‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 271 sur 338 · La mitigation des peines. — Dans V Enchirid · texte numérisé non relu

La mitigation des peines. — Dans V Enchirid

c. cix, col. 283, Augustin affirme que les prières poulies damnés ne leur procurent aucun soulage m, mais

consolent les vivants : pro valdc nialis, etiamsi tailla

sunt adjumenta mortuorum, qualescunque vworum

folationes stmt. .1.-1'.. Faure, notes but Y Enchirid.,

loc.cit., 1847, p, 208-210, en conclut justement qu'Augustin

n'a pas enseigné dans la phrase sui\ante. ni admis personnellement la mitigation des peines de l'enfer. 11

tolère cependant 1 opinion analogue d'un adoucissement

périodique de ces châtiments, pœnas damnatorum certis temporum intervallis existiment, si ha place t, aliquatenus mitigari. Ibid., c. cxn, col. 285. Hais il a bien soin d'ajouter, c. cxiii, que cette opinion n'a d'autre fondement qu'une compassion humaine. el qu'en tout cas l'éternité du châtiment est indiscutable. Même réserve au I. \.\l l>< civil., c. xxiv. n. 3, P. l ... t. .xi.i. col. 739, à propos d'une opinion semblable sur

la mis< i icorde divine à .! qui-

idée < unfit mo, ijuon il. rappeler, ibid., i jam li pour les dan

Chryime avait aflirmi m - inlei -

qui eut n. Lom-

bard, Sent.,]. IV, dist. XI-V. /'. /...t i n n.o

la censu inl I homas, In 1 1' .v

I. IV, dist. XL V, q. n, elle est toml d'où M. Émery a vainement tenté de la retirer. Voir le jugement très sage de Petau, 1>< angelii, 1. 111, cm n.

5. Sur la réalité du feu mat< rii I, saint Augustin la fois très affirmatil el très modéré. AffirmaUf : il réprouve l'interprétation origénisti de eux qui ad' talent un feu métaphorique et spirituel, remords, etc. De civil., I. XXI, c. ix. n. -J. col. 7-Jî. Il trouve n dans l'union di lu corps un moiif d'admi

<|ue le feu corporel puisse afli cter li quamvis miris, lumen n. I.

Modéré : car, la doctrine n étant poinl alors élucid laisse au lecteur la liberté de choisir. Ibid. Dans les cas. ce feu n'a pas la même intensité- pour tous. //■ civit., I. XXI, c. xvi, ibid., col. 7.M.

7 l.c ciel et l" vision de Dieu. — Anges et élut l'humanité forment une seuil fie et joui

ensemble du bonheur ineffable dont la - dans

la \ision de Dieu. De civit., 1. XXII, c. .xxix. col. 797. Mais les yeux du corps glorifié part, ils à celle visionf C'était alors un problème ti et plusieurs affirmaient. Nous sommes aujourd'hui surpris des hésitations d'Augustin, el plus encore dece que ces doutes .-ont venus el se sont fortifiés -■•■ —

I. Au début c'est la négation énergique. En 108, dans sa lettre xcii à Italica, il repousse la vision corporelle avec une extrême sévérité, il l'appelle même une folie, demenliam, n. (>. P. /.., t. x.x.xin. col. 319. Mém veux glorifiés du Sauveur ne peuvent voir le l'ère. — ■1. Puis la négation devient plus doue- H3, la

lettre CXI. vil a Pauline (c'est tout un traité lh Deo) condamne encore cette erreur, i plus

d'indulgence. Cf. n. 51 i-.">3. il,,,!., col. 619-623. Bien plus, la lettre suivante a l'évéque Fortunatien adou-

cit ses affirmations précédentes. E\ U, n. 1-8,

ibid., col. 622-623. La lettre 1 i xit. de H.~>. à Evodius, qui l'a consulte sur -t dans la même not

n. S. ibid., col. 7n7. Dans le s. i mou < \ i xxvn. n. 14-16, /'. 1.., t. xxxvin. col. 1265, il laisse une i ertaine liberté pourvu qu'on ne blesse point la spiritualité infinie de Dieu : tantuui tton conemur Dcum perrfucere ad lucum. — 3. Enfin, vers 126, il doute formellement et

tente un essai de conciliation dans f, 1. XXII. c. xxix. n. :; N'est-il pas possible, n'est-il pas très vraisemblable que les ressuscites, contemplant, de leurs yeux de chair transfigurés, les nouveaux deux et la nouvelle terre, \ découvrent, dans une claire lumière, Pieu prisent partout et gouvernant tout, comme a la vue des mouvements et des actes de la vie chez les hommes, dous découvrons la vie ellemême. etc.'1 i l'ont cela est bien vague, ainsi que les deux suppositions imagim es pour justifier la vision d'un être spirituel par un organe matériel. La prenait i l'hypothèse d'une telle transformation que l'œil glorifié ie -i n plus un œil de chair, mais un <eil spiritualisé : c'esl dire quTl ne sera plus un œil, La seconde im que Pieu e-t vu a la lois dans l,s créatures et en luimême : ut videatur spiritu a singulis nobis i» singulis

■ ■ atur <ib altero m altero, videatur i videatur m csslo novo et in terra

tu, /'. / ... t. xxxn. col c'esl -en dernier mot sur ce sujet. La postérité ne l'a ouipris. Les philosophes Nourrisson, ouv.

ait . t. il, p. 319, lui ont reproché d'avoir renoncé à la

AUGUSTIN (SAINT

distinction si nette qu'il avait établie avec Platon entre le sensible et l'intelligible. Son ancienne opinion a prévalu dans l'Ecole et dans l'Église.

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