I.,,. I, II!, 11 (lu 111 .~ircle. Il semble
■tid Jt il, pal t une opinion fausse de
eûet, dans son traité De baptismo, 15, 1. I-2I6, rappelant un de ses ouvrages com- 1 ,Ht - iitenu qu'il n'y a qu'un baptême, i ' M tiques diffère du baptême des , - I iiliques n'ayant pas le baptême
iiu. 11^11 ont, en réalité, aucun, et que, lait impossible soit de le donner, soit de
le recevoir chez eux. C'était l'application du principe : Nemo dot ijnnil iioii habel. Or, sous Agrippinus, évêque deCaitli 11 mporain de TertuUien, cette doctrine fil 11' un concile des évêques de lAfriqii I de la Xumidie. 11 fut décidé de souiii, .1 J baptême catholique tout hérétique baptisé daub lliérésie. Cyprien, Epist., LXXi, 2, P. L.,l. m, col. 1109; Lxxiii, col. 1112. D'après l'auteur des P}tilosopluânena, ix, 12, édit. Cruice, Paris, 1860, p. 416, celle décision fut prise sous le pontificat de Callisle lilS-S^i). .\ucun document ne prouve que Rome ail aussilùl piotoslé; on constate, du moins, qu'il n'y eut pas, ;» celle occasion, rupture de l'unité. Augustin.
Debapt. contr. rfnnat., m, 13, 14, P. L., t. xlhi, col. 134- 135. Quelques années plus tard, vers la fin du règne d'Alexandre Sévère (222-235), la question fut tranchée dans le même sens, en Asie, par les synodes d'Iconium et de Synnada, de Phrygie. Eusèbe, H. E., vu, 7, P. G., t. XX, col. 649. Firmilien, évêque de Césarée en Cappadoce, invoquait l'autorité de la tradition apostolique, mais sans preuves, et ne rappelait aucune décision antérieure aux deux que nous venons de signaler. Epist., i\\'. 19. P. L., t. III, col. 1170. Le même usage était I a Antioche et en Syrie, si on en juge d'après I nstitutioiis apostoliques, VI, 15, P. G., t. I, cl. .Ils, dans le texte syrien, quoique un peu postérieur et retouché.
A Rome et à Alexandrie, le baptême conféré par les
hérétiques était jugé valide. Cette divergence de vues et
ili pi ilii|ues n'allait pas tarder à soulever un conllit. Un
1 111 -Magnus demanda à saint Cyprien si l'on devait
' i I -^1 r les novatiens qui revenaient à l'Église ; l'évèque
! 1 liage se prononça sans hésiter pour l'affirmative. ' , I XIX, 1, P. L., t. III, col. 1138. L'auteur du traité
1 ^ 'iliantim de lapsis, 3, P. L., t. m, col. 1209, en-
I .-M ni (jue le sacrement de baptême, institué pour le salut du genre humain, pouvait être célébré par l'Êjïise seule. C'était un évêque africain qui écrivait vers la fin de 253, plutôt que le pape Sixte II, auquel Harnack avait voulu l'attribuer. P. Monceaux, Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne, Paris, 1902, t. ii, p. 89. Peu de temps après, en 255, dix-huit évêques de Numidie consultèrent saint Cyprien pour savoir s'il y avait lieu, comme ils le pratiquaient eux-mêmes , de rebaptiser ceux qui , après avoir été baptisés par des hérétiques, demandaient à rentrer dans le sein de l'Église. Epist., lxx, 1, P. L., t. m, col. 1037. L'opinion de Cyprien ne pouvait être douteuse. L'évèque deCarthage avait toujours TertuUien à la main ; en 251, dans son traité De unitate Ecclesise, 11, P. L.. t. IV. col. 524, il avait dit que le baptême des héré- ,j,,.. ., I .,., . ,i.,c enfants au démon, et non à Dieu; de i :■ pas déroger à une décision prise par
I I cêsseurs. Aussi répondit-il à Januarius
il I' "1^ : Sententiamnostramnon novani pro-
uùmus, sed jam pridem ab antecessoribus nostris statutam et a nabis observatarn vobiscum pari conseiisione conjungimus, censentes scilicet et pro certo lenentes neminem foris baptizari extra Ecclesiam passe, cum sit baptisma unum in sancta Eeclesia constitutum. Epist., I.XX. \.P.L.,l.m, col. -1038.
Un évêque de Mauritanie, Quintus, consulta à son tour Cyprien, en lui communiquant une lettre où les rebaptisants sont appelés prévaricateurs de la vérité et traîtres à l'unité. Il y avait donc en Afrique même. des partisans de la non-rebaptisation des hérétiques. Cyprien envoie à Quintus la lettre précédente, et en ajoute une autre où il s'étonne que des collègues admettent des hérétiques convertis sans leur conférer préalablement le baptême , préférant haereticis hanorem dare quam nobis consentire. Epist., Lxxi, 1, P. L., t. m, col. 1104. II insiste sur l'absence du vrai baptême chez les hérétiques ; ils ne peuvent donner ce qu'ils n'ont pas. Les évêques dissidents s'en tiennent, disent-ils, à l'ancienne coutume. Lui aussi pratique l'ancienne coutume, qui consiste à imposer les mains in pœnitenliam, mais exclusivement à l'égard des baptisés catholiques qui, après être passés au schisme ou à l'hérésie, font retour à l'unité, Epist., Lxxi, 2, ibid., col. 1106; quant à celui qui n'a été baptisé qu'en dehors de l'Église, il le tient pour alienus et profanus, par suite bapHzandus ut ovisfiat. L'ancienne coutume, pour celuici, n'a pas à être observée.
Réunissant, l'année suivante, les évoques de l'Afrique proconsulaire et de la Numidie, au iioinbic de 71, Cyprien rédige la lettre synodale où il i -I d. cIuli- cpie le baptême des hérétiques ou des schisni.iti.pn- .t.int invalide et nul, l'imposition des mains n,l Sjiiniinii Sanctunt est
-2'Ii
liAPTÈME DES HERETIQUES (COiNTRO VERSE RELATIVE AU)
insuffisante sans la collation préalable du baptême. Epist., LXXii, 1, P. L., t. III, col. 1046. Cyprien fait part (le celte lettre à l'évèque de Rome, en y joignant la copie de la synodale précédente et de sa réponse à Quintus. En inéme temps, pour répondre à une nouvelle consultation. il expédie à Jubaianus ces trois documents, et dit du baptême des hérétiques : Quod nos necratum possunius nec legitlmuni coinputare, qiiando hoc apuà eos esse rnnslet /LLlcnuil, Epist., LKxm,l, P.L., t. m, col. 1110; T per hoc non rebaplizari sed baptizari a nobis qui-
'iqtie ab adultéra et profana aqua veniunl abluendi •iacri/icandi sahilaris aqux verilatc. Ibid. Le cas
iiiblait pourtant avoir été bien posé par le correspon- (t.iiil de Jubaianus : Quxrendum non est (juis baptizaverit, quando is, qui baptizatus sit, accipere remissavi peccatoruni potueril secundum quod avdidit..., ut nec ah ipso (Marcione) venientes baptizari oportere, quod jani in tinmine Jesu Christi baptizati esse videantur. IbiiL, 4, P. L., t. III, col. 1112. C'était affirmer la validité du baptême, à cause de la formule employée, et son efficacité, d'après les dispositions du sujet, abstraction faite du ministre. Or, ce sentiment s'était manifesté en Mauritanie dans un écrit que .(ubaianus avait adressé à Cyprien. Le traité De rebaptisniate , P. L., t. m, col. 1183-1204, s'il n'est pas cet écrit même, comme l'a .soutenu J. Ernst, dans la Zeilschrift fiir katholische Théologie, 1896, p. 193 sq., est, suivant I opinion -(-nrrale, l'œuvre d'un évêque africain, comp > r . . n >;,i, ( ii . il soutient la tradition de la non-rebapii n clare unique et universelle. Ernst. r*/. / - /
('(• ri'baptismate von drr Tmifr. il;iii i, /, -
.stA/v/V, 19()0, p. «9-'iO-2; 1'. M-ii.. h: //
iMais Cyprien di'clare que !■■ iNiin>li< il, mi inL.ni iir peut conférer validement le bapléuii', et iiuc li' ^uy\,fidsuni credens, verum accipere non potuil, sed potius adultéra et profana, secundum quod credebat, accepit. Epist., Lxxiii, 5, P. L., t. m, col. 1113. Reste la coutume iuvoquée, et qui comptait encore des tenants même en Afrique; Cyprien lui opposa une fin de non-recevoir, parce qu'elle ne saurait être au-dessus de la vérité, ibitl., 13, P. L., t. m, col. 1117, et que non quia aliquando en-atuni est ideo semper errandmn est. Ibid., 23, col. 112.x
Le pape Etienne n'accepta pas la décision du concile d'Africpie; il menav» même de rompre avec ceux qui s'obstineraient dans leur manière de voir. Sa réponse intégrale ne nous est pas parvenue; mais le ilispusitif principal nous en a été conservé |j.ii -uni ivim, n, A'pis/., I.XXIV, 1, P. L., t. III, col. llJ-< Il I 11,.
il y avait dé.saccord entre la coutuiiu .1 \ii i i i . Ih de Rome; et dès lors l'alfaire pouvait pniuln luie luurnure des plus graves, si les évoques d Afrique ne se rangeaient pas à l'avis du pape. De fait, ils ne s'y rangèrent pas.
Cyprien, en notifiant la décision d'Etienne à son collègue Pompée, évèque de la Tripolitaine, y relève vel superba, vel ad rem non pertinentia, vel sibi ipsi contraria, iniperite atque improvide scripla. Epist., Lxxiv, 1, /•". L., t. m, col. 1128. Il s'étonne que le pape juge omnium hœrelicorum baptismatajusta esse et légitima. Ibul., 2, col, 1129. II contiiinr à rrpuussrr 1,, validil.' du bapl.'-l !■■ .1.- l,,.|.H.|n.- l,,,i ;..- ,r,,iM. 1,1- .1. ,;, J,.nl|, >.
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il., I
pas Imptiser. iJaptême et cunliriualiuil sont lelleiiient unis, dans sa pensée, qu'ils ne sauraient aller l'un sans laulre. Ibid., I.',, col. 1132. 11 traite ironiquement la
t'''"l'i' n,^.„p,. . p.., il,.- .1, ,„ ,-,-, l„,„ .■{ légitima,
déel.,i, .|„.|i. .1 .,!.■, „ 1, ,. ,,i, ,/„,; . IV.I. eol.1131,
1i:il. •' ■-'■•<• ",'.., ,i, I „l,àren-
Ciinh. •\. I.. ,1.. , puiililicali'. 1 i..-,.,;;. cl AlVique.
Cyprien convoque à Carthage un concile plénier, pour le i" septembre 256, où se rendent 87 évêques de l'Afrique proconsulaire, de la Numidie et de la Mauritanie. On y lit la lettre de Jubaianus et la réponse de Cyprien; Cyprien prie chacun des évêques présents de donner librement son avis, sans juger, sans excommunier personne, sans se faire évêque des évêques, et sans forcer les autres à partager sa manière de voir, chaque évèque ayant la plénitude de son libre arbitre. Concil. 111, de bapt., P. L., t. m, col. 1034. A la suite des 85 évêques, Cyprien opina le dernier par ces mots : meain sentenliam planissime eccprimit epistola quie ad Jubaianum, collegam nostrum, scripta est : hscreticos secundum evangelicam et apostolicam contestationem adversarios Christi et antichristos appellatos, quando ad Ecclesiam venerint, unico Ecclesisc baptismo baptizandos esse, ut possint fieri de adversariis amici et de antichristis christiani. Ibid., col. 1078. Selon l'usage, les actes de ce concile durent être notifiés au pape. Mais Etienne refusa de recevoir les députés africains, et fit défense à son clergé de communiquer avec eux.
Or, en Orient, les évêques de plusieurs provinces pensaient et agissaient comme ceux d'Afrique. Etienne leur avait écrit qu'il ne voul.iit p'.u^ rv.v,'i,iiniqner ni avec Hélénus de Tarse, ni avrr I >, ', ! i -,ir.-i\ ni avec les autres évêques de l.i i. , '...iiilic. il.'
I;i Cappadoce et d'ailleurs, s'il- p i-i-',,, ,,! ;i vouloir 1 l> ,|.i; . 1- l.s hérétiques. Eusèbe, //. K., vu, ô, P. G., ' I ' i">. Il avait du faire part de cette décision aux ,1 ,11, s. Cyprien, de son côté, avait fait parvenir,
p.u I.- tliacie Rogatien, les actes des conciles d'Afrique aux évêques d'Asie, et l'épiscopat d'Orient se trouva dans l'alternative de suivre ou le pape ou l'évèque de Carthage. Firmilien, qui avait assisté au synode d'Iconium, approuva la conduite de Cyprien, et écrivit une lettre des plus vives contre l'évèque de Rome. Cette lettre n'apporte aucun argument nouveau. Firmilien, en ell'et, en est au même point que Cyprien. Il ne voit dans le débat qu'une mesure disciplinaire, où la liberté de chacun n'empêche pas l'umon de tous-, comme dans lafTaire de la Pàque, EjhsI., i.xxv, 6, P. L., t. m, col. 1159 ; il refuse à tout ministre hérétique le pouvoir de conférer le baptême, et à n'importe qui de le recevoir de sa main, ibid., 7, 8, 9, col. 1161-1163, quand même le baptême aurait été conféré régulièrement, selon la formule trinitaire; il traite d'erreur la coutume invoquée par le pape, ibid., 19, col. 1170; il renouvelle les arguments de Cvprien, et conclut de môme. Ibid., 25, col. 1176.
Cette double opposition des évêques d'Afrique et d'Asie au décret du pape arracha-t-elle à Etienne une sentence d'e.Kcommunication? Aucun document ne l'atteste. Il n'y eut qu'une menace, non suivie delTet. Cyprien, Epist., Lxxiv, 8, P. L., t. m, col. 1133, dit : .[bsl'inendos pulat. Ab illûrum- communione discessurt,m, note Denys d'Alexandrie, dans sa lettre à Sixte. Eusèbe, //. E., vil, 5, P. G., t. XX, col. 6i5. Nutlius anathematis interpositione, remarque Eacundus, Conl. Mocian., P. L., t. i.xvii, col. 864. Et saint Augustin : Abslinendos pulaveral... Vicit lamen pa.r Christi in cordibus eorum ut in lali disceplalione nullnm intereos malumschismalis urirelur. De bapt. conir. donat., v, 25, 36, P. L., t. XI.III, col. 194. Cf De unico bapt. contra Petil., 23, ibid., col. 607; De Smedt, Dissert, selectœ, diss, VII. c. I, n. 4, p. 242 ; Grisar, Cyprians Oppositionsconcil gcgen Paj>st Stéphane, dans la Zcilschrift fi'ir katholische Théologie, 1881, p. 193 sq. ; Ernst. Waî- der hl. Cijprian excommuniciri-' Ibid., 1894, p. 473-499. Le schisme fut ('vité. Peut-être la lettre de Denys d'Alexandrie, annoni-anl au pape Etienne que les troubles occasionnés en Orient par la faction de Xovation avaient cessé et que toutes les églises étaient heureusement rentrées dans l'unité, Eusèbe, H. E., vu, 5, P. G., I. xx.