‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 133 sur 741 · V. rf. An,/, ;,n,A,' ,V,,,, ,/, , ï,,n,',', u. 23-27, t. X · texte numérisé non relu

V. rf. An,/, ;,n,A,' ,V,,,, ,/, , ï,,n,',', u. 23-27, t. X

p. 2605-2608. Et c'e.^1 |iiaiii|iini, I, hapléme, c'est la pénitence. Si lenéopli\ln inmlm, H Im suffit de se rappeler joyeusement l'alli.ipnn li.iiiti^ni.ili-. Les péchés lui -sont remis s'il croit c|n a cause de i alliance. Dieu ne veut plus les imputer. Inutile d'imaginer un autre remède, une seconde planche de salut, quoi qu'en ait dit saint Jérôme. Faire pénitence, c'est retourner au baptême et à la foi. Op. cit., n. 19-23, p. 2604-2605; De capt. Babyl., n. 82-87, t. xix, p. 62-70. Dieu ne pouvant mentir, l'alliance demeure toujours. Aucune faute ne

peut la résilier, faire perdre au chrétien son bonheur j. aucune, si ce n'est l'infidélité, la substitution des œuvres à la foi. Ihid., n. 21, 22, 23, t. x, p. 2604, 2605; De capt. Bahi/l, n. 86, 87, t. xix, p. 67, 70. Celte loi devient ainsi le seul devoir du chrétien, que le baptême l'a fait lilire. Le néophyte n'est donc pas soumis aux ordres de l'Eglise : ni pape, ni évéque, ni homme, ni ange ne peuvent lui parler en maîtres. Les préceptes, les œuvres feraient oublier la voix de l'Évangile, la liberté du baptême. Une seule chose est prescrite : avoir la foi, mourir à la faute en se souvenant que Dieu, à cause de l'alliance, ne veut plus l'imputer. De capt. Babyl., n. 107-111, t. xix, p. 83-87. Aussi, les vœux sontils contraires à la liberté chrétienne. L'engagement de tous les chrétiens, c'est le baptême. Les vœux particuliers sont des lois nouvelles, lois humaines qui anéantissent la foi et la liberté chrétiennes, font oublier lesacrement. S'ils sont valides, pourquoi le pape en dispense-t-il'? Si le pape peut dispenser, les autres chrétiens le peuvent aussi. Op. cit., n. 113, 122, p. 90-98. Cette conception du baptême sous forme d'alliance perpétuelle une fois admise, on comprend quelle efficacité Luther accorde au sacrement. Sans doute il se compose de trois éléments : eau, formule, parole de Dieu. Mai» ce qui est essentiel, c'est la promesse divine. L'eau ne contient pas une vertu cachée, comme le veulent les dominicains. Dieu ne sanctifie pas par sa seule volonté, ainsi fjiir In ili-inl Ins franciscains. Ce qui fait la valeur lin li.i|ili nm, , n-i l,i i.ii j la parole du Christ : Celui qui I n,n.i ,/ .//n .n-/,i n/n bapttsé scru sauvé. De cette nonlianrn ilnimnil In salut, c'est donc elle et non pas le sacrement qui justifie. Op. cit., n. 83, 94, 96, 97, p. 66, 74-76.

Telles étaient les idées de Luther quand parurent les anabaptistes. D'après eux, le rite du baptême est ua signe purement extérieur, un bain quelconque, f/xndsbad. C'est le symbole des peines auxquelles est soumis le chrétien, des bonnes œuvres qu'il lui faut accomplir. Luther. \'<nrr,l,' mif .liisti Menii Buch, n. 4, t. xx, p. 21ii."i: ;,s, Ann,/,„ n. ,/. hcil. Taufe, n. 23, t. xxii, p. 806; Mnliiinliion, Jiidicium de anab., Corp. Réf., Bruns» ici,. IS.a-lyiiU, I. I, p. 955; Adversus anab.,t. m, p. 33. Le baptême ne remet pas la faute originelle; d'ailleurs s'il faut en croire -Ménius et Mélanchton, les anabaptistes niaient l'existence de ce péché. Le sacrement n'a pas non plus pour ell'et d'empêcher la concupiscence d'être imputée, car elle n'est pas une faute. Il est donc une simple initiation, une régénération, puisqu'il introduit dans une société d'hommes parfaits. Mélanchton, De anab. ad Pliil. Hass., t. m, p. 197; Môhler, La symbolique, trad. franc., t. il, p. 178-1&1. S'il en est ainsi, le baptême ne saurait être efficace que chez les adultes qui ont conscience de leurs actes et possèdent la foi. Voir plus loin.

La lutte contre les anabaptistes n'amena pas Luther à modifier notablement ses premiéresaffirmations, mais elle l'obligea à dire et à redire que si le défaut de foi chez, le sujet peut rendre inefficace le sacrement, il ne l'annule pas. Predigt v. d. Iieii. Taufe, 1535, n. 33, 93, 108, t. x, p. 2536, 2575 sq., 2582. Luther insista aussi sur la valeur de l'eau baptismale dont il fit souvent le plus bel éloge. Elle est sainte, divine, heureuse, salutaire, sanctifiée par le nom du Très Haut, pénétrée de sa majesté, imie au san- lUi Clirist. Op. cit., n. 11, 28; Catechisiiius major, n. ilH-iJi, t. x, p. 152-153. Mais cette mystérieuse vcrin, 1 can ne la détient que grâce à la promesse, élément essentiel du baptême ; la foi demeure toujours aux yeux de Luther ce qui rend le rite efficace. Pred. v. d. heil. Taufe, 1535, n. 16, 26, t. x, p. 2523, 2532 sq.; Cat. maj., part. IV, t. x, p. 153 sq. Les effets du sacrement sont aussi ceux que décrivait Luther, en 1519. Il y a régénération : .Si le baptisé a la foi, le Saint-Esprit, le Christ viennent et demeurent en lui

RAPT1-:ME D'APRES LE CONCILE DE TRENTE

pour le renouveler; d'autre part, l'homme se sait engagé à ressusciter. Le cœur est lavé. La grâce est « versée », l'âme est sanctifiée, les dons de l'Esprit sont accordés. Néanmoins, la chair demeure pécheresse : mais le pardon est assuré : le baptême donne au chrétien l'assurance que Dieu ne veut plus voir, imputer, condamner Ses fautes, quelque graves qu'elles soient. Si l'homme tombe, il n'a. pour faire pénitence, qu'à se souvenir avec foi de son baptême. Cat. niaj., loc. cit.; Pred. V. d. heil. Taiife, n. 45, t. x, p. 25W; Pred. ani. Ev. am Sonnt. Trinil., n. 13 sq., t. xi, p. 1561. Luther ne reste pas moins fidèle à ses premières déclarations sur la liberté chrétienne. Les commandements de l'Église, les lois mosaïques et même le Décalogue ne doivent plus inquiéter, condamner le chrétien; ils sont abrogés par le Christ. On peut se servir de la loi comme d'un moyen piWhigogique, pour amener à l'obéissance les enfants et 1rs liommes grossiers. On doit même prêcher la loi à tous les hommes, afin de leur faire constater leur impuissance à la pratiquer. Mais, la voix qui parle au chrétien, lorsque l'Esprit a fait de lui un homme nouveau, c'est l'Évangile, et cet Évangile n'est pas une loi, mais l'appel à la confiance en Jésus-Christ rédempteur. D'ailleurs, le chrétien n'a pas besoin d'être tenu de faire le bien, il le fait. L'art suprême du fidèle est d'ignorer la loi. Ces thèses sont souvent développées par Luther: voir, par exemple, le commentaire sur l'épitre aux Galales de 1535, t. viii, p. 1513 sq.

La conception de Zwingle se rapproche beaucoup plus de celle des anabaptistes que de celle de Luther. Les sacrements n'ont pas la vertu de purifier, ils sont seulement des signes qui rappellent le salut, excitent à la foi. témoignent que le chrétien appartient à l'Église du Christ. Ve vcra et fntsa ivlig., édit. Schuler et Schulthess, Zurich, 1828-18i2, t. m, p. 2-29, 231 sq. Par le baptême, l'homme s'enrôle parmi les soldats du Christ, il s'engage par un signe symbolique à être son disciple, à appartenir au peuple de Dieu. C'est un rite d'initiation, tout à fait semblable à la circoncision. Seules, la grâce de Dieu, la foi justifient. Le baptême d'eau ne communique pas le Saint-Esprit, ne fait pas de l'homme une nouvelle créature. Il ne remet pas les péchés ; d'ailleurs, il n'y a pas de faute originelle proprement dite. La nature est corrompue, malade. Mais cette tendance au mal n'est pas un péché qui entraine condamnation. Fidei ratio ad Car. V, t. iv, p. 6; De pcccato oiiginali ad Vrb. Rherjiuni, t. m, p. 627 sq., 643; Vom Touf, vom Widertouf und vom Kinderlouf, t. il, 2, p. 230, 297 sq.

Calvin n'admet pas que le baptême soit simplement un rite d'initiation, une profession de foi, une marque distinctive. Il l'est, c'est vrai; par lui l'homme entre dans l'Église et appartient au peuple de Dieu'; mais le sacrement fait plus. Inst. chr., c. xvii, n. 1, 13, 15, 20, p. 957, 964, 965, %9. Sans doute", il ne possède pas une vertu mystérieuse, ne contient pas la grâce. N. 14, p. 965; c. XVI, n. 9, p. 944. Mais c'est un message, un diplôme qui nous montre que nous sommes crucifiés avec le Christ, que nous participons à tous ses biens. C. xvii, n. 5, 6, p. 960. Surtout, il nous donne l'assurance que par le .sang du Sauveur, nos péchés sont pardonnes. Sans doute, Ils no sont pas enlevés, la concupiscence demeure en nous et est odieuse à Dieu; mais il s'est engagé à ne plus l'imputer. Et comme on est baptisé pour la vie entière, comme le péché ne détruit pas le sacrement, le chrétien qui tombe n'a pas à recourir au pouvoir des clefs, à un rite nouveau. Le baptême, c'est la pénitence. C. xvii, n. 1-4, 10, 11, p. 957-963. Le chrétien jouit encore d'un autre avantage : soumis au Christ, il est élevé au-dessus de la loi, il obéit spontanément, fait naturellement ce qu'elle commande et peut à son gré user ou ne pas user des choses indilférentcs. C. xvii, n. 12. p. 9(ji : c. .Ml. n. 2 sq.. p. 82'J sq. .Mais le sacrement

n'est efficace que chez les élus, les prédestinés : en eus seuls, se trouve la foi sans laquelle le signe resterait vide, en eux seuls l'Esprit agit pendant que le rite s'accomplit. C. xvii, n. 15, 16. 37, 41, p. 965, 967, 981, 983; c. xvi, n. 6, 9, 15, 17, p. 941, 944, 948, 9.50.

2. Doctrine catholique. — A. Le baptême est un sacrement de la nouvelle loi. Son mode d'efficacité. — Le concile a défini, sess. VII, De sacr. in gen., can. 1, que le baptême est un sacrement de la nouvelle loi. Explii|ti |Mi |. - r, nions suivants, ce simple mot dit beaucoM|i ! I . h. Il de toutes les théories protestantes

sur I I i i II ilé du baptême. Ce sacrement n'est pas -. 1,1 i, ni I -i.ne qui distingue extérieurement le chrétien, le symbole de la grâce reçue par la foi, un aliment de cette foi. Can. 5, 6. Ce qui obtient la grâce baptismale, ce n'est pas uniquement la confiance en la promesse de Dieu. Can. 8. Bien supérieur aux sacrements de l'antique alliance, can. 2, le baptême signifie, contient la grâce, la confère à ceux qui ne font pas obstacle à sa venue, can. 6, il la donne ex opère operato, par le fait que le rite est accompli, accorde à tous, du moins pour ce qui est de Dieu. Can. 8. Des notions complémentaires sur le mode d'efficacité du baptême sont éparses ailleurs et méritent d'être recueillies. Auteur de la grâce, c'est Dieu qui est le ministre principal du sacrement : c'est lui « qui lave et sanctifie », sess. VI, c. vu; le baptême ne tire pas sa valeur de la sainteté de l'homme qui le confère, puisque l'hérétique baptise validement. Sess. VII, De hapt., can. 4. Voir plus loin. D'autre part, l'eau n'a pas d'efficacité rédemptrice par elle-même, elle ne fait qu'appliquer les mérites du Christ. A plusieurs reprises, le concile affirme cette proposition, et on peut dire qu'il la définit. Sous peined'anathème, il est défendu de soutenir que le péché originel est enlevé par un remède autre que le mérite de l'unique médiateur, Jésus-Christ; il est défendu de nier que ce mérite du Christ Jésus est appliqué par le baptême... Suivent les textes de l'Écriture affirmant que Notre-Seigneur nous a sauvés, a effacé les péchés du monde et qu'être baptisé, c'est revêtir le Christ. Sess. V, can. 3. A la session \l', la même idée est exprimée : dans la régénération chrétienne, la grâce est donnée par le mérite de la passion, c. m, et il est affirmé que Jésus-Christ par sa passion nous a mérité la juslificalion. C. vu. On compn'ml snns prine l'insistance des Pères sur ce point ; iN ,i\,ii. ni ,. , .nir il';inirmer que le baptême catholiqu. n ^ -i i-.i- nu ritr pmi'ment extérieur, comme le ili-.n.nl !> ^ r. r.'iiM^li-nrs. qu'il n'a pas une effic;icité « iiia^îlciiu' ', coimiie on le prétend parfois. Ce qui achève de mettre la doctrine du concile à l'abri do ce reproche, c'est le rôle reconnu par lui aux dispositions de riiomme. Sans doute, l'assemblée s'est refu.sée à dire que le péché originel est remis par le mérite de Jésus-Christ appliqué par le baptême et la foi, sess. V, can. 7, elle n'a pas voulu assimiler l'œuvre de l'homme et celle de Dieu ; elle a même déclaré que seule la foi ne justifie pas. Mais elle enseigne que les sacrements produisent la grâce si l'homme ne fait pas opposition à leur efficacité. Sess.VII, De sacr., can. 6. Or précisément noire perversité peut faire obstacle à la vertu du baptême,et il est nécessaire qu'elle soit corrigée et chassée par la pénitence. Sess. XIV, c. I. Des dispositions sont donc requises pour que le sacrement soit fructueux : elles seront énumérées plus loin; ici, il fallait indiquer leur rôle. Parmi les actes qui composent ou préparent cette pénitence présupposée par la régénération, la foi semble mériter une place d'honneur : le concile n'appelle-t-il pas le baptême, le sacrement de la foif sess. VI, c. vu; ne dit-il pas que Dieu nous a proposé Jésus-Christ comme le rédempteur qui apporte la propitiation par la foi en sou sumi:' Sess. VI, c. II. Il est vrai que le concile a pu déconur ce nom au baptême, pour d'autres motifs : le néophjle

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

reçoit la foi vh:e, sess. VI, c. vu; le catéchumène fait par lui-même ou par d'autres profession de foi. Sess. VII, De bapt., can. 9, 13, 14. Quoi qu'il en soit, il demeure établi que sans la foi, sans les dispositions requises, l'homme ne reçoit pas avec fruit le sacrement : l'efficacité du remède contre le péché originel n'est donc pas magique.

B. Le sacrement de baptême est l'instrument dont Dieu se sert pour justi/ier l'infidèle. — Le concile affirme expressément que, par le Ijaptême, Dieu nous justifie. Sess. VI, c. iv. Si les hommes ne renaissent dans le Christ, et cette renaissance, le contexte l'indique, f-t le <:nfrompnt, C III, ils ne sont jamais jnsli/ir-^. I," '^. MI <!'■ la VI» session est encore plus clair. C' -I n\v M. iiniiion qui ne laisse rien à désirer : la cai^sr in-.i,u..ir,>i,,l,- ,1e la justification, c'est le sacremciii :lri^ai,ir,i,.-.,iu,,'xth- ^,u-,vnic,il ,1e la /oi. Cette propoMli.i,, ,-i iiHliivriri,i,.|il .illiriii.'i' ii;ii- !.■ iMiicile en plusieui- -ii,lniiN. 11 .1. l'ii rllrl. |hi.-. m luiiicipe que les sacreiiiciiUs .s\U]ljolisL'Ul lu ;:r:i('' .pi iK |.r.Khiisent. Sess. VII, X»i,> sacr., can. 6. Or, h- lupi- nu r-i un bain de régénération, sess. V, can. 4,olc.;> m !'■ i '■' luit, le catéchumène s'enxevelit pour nimi, ,. il r. i^ 1 I homme nouveau, sess. \', cm. '<. r .'-l-.i-.ln -■ !<■ cin i-i -i d.v iinl en lui une )«'».''.■. Il, ihiiv, ~r--. \i\. .■ n \iii-i Ibaptême signili^' ■ '. lui- .Mii-Mpi-Mi. M |ii .nlnii un ■ <• n-vation, une ré^Linraliuii. uiu' if.-iuircliuu .-piriluullij, il est le symbole et l'instrument de la justilication.

C'est dire qu'il a pour effet de remettre les péchés, de sanctifier l'homme : la justification comprend ces deux actes. ?r^,. AT ( . vu.

a) L, './/r/- ,r, ,,,,,,'/ les péchés.— a. La faute originelle, liiii- Il ' -sion Vs on a défini que le pèche originel r^l cil, ici p.ir le baptême, par le baptême seul, 3z les adultes. Can. 3-5.

me que le sacrement est l'unique

chez les enfants et ch

Le canon 3' remède contre

compl

lién'ditaire. Il contient l'analys it Augustin, De peccat.

,P. L., t. .XLiv, col. 113, lit au IV" concile de La- .. parciilis, et par trois

textes de riCcnliin-, AlI.. il. li: .1 27. Le conciK-. .Ir/iml ,\\,r linmiu faute origiitellc. c'c.-.! le mérilf ,h' que aux adultes et au.r enfanis pa) Après l'affirmation, suit la preuve

.1.. I. -l'.l : Gai., III, ■ i;ji,ir,l,' contre la Irsus-Chcst appuie baptême valide.

: elle est tirée de

'Écriture : seul, nous sauve le nom de celui qui efface les péchés du monde et que l'homme revêt en recevant le sacrement.

Le canon 4« affirme qu'il faut donner ce remède aux enfants pour les délivrer de la faute originelle. Il est la reproduction à peu près textuelle du canon 2« du concile de.Carthage de 418. Denzinger, n. 65; Hefele, Hist. des conciles, trad. Delarc, Paris, 1869, t. ii, p. 294. Le concile de Trente définit que les enfants ajant contracte la souillure originelle, mime s'ils sont nés de parents chrétiens, il faut les baptiser, pour que ce péché soit e.ipié. Les conceptions opposées a cette doctrine sont formellement rejetees II est nécessaire, est-il dit, que le sacrement soit donne pour assurer à l'enfant la vie éternelle : c'est la condamnation de cette thèse pel.igienne le baptême a pour effet d'ou\rir à l'enfant 1 i .\ hihk de Dieu, et non pas d'effacer la faute origini lli m il , mler la \ie éternelle. S. Augustin, op. ((/ I I wiii lol. 121. Et, ajoute le concile, si le wi ' ' 'hnnii . ce n'est pas pour la ré-

mi'.--, I I ^ du péché originel. Nous

-■J^Lii I I 1 t-^ du concile de Cartilage,

h •- 1 II il iilii condamner de nouveau

mil II I I II il i! |i siiiit \ii,iisiiii, up. cit.,

II I -' 1 iN . ni ml I iiiiiitltent des

P'cli 'I I 1 m I I I lit |u iK doivent

<-'"- ' 1 ' Im 111 un. ^oup, la pioiiubiliuu atteint une

thèse semipélagie'nne : le sacrement est destiné à obtenir aux enfants le pardon de leurs fautes futures. S. Augustin, Epist., ccxvii, c. V, n. 16, P. L., t. xxxiii, col. 984. A l'appui de ces définitions, le concile invoque des arguments : la parole de N.-S. : Si quelqu'un ne renaît, etc., ,loa., m, 5 ; l'article du symbole : le baptême pour la rémission des péchés; l'usage, en vertu d'une tradition apostolique, de donner le sacrement aux enfants alors qu'ils sont incapables de commettre des fautes personnelles.

Le canon 5» indique les effets du baptême. Il est fait d'idées et d'expressions empruntées aux c. xill, xiv du I"' livre de saint Augustin, Contra duas epist. Pelag., P. L., t. XLiv, col. 562-564. Le concile de Trente a, par des retouches, adapté le texte aux besoins de la cause qu'il di'fend. Deux déclarations sont contenues dans ce canon. Le péché originel disparait entièrement; la concupiscence existe encore, mais elle n'est pas une faute proprement dite.

Le concile définit que la culpabilité, l'offense, reatus peccali originalis, est remise {reatus concupiscenlix, avait dit saint Augustin, dimissi sunt, loc. cit.'); que tout ce qui a vraiment et proprement le caractère de péché rsi ck/it,-' i-aiiit .\iii:ii-liii. //..,/ aliqu'id peccati remanet

<l,in,l ,,,,,, ,;'iinii,,!><r . \.\ I 'iiiie toute équivoque soit

iiiipns^ililr. Ir iMin il.' -lApInpin niicore. Saint Augustin, accusé p.u- lus pclayiuus de pcuïci' que le baptême « rase » la faute originelle comme le rasoir coupe les cheveux sans arracher jusqu'à leur racine, avait répondu : Auferre crimina, non radere. Le sacrement ne rase pas, il 'enlève les fautes. C'est ce que redit le concile de Trente. Les protestants soutenaient que le baptême n'ôtait pas le péché, mais empêchait qu'il fut imputé; ce n'est pas assez reconnaître, définit encore le canon 4». La thèse du concile est celle-ci : Dieu ne hait rien chez les baptisés, proposition qui est développée ensuite, en des termes empruntés à l'Écriture, si bien que la phr

tout a la fui- r\piivr la i fait pens. I , I 1 ih-im-, I

qui sont l.,i|.li-r-. j

avait ilil s, uni l'.inl inul.i VIII, l ; les liaptisis ont mort, Rom., vi, i ; le clu' revêtu riioinme noiiveai IV, 21. Il est

par voie d'allusion, ndamnation pour ceux li sont en Jésus-Christ, retiens justifiés, Rom., •velis avec lui dans la liuiiillé le vieil homme, ne nouveau ciéé à l'image de Dieu. Eph., nnocent, immaculé, pur, irrépréhensible..., rien ne peut retarder son entrée au ciel.

Sur la concupiscence, le concile a fait trois déclarations : elle existe ; elle ne nuit au chrétien que s'il consent à ses sollicitations; elle n'est pas une faute proprement dite, chez les baptisés. Inutile de définir qu'elle est en nous : le concile « l'avoue, il le sait par expérience ». Il enscipii' qu'rlK- ■.-,,' peut nuire à l'homme qui ne con^ciii , : i , il, aidé de la grâce, résiste courageusenn i ihUions. Laissée chez le chrétien

pour lui niinr ,,,,,,,,,;, de la lutte, elle devient pour lui, s'il est vaillant, une source de mérites. Ainsi, aux thèses luthériennes, le concile oppose des phrases empruntées à saint Augustin, loc. cit., cuni qua (cojicupiscentia) necesse est ut etiam baptizatis conlligal..., nihil {concupiscentia) noceat renascentibus..., peccata quse fiunt sire in ejus {concupiscentix) consensionibus. Une troisième définition est encore empruntée à saint Augustin. Loc. cit. Il avait dit que la concupiscence est a^ypelée péché, non pas parce qu'elle l'est,mais parce qu'elle a été produite par le péché,... ou parce qu'elle est mi'"' l'ii >M"i"-'-»,<')il par le plaisir dépêcher. Le concile ippi I II langage, pour réfuter Luther et

Calvin. 1 |iin saint Paul «ppeMe pac/'ois ia

com-upr^. < n, , .... ,,/,,• ; c'est le cas, par exemple, Rom., VIII, ilt ; mai- ^.-U,,, rinlri-pn-iniion constante de l'Église, cette nianhir il. p.ili r -i^nilie que la concupiscence vient (1(1 pr. !(('. '/c //u- n" pcclic, et non pas qu'elle est, chez les baptisés, une faute véritable et

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

firoprement dite. Le concile impose cette doctrine sous la menace de l'anathéme. De ce que le texte porte : « chez les baptisés, la concupiscence n'est plus un péché, » quelques théologiens ont conclu qu'elle l'était, d'après le concile, chez ceux qui n'ont pas reçu le sacrement.Bossuet,Z)p/cHserfe?a tradilion,\.WM, c.WMi, Besançon, 1836, t. viii, p. 137-138. Cette interprétation n'est pas communément acceptée, et l'histoire de la rédaction du décret sur le péché originel prouve qu'elle ne peut pas l'être. Le canon 5« est consacré à décrire les cfl'ets du baptême, le concile ne s'occupe donc en le composant que de la concupiscence chez les baptisés, il n'a pas l'intention de dire ce qu'elle est chez l'infidèle. Voir CoxctPisCENCE et Péché originel.

6. Péchés actuels. — Le concile avait professé sa foi en un seul baptême pour la rémission des péchés. Sess. m. En parlant du pardon de la faute originelle, il avait employé des expressions qui laissaient entendre qu'avec elle disparait toute autre faute, chez les baptisés.: Par ce sacrement l'homme revêt le Christ, sess. V, can. 3; tout ce qui a le caractère de péché est enlevé, can. 5. Sans doute, ici, il s'agit directement de la faute originelle, mais cette rémission complète parait entraîner le pardon des autres fautes. D'ailleurs, voici qui est décisif: chez l'homme régénéré. Dieu ne hait rien, il n'y a en lui aucun sujet de condamnation, il est innocent, sans souillure, pur, irrépréhensible..., rien ne peut retarder son entrée au ciel. Sess. V, can. 5. Cet enseignement est encore répété à la session VI« : l'adulte pour élre justilié doit haïr ses péchés : ils seront donc irmi-. S.-.-^. \l. •■. vi. I.,i .mii-c m-li cn-

tion u'fsl pii- -. nli iiiiiii !■■ |.,ii(|..i] ./ - y, ,',,■,., [Kir elle, d'injuste Ihouiun; iluiiuul ju=lc, d iiuiLnii du Dieu, son 'ami. Sess. VI, c. vu. £nlin, la définition la plus claire est celle-ci : Dans le baptême, l'homme reçoit pleine et entière rémission de tous ses péchés. Sess. XIV, c. II. C'est laconfirmation de l'enseignement d'Eugène III, Décret, pro Armenis, Denzinger, n. 591.

c. Peines dues au péché. — .\ plusieurs reprises, le concile, pour montrer la différence qui existe entre le sacrement de baptême et celui de pénitence, déclare que par la régénération spirituelle, l'homme obtient condonallon de toutes les peines dues à ses péchés. Voulant légilimer la salisficlinn i. (|iii-i' ,],■ la part du chrétien qui reçoit l'absoluliuii, Ir mur ilc dit : « La

justice divine parait exiger ipir Ih iruive pas en

grâce aux mêmes conditions 1 inlidiii el le pécheur baptisé. » Sess. XIV, c. vill. Le baptême accorde pleine cl enlicre rémission de tous les péchés : rénovation à laquelle on ne peut arriver par le laborieux baptême de la pénitence qu'au prix de larmes et d'efforts considér.ibles. Sess. XIV, c. ii. Mais ce ne sont là que des insinuations. A la session VI», le concile répète l'affirmation d'Eugène III, Décret, pro Armenis, Denzinger, n. 591 : dans le baptême, toute la peine temporelle est remise. Sess. VI, c. xiv. Aussi rien ne peut retarder l'entrée au ciel du baptisé. Sans doute, cette dernière proposition est surtout dirigée contre l'erreur de Luther déjà condamnée par Léon X. Bulle Exsurge, Denzinger, n.627: « La concupiscence retarde pour l'âme le moment de l'enlrée au ciel, » mais, du même coup, elle laisse entendre que le sacrement remet toutes les peines.dues au péché.

b] Par le baptême l'homme est sanctifié. — Dans un même développement, le concile définit que le baptême est cause instrumentale de la justification et que celle justification comprend non seulement la rémission des péchés, mais le renouvellement de l'homme intérieur par l'acceptation volontaire de la r/ràce et des dons. Sess. VI, c. VII. Celle phrase ne peut s'appliquer qu'aux adultes, mais il en est d'autres qui expriment la même idée et peuvent convenir â tous les b.iptisés. Ainsi,

il est enseigné que les catéchumènes, et ici la phrase est absolument générale, revêtent l'homme nouveau créé à l'image de Dieu, sont devenus non seulement innocents, etc., mais chers à Dieu. Sess. V, can. 5. De même, après avoir défini la justification, « im passage de la condition de fils d'Adam à l'état de grâce et à celui de fils adoplif de Dieu, » le concile ajoute, et ici encore le texte est général : ce changement ne peut se faire que par le baptême. Sess. VI, c. iv. Ailleurs on lit : Si les hommes ne renaissent, ils ne seront pas justifiés : cette renaissance leur accorde la grâce qui les rend justes. Sess. VI, c. m. Enfin, le concile parle de la grâce de justification reçue dans le baptême, sess. VI, c. xiv,'de la justice obtenue dans ce sacrement. Sess. XIV, c. i.

Ce n'est pas le lieu de dire en quoi consiste cette sanctification positive. Voir Justii-ication. Ici nous ne ferons que citer, sans les approfondir, les déclarations du concile sur l'état du baptisé. Il reçoit la grâce, sess. VI, c. III, XIV ; passe à l'état de grâce. Sess. VI, c. IV. Il est sanctifié, sess. VI, c. vu ; juste, c. m ; reçoit la justice vraie et chrétienne, la justice par laquelle Dieu le renouvelle et le nnd vraiment juste. Sess. VI, c. VII. Aussi est-il devenu luiii ri Tii-n, sess. V, can. 5; son fils adoptif, sess. \ I i iile. Sess. VI, c. xiv;

sess. XIV, c. viil. Kn: ! ! s dons, sess. VI,

c. vu; le don du Saint-l.>iJiii. -i . .;. \1V, c. vin; les vertus infuses de foi, d'espérance, de charité. Sess. VI, c. vu. Est-il défini que ces vertus infuses de foi, d'espérance et de charité sont accordées à tous, même aux enfants ? On pourrait hésiter un instant à le dire, sous prétexte que le chapitre dans lequel est affirmée la collation de ces dons parle de leur réception volontaire, et par conséquent ne peut s'appliquer qu'aux adultes. La difficulté n'est qu'apparente. Le concile, pour prouver que ces vertus sont accordées, constate que le rituel fait demander par le Cîttéchuméne la foi qui accorde la vie éternelle : or, ce désir est exprimé aussi bien au baptême des enfants qu'à celui des adultes. De plus, le chapitre dans lequel le concile parle de la collation de ces vertus est intitulé : de la jusliliralinn de l'infidèle et de ses causes; il est donc h. - ^rn. i, I. 1 1,, peut s'en convaincre d'ailleurs en lisaiil ■ •\n\ pi .li.- la déclaration sur les veiiiis. Il est li.Mh- .les (mh-o efficientes méiiieii. , iii-ii iiiii.'iitale, foriiieile de la justification; or

elles I iju'il s'agisse d'enfants ou d'adultes.

San- ' Il 11 première phrase du chapitre, les

mol- " yr , ,.l,,iilaire des dons ne peuvent convenir .|ii,iii\ ,iilii|[- -: mais il faut se souvenir que cette pr(i|iii-iii..n -.1 1 il. ii.iii-iii..ri entre le c. vi et le c. vu; elle e.uiliiiu.' I.. .Ii\. |.i|i|ii'nieiit qui précède sur les dispositions requises de l.i part des adultes pour la justification. Le concile de Trente a donc défini que tous les hommes recevaient dans la justification les vertus infuses de foi, d'espérance, de charité. D. Solo, De nalura et gratia, I. II, c. xviii, Lyon, 1581, p. 108; Bellarmin, Controv., de sacr. bapt., c.xi, Paris, 1620, t. lU, p. 257- 258; Suarez, De sacr., disp. X.VVI, sect. ii, n. 5, Opéra, Paris, 1860, t. xx, p. 462 sq. ; et les théologiens contemporains. D'ailleurs le concile affirme que les enfants doivent être mis au nombre des fidèles, des croyants. Or ils ne font pas acte de foi. S'il est nécessaire de prendre le mol fidèle au sens étymologique, il faut, pour l'expliquer, admettre que du moins ces enfants ont la vertu de foi.

C. Par le baptême. Dieu imprime dans l'àmc un caractère. — Il est de foi que le baptême est un des trois sacremenlsqui marquent l'âme d'un caractère, c'està-dire d'un signe spirituel et indélébile. Sess. VII, De sacr., can. 9. Il était nécessaire d'affirmer l'existence de cet elTet méconnu par les protestants. Le concile ne dit pas ce qu'a de particulier le caraclore baptismal. Sur la notion générale, voir CAR.vcrÉnE.

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TREiNTE

D. Par le baptême, l'homme est introduit dans l'Église. — Le concile répète le mot d'Eugène III, Dec. pro Ami., Denzinger, n. 591 : le baptême est \a porte par laquelle on entre dans l'Église. Sess. XIV, c. ii. Il fait de l'iiommp ]r' membre du corps du Christ, lac. cit. 1- qu'avant d'avoir reçu le bap- I ùcher d'un autre sacrement :

"is baptisé, la pénitence n'est \1V, c. I. Nous verrons quelles Illusion dans l'Église et i|. osent à tous, même à

-. le baptême.

ijinnif uajiiiert tin droit condi

Le coini' il:

tème. .

pour pas Un -

obligatiuu< tu nous constalri ceux qui ont i ■

E. Par le bapi tionnel à la récompense dit ciel. — a) Un droit est acquis. — Le baptême est le sacrement qui, aux termes mêmes des définitions conciliaires, est nécessaire potir le sailli, sess. VII, De bapt., can. 5; sess. XIV, c. il; sans lui, on ne peut acquérir la vie éternelle. Sess. V, can. 4. L'assemblée déclare donc que, selon le mot de saint Paul, Rom., vill, 17, le chrétien est l'héritier de Dieu, le cohéritier dit Christ, sess. V, can. 5; l'héritier en espérance de la vie éternelle; dans le baptême, il a reçu la foi infuse et vivante qui la lui obtient. Loc. cit.

b) Ce droit est conditionnel. — Très souvent, le concile parle de la fragilité du baptisé, de ses fautes, de la perte de la grâce. Sess. VI, c. xiv; sess. VII, De bapt., can. 10; sess. XIV, c. i, ii, viii. Sans doute, l'assemblée a déclaré que Dieu ne hait rien dans l'homme régénéré, qu'en lui il n'y a rien qui appelle condamnation ; mais elle a ajouté le mot de l'Apôtre, Rom., viii, 9 ; s'il ne vit pas selon la chair; et, précisément, elle l'a fuit pour ne pas donner à entendre que le chrétien est impeccable. De même, le concile affirme que la concupiscence ne nuit pas, mais il a soin de dire : « condition que l'homme ne cède pas, résiste vaillamment à ses sollicitations. Seas. V, can. 5. Enfin, l'assemblée définit que la grâce une fois reçue peut être perdue. Sess. VI, can. 23. Yni,- .Ii - 1 ii i.ation. — Bien plus, cuuur l.s protest;iiiN ]■■- IiiIIp liens surtout, n'e\i.L,r mul .1. I,i part ilu liiiii-. i|ii. Il foi, l'assemblée ;i «in .l<rl,ii,r que d'aulu'.; cuudiliuns niées par les n. ruriii.il''iii> sont nécessaires ; observation des commandements de Dieu et de l'Église, respect des vœux que le chrétien s'est imposés, réception de la pénitence si le fidèle a péché. — Le concile ne nie pas que la foi soit nécessaire; mais il définit que le baptisé n'est pas seulement obligé de croire, sess. VII, De bapt., can. 7; que la foi n'est pas le seul acte commandé par Dieu au chrétien, sess. VI, can. 19; que Jésus-Christ n'est pas seulement le rédempteur en qui nous devons nous confier, sess. VI, can. 21 : que le baptisé peut perdre la foi par d'autres fautes que par le [nrln' d'inlidélité. Sess. VI, c. xv, can. 27; sess. VII. /( /ri/. , r.iri. 6. A'oir Justification. — Il doit ciiri I t.-|. ii-i la loi. Le catéchumène s'y est engagé ; nin il--. iii~iiii^iiions que le concile exige de lui, c'est la ,;'s''hiiiiii) d'observer les préceptes de Dieu, sess, VI, c. VI. et l'assemblée observe que la liturgie du baptême invitfle lidrie à respecter les commandements. Sess, VI, c. vu. I jilin le concile ne laisse place à aucun ■liiiil i|ii.' leChrist a été proposé ait.x hommes h'iiisl.iieiir auquel ils doivent obéir, sess. VI, .'. '■ i'"i>i:.-,é est obligé de se soumettre à . sess. VII, De bapt., can. 7; que '.''tien est tenu de respecter les '•■rii, le décalogite. Sess. VI, c. x, can. l',i J I I II icATiON. — Mêmes déclarations

sur le 11 I ixlresde la société chrétienne.

Il est il ' I ;, ' i.iine justifié doit les observer, sess. VI : 1 'jue le baptisé est obligé de se

sountr! ijimandements de l'Église, lois

écritis ; qu'il n'est pas seulement tenu

de h:^ lui plait. Sess. VII, De bapt.,

can. fc. \ ... .!, .... i,...iioN.

doute.

comnii can. ■!

toute l l'hom, connu ■

Restent les engagements personnels. Contre les réformateurs, surtout contre les luthériens, le concile rappelle la doctrine de l'Église. Il est de foi qu'on n'a pas^ à rappeler aux hommes le souvenir de leur baptême pour leur faire comprendre la mdlité des vœux qu'ils ont contractés, api-ès avoir reçu ce sacrement, sess. VII, De bapt., can. 9, et par conséquent pour engager les prêtres à se marier, les religieux à quitter le cloître. Si le concile donne cet enseignement, c'est qu'à ses yeux la principale objection des réformateurs contre les vœux des chrétiens est dépourvue de valeur. Les vœux ne2iortent pas atteinte au baptême et à la foi professée par le catécliumène, les promesses de ce sacrement n'annulent pas les engagements du chrétien.

Mais le fidèle peut manquer à ces diverses obligations. S'il tombe, lui suffira-t-il de se dire, avec foi : Je suis baptisé. Dieu s'est engagé à ne plus voir mes fautes, à les pardonner? C'était l'opinion de Luther et de Calvin. Le concile la condamne très énergiquement et à plusieurs reprises. Il définit qu'autre est le sacrenient.de baptême, autre celui de pénitence, et que le chrétien coupable de fautes graves doit recourir à ce dernier. L'assemblée prend la peine d'indiquer longuement les difl'érences i|iii si|i:iiiiil li'~ dnix lili-- institués pour la réconciliai h iii iln iiiiIhiii', Maiinv rt r.iiiiie ne sont pas du tout lu- iiii 1111- il m- I. lM|i|.aii.' vl .laiis la pénitence, Sess. XIV, c. II. Le lole du muiiblie est très, difl'érent ; seul, celui qui réconcilie le chrétien coupable fait office de juge, seul il absout. Loc. cit., sess. VI, c. xiv. Certains actes sont exigés du chrétien pénitent et non de l'infidèle ; confession, sali>r..eliiiii. Siss. VI, c. xiv; sess. XIV, c. VIII. Cette |il. un .1 . nli, le rémission des péchés, des peines éteruelli - il leiniiuLi-lles qu'accorde le baptême, le chrétien qui l'appiuche de la pénitence ne l'obtient pas, du moins pas toujours, du moins pas à des conditions aussi faciles. Sess. XIV, c. ii; sess. VI, c. XIV. Le premier sacrement ne doit pas être réitéré, le -ireiiil |i. ni 1 l'tre. Sess. XIV, c. xi. Le concile a donc

I 1 i I 1 1 ' / I ;//(«)■ que la pénitence du chrétien déchu

' --! ' . . 'i'i\, ,ri,ie de celle de l'infidèle, sess. VI, c. xiv; lie deliiiir que les deux sacrements sont distincts, ne doivent pas être confondus, que le baptême n'est pas le sacrement de pénitence. Sess. XIV, can. 2. Si l'assemblée tient tant à montrer la différence qui sépare les deux rites, c'est afin de déclarer que les péchés du baptisé ne lui sont pas pardonnes en vertu de sa seule qualité de chrétien. Il est défini que te seul souvenir du baptême et la foi ne remettent pas, ne rendent pas vénielles les fautes commises après la réception de ce sacrement. Sess. VII, De bapt., can. 10; sess, VI, can. 29. Il est de foi que la pénitence est le remède institué par Dieu pour la réconciliation des chrétiens tombés, que par elle, il applique aux fidèles déchus les mérites de la passion, que l'emploi de ce sacrement est nécessaire pour le salut de l'homme régénéré, mais tombé. Sess. VI, c. xiv, can. 29; sess. XIV, c. i, li. El le concile définit que la pénitence a été nommée justement une seconde planche de sabit. Sess. VI, c. xiv; sess. XIV, can. 2. Voir Pénitence.

4" Baptême du Christ et baptême de Jean. — Les déclarations du concile sur les effets du sacrement laissent déjà supposer qu'à ses yeux le rite chrétien l'emporte sur le baptême de Jean, L'assemblée a pris soin d'ailleurs de s'expliquer sur ce sujet. Les légats avaient indiqué parmi les erreurs à condamner cette proposition de Luther : Jésus-Christ n'a pas aboli le baptême de Jean, mais par la parole de la promesse, il l'a amené à sa perfection, Theol. Abhatidl. v. d. Taufe des Geset- :es, Jùh. und Chr.,l. x, p. 2613; et cette affirmation de Mélanchton. tirée des Loci communes : le baptême de Jean et celui du Christ avaient même efficacité; seulement celui qui recevait le premier devait croire au Messie futur, celui qui s'approchait du second au Christ déjà

APTÈME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

venu. De hapt., t. xxii. p. 4ô9. Luther, qui d'abord avait pensé autrement, loc. cit., soutint cette proposition, «■n lâiO. Ztretj Pred. ûber d. 3 cap. de Ev. Mal th. Dessau. Erst. Pred., n. 31, t. vu, p. 1000. Calvin lui aussi attribue même vertu au baptême de .lean et à celui du Christ. Insl., c. xvil, n. 7, 8, 18, t. I, p. 961, 962, 967. Les théologiens et les Pères du concile discutèrent longtiement sur les deux affirmations dont les légats désiraient la condamnation. On ne se décida à définir que cette proposition : Le baptême du Christ et celui de .lean n'ont pas même vertu. Sess. VII, De bapt., can. 1. Chemnitz trouve que c'est encore trop. Op. cit., part. II, De bapt., p. 3i. Il est facile de constater que ce problème, peu important en lui-même, est tout simplement une manière de poser une question très grave, celle du mode d'efficacité des sacrements. Les réformateurs identifient les baptêmes du Christ et de Jean parce qu'à leurs yeux, c'est la foi qui justifie. Le concile fait une distinction parce qu'il croit à la causalité ex opère operalo, à l'eflicacité du rite sacramentel. Le sujet est plus important qu'il ne le parait.

5° Ministre. — Luther affirme toujours que l'hérétique et l'impie baptisent validement; il soutient pour ce motif contre les anabaptistes, que le baptême des catholiques n'est pas nul ; il reconnaît que toute personne peut, en cas de nécessité, conférer le sacrement. De capt. Babijl., n. 9i, t. xi\. p 71, /',.>./. v. d. heil. Ta,tfe,\'oX>, n. 20,97, t. x. y r.Ji. - | .'.'TT h[. .\ses yeux

en effet, non seulement I. I< ip' ■ -i . .iiféré au nom

lie Uifu; mais Dieu est l'iiniiiur iiiiiii>iic de la sancttlic'.iiinn .1 il.- 1 .icle extérieur lui-même ; aussi, l'homme |i:ii- 1. i|ii 1 1,1 Tiinité baptise, n'a pas besoin d'avoir l'inl.irli..ri .L lii. Il fjire, il peut même agir par plaisanterie. Le diuUU- lui-même, s'il l.,iiitis,Tit. ((inférerait le sacrement. Pred. V. d. hril. T.mi.'. \y.\:>. n. 33, t. x, p. 2536; Schrifl v. d. W,»/,. /,,.,->, . l,-.;;:i. n. 111 sq., t. XIX, p. 1548 sq. Les anali^ipli-^lr-rniiriil soutenu, tout au contraire, que, si le ministre n'a pas la foi, le baptême donné par lui est nul, et c'était un des motifs pour lesquels ils conféraient de nouveau le sacrement à ceux qui l'avaient reçu de la main des papistes. Cf. Luther, loc. cil.; Calvin, hist., c. xvii, n. 16, p. 966.

Le concile définit que l'hérétique baptise validement, s'il pn, nonce la vraie furniulect a rinlenliondefairece

111.11- .|ii.- I ml. iiiiui. .:>lii.L.->>.<i rc. .~-ur le >l-u» des illûts iiiiriitinn ,1,- 1, lire ce nue l'ait l'Église, voir Saciie.ments. !..• iMiiori I -I . :ilqué sur une phrase du décret pour les .iiriiinirns. li.ii/inger, n. 591.

6" Sujet. — I. Erreurs. — Les anabaptistes déclaraient illicite et sans valeur le baptême des enfants. Nous connaissons leurs arguments par les réfutations <|u'en ont faites les proteslaiil-;, I. 'enfuit n'a pas la raison, ne comprend pas, ne ralillr pi- Inii ipron accomplit en son nom, ne peut être iinti. i l.i n ^ i, chrétienne. Il n'a pas la foi et par cous, iinc ni il m iiii|iie des dispositions requises pour recevoir avec fruit le baptême, (domine, d'autre part, le péché originel n'existe pas, il n'y a pas de raison de conférer le sacrement aux enfants. Aussi l'Kcriture ne dit-elle pas qu'on lui ait jamais donné le baptême ni qu'on doive le faire. Luther, liriofan zweij Pfarrh. v. d. Wiedertaufe, n. 31, t. xvil, p. 2058 sq. ; .Mélanchton, Loci comni., De bapt., t. xxii, p. 16 sq.; Judic. de anab., I. i, p. 932; De anab., t. i, p. 962 sq.; Adv. anab., t. m, p. 33 sq. ; Calvin, Jnst. chrét., c. xvil, II. 2(), 3:t, t. I, p. 073, 978. Ils voulaient donc que riiommc ne fut pas baptisé avant d'être adulte, avant d'avoir trente ans, disaient quelques-uns sous le prétexte qu'à cet âge Jésus-Christ avait reçu le baptême de Jean. Aussi conféraient-ils le sacrement de nouveau à cein (|ui l'avaient revu enfants. Luther, loc. cit.; Mé-

lanchton, loc. cit.; Calvin. Inst. chrét., loc. cit., et n. 47, p. 987.

Luther a toujours combattu très énergiquement les anabaptistes. Dés le début, il enseigne que le baptême est destiné à tous. Sermo v. d. Sak. d. Taufe, 1519, n. 6, t. X, p. 2596. Souvent, il discute une à une toutes les objections faites contre le pédobaptisme. Brief an zwey Pfarrh. v.d. irierfert.,n.3I sq., t. xvii, p. 2tJ58sq. ; Ausleg. der Ev. ani drit. Sonnt. nach d. Erschein. Chr., t. XI, p. 671 sq. ; Calech. major, De bapt., t. x, p. 159. Mais il entend bien aussi se séparer sur ce point des papistes. Il leur reproche de baptiser l'enfant à cause d'une foi étrangère, celle de l'Eglise, des parrains ou des parents. Personne ne peut être sauvé par la foi d'autrui. Ausleg. der Ev. am drit. Sonnt. n. d. Erschein. Chr., n. 20, 22, t. xi, p. 666 sq. La pensée qu'il exprime souvent est celle-ci : L'enfant est présenté par les parents, ils intercèdent pour lui ainsi que l'Église. A cause de cette prière et de cette confiance. Dieu met en l'enfant une foi propre, personnelle, et le justifie. Sans doute, le petit baptisé n'a pas la raison ; mais n'est-ce pas cette faculté qui est le grand obstacle à la foi? Loc. cit.

C'est la même pensée qu'exprime la formule de concorde de Wittemberg, 1536. Luther, Werke, I. xvii, p. 2531. Assurément, les enfants n'ont pas la raison, mais ils éprouvent des mouvements semblables à ceux que ressentit Jean dans le sein d'Elisabeth, mouvements analogues d'une certaine manière à des actes de foi et d'amour. Quant aux enfants morts sans baptême, si selon Luther il n'y a pas à désespérer de leur salut, on ne peut leur donner le sacrement. Il faut alors prier Dieu qu'il les fasse participer à sa miséricorde. A cause de l'intercession des parents l'enfant ne sera pas perdu, in,-.i; r. ■ Il .-n .r;'ice. Bedenk. v. d. Taufe so v. Weib, I. ! \ . ''"'hi, t. X, p. 2617. Cf. Tischreden, V. ' / I I,'.. 25sq., t. xxir, p. 856, 859sq. Luther

11. Il" I II un exception assez semblable en faveur des adultes. S il déclare que le baptême est nécessaire, que le négliger, c'est mépriser, le Christ et la foi, il observe que Dieu, n'étant pas lié par ses sacrements, peut sans eux ce qu'il peut par eux ; il est donc capable de donner son esprit à un homme qui n'étant pas baptisé croit l'être, il ne condamne pas celui qui ayant la foi ne peut recourir au sacrement. Eine and. Pred. v. d. Uiirtigkeifder JùngerJesu, n. 62,64, t. xi, p. 1333, 1334. Quant aux dispositions requises, Luther n'en connaît qu'une ; la foi à la promesse du Christ. De capt. Babyl., n. 83, 97 sq., t. xix, p. 66, 67, 76 sq.

Selon Zwingle, le baptême n'est pas nécessaire pour le salut, ni pour la rémission de la faute originelle; et néanmoins, il faut absolument le donner aux enfants. C'est la circoncision nouvelle, elle est indispensable comme l'ancienne; il faut que par elle l'homme soit introduit dans le peuple de Dieu. Zwingle se croyait d'autant plus fondé à exiger qu'on baptisât les enfants, qu'il faisait du sacrement un rite purement extérieur. V. Tûiif,v. Widertoufu. v. Kindertouf,l.u,'2, p. 230, 297.

Calvin, lui aussi, combat les thèses anabaptistes. Inst. chrét., c. XVII, n. 21 sq., p. 970 sq. Pourtant d'après lui, l'enfant des fidèles tire sa sanctification de son origine : Dieu a promis de bénir la race des chrétiens, n. 33, p. 978. Et néanmoins il faut conférer le sacrement à l'enfant. D'abord, Dieu le veut. Puis le rite extérieur introduira l'enfant dans l'Église, confirmera la foi des parents, rendra le petit baptisé plus cher à la communauté chrétienne et assurera davantage son éducation religieuse, n. 21 sq., p. 970 sq. Mais si, sans qu'il y ait mépris de la loi, l'enfant ne peut recevoir le sacrement, son salut n'est pas en danger; car, dès sa naissance, le fils du chrétien appartient au corps du Christ. C. xviii, n. 71, p. 1038. Dieu donne-t-il à cet enfant une foi semblable à la notre'? Calvin n'ose l'affirmer; il dit seulement que Dieu, qui, au ciel, se fait connaître pleinenieiil des en-

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

fants, peut sans doute leur accorder ici-bas, par une action mystérieuse, quelques rayons de lumière. C. xvii, n. 35 sq. De l'adulte, Calvin exige la pénitence et la foi, n. 43, p. 984.

Sans partager les erreurs protestantes, l'humaniste Érasme s'avisa de proposer que les enfants, après avoir été instruits de la doctrine chrétienne, fussent invités ratifiaient ou non les promesses de leur v 1 . riKcnt, ajoutait-il, il vaudra peut-être |. r.ni ir. On les laissera à eux-mêmes

à déclarer baptême. ^ mieux nr jusqu'à Cl leur inlliij reuchari.st

11- ii.iiiiiirnt a résipiscence, et on ne ii.iiiir jii'iiie, si ce n'est la privation de des aulres sacrements. Prief. parap/o:

in Mallh., édit. Leclerc, Leyde, 1703-1706, t. vu.

2. Ductrine catholique. — À. Tous les hommis. ),ivi,,r les enfants, doivent être baptisés. — Le concile définit que le baptême n'est pas libre, mais -nécessaire au saint. Sess. VII, De bapt., can. 5. Cette déclaration s'explique par deux autres dogmes : l'unique remède contre la tacite originelle, c'exi /<■ nirrih- île Jéstis-Christ appliqué aux adultes et un r riif.ints jhh- le baptême, sess. V, can. 3; sans ce s<in rm,',,!. mil n'obtient la justification, l'infidèle ne puni êh-e justifié que par le baptême reçu ou désiré. Sess. VI, c. iv, vu. Et, parce que les erreurs de Zwingle et des anabaptistes l'exigent, le concile insiste surtout sur la nécessité du baptême des enfants. Voir ce qui a été dit de la rémission du péché originel par le baptême. Il définit ces trois propositions. Sess. V, can. i : a) Il faut que l'enfant soit baptisé (contre Ips adviTsaires du pédobaptisme). 6) Il est nécessanr .///';/ Irsmi i„iiir nht,-)in- !a rémission du péché ongiiirl ,1 lu nr r/urf/rllf cuiilré les anabaptistes, Zwhi^l,', Cihmi. r] Il fnii iloiiiu'r le sacrement, même si l'enfant est /ils île chrétien (contre Calvin).

De ces propositions, il résulte qu'aux yeux du concile recevoir le baptême est non seulement un acte prescrit par Dieu et qu'on ne peut oniPtlrp p:ir ini'pris sans pécher gravement, mais que c'est :m'--i ■ 'hi !■ v i un moyen sans lequel on est dans l'impur- il : .!■!■- mvé. Ce sacrement applique l'ioiigi/e rtiu. .1- I Miii. Il laiile originelle, il est l'unique cause de la justilicalion. Tentant lui-même ne peut être sauvé s'il ne le reçoit. Le baptême est donc de nécessité de moyen. C'est d'ailleurs le sens obvie des mots necessarium ad salutem. Le concile toutefois ne condamne pas l'enseignement reçu sur les baptêmes de désir et de sang. Il reproduit la thèse de saint Thomas : pour être justifié il faut avoir reçu ou désiré le sacrement. Sum. theol., m», (|. Lxvin, a. 2. Voir col. 275. Aussi, tous les théologiens catholiques postérieurs au concile ont admis l'efficacité de la contrition parfaite et de la mort soufferte pour le Christ, mais ils sont obligés de dire, pour rester fidèles à la doclim. m ili liiup, que si la charité et le martyre remetteiil ! ]i . i , i i inel et justifient, c'est parce qu'ils sont uni- m \'i u ilu s;icreinr-nt. fin moins jinroo qn'ils rexpriineut iiiiplicilfuient.

\iill Cn.ll X I ,l;| MIT. .MmiIVRE.

I.i' -: n il. I iinlii|iii. 1 (|thH.' date le baptême est de- Miiii .il'li ,ii lin, iHMNcn il,' ^,llut indispensable, c'est ''' / - ' , ':il,j,iii<,n de VÉcangile. Sess. VI, c. iv.

I II il II II! I:i nécessité du sacrement, les Pères ont

, : I I iil'.ints morts sans baptême. Ils ne disent

i|.. l'ii im ' 'li qui n'ofl pns linptisi» no prni nlitonir

la vie ri. -: ' illli in.iiioii .In , il.. ,lr Cur-

thage i\i '. I ;.|i.iliii-,iii; n ti.i ,inin,i,i[iM,i. \r concib.- ;i-i . . iiliiiiinr ml Ii.'n'lii|urs. les

'11' — l.i . Il . i. I II, '!, . ! I .|., ii ,|, - [ii'iores de leurs 1 ' • • ' - ^ ' 1 1 I ! 1 ■ - I .... ! ,1,111-1 - 1 : ; 1 dé leur mère ? \', le concile ne ab uteris madiscussions antérieures à la VII» session, les Pères se demandèrent s'il y avait lieu de condamner Cajetan. Plusieurs membres

.iLiuviil uwii. lJ,.lj...ul,.i la .,e iue des enfants déjà nés, Et, plus tard, au cours

de l'assemblée prirent sa défense. Les légats ne proposèrent pas de canon contre lui; ce n'était pas le moment, disaient-ils, d'étudier la question. Aucune condamnation ne fut portée. Aussi les théologiens (Suarez ne cite que Castro comme faisant exception), tout en rejetant la théorie de Cajetan, voir B.\ptème {Sort des enfants morts sans), ne la déclarent pas hérétique. De sacr., disp. XXVIII, sect. III, n. 3. t. xx, p. 480. Vega se contente de dire : le concile iiisinur i[uc les enfants sont damnés. s'ils iiiiiiiriil iiiriiiir (tins 11' srin de leur mère, sans a\ol|- rnil \r li:i|.l.||iir. /// T nil ni titium , 1. V, c. XVI. Ji. Solo (lit i|iii' rnjiiiiion lie C.ajolau est fausse. De nat. el ijral., 1. II, c. X, p. 88. Suarez pense qu'elle s'écarte du sentiment ou des doctrines de l'Église, qu'elle est voisine de l'erreur ou erronée. Loc. cit. C'est aussi l'avis des théologiens postérieurs.

B. Tous les hommes à qui le baptême n'a pas encore été conféré petivent le recevoir. — a) Ceux à qui le sacrement a déjà été donné ne peuvent pas être rebaptisés. — Le concile repend la déclaration d'Eugène III, Decr. pro Armcnis, Denzinger, n. 590 : le baptême imprime un caractère, signe... ineffaçable, aussi ne peut-il être réitéré. Spss. VIT, Df sacr. in génère, can. 9. C'est tout à la fois imliiinei- l:i loi : défense de rebaptiser, et la moti\ri Ir rln, inn ne perd jamais le caractère qu'a i]ian|iii il. m- son aine le sacrement. Essa\.r il. l'ii.j I. I .i: il. .ne accomplir un acte illicite • t II- ! Il \ii I ^i-il permis de le faire pour .<.' .1 ii ' ii-eigne le concile. Sess. XIV,

c. n. LmiIluhihi;. il II -. r.iit tout autrement, si le sa- I' .. ..' l't validement conféré mil III' défend pas de bap- II 1 -I --, Vil, ft. fcnj)f.,can.ll.

crement n'avait p.i- . i .' .

la première fois . I ml

tiser, lorsqu'il en a . i. .m i

Mais elle condamnr i .u u i .iixalili-s Umlrs les autres

raisons qu'on poiin. ni m. il n axaul pniii' iiTlainer

la réitération : ce "■•/ /..'-. il.'lliiil-.llr. .'// rr,;rinit une seconde fois le nuxicincnt, que le rlirclim pci hcitr est justifié, sess. XIV, c. ii; il n'y a pas à rebaptiser l'apostat qui a renié la foi chez des infidèles, sess. VII, De bapt., can. U; enfin, comme le baptême des enfants est valide, il ne faut pas leur donner à nouveau le sacrement quand ils arrivent à l'âge de discrétion. Sess. VII, De bapt., can. 13.

b) Tous ceux qui n'ont pas encore été bajitisés peuvent l'être —a. Ils peuvent l'être validement. — Le baptême est nécessaire de nécessité de moyen, on peut en conclure qu'il est accessible à tous. Le cas des adultes ne soulfre pas de difficultés. Par contre, la valeur du baptême des .enfants ayant été contestée, le concile a voulu condamner les adversaires du pédobaptisme. Il rejette leur principale objection, censure la conclusion pratique qu'ils en tirent, motive la doctrine catholique.. Le principal argument des anabaptistes était celui-ci : l'enfant ne peut faire acte de foi. Il est défini par le concile que le petit enfant, bien qu'il ne puisse pas croire d'une manière actuelle, doit cependant être compté parmi les fidèles s'il a reçu le baptême. Ce sacrement a donc été reçu par lui validement; d'ailleurs le concile conclut : )( ne faut pas le rebaptiser quand il arrive à l'âge de discrétion. Il indique la raison pour laquelle le sacrement de la foi peut être conféré aux enfants. Ils sont liaptisés ?» fide Ecclesiœ, en raison de la foi de Il lII . . C'est l'enseignement que ^aint Thomas, Sum. ihr,,! .. 111», q. Lxviii, a. 9, ad l""», 2""', emprunte à saint Aii^ii>lin. Epist., Lxviii, P. L., t. xxxiil, col. 359 sq. ; Dcpcccat. merit. et remis., 1. I, c. xxv, n. 39, P. L.. t. XLlv, col. 131; Cont. duas ep. Pelag., 1. I, c. xxii. n. 40, P. L., t. XLns col. 570. Offerts par la société chrétienne, les enfants croient par autrui ; de même qu'avant leur naissance, la nourriture de leur mère est leur nourriture, ainsi la foi de l'Église est leur foi. Peut-être aussi, le concile insinue-t-il que les enfants peuvent être validement baptisés parce (jue le sacrement

BAPTÊME DANS L'EGLISE ANGLICANE

accorde la vertu de foi. Il dit en effet : Si quelqu'un affirme que le petit enfant parce qu'il est incapable de faire un acte de foi, actum credendi, ne peut être mis au nombre des chrétiens, fidèles... Sess. VII, De bapl., can. 3. II est difficile de ne pas voir ici une antithèse entre fidèles et credendi. Et alors fidèles devrait se traduire par croyants. Mais puisque, par hypothèse, l'enfant ne peut produire Vacte, reste, s'il est un croyant, qu'il ait la vertu de foi. Le concile indiquerait ici comment le sacrement de l'initiation chrétienne peut être reçu par Veatunl.

Si le baptême des enfants est valide, il entraîne des obligations. Le concile prend à son compte la censure portée par la faculté de théologie de Paris contre Érasme, Opéra, t. I.\, p. 820, et condamne en son entier la proposition de cet humaniste. L'enfant qui a été baptisé n'est pas libre, lorsqu'il a grandi, de ratifier ou non les engagements pris en son nom par ses parrains ; on n'a pas à le lui demander et s'il refuse de les accepter, on ne peut le punir par d'autres peines que par la privation de l'eucharistie. Sess. VII, De bapt., can. 13. b. Ceux qui ne sont pas baptisés peuvent l'être lintcinent et fructueusement, les enfants sans condition, les adultes, s'ils ont les dispositions requises.

L'affirmation dii concile : il faut baptiser les enfants, sess. VII, De bapt., can. 13; sess. V, can. 4, suppose que la collation du sacrement à ces personnes est toujours licite, fructueuse, en même temps que valide. Evidemment, il ne saurait être question d'exiger d'eux des dispositions, le concile le sait bien : ils ne peuvent faire acte de foi. Sess. VII, De bapt., can. 13. Le baptême n'est pas non plus fructueux chez les seuls prédestinés. Voir plus haut.

Mais les adultes puisqu'ils pourraient mettre obstacle ;i la collation de la grâce, doivent faire disparaître tout ce qui s'opposerait en eux à l'efficacité du sacrement. C'est dire que de leur part des dispositions sont requises. Le concile les indique. Il nomme d'abord la foi, c'est-à-dire l'adhésion aux vérités révélées, et aux promesses, notamment à celle que Dieu nous a faite de nous justifier par sa grâce et par la rédemption du Christ Jésus. C'est ensuite la pénitence : excitée et préparée par la crainte salutaire de la justice divine, par la confiance en la miséricorde de Dieu fléchi par le Christ, par l'amour initial de ce Dieu source de toute justice, elle se termine pio' '« haine et la détestation du péché. Enfin, l'adulte doit avoir l'intention de recevoir le baptême, de commencer une vie nouvelle, d'observer les commandements de Dieu. Sess. VI, c.vi. Le concile insiste sur la nécessité de la pénitence : il faut qu'elle existe, loc. cit.; elle est nécessaire pour que rejetant et corrigeant leur perversité, tous ceux qui se sont souillés d'un péché tnortel détestent cette grave offense par la haine et par un pieux sentiment de douleur. Sess. XIV, c. 1. Mais elle ne suppose pas la confession sacramentelle, l'absolution, la satisfaction, sess. VI, c. XIV, personne ne pouvant être jugé par l'Église avant d'y avoir été introduit par le baptême. Sess. XIV, c. II. Voir l'enseignement des papes, des congrégations romaines et des théologiens sur ces dispositions, col. 280. Voir aussi .Ilstification.

c. Ceuxqui n'ont pas été baj/tiséspetivent l'êireopportunément, à tout âge. — Le concile définit que l'homme jteul recevoir le baptême avant l'âge auquel .Jésus- Christ le reçut, et avant l'article de la mort, sess. VII, De bapt., can. 12; bien plus, il déclare qu'il y aurait hérésie à soutenir qu'il vaut mieux omettre de conférer le sacrement que le donner à l'enfant incapable de faire acte de foi. Se.ss. VII, De bapt., can. 13.

Calecliiêmu» concilii TridcJilini, port. II. De bnpiismi sucramenlo: D. Solo, Arl concilium Triilentinxtm, dénatura et pi-n/iri, Lyon, 1581 ; HeUarniin. Dr conlrovcrsiischristian/e /Idei, De baiitismo, t. lu ; De umissionc grudœ et slotu peccali, de jus-

tiftcatione impii, pa&stm, t. iv; S. Alphonse de Liguori, Traité contre les hérétiques prétendus l'é/oroics, trad. franc, Paris. 1836, t. XIX, p. 216-283, 337-349; et les théologiens catholiques cités à la fin de l'article précédent, col. 295. Voir aussi Chemmiz,E.xamen concilii Tridentini, pai't. I, passini, Genève, 1554, p. 88-188; part, n, Genève, 1614, p. 34 sq. ; Calvin, Antidotum concilii Tridentini, dans le Corpus reform., t. vu, col. 361-506. Pour la doctrine des réformateurs, voir les monographies protestantes sur l'histoire du baptême citées à la fin de l'article précédent et de l'article suivant, col. 295, 337 ; les études soi- la théologie de Luther, de Calvin, de Zwingle, notamment Usteri, Darstellung der Tauflehre Zwingli, dans Stud. und Kritik., 1882, p. 2C6 sq. ; les manuels d'histoire du dogme, Hagenbach, Lehrb. der Dogmengeschichte, Leipzig, 1888, p. 513, 587; Seeberg, Lehrbuch der Dogmengeschichte, Erlangen et Leipzig, 1898, t. n, p. 269 sq., 303 sq., 402; Môhler, La sgmboUque, trad. franc., Paris, 1852.

C. RfCli. X. BAPTÊME DANS L'ÉGLISE ANGLICANE ET DANS LES SECTES PROTESTANTES APRÈS LE CONCILE DE TRENTE. — I. l'aiis i K|.lisf ;in^liiMiif. 11. Chez le> luthériens et les réformés. 111. IJans diverses sectes. IV. Valeur du baptême des anglicans et des protestants aux yeux de l'Église catholique.

I. Dans l'Église anglicane. — D'après les termes mêmes de la liturgie officielle de l'Église anglicane, contenue dans le Livre de la prière commune {Book o[ common prayer, Prayer book), le baptême a pour effets de laver et de sanctifier par l'Esprit-Saint, de délivrer de la colère de Dieu; le baptisé est introduit dans l'arche de l'Église du Christ; il reçoit la rémission de ses péchés par la régénération spirituelle; il reçoit la bénédiction de la vie éternelle; il a part au royaume éternel du Christ notre Sauveur ; il reçoit le Saint-Esprit ; il naît de nouveau; il est fait héritier du salut éternel. D'après les formules indiquées pour être récitées après le baptême, ceux qui ont été baptisés, enfants ou adultes, sont régénérés, entés sur le corps de l'Église du Christ; ils ont été régénérés par le Saint-Esprit; ils sont devenus les enfants de Dieu par adoption; ils ont été incorporés à la sainte Église; ils ont, par le baptême, revêtu le Christ. « Il est certain par la parole de Dieu, est-il dit ailleurs, que les enfants qui sont baptisés, et qui meurent avant tout péché actuel, sont sûrement sauvés. »

La doctrine de la régénération baptismale a été maintenue dans le Prayer book. malgré les réclamations des presbytériens, lors de la conférence de 1661 (Savoy conférence). « Nous ne pouvons pas, déclaraient les presbytériens, dire que tout enfant baptisé est régénéré par le Saint-Esprit de Dieu; ou du moins c'est là un point discutable, et nous désirons qu'on s'exprime autrement. » Les évêques anglicans, se référant aux textes du Nouveau Testament. Joa., m, 5; Act., ii, 38, répliquèrent que « le baptême est notre régénération spirituelle », et que par lui « nous recevons la rémission des péchés... Du moment que les sacrements divins ont leurs effets quand celui qui les reçoit ne se trouve pas ponere obicem, c'est-à-dire y opposer quelque obstacle (et les enfants n'en peuvent opposer aucun), nous pouvons dire en toute sincérité de tout enfant baptisé, qu'il est régénéré par le Saint-Esprit de Dieu ».

D'après le catéchisme inséré dans le Prayer book, le signe extérieur et visible du baptême est « l'eau dans laquelle la personne est baptisée au nom du Père et du l'ils et du Saint-Esprit »; et la grâce intérieure et spirituelle « reçue par le moyen du signe » est « la mort au péché et la nouvelle naissance à la justice; par notre nature nous naissons dans le péché ; nous sommes enfants de colère : par le baptême, nous sommes faits enfants de grâce ».

Les .'iO articles, où l'inlluence prolcslanle est plus sensible que dans le Prayer book, n'affirment plus que le bapléme ait pour ellet la régénéralion spirituelle. Les s;>creiiieuls y sont présentés comme « des témoins cer-

BAPTÊME DANS L'ÉGLISE ANGLICANE

tains, des signes efficaces de la grâce et de la bonne volonté divine à notre égard, par lpsqiiol« Dien ap:it efficacement en nous, et non seulcim ni i \iii, . miis confirme notre foi en lui » (a. -25!. I.hIk l ■!' ,-t ainsi conçu : « Le baptême n'est pas sful.iNi nt un signe de profession ou une marque distinctivo, discernant les chrétiens des autres hommes. C'est aussi le signe de la régénération ou nouvelle naissance, par lequel, comme par un instrument, ceux qui reçoivent dûment le baptême sont insérés dans l'Église; par lequel aussi les promesses du pardon des péchés et notre adoption comme enfants de Dieu par le Saint-Esprit sont visiblement signifiées et scellées, la foi est confirmée et la grâce accrue par la vertu de la prière adressée à Dieu. Le baptême des jeunes chrétiens doit absolument être conservé dans l'Église, comme agréant très bien avec l'institution du Christ. »

Au xviiie siècle, grâce à l'indifférence religieuse et au rationalisme, on en vint dans l'Église anglicane à regarder le baptême comme im lih- -.ms iinporlance. Mais en 1835, lors du mouvemenl J ii,|..i^l. I dh^ntion fut vivement reportée sur ce sacinn. ni im l< ~ Iracts 67, 68, 69, Scriptural wiews of huh/ /mi/./im,,. ou le D^ Pusey établissait savamment la doctrine de la régénération baptismale et « déterminait la place du sacrement de baptême dans le système vivant de l'Église anglicane, que les négations et le vague du parti evangelical avaient mis en grand péril ». Church, The Oxford movemeiit, 3« édit., p. 263. Les evangelicals eurent leur revanche dans l'affaire Gorham. En 1848, l'évêque d'Exeter, le D' H. Phillpotts, refusa l'institution au Rév. G. C. Gorham, qui lui avait été présenté pour un bénéfice, en donnant pour raison que Gorham o tenait des doctrines contraires à la véritable foi chrétienne, contraires aux doctrines contenues dans les articles et formulaires de l'Église unie d'Angleterre et d'Irlande, et spécialement dans le Livre de la prière commune, dans le mode d'administration de ce sacrement et dans les autres rites et cérémonies ». D'après l'évêque, Gorham « tenait et persistait à tenir que la régénération spirituelle n'est pas donnée ni conférée dans ce saint sacrejnent, il < n |i:ii timln r que les enfants n'y sont pas faits membi'i-- lin (Ini-i > t enfants de Dieu ». Gorham niait ce deriiii I ii.r li triluinal ecclésiastique delà province ilr I ml I 1. M I I ilour des Arches, donna raison à l'évêcjin 1 I : I I . .mse fut alors portée par Gorham devant I ', !;■ laire du Conseil privé, tribunal

)aïi[ni'. ijin liiih.i I .'vri|ci('. Le jugement, rendu le

)M|ii.i ^1 im -.1. I . hi' iii 'h ^n.i.il nécessaire au

.s.iliii ; luii^ Il -iir,' ,{■■ 1,1 I c.inri .iii.iri n'accompagne pas l'acte du liapleme d une manière tellement nécessaire que la régénération ail invariablement lieu dans le iaptême; la grâce peut être accordée avant, dans ou après le baptême. Le baptême est un signe efficace de la grâce, par lequel liieu :i;:il iii\ i^lLlemeni en iiun^, in.u^

seulement dans ceux ■fin h' i n.nl (li^iiiiiimi . il.m-

ceux-là seuls, il :i un ellel -.iliii.iiiv. Il 11 . -( j,,,. ..n luimême, ind'iH niliiniiienl des dispositions de celui qui le reçoit. 111! -i.iii [|ïh,i,e de grâce. Les enfants baptisés,

qui ini 11 i.iiii iiut péché actuel, sont sûrement

sauvés; hmi-. il.in~ :iiicun cas, la régénération n'a lieu dans le baptême sans certaines conditions. » Les juges décidèrent que cette doctrine « n'est pas contraire ni opposée à la doctrine déclarée de l'Église d'Angleterre, telle qu'elle est établie par la loi ». Times, 9 mars 1850. — Cette décision souleva une vive émotion dans le parti qu'elle frappait; elle amena la conversion de Manning. Depuis lors, la doctiiue catholique n'a pas cessé de faire des pli-: 1 lise d'Angleterre : on trouve des

ouvra- I, sur le baptême, renvoient au

concil' Vccaiigélicalisme a toujours ses

jeprésLi - .

La rubrique du Prayer boule recommande que les enfants soient baptisés le dimanche ou les jours de fêtes, en présence des fidèles assemblés. Tout garçon doit avoir deux parrains et une marraine; toute fille, un parrain et deux marraines. La cérémonie commence par diverses prières ou exhortations, et par la lecture du passage où saint Marc, x, 13-16, raconte la bénédiction des enfants par le Sauveur. Puis, les parrains et les marraines déclarent, au nom de l'enfant, « renoncer au démon et à ses œuvres, à la vaine pompe et à la gloire du monde...; » ils affirment leur croyance au symbole des apôtres et leur désir du baptême. Le prêtre fait alors la bénédiction de l'eau. Puis, il administre le sacrement en versant de l'eau sur l'enfant et en prononçant les paroles : « N., je fe baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. .\men. » Il marque ensuite d'un signe de croix le front de l'enfant, récite l'oraison dominicale avec les fidèles présents, et termine en rappelant aux parrains et marraines qu'ils doivent veiller à l'éducation chrétienne de l'enfant.

Le texte du Prayer book ne dit pas nettement que les la'iques puissent administrer validement le baptême ; mais l'usage et divers jugements rendus par les tribunaux tranchent la question dans le sens catholique. Tout enfant, baptisé en danger de mort, doit, s'il survit, être porté à l'église, où le ministre demande par qui et en présence de qui, avec- quelle matière et quelles paroles l'enfant a été baptisé. Si les réponses données ne sont pas satisfaisantes, le ministre confère le baptême sous condition. — Pour le liaptènie des adultes, la lecture de l'Évangile est pnvr ilu iliili-iii il,' Xolir-Seigneur avec

Nicodème. Joa.. m I ■ l i i n mbre des sectes

dissidentes se cen,! ; : . n-hi .nii-nii . il n'est admis à la confirmation qm- - il ei.il.lii qu il a reçu un baptême valide, et comme le plus souvent la preuve ne peut être faite, on le baptise sous condition.

D. Stone, Holij baptism, 1901; Pusey, Scriptural views vf holy baptism;]. H. Blunt, The annotated book of common prayer; E. H. Browne, An exposition of the thirty-nine articles; Phillimore, Ecclesiastical law of the Church of Englani ; Vadininistration du baptême dans l'Église anglicane, documents dans la Revue anglo-romaine, Paris, 1896, t. n, p. 801-812.

II. Chez les luthériens et les réformés. — 1' liniiinir. -^ Nous recueillerons d'abord quelques iiiilir.iiieii- iliirli-inales dans les textes liturgiques actuell.iii. ni en ii-,i-e; nous citerons ensuite diverses opiniuiis de llieoluyiens.

I. 'Textes liturgiques. — Les textes liturgiques n'ont pas subi de changements importants; on y retrouve les vieilles doctrines protestantes. La Liturgie des Églises réformées de France, Paris et Nancy, 1897, adoptée par le synode général officieux de Sedan en 1896, est l'œuvre du parti orthodoxe. Cf. E. Stapfer, Une nouvelle liturqic. dans la Revue chrétienne, 1897, p. 32r sq. Elle s i\|Hiiiie iihisl : I. .Ii''siis-('.lirisl est mort et ressuscité

ei iiiiii- lessuseiloiis a une \ie nouvelle. Nous devenons ainsi, par le pardon de nos péchés et le changement de nos cœurs, les enfants de Dieu. Dans le sacrement de baptême, nous avons un gage certain de cette double grâce. Dieu nous déclare qu'il veut être notre père et nous pardonner toutes nos fautes ; comme l'eau nettoie nos corps, sa grâce purifie nos âmes. » Dans le formulaire pour le baptême d'un enfant malade, le ministre lit aux parents ce qui suit : « Ce n'est pas dans une cérémonie extérieure que vous vous confiez pour le salut éternel de votre enfant, mais dans la grâce de Dieu que ce sacrement représente... Le seul li.qil.'Mjie qui régénère et qui sauM' i~l ni m '|ii<' iIiiuk' \- ^ii-iieur par l'effusion de m'h ^•iiiii^i'iii 11 I In' ou manière deccicl.f. ,, , „ ', /, la Confession d'Augshiniiy, .\.iiie\. lt*>i, .i ik u\ It.i iiiulaires pour le

BAPTÊME DANS L'EGLISE ANGLICANE

baptême des enfants. Le premier contient la prière suivante à réciter après le baptême : « Nous te remercions... de ta grâce que tu as accordée à cet enfant de l'appeler par le saint baptême à la régénération, de le recevoir dans la communion de ton Fils Jésus-Christ, notre Sauveur, et de l'adopter pour ton enfant et pour héritier de tes biens célestes. » Dans le second, on lit : « Le but et l'eUet du baptême est de donner à celui qui reçoit le baptême une assurance et un signe visible de l'amour inépuisable et de la grâce de Dieu dont il devient participant, en entrant par là dans la communion de l'Église du Christ. »

La liturgie de l'Église évangélique de Prusse, Agenile fïtr die cvanf/plinc/ie Landeskirche, Berlin, 1895; cf. G. Goyau, L'Allemagne religieuse, le prolestantisme, Paris, 1898, p. 152-164, laisse le choix entre des formulaires d'origines et de doctrines diverses. Le premier formulaire pour le baptême des enfants est rédigé d'après Luther; on y prie Dieu, après le baptême, de fortifier par sa grâce l'enfant qu'il a régénéré par l'eau et par l'Esprit-Saint. et auquel il a pardonné ses péchés, et on le remercie d'avoir incorporé cet enfant à son Fils bien-aimé, Noirc-Seigneur et unique Sauveur, d'en avoir fait son enfant et l'héritier des biens éternels. Un deuxième formulaire remercie Dieu d'avoir, par Xolre- Seigneur Jésus-Christ, institué le baptême comme un bain de régénération et de renouvellement dans l'Esprit- Saint; après le baptême, on y prie le Dieu de toute grâce, qui a appelé l'enfant à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, de le préparer par la foi à la vie éternelle. Le troisième formulaire s'inspire d'anciens foruiulairos réformés. Le Christ, y est-il dit, a promis 'inil iiuus laverait de nos péchés, qu'il ne nous lis ;itii il U' i il |i.i>,

et qu'il renouvellerait notre nature à sun iiiii^r: | r

confirmer et sceller ces promesses, il a in-lilui I.- laptcme. Le baptême nous est un témoignage cei lain que nous avons une alliance éternelle avec Dieu. On doit le conférer aux enfants, bien qu'ils no pui.ssint pas encore connaître cette alliance : par Ir l.;i|ilriip\ Iiin I iutnl pour ses enfants et ses hérili'T-. h i in i sont indiqués pour le baptênir .1. I. In! i

le baptême est accompagné d uii'- i.- ipiiiiun i.ni tuelle; d'après l'autre, il est un gage de la rémission des péchés et un sceau de l'incorporation dans la communauté du Seigneur.

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