‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 118 sur 741 · IL · texte numérisé non relu

IL

lîAPTÈME DANS L'ÉGLISE LATINK DLPl'IS LE VIll" SIECLE

notamment, est très embarrassé pour lui trouver une explication satisfaisante. Il est possible, dit-il, que pour les emiii'rlMT (l\illriliiior une trop grande importance à

la pei's..nii.- iiH' lin ministre, les apôtres, éclairés par

une insinriiniii lin s.iint-Esprit, leur aient donné cette formule iiaiiirnli.nv. Mais, en tout cas, ce n'était qu'une concession provisoire, et voilà pourquoi ' les grecs sont coupables de l'employer actuellement. Ou bien, dit-il encore, il est possible qu'on sous-entende dans la formule Inilion personnelle du ministre; et dans ce cas, ajouto-l-il. h'Irr.ifi pfjtnU ad tenipus, propler scandalum, l'i r.r i,,iiif,-,,i Spiritus Sancti inspirante Ecclesiani. IV S,'„l., diA. 111, a. '2, Opem. Lyon, IGôl.t. xvi. p. 37. .Albert le Grand \.i |n-i|n a invleinliv .pie le |Mpe Grégoire IX aurait eu de- Mh|iii. hnl.- sm l,i \:iliilile de la formule déprécatoire : /'e/i,' .e /e., .hihms jmi. ijhik de mis qui stmt in Z)iWei.</ie inmi,' ,;'^i>ni,ilii ijuod rehaplizarenlur, etposli:: iimmsii. .i ,ii ,,irrrfturin posterum prxcepit. Loi'. .,;. \..- li, -ildi-n- Jnil parle le savant dominicain ne pimi, ni ]i,i- .pie I,' p.pe iiit eu des douiez ~, iienx -m l.i .ilelil. d. I.i lormule grecque elle-iie"'in<' -e- 1. peii-r- ( 1 1 1 p ■ r < ■ 1 1 1 . ' - peuveut très bien

s'expli.piei ].,n nni' -hii-ii' II. In lie (pli a pu se glisser

dans remploi de Li luiuiuK p.u kl uu lui ministre. Quoi qu'il en soit, la seconde et dernière réponse de Grégoire IX montre bien qu'il regardait la formule grecque comme valide. 11 est possible que cette décision ail excrci' une ..iLiine iniluence sur l'enseignement des scolaslepii pi. Il ir m s. Dans son Commentaire sur les

Seiilt'n, .-.. - 1 il. mas constate encore les hésilations

de quellp^e^ lli.ulo-iens à cet égard, mais ne semble pas les éprouver lui-même : Vtruni autem ipsi \grseci] mutent aliquid quod sit de substantia formse, ut sic oporleal rchi(pti:iiri. quainvis qiddfnii dicant hoc, non lamcH rsl Jrirn,in,„i,:„:. JV S i,/ ili^l. 111, q. I, a. 2; q. ll,ail I ' LiN.i.i u, , ; . 1 plus explicite, et suppii-e ei.ui, nieiii 1, , ' .< leiinule grccquc. 111", (|. i.\M, a. .'i, ,iil -1 . ( I lui iIl- las l'enseignement comumn, et le concile de Florence le sanctionna plus tard de son autorité suprême : Forma autem [baplismi\ est : Ego te haptizo in nomine Palris, et Filii, et Spiritus SuNiii. Xi.ii liiDieii negamus quin etperillaverba : liapliziiiii, inli.-i sriTKS Christi in nomine Patris, et l'un, cl Spiiiliis Sancti; vel : Baptizatur manibus meis lalis in noniim; Patris, etc.. verum perficiatur baptisma. Denzinger, Enchiridion, n. 591. A la place du mot baplizatur, le Bullaire de Cbérubini donne la formule di'pnVritoire haptizrtiir, les différentes éditions du e.im il- II. -'ai -vunlaiif pa; entre ellê = . Morin, De pœiiil 1 \lll I II ir, \m'i>, ir.s', ji, :!i;'i.. Les scola-lie i. . .II.,.' e m iprlpi-lei- II- ileii\ formules, celle lie- I iiiii ■ i:e il, - r.ivr-, ri | iriielii 1 iieiil nettement la supiTi ' il- Il ler 1- laliïie. S. Tliomas,

IV Sent., loc. ,ii. Mai il. 11- (I, m inilent pas, surtout

après le xiir si. ele, ,pi , l, iph-, les (irecs, sous pré-

texleqne leur lernitile serail iii\alnl.- Les C'.ivrs, au conliMire. iiii.lliiit -.,iii\.ail la |n'eli'iilMii île n-liapliser les

l.alin- iii. inl pa- leur leianille Milli-aiile. Cette

pi-éleiilioii lui laiiidamiiiM' pa[' le W coiieile ^l'néral de Latran, eu l'2l.">. Denzinger, Enchiridion, n. 361. Quoi qu'en aient dit certains scolastiques, le baptême serait valide, mais cependant illicite, s'il était administré par un latin avec la formule grecque, ou par un grec avec la formule latine. Suarez, De sacramentis, disp. XXI, sect. II.

2» L'invocation distincte des trois personnes de la sainte Trinité est nécessaire pn'w iinr !,■ Ihipirntc s<iii

valide. — C'est la doctrine coi m e il-- -i ..] i-ii.pn -,

confirmée par les décisions poniiin al- -i .aai-ilini- Au VIII» siècle, il arriva qu'un [n-ii- ,1- l-m-r-, l.n ignorant, se mit à baptiser In jie, ,,,,,. /..if/ae ri /ilm n

Spiritus Sancti. Saint Boniface, aieli-\-i| 1- \la\eii.e.

conçut des doutes sur la validil.' île ee hapP me ei eu

référa au pape Zacharie. Celui-ci répondit, le I" juillet 744, que si le prêtre en question avait employé cette formule uniquement par ignorance grammaticale, et sans qu'il eut des sentiments hérétiques vis-à-vis de la sainte ■Trinité, le baptême était valide, conformément aux anciennes décisions de l'Église. Cette réponse ne calma point toutes les inquiétudes de saint Boniface. Il lui semblait difficile d'admettre qu'un baptême conféré avec les mots patria et (ilia pût être considéré comme ayant été donné au nom des personnes divines. Il soumit de nouveau la question au pape, alléguant la coutume suivie et prescrite par les missionnaires romains qui avaient évangélisé les Anglo-Saxons, et d'après lescpiels

la mention des trois personnes cli\iii - ■ i. .---aiie

pour la validité du baptême. Le pa p. 1 i- i i. n-.iii

l^' mai 748, approuve sans réseï- m^lo-

saxons, et confirme sa première de li.-iuh, ipu dicl.iiail que le baptême est valide ou nul, suivant qu'il a élé ou n'a pas été administré au nom de la Trinité tout entière : Si mersus in fonte baptismatis quis fuit sine ini:ocatione Tritiitatis, perfectus non est, nisi fuerit in nomine Palris et Filii et Spiritus Sancti baptizatus. Epist., XI, P. L., t. Lxxxix, col. 943; Hefele, Histoire des conciles, trad. Delarc, t. iv, p. 462. L'invocation des trois personnes divines est également présentée comme nécessaire par le IV« concile général de Latran (1215), par le pape Clément V au concile œcuménique de Vienne (1312), et par le concile général de Florence. Denzinger, Enchiridion, n. 357, 410, 591. La raison principale que donnent les théologiens scolastiques de

cette nécessité est la

■olontc

po

ilive de

i-sus-Christ

qui a institué celle f,

hiipli.niii.]

in formaaChrisi,, n,.

lilnla.

sr,l

ee/ lu lin

iiinr l'alris

et Filii et Spinins >

iiniii .

.mil llaii

Imelli, 1)„:

Sentenzen Rolan:i^, .

lii. r

Kri bourg

-en-linsgau.

■im, p. 203. Les ml,

N lll-.

loi;i

MIS tiennent le même

langage. Voir, eidie M

il;^u

es de Saint-Victor, De

sacramentis, 1. Il, pai

■. Il

CLXXVI, col.

443; Pierre Lombard,

IV Sent.,

dist. III,

t.cxcii, col. 843; S. Thomas, Stim. «/leoi., III>, q.LXvi,a. 5, 6. Il convenait, dit ce dernier, que le baptême fût conféré au nom des trois personnes divines, parce qu'elles en sont la cause efficiente principale, et que la passion du Christ, par exemple, n'est elle-même qu'une cause instrumentale vis-à-vis d'elles. Cf. Instruction de la Propagande, du 29 mai 1838. Collectanea, n. 523.

Nous n'insistons pas davantage sur ce point de vue général, et nous préférons examiner brièvement, avec les scolastiques, certains cas plus ou moins hypothétiques de suppression, d'addition ou de substitution des termes qui comprennent l'invocation des trois personnes divines. La solution de ces différents cas et autres semblables repose sur le principe suivant, qu'il ne faut jamais oublier : c'est que la forme employée par le ministre doit montrer clairement que le baptême est conféré par l'autorité des trois personnes divines et consacre le baptisé à la Trinité tout entière. — Selon la plupart des théologiens, la suppression des mots in nomine entraînerait la nullité du sacrement. Chr. Pescb, Prselectiones dogmaticœ, Fribourg-en-Brisgau, 1900, t. vl, p. 160. Voir pourtant en sens contraire Eslius, IV Sent., dist. III, § 6. A plus forte raison l'omission d'une des trois personnes divines rendrait-elle le baptême invalide. Mais il n'en serait pas de môme, d'après la plupart, pour la suppression de la particule in. La S. C. du Concile a reconnu valide un baptême où une sage-femme (lu diocèse de Fiésole avail emploM eeile formule : lo ti hiiili-.o nome de Padrr. .h / ,-,/;e/-, e dcUo Spirito Si III lin. Thesanr.re.iohil.. l i \\ ii. p. Jl I - Saint Thomas, e\aniiiiaut le cas où l'on u'iiiplour.iU la formule : Ego Ir li.ipii:,! in nnniinc l'nlris, et Filii, et Spiritus Sancti, ,i hriiiir Vnipiii^ Miirix, répond que la validité du liaphane d-iieHdr.iil de l'intention du ministre. S'il a

BAPTÊME DANS L'ÉGLISE LATINE DEPUIS LE VIII'' SIÈCLE

voulu baptiser au nom de la sainte Vierge comme au nom des trois personnes divines, il n'y a pas de sacrement; mais s'il a voulu invoquer simplement la protection de Marie pour le nouveau-né, le baptême est valide. Siini. theol., Uls q. LX, a. 8. La S. C. du Saint-Office a déclaré valide, le 11 janvier 1882, le baptême conféré avec la formule suivante -.Ego te baptizo in lumiine Pati-is, ego te baptizo in nomine Filii, ego te baptizo in nomine Spiritns Sancti. Colleclanea S. C. de Propaffanda ftde, n. 530. D'où les théologiens actuels concluent à la validité des formules équivalentes, celle-ci entre autres : Ego te baptizo in nomine Patris, et in nomine Filii, et in 7iomitie Spiritus Sancti. Les hésitations de quelques théologiens antérieurs à la décision de la S. C. n'ont plus leur raison d'être. — La formule in nomitiibtts Patris, etc., est regardée comme invalide par presque tous les théologiens. La formule in nomine Genitoris et Geniti et Procedenlis ab utroque serait valide d'après quelques-uns, Suarez, De sacram., disp. XXI, sect. iv; douteuse, d'après la plupart. Mais la formule in nomine Trinitatis, ainsi que in mmiine Dei ti-iunius, serait certainement invalide. Theol. Wirceburg., Paris, 1880, t. ix, p. 178. Pour d'autres modifications de la forme baptismale, voir Colleclanea S. C. de Propaganda fide, n.529,

3° Qite faut-il penser du baptême conféré « au nom de Jésus »'/ — Nous avons vu plus haut (voir Baptême DANS LA SAINTE ÉCRITURE) que les Actes des apôtres parlent à différentes reprises dun baptême conféré au nom de Jésus. Les scolastiques du moyen âge ne songèrent pas en général à discuter la signification de cette expression, et ils admirent que le baptême avait été réellement administré avec cette formule au temps des apôtres. D'après le concile de Frioul, tenu en 791, « les apôtres avaient appris par une révélation du Saint-Esprit que le mystère de la sainte Trinité était essentiellement compris sous le nom d'une seule personne, et qu'en employant le nom seul de Jésus-Christ ils désignaient la Trinité tout entière. » Labbe, Concil., t. vu, p. 995. Une décision pontificale du i.\« siècle contribua beaucoup à entretenir les scolastiques dans cette persua.çion que le baptême conféré au nom de Jésus était valide. Le pape Nicolas l'', ayant été consulté par les Bulgares sur différents points de dogme et de discipline, leur lit celte réponse concernant le baptême : A quodam judœo, nescitis utrum chrisliano an pagano,multos iu patria vestra baptizatos esse asseritis, et quid de iis sit agendum consulitis. fli profecto si in nomine sanclissimœ Trinitatis xel tantum in nomine Christi, sicut in Actibiis apostdloruni legimus, baptizali sunt (unum quippe idemque est, tit exponit S. Ambrosius), constat eos non esse denuo baptizandos ; sed primum utrum christianus an pagatius ipse judxus exstiterit, vel si postmodum fuerit factus christianus, investigandum est; quamvis non prxtereundum esse credamus, quid beatiis de baptismo dical Augustinus : Jam satis, inquil. ostendimus ad baptismum, qui verbis evangelicis consecralur, non pertinere cujusquam danlis vel accipienlis errorcm, sive de Paire sive de Filio sive de Spiritu Sancto aliter sential, quant doctrina cselestis insinuât. Labbe, Concil., t. viii, p. 548. Nous verrons tout à l'heure que cette décision est loin d'être aussi explicite qu'elle le parait en faveur de l'opinion dont nous avons parlé. Elle repose d'ailleurs sur un texte mal compris de saint Ambroise, qui exerça également une influence considérable sur l'opinion des scolasli(|iies. Appuyés en général sur l'autorité du saint docteur, ils proclament tous, jusqu'au xiil" siècle, la validité du baptême conféré au nom de Jésus, soit à l'époque des apôtres, soit depuis, à la condition que cette formule ne soit pas employée de mauvaise foi, pour introduire une erreur. Hol.ind Bandinelli, Die Sentenzen liulands, édil. GieH, p. 204; Hugues de Saint-Victor, De sacra-

mentis, 1. II, part. VI, c. ii, P. C, t. CLXXvi. col. 447; Pierre Lombard, IV Sent., dist. III, n. 2-3. P. L., t. cxcii, col. 843, 844. Les théologiens du xiii« siècle font une restriction importante. Ils admettent que le baptême ainsi conféré au temps des apôtres était valide, en vertu d'une révélation et d'une dispense spéciale, ut nomen Christi, quod erat odiosum judseis et gentilibus, honorabile redderelur per hoc quod ad ejus invocationem Spiritus Sanctus dabatur in baptismo. S. Thomas, S«»7i. theol., III», q. lxvi, a. 6, ad l""". Voir Albert le Grand, IV Sent., dist. III, a. 2, q. v. Saint Bonaventure signale l'opinion des théologiens du xii« siècle, qui comptait encore quelques partisans, et il ajoute : Communis opinio et certior est quod non esset baptisma. IV Sent., dist. III, a. 2, q. il. A partir du xiii" siècle, très rares sont les partisans de l'opinion qui attribue en tout temps une vertu sacramentelle à la formule in nomine Jesu. Cajelan. un do ses principaux défenseurs, a voulu la soutenir à l'aide de la raison théologique. Mais son argumentation est loin d'êlr.concluante; et le pape Pie V a fait rayer cette opinion de l'édition romaine de ses ouvTages. L. Billot, £»e £cW«si.j' sacramentis, Rome, 1896, t. i, p. 211, 212.

C'est à ce moment, vers le milieu du xvp siècle, que parut une nouvelle et troisième opinion, d'après laquelle l'expression in nomine Jesu ne désignerait pas la formule sacramentelle, mais servirait simplement à distinguer le baptême institué par Jésus-Christ, autrement dit le baptême chrétien, de celui qui était conféré par saint Jean-Baptiste. Cette opinion, qui est celle de Melchior Cano, De locis theol., 1. VI, c. vill, ad 7"™; de Bellarmin, Controv.,\De baptismo, c. m; d'Estius, IV Sent., dist. III, § 4, 5; de Suarez, De baptismo, disp. XXI, sect. m, etc., est devenue peu à peu l'opinion courante des théologiens. Quelques-uns, comme lîilUiart, De sncramento bapt., diss. I, a. 4, § 3, se contentent d'exposer les raisons qui militent pour et contre les deu.x, celle de saint Thomas et celle de Suarez. La première trouva un habile défenseur dans la personne du cardinal Orsi, qui essaya de lui donner une base à la fois scripturaire et traditionnelle dans sa dissertation De baptismo in nomine Jesu Christi, Milan, 1733. Cet ouvrage, ayant été longuement réfuté par un autre dominicain, le P. Drouin, dans son De baptismo in solius Christi nomine nunquam consecralo, Padoue, 1734, le cardinal Orsi publia une nouvelle dissertation, Vindiciie dissertationis de baptismo in nomine Christi, Florence, 1738, pour réfuter les objections de son adversaire. Le catéchisme du concile de Trente n'a pas voulu se prononcer sur une question qui est avant tout historique; mais il dit cependant qu'il est très permis de douter que les apôtres aient conféré le baptême au nom de Jésus-Christ. Part. II, n. 16. Les théologiens modernes et contemporains transforment généralement ce doute en négation catégorique. D'accord avec la plupart des exégètes, ils font remarquer que l'expression in nomine Jesu n'est pas nécessairement une formule sacramentelle, que la vraisemblance historique est contraire à cette interprétation et que, surtout, la tradition patristique la condamne. Vacant, !\vt. Baptême, dans Vigoureux, Dictionnaire de la Bible, t. l, col. 14-40; Pesch, Prxiecliones dogmat., Fribourg-en-Brisgau, 1900, t. vi, p. 157 sq. ; Sasse, Institutiones theol. de soci-um., Fribourg-en- Brisgau, 1897, t. I, p. 209 sq.; L. Billot, De Ecclesim sacramentis, Rome, 1896, t. l, p. 210 sq.; Einig, Tractalus de sacramentis. Trêves, 1900, t. I, p. 61-62; Schell, Katholische Dogmatik, t. m b, p. 456. L'objection tirée d'un texte de saint Ambroise est facile à résoudre. Voir Baptême d'après les Pères, col. 184. Il n'y a que la réponse du pape Nicolas I" aux Bulgares qui crée une diflicullé assez sérieuse. Plusieurs solutions ont été présentées. D'après un certain nombre de théologiens, la ri'ponsc du pape n'aurait pas de caractère officiel, eu

BAPTÊME DANS L'ÉGLISE LATINE DEPUIS LE VIII" SIÈCLE 274

tant du moins quelle concerne la forme du baptême, puisque celle-ci n'était pas mise en question par les Bulgares. Ce qu'il dit sur ce point, il le dit comme docteur privé, et non comme pontife suprême, dont les décisions sont irréformables. — D'autres soutiennent que le pape ne parle aucunement de la forme baptismale, mais de la foi du sujet. Le sens de la décision serait alors celui-ci : les personnes dont vous parlez ne doivent pa> nvovnir :i nonvonii li' Kaptême, si elles l'ont reçu

un.- j i-K l"i~ ^' l'ii !'■ rite catholique, c'est-à-

(Jjjr -i il - .ni pi H liiiir. avant la cérémonie, leur foi l'ii 11 ^.iiiili' liiiiilr. (.11 simplement leur foi en Jésus-Christ, comme le lit autrefois l'eunuque de la reine Candace, car au fond c'est tout un, d'après saint Ambroise. Cette interprétation cadre bien, dit-on, avec le véritable sens du texte ambrosien ainsi qu'avec le contexte de la décision pontificale. Le pape, en ellet, se réfère à l'autorité de saint Augustin, pour rappeler que le baptême est toujours administré avec les paroles de l'Évangile, verbis eininu'^"''^ roiisecralur, c'est-àdire avec la formule in-h et que la foi du niim-i

.Matth.,xxvm, 19, L)ur i-ien. Ce qui

prc

! encore, di

forni

do sa répons,' . n. r.ii- .i i r.n > 1 1 •■. .[;ii |i' -■, .11-11 II,, h-nl sur la validité ilu l.,iiii..iiii. .'..ni. i.' ]:.\v 1111 ^ui-ilis;iul prêtre yrec, le pape s'exprinu' ainsi : ^i( tn nonune stttn- 1MX ac individuse Trin^talis baptizati ftiere, cliristiani profeclo sunt, et eos... iterato bapliznre non convenU. Resp. XV, dans Labbe, Concit., t. vin, p. 523. Cette réponse, de l'aveu de tous, donne la formule baptismale, et ne dit pas que le sacrement pourrait être administré au nom de Jésus-Christ. Pourquoi en sernit-il autrement dans le passage cité plus haut? Voir TA.. ' II'., .. /...,.,.. l'aris, li-WO. t. IX, p. 182. — D'après lin. .- . nnion, le pape ferait dépendre la valiilm 1 .

l'intention du juif cpii l'a conféré. Si d li i . - n 1 .

volonté sincère de baptiser, c'est-à-dire de poser cet acte, non en son propre nom et de son autorité personnelle, mais au nom du Christ, le baptême est valide. Voilà |i..ni.]inii !.■ p.iii.-. i..-.-.iiinir.n(h-., iv.mt t.-.iilcs choses, de pr. n.ii . .1. - inf..! ni..li..ii- -nr l.i p.n -..nn.'.lu juif qui aviiil ! ;.!-■' - I ■ I-..1 -. •■! .1. - i-^iii ■! - il l'-tait converti ,i i.i i.li n.]i .in. ii.niiii iLui- . .■ .m-, il mirait certainement eu l'intention de conl'i'rnr le baptême chrétien. Même dans l'hypothèse où il n'aurait pas eu la vraie foi, il a pu baptiser validement au nom des trois personiips divin..-, puisque, d'après -:,iiit \n^n-tin. In sacrnin.nil r-l in.l,.pi.|iil,iiil ,!.■ I;i f..i .! : ■ 1 In

Page 1