. xi. iv. col. 968 . Non q
credere non est m arbilrio voluntatis hun
.u ,1, -i hs prmparalur volunlat a Dec Ainsi même
après celte préparation la volonté peut refuser; mais
elle ne refusera pas, Dieu a su la pi i le choix
de la •
c. Ainsi s'e cpliaue le rôle capital attribué par A nr/tui m n la providence extérieure. Dan- un , lèbra
du Serm., xcix, c. vi. n.6, /'. L., t. xxxvm, col. 59 décrit comme une grâce de choix ces préservations v iilentielles d'un païen : Adulter non fui$ti...,regt te milii. servabam te mihi. I t adulterium non mittere suasor defuit; ut suasor déesse t. ego Locus et tenipus defuit; et ut Use* . ego h ci.
Adfuit suasor, non defuit locus, non defuit temp\ onsentires, EGO terri* i. Agnosce ergo graliam mi débes et quod non admisisti... Où est ici l'impulsion irrésistible'.' — Dans les Confessions, saint A tin revient sans cesse sur ces voies mervei Iléus secrètes, miris et occultis modis, dont la providence s'esl servi pour le ramener. Voir 1. IV. n. 7:1. V. n. Il, 13, 14; 1. VI, n. 22; 1. VIII, n. '., etc. Il reprochée Julien de ne pas reconnaître cette action providentielle qui prépare nos vertus. Cont. Julian.. I. IV. c. m, n. 16, P. 1... t. xi iv. col. T i » 7i.Y — Il finale, la plus précieuse de toutes i ^istin
l'explique précisémenl par cette action providentielle qui fait coïncider la mort avec l'étal de grâce. De perser.. c. IX, n. 22, /'. L-, t. xi.v. col. 1005.
i/. Ainsi s'explique cette affirmation catégoriqu< civitate Dm, 1. XII. n. t'>, /'. /... t. xli, col. 'i5i. que de deux hommes également tentés, l'un résiste a la tental'autre succombe sans qu'on puisse donner une autre raison de celle différence sinon le libre choix de leur volonté. Si aliqui duo sequaliter affeeti
ire... si eadem tentatione ambo tententur, et uuus dat... alter perseveret... mule, visi propria volute tate nbi eadem fuerat m ulroque corporis affectif) t
Tel est le véritable s\stéme augustinien sur la grâce : nous devons maintenant vérifier s'il s'harmonisi explicitions du péché' originel et de la prédestination.
té Doctrine augustinienne du pécht —
I ssayons de déterminer comment saint Augustin a compris : I. l'état d Adam avant la chute: 2. le p ginel lui-même; :>. le rôle de la concupiscence dai péché': î. la damnation, suite de a la plurj-
lité des péchés originels.
/' question : Comment saint Augustin a-t-il a l'état et la grâce d'Adam? — Question vraiment diiiicile el point de départ de plusieurs erreurs, entres du jansénisme. Bai us, en effet, el -es sua d mt l'immortalité et les autres privilègi justice originelle comme l'apanage naturel de l'Iu nité, en concluaient que, d'après Augustin, la li! n'avait exi-te qu'au paradis teri ni la chu
que par le i cil d Adam, elle a sombré ;tres
qualités de notre nature. Tout cela doit être discuti'' à tond aux articles Baius et JANSÉNISME. Ici quelques indications suffiront pour établir la vraie pensée d'Augustin.
a) Contre Pelage, Augustin a décrit les privilèges d'Adam : l'immortalité et l'impassibilité, De civit. Dei, 1. XIV, c. x, xxvi, P. L., t. xli, col. 417, 434; l'intégrité ou préservation de toute révolte des sens, ibid., c. ix-xi, xvin, col. 413-418, 't'25 ; De Genesi ad litt.,\. XI, c. i, n. 1, P. L., t. xliv, col. 781. Parmi ces dons, il attribue au premier homme une science miraculeuse, Op. imperf. roui. Julian., 1. V, c. i, P. L., t. xlv, col. 1432, et, don encore plus extraordinaire, la préservation de l'erreur. Do lib. arbit., 1. III, c. xvin, n. 52, P. L., t. xxxn, col. 1296.
b) En affirmant le caractère gratuit et surnaturel (quoad modum) de ces dons, Augustin a d'avance réfuté Baius. Ainsi pour l'immortalité, il affirme aussi clairement que les Pères grecs Athanase, Cyrille d'Alexandrie ou Grégoire de Nazianze, que l'homme, naturellement mortel, a dû l'immortalité à une grâce aihttirable du créateur, De civit. Dei, 1. XIII, c. xx, P. L., t. xli, col. 394 : de ligno vitœ mirabih Dei gralia prœstabatur ; De Gen. ad Itlt., 1. VI, c. xxv, n. 30, P. L., t. xxxiv, col. 35i : mortalis erat conditione corporis ani»)alis, immortalis autan bénéficia conditoris. Cf. De pecc. mer. el remis., 1. I, c. m, n. 3, P. L., t. xliv, col. 110- 111. Quand donc il dit dans les moines ouvrages, en parlant des fils d'Adam, morte)))..., non lege naturse... sel/ nierito inflictam esse peccati, De civit. Dei, 1. XIII, c. xv, P. L., t. xli, col. 387, les théologiens ont parfaitement compris sa pensée, en l'interprétant ainsi : Historiquement et en fait, seul le péché d'Adam nous a intligé la mort, puisque Dieu nous avait garantis de la loi de notre nature. — Ainsi en est-il des autres dons, et saint Augustin l'a reconnu, en affirmant que Dieu aurait pu faire de la condition actuelle où nous naissons la condition primitive de nos premiers parents, assertion qui, à elle seule, renverse tout le jansénisme, De libero arbit., 1. III, c. xx, n. 5b\ P. L., t. xxxn, col. 1298; la tliese soutenue là, loin d'avoir été rétractée, comme le prétendait Jansénius, est formellement confirmée dans les Retract., 1. I, c. ix, n. 0, ibid., col. 598.
c) Le don précieux entre tous, la grâce sanctifiante de l'adoption divine fut également conférée à Adam ; Augustin le proclame ouvertement, soit quand il dit que notre renaissance chrétienne rétablit en nous l'image de Dieu qu Adam axait perdue par sa chute, De Gen. ad litt., 1. VI, c. xxiv, n. 35, P. L., t. xxxiv, col. 335; c. xxvn, n. 38, col. 355, soit quand il explique, par la charité du Saint-Esprit, la rectitude de volonté qui fut conférée au
premier hon De corrept. et grat., c. xi, n. 37,
P. L., t. xliv, col. 935; et. De grat. ChHsti, c. XXI, n. 22, P. L., t. xliv, col. 370. Or, le caractère surnaturel de l'adoption divine est un des points si fondait de l,i doctrine d'Augustin, qu'on s'étonne qu'il
ait pu être nié. Quand il établit que cette adoption est une grâce incomparable, il ne le prouve point par notre état de pécheurs (système janséniste), mais sur cette raison universelle et profonde, que nous sommes des créatures, et que l'adoption nous divinise, nous t'ait participer .i la nature divine. Voir la magnifique explication lie adoption dans Cont. Faust, mon., I. III, c. ni, /'. /,., t. xi.ii. col. 215 : Nos autem... creatura sumus, quam non genuit, sed frai, et ideo, m fratres Chris ti secundum modum suum faceret, adoptavit... Cum
joui rssrnius oh ipso moi noli. sril rnudtli ri itlStitUti,
/ suo et g n ati a sua 'jaiiiit ut jiiu ejus essemus. Et encore Epist., cxl, ad Honoratum, c. iv, n. 10 sq., /'. /,., t. xxxn, col. 517 : Films Dei venit ni... donarei • qui eramus filii hominum, filios Dei fieri... ut efficetetnus participes naturse ipsius.
<i) Huant a la grâce actuelle, après avoir en-'
qu'Adam l'avait reçue à un haut degré, De corrept. et grat., n. 29, P. L., t. xliv, col. 933, il développe une différence importante entre la grâce d'Adam et celle de ses fils rachetés. La grâce reçue par Adam lui conférait le pouvoir de persévérer (adjutorium sine quo non posset persex>erare), au contraire ses fils chrétiens qui de fait se sauvent, reçoivent la persévérance elle-même (auxilium quo persévèrent). Les jansénistes en ont conclu qn'il y avait une différence essentielle entre la grâce d'Adam et la notre : la grâce d'Adam laissait la liberté de la résistance, depuis la chute au contraire elle produit nécessairement son effet. Au paradis terrestre se vérifiait le système moliniste de la grâce; dans la nature déchue, plus de liberté, plus de grâce suffisante.
Cette interprétation ne tient compte ni du but de saint Augustin dans ce passage, ni de ses explications les plus formelles : a. Son but n'est point d'expliquer toute grâce, mais spécialement le don de la persévérance : comparant donc la grâce d'Adam, sous ce rapport, avec celle des chrétiens qui persévèrent de fait, des martyrs par exemple, il constate qu'Adam a reçu seulement le pouvoir de persévérer, s'il voulait, tandis que le martyr a reçu la grâce efficace de la persévérance. — b. Dans ses explications, loin de nier que la liberté demeure avec la grâce des rachetés, il l'affirme expressément. Voir col. 2299. Seulement il observe qu'une grâce plus forte que celle du paradis terrestre nous est nécessaire pour que la liberté triomphe des révoltes de la concupiscence dont Adam était préservé. De corrept. el grat., n. 35, ibid., col. 937 : Major quippe libertas est neecssnria adverSUS tôt et tanins Irn/alionrs.
2e question: Saint Augustin a-t-il le premier affirmé l'existence du péché originel? — Saint Augustin a distingué', avec plus de netteté et d'insistance que ses prédécesseurs, dans ce dogme de la déchéance originelle la peine et la faute, le châtiment qui dépouille les entants d'Adam de tous les privilèges conférés au premier homme, la faute qui consiste en ce que le crime d'Adam, cause de cetle déchéance, sans être commis personnellement par ses fils, leur est cependant, ilaus une certaine mesure, imputée, en vertu de l'union morale établie par Dieu entre le chef de la famille humaine et ses descendants.
Prétendre qu'en cela Augustin a innové et qu'avant lui les Pères affirmaient le châtiment du péché d'Adam, mais ne parlaient pas de faute c'est une erreur historique, que nous osons dire évidente. On peut discuter sur la pensée de tel ou tel Père préaugustinien ; mais sur l'ensemble des Pères, le doute même est inadmissible. Le protestant Seeberg, Lehrbuch der Dogmcngesch., t. i, p. 25(5, après beaucoup d'autres, le proclame en renvoyant à Tertullien, Commodien, saint Cyprien et saint Ambroise, C'est bien lo faute, lu corruption morale et non seulement la peine et la douleur qu'ils affirment : Nemo salvus esse possit, quicumque natus est sub peccato, i/urni i/iso noxiœ conditionis hsere* ditas adstrinxit ad culpam. s. Ambroise, Enarr. in /'.s., XXXVIII, 29, /'. L., t. xiv, col. 1(153. Ce lexte si précis donne un sens encore plus profond à ces paroles : Fuit Adam n w n.i o n imi s omnes. Periit Adam et in illo omnes perierunt. Di Dur., 1. VIII, n. 234, /'. /.., t. xv, col. 17(12; il ces autres : antequam
no ■ muni'. HACU1 \UI l: COntagiO, etc. Apol. Darid, C. XI,
/'. /.., t. xiv, col. 873. Cl. Tertullien, De carne Chrisli, r. xvn, /'. L., !.. n, col. 782; S. Cyprien, cité par M lui'ini'l lui-même qui accuse pourtant Augustin
d'avoir innové' sur ce point. Revue d'hist. ri de litt, relig., 1901, p. 19-20. Quand Augustin alléguai! de pareils textes dans sa réponse a Julien, Cont. -lui., I. 1, c. mi-vu, P. />., t. xliv, col. 644-666, il est malaisé de comprendre que des critiques osent encore aujourd'hui l'accuser d'avoir introduit le premier l'idée de faute et de péché