‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 41 sur 338 · III. Auteurs divers. — Tous les traités théologiques de · texte numérisé non relu

III. Auteurs divers. — Tous les traités théologiques de

L'Église touchent, sous une forme ou sous une autre, la question

licite. Plusieurs auteurs comme Franzelin, Batiflbl,

lient de l'apostolicité (comme telle),

donnent l'en textes et des notions d'où se dégage

1 licite. Dans la liste alphabétique qui suit, seront indiqués

ues-uns do ces traités théologiques De Ecclesia (en général

ceux qui offrent quelque particularité sur le sujet qui nous oc-

eupe) ; mais mention est faite surtout des travaux qui seraient ou

moins connus, ou plus spéciaux, ou moins désignés par leur nature

i : leui titre m

.l.-V. Bainvel, d sur l'idée de l'Église et son évolu-

n de i 'apo tolicité revient ouvent, par exemple :

i tlve) '•( passim : Science

o tholique, mai 1890, t. xiii, p. 485 sq.; L'Église dans les évo-

ques et dans le pape, suivant Hugues d'Amiens, juin, p. 578; Les évèques et le pape, d'après Innocent 111, p. 5s8; L'Église romaine et l'Eglise universelle, d'après le même, octobre 1899, p. 978 sq., et 985, L'apostolicité d'après saint Thomas; — Batiffol, L'Église naissante, dans la Bévue biblique, 1894, t. m, p. 503 sq. ; 1896, t. IV, p. 137 sq., 493 sq.; — Bellarmin, Controversia iv' de Ecclesia, 1. IV, c. v, vi, vm, ix, x, Naples, 1856, t. n (marqué à tort t. I), p. 110 sq. ; — Bergier, Dictionnaire de théologie, art. Apostolique, Paris, 1835, t. I, p. 181,182; cf. ibid., note 8, p. xix ; et articles Succession, Mission, Schisme, — L. Billot, Tractalus de Ecclesia Christi, Rome, 1898, 1. 1, l' pars, q. vi, p. 243 sq. ;

— Bossuet, Histoire des variations, 1. XI, XV, n. 3, 44 sq., 81 sq., 94 sq., 120 sq., 152 sq., 174 sq. et passim; Œuvres, Versailles, 1816, t. xx ; surtout les deux Instructions pastorales sur les promesses de l'Église, et pièces annexes, t. xxn; Discours sur {histoire universelle, II* part. c. xxxi; — R. delà Broise, De Ecclesia Christi (cours autographié), Paris, 1899-1900, p. 78-88;

— J. Didiot, dans le Dictionnaire apologétique de Jaugey, 2* édit., Paris, 1891, col. 1024-1034; Logique surnaturelle objective, Paris, 1892, théorème 87, n. 817 sq. ;— Doïlinger, La réforme, trad. franc., Paris, 1850, t. ni, p. 190 sq. ; — Du Cange, Glossarium, au mot Apostolicus, Paris, 1733, t. I, p. 567-569; — S. François de Sales, Les controverses ; la note d'Apostolicité est indiquée comme quatrième « marque » de l'Église, 1" part., c. m, art. 21 ; mais le manuscrit ne donne rien, Œuvres, éditées par dom Macquey, Annecy, 1892, t. i, p. 140; l'équivalent se trouve, 1" part., c. I, De la mission, p. 21 sq. ; c. Il, Erreurs... sur la nature de l'Église, p. 40 sq. ; c. m, les marques de l'Église, art. 13 et 14, p. 123 sq. ; — Franzelin, De traditione et Scriptura, 2' édit., Rome, 1874; De Ecclesia, Rome, 1887, fournit beaucoup de notions et de documents utiles, passim; — Freppel, Saint Irénée, leçons 19* et 20e, 3' édit., Paris, 1886; Tertullien, leçons 28' et 29% 3* édit., Paris, 1887; — P. Gallwey, Apostolic succession, 2' édit., Londres, 1889 (insiste, avec plus d'apparence peut-être çà et là que de solide raison, sur le fait que l'Eglise doit avoir des prérogatives apostoliques, et ne les a que dans et par le pape); — J. V. de Groot, O. P., Summa apologetica de Ecclesia catholica, Ratisbônne, 1*90, t. I, q. v, a. 5, p. 155; q. vu, a. 1, 2, 5, p. 187; — Ad. Harnack, Lehrbuch der Dogmengeschichte, 3' édit., Fribourgen-Brisgau et Leipzig, 1894; voir la table, t. m, aux mots Apostolische Succession, Apostel, Kirche et Ki rchenbegriff (vues du rationalisme dit historique sur la naissance de l'Église et sur l'origine de nos théories de l'Église ; le Précis de Harnack a été traduit par E. Choisy, Précis de l'histoire des dogmes, Paris, 1893, voir la table aux mots Apôtres, apostolique, Église, Kerygma); — Fr. Aug. Koethe, Concordia, Die symbolischen Bûcher der evangelisch-lutherischen Kirche, Leipzig, 1830; — cardinal de la Luzerne, Instruction pastorale sur le schisme de France, Langres, 1805, surtout n. 17 sq., t. i, p. 45 sq. ; Dissertations sur les Églises catholiques et protestantes, Paris, 1816, t. n, c. vu, p. 51-70 (savant et bien mené); — Macaire, Introduction à la théologie orthodoxe, traduit&par un Russe, Paris, 1857, part. II, sect. m, cf. n. 3, § 143-144, p. 566 sq., cf. sect. n. S 1 19 sq., p. 504 sq. (vues d'un évèque russe sur l'apostolicité et reproches ordinaires des grecs sur les innovations de l'Église romaine); — J. de Maistre, Du pape, passim, notamment, 1. IV, c v etvi; Lettre à une dame russe, sur la nature et les effets du schisme, et sur l'unité catholique, dans Migne, Theologix cursus, t. v, col. 1194-1206; — Milner, Fin de la controverse religieuse, lettres 31-33 ; trad. franc., dans Mi^nc, Démonstrations évangéliques, t. xvu, col. 777-810;— Th. Moore, Voyage d'un gentilhomme irlandais à la recherche d'une religion, passim, notamment c. xxi, xxvu, xxix, xxxiv, xi.ix (montre vivement l'identité du catholicisme avec le christianisme de premiers siècles, et la nouveauté du protestantisme ou de l'anglicanisme), trad. franc, dans Migne, Démonstrations évangéliques, t. xiv ; — Newman, Lectures on the difflculties o/ anglicans, 4' éilit., Londres, trad. franc., par J. Gondon, Conférences préchées n l'oratoire de Londres, 5* conférence, Paris, 1851, t. i, p. 153 sq.; An essay on the development o/ Christian doctrine, o- édit., Londres, 1894; trad. franc, par l'abbé Gondon, Paris, 1848; — Palmlerl, De romano pontiflce, prolegomenon, § xxvi, Rome, 1K77, p. 215 sq., il y a une seconde édition (1891); - abbé Perreyve, Entretiens sur l'Église, Paris, 1865, t. i, passim, n.'taminiiii c. n, ^ 2-7; c. m, S 1-H; — l'erroné. PrseleCtioneS ll>

eclesia, c. m, propos. i el 2, a. 167 sq., Paria, 1879, t. iv, p. 61 sq; — Chr. Pesch. Prmlect. ihi-i*itot.. Fribourg-en-Brlsgan, 1894, t. i. n. 108 sq , p. 2W; il y a une seconde édition; — t.i Régnier, De Eci lesia, Paria, 1789, part. I, tact, u, p. i, a, 4 et p. n, a. 4. etc., dans Migne, Théologies cursus, t. iv, p. 321 Bq., 388 sq., 427 sq. (très développé); m i de Salinia, La divinité do l'Eglise, Paris, 1865, t. m, p. 99 aq.; Schw Dog-

rhichte, Munster, 1862, I. i. S 70, traduit en li ni u -, par

AP0ST0LIC1TÉ - APOSTOLIQUES [HÉRÉTIQ1

1 i I ' 382 ; t. IV, Bi

1h:ki; voir la table au mi t Apoatt i . il > ■ •

conttitutionê <t regimine, Rome, 1900, paaaim, notamment,

part l. c. i. ii, vu; part. il. c. x. xi (beaucoup di Sldney-Smlth, dans le Month, avril et juin 1888, avril :

dea .-i d mu i la i E. a. So] b

Greek lexicon o\ (Ai roman and byzantit . New^York,

1887, p. 283, an mot 'Anralwst; — Th. Bpecbt, Dii 1

von tlfr Kirche nach dem h. Augustin, Paderborn, iwrj. t; :!•', p. 282 Bq. i ' passlm; — S. Thomas n'a pas on propres termes la de Vnpostolicité; mais un trouve l'équivalent, surtout In Bymbolum, i-.xn. Opero.t.xxvn, Taris, 1889, p. 223; elQuodltb., xi, a. 19. t. xv, p. &XJ; cl. Bainvel, ci-dessus; voir aussi Sum. lluol.. II I*, q. î.xiv, a. 2; — Wilmers, De Christi Ecclesia, Ratiebonne, 1897, 1. V, c. m, a. 3, p. 576 sq.; — Wiseman, Conférence», surtout la IX', trad. Nettement, Paris, 1839, t. il, p. 91 sq., et dans Migne, Démonstrations évangèliques, t. xvm, c>l. 487 sq. (sur les prétentions anglicanes à l'apostolicité).

IV. ÉCRITS historiques. — On pourrait citer encore une foule d'écrits historiques «oit sur les origines de l'Eglise, soit sur les schismes et les bel ésies.

J. Bainvel.

1. APOSTOLIQUES, hérétiques du III' siècle. Dans la seconde moitit'' du IIe siècle avait paru en Syrie et en Asie Mineure la secte des encratites qui, s'autorisant de certains principes, empruntés soit à Tatien soit à Marcion, pratiquait un ascétisme excessif, dont le tort n'était pas seulement d'exagérer la morale chrétienne mais encore de défigurer l'enseignement de l'Église. Or, dans le courant du IIIe siècle, elle se subdivisa en plusieurs groupes, tels que celui des apostoliques, des apotacliques, des Injdroparastates ou aquariens, des saccophores , etc.; ces termes suffisent à caractériser les prétentions des uns ou les usages des autre-;.

C'est ainsi que certains encratites prirent le nom d'apostoliques, parce qu'ils se réclamaient des apôtres et prétendaient vivre de la vie apostolique. En conséquence ils proscrivaient le mariage et la propriété-, excluaient de leur communion tout homme propriétaire ou marié : c'était leur droit. Strictement maintenus dans les bornes de la prudence et de la sagesse, ils auraient pu réaliser par là l'idéal de la perfection évangélique. Mais, outre qu'au nom des faux principes ils condamnaient, contrairement à l'Évangile, comme choses mauvaises, le mariage et la propriété, ils avaient soin de se soustraire à l'autorité de l'Église pour former une coterie à part et pratiquer un culte arbitraire; mais par là même ils rompaient l'unité. Leur ascétisme exagéré et dévoyé, au lieu de se baser sur l'humilité, ne servait qu'à alimenter leur orgueil. De plus, en imposant comme un devoir, et cela sous peine de damnation, ce qui n'était qu'un conseil de perfection, les apostoliques tombaient dans l'intolérance et la tyrannie. Enfin, ils restaient accessibles à toute influence malsaine, si bien que, des l'apparition du novatianisme, ils en vinrent à excommunier pour toujours celui qui avait le malheur de tomber une fois. Ils finirent par se perdre dans le manichéisme. On ignore quels furent leurs chefs et leurs principaux partisans; et il ne reste pas la moindre trace de leur activité littéraire, qui dut être nulle.

Saint Epiphane remarque combien ils s'éloignaient de-; sentiments de l'Église. L'Église, en effet, apprécie comme il convient la pauvreté, la tempérance, la continence et la virginité; mais elle ne va pas jusqu'à condamner comme eux le mariage et la propriété. De ce que les apostoliques se trouvaient cantonnés dans la Phrygie, la Cilicie et la Pamphilie, Epiphane conclut

qu'ils ne sauraient être la véritable Église; car celle-ci a pour note caractéristique la catholicité. Enfin il les enferma dans ce dilemme : ou vous êtes purs, comme

vous le prétende/, et des lors le mariage, don \ous

i, est pur lui-même el votre principe est faux; ou

bien, comme vous le dites, le mariage est impur, et des

Jors vous participe/ également à son impureté, el cela

condamne roui rous n ml dignes de tout

mépris.

A noter qu'en fait d'Écriture, i ques s'en

tenaient aux Actes apocryphes d 'André et de Thoma que i raison qu'on les a déchirés hérétiques,

exclus de la régula fidei, du gov&v txxXiptMi

I piphane, ll-.rr.. i xi. /'. C, t. su, col. 1040 sq.; S. Augustin, llxr., XL, I'. L., t. xi. Il, eoi SI.

G. LiAKI III F..

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