‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 134 sur 741 · Opinions des théologiens. —Tant que .Inii !.i pi'ii-ijr · texte numérisé non relu

Opinions des théologiens. —Tant que .Inii !.i pi'ii-ijr

d'orthodo.xie rigide, la doctrine du bapli ii , lui

coup d'intérêt parmi les protestants. M u , 1- li xvir siècle, une réaction se produisit •■\t All.ui.i.ii.' contre le dogmatisme luthérien, et l'on ne parla plus guère du baptême. Les piétisles n'attachaient pas d'importance à ce rite; ils prétendaient reconnaître le moment de leur régénération aux consolations que leur apportait la grâce, au bonheur dont la foi remplissait leur àme. Au xviir siècle, les supernaturalisles et les rationalistes, divisés sur bien des points, s'accordaient pour regarder le baptême comme un pur symbole, un simple signe de l'entrée dans l'Eglise. Pour des raisons différentes, Schleiermacher nia l'efficacité du baptême; à ses yeux, le baptême en lui-mênn- n'' i. un mir action sur l'àme; la foi est éveillée pai un n I n i, s

spirituels qui peuvent précéder ou suiin l . i m.

baptismale. Depuis, le mouvement libii il m i m y.iv Schleiermacher a eu pour contre-coup unu réaction néolothérienne, et le baptême est de nos jours l'objet de vives discussions.

Les partisans de la régénération baptismale sont d'autant plus actits <|ue leurs adversaires les traitent avec plus de dédain. On leur oppose l'usage traditionnel du baptême des enfants, et c'est de ce coté que se porte surtout la bataille. Ils conviennent que le baptême ne peut, sans la foi, produire la régénération : mais quelle foi peuvent avoir les enfants, avant l'éveil de la raison? DiCT. Di: Tiii.or.. catiioi,.

— F. H. Hœrter, Manuel de la doctrine chrétienne oit E.rplication de la doctrine de Luther, Paris, 1900, p 77, admet que « le baptême purifie notre àme des souillures du péché et lui communique la vie divine », que « par le baptême, le Saint-Esprit nous régénère, pourvu que nous acceptions et que nous conservions, parla foi, la grâce baptismale ». Mais il ne dit pas ce qu'est la foi dans l'enfant. Il déclare toutefois que les parents chrétiens « ont le droit et le devoir » de faire baptiser leurs enfants, car : 1" les enfants héritent non seulement des biens terrestres, mais aussi des biens spirituels de leurs parents (Abraham et sa postérité); 2" les plus petits enfants ont besoin d'un Sauveur, car ils sont nés dans le péché originel; > rien n'empêche le Saint-Esprit d'agir sur le plus petit enfant (Jean-Baptiste) ; 4° la vie entière, depuis la naissance jusqu'à la mort, doit être consacrée au Seigneur (p. 78). — D'après A. Webcr, Le saint baptême, Paris, 1880, p. 21, la régénération par le baptême est enseignée par l'Ecriture; le baptême est l'acte créateur de la vie chrétienne; il est nécessaire; dans l'ordre normal établi par le Seigneur, « il n'y a ni pardon ni adoption sans son intermédiaire. » Le baptême produit sur l'enfant les mêmes effets que sur l'adulte croyant. « En affirmant la régénération de l'enfant par le baptême, nous proclamons un mystère, qui ne peut être compris ni expliqué » (p. 7(î). « Dieu peut donner à l'enfant, qui ne manifeste ni repentance ni foi, ce qu'il ne peut donner à l'homme qu'après sa conversion » (p. 69). — R. Clément, r,lude hiblique sur le baptême, Lausanne, 1851, p. 309, est d'avis, lui aussi, que renl;\nt baptisé « est croyant pendant les années de son enfance au moins ». — û'autres auteurs, ne voulant pas s'en tenir à des affirmations auxquelles ceux qui admettent la notion protestante de la foi ne voient pas de sens, parlent de la foi en des termes qui font penser à la grâce des théologiens catholiques. D'après îi. Cremer, Taxfe, Wiederr/cburt iind Kindertaufe in Kr.yft drs hrli;,,,.,, G.'/.s^rs.'r.ulerslob. 1001,1e baptême 11'. ■,. I . - ]■.:- -..Il ..rihM. il." -,iii- 1,1 f.ii , m, Us relie foi est

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..ii~i.|..i...|il la l.ai L.jiui.i.j !.. hbiv L-lW-l d luiii décision personnelle insistent par-dessus tout sur l'acte libre, et veulent en définitive que ce soient eux qui fassent tout » (p. 154). Cremer établit cependant une distinction nilri' la foi et la grâce : « ('■•■ n' ' |.i- 1 '|iii |ii.r.liiii li-tat de grâce, c'i'si |. i.. , lui" |u l'.i — 'i Notre peuple, il r .1. .u.. Ihr l,r,ln,r Taufc uiul der ï-u,./., /„,': .. Claabea und Recht, Giitersloh, 1S9U, n'a Ja de dilférence entre le baptême des enfants et celui des adultes... La foi des enfants ne fait aucune difficulté si l'on êiiluihl |iai' la fui ce qu'on doit entendre, c'est-à-dire la ri'Tu|.(i..ii il. I I |iril et de la force du Seigneur, et si l'on s. ,1 lu II .1 la manie qu'a notre temps de vouloir l'airu iiiiinuiiii- partout la réfiexion, comme si l'Esprit de Dieu ne pouvait être accordé qu'à travers la réflexion. »

E. Bunke, Der Lehrstreit ûber die Kindertaufe innerhalb der luthcrischen Kirche, Cassel, 1900, attaque, au nom de la morale, les théories de Cremer. A son avis, le seul pont qui conduise de la mort à la vie, c'est la conversion. Le baptême a pourtant de l'importance. « L'action de. l'Esprit est liée au baptême chrétien; si l'olfre de la grâce, faite dans le baptême, amène la première éclosion de la foi, le baptême produit alors la régénération dans toute son étendue, c'est-à-dire la justification et la communication de l'Esprit; il en scelle la possession dans la conscience du baptisé. Si la justification du pécheur a déjà eu lieu par la grâce de la Parole, acceptée par la foi, le baptême complète la régénération par la communication de l'Esprit-Saint, principe de la vie nouvelle, et par la ratification de la justification II. - Il

BAPTÊME DANS L'EGLISE ANGLICANE

dans la conscience du baptisé. Si la régénération tout entière a eu lieu dès avant le baptême, celui-ci est alors le sceau extérieur et intérieur de la grâce accordée au

baptisé par le Dieu triple et ui baptême est la réception dans 1 gneur çlorifié, qui v rèi^ne avec rolo rCh-^.uru. .iN. « -Le 1 plusl - M, I , i; «|iif le baptê

. En mêine temps, le communauté du Seison Esprit, par la Paaptéme des enfants n'a ne des adultes croyants.

Les n[. ,, nk'' sont approuvées par le fameux

Ad. Si. > 1, I l'i .In Miiur de la cour royale de Prusse. — \. GrelilUit, selon qui le « baptême de fondation, supposant la foi de l'adulte, était accompagné des effets de la foi chrétienne, rémission des péchés et régénération », n'admet pas non plus qu'un « effet magique de régénération » soit produit dans l'àme de l'enfant baptisé; il attribue « au rite par lequel le membre mineur de la famille chrétienne est introduit dans ri-lylise. une efficacité proportionnelle aux dr.r- - -iiirr--.ir, (!,■ s:i réceptivité morale ». Repose «'. ; Paris, 1890, t. iv, p. 498. - K. \mi u.l i l .! i-.i, du baptême des enfants, et croit qu.i - iiur ,puqiiL Je grande foi et de grande spiritualité » on Unira par y renoncer. Manuel de dogmatique, Paris, 1890, p. 503. Pour lui, le baptême, symbole, sceau, gage de la rémission des péchés et de la régénération, est essentiellement et tout d'abord « l'acte extérieur par lequel un homme est constitué disciple du Christ et reconnu comme tel >' ip, 491). On ne doit pas l'administrer tant que bs illrK ilniii il est le signe ne sont pas produits. A l:i \. I iii . -1 I' li.iptéme est un signe sans efficacité, la quovliuii ilii li;i|ili'i]ie des enfants n'a plus le même intérêt. Les réformés ne s'y allai .liiil pj-; .1/- Kîl.'^. ildéclaraient au synode de Donli.<iii .i 17 |ih l.i [urole de Dieu déclarant saints lo i nlinl .li - ihl. !• -. hmh par nature, mais par l'alliance nu il — m ,-!ii|.ii- u., leurs parents, les parents ne d. ,,.n' ii- il.Hiiev de l'élection et du salut de leurs eidnd- .]in m. enenl (l:iii-^ cebasàge». Si doncla D(scy)/i/e"es / / , /-,,,,. es de France, t. XI, a. ;17, voir E. llei-.ee // - / synode général de l'Église ré/orniée il' I l~Te',

Paris, 1872, t. ii. Appendice, recomniane ,

toires d'avoir l'œil « sur ceux qui, sans ^enel ~ eniivi. dérations, gardent leurs enfants longtemps sans être baptisés », c'est à cause des engagements que les parents prennent au nom des enfants présentés au baptême. Où l'action divine a été écartée, les promesses de l'homme sont tout.

Ainsi, d'après Ph. Wolff, Le baptême, l'alliance et la

n'étaient pas ratifiées par les enfants arrivés à l'âge de raison ». — Pour L. Marc, Le baptême dans l'Église réformée comparé au baptême dans l'Église apostolique, Strasbourg, 1860, p. 34, la confirmation, ou réception des catéchumènes, ou ratification du vœu du baptême, est « le véritable baptême au sens spirituel du mot ; c'est le baptême introduisant dans l'Église du Christ, dans l'Église représentation extérieure du royaume des cieux sur la terre ».

Les réformateurs ne reconnaissaient que deux sacrements parce que, disaient-ils, .lésus-Christ n'en avait institué que deux. On nous affirme maintenant que Jésus-Christ n'a pas institué de baptême. « 7/ n'y a pas à proprement parler de baptême clirétien, dit Ad. Ducheinin, L'insliiulion du baptême, Lyon, 1883, p. 46. Le baptême, dans l'économie chrétienne, symbolise la continuation toujours nécessaire, et par conséquent léi^iliiiie, ilii iiiiniNlere préparatoire de Jean-Baptiste. Sa pl.h e . <l .111 -I ml de I t.- lise, aussi près qu'on voudra de ce -eiiil, iii.ii- en dehors. » — A en croire H. Cabanis, L'i-i-uiiiliijn de IhIvc du baptême depuis Jean-Baptiste jusqu'il saint Paul, CahoTS, 1900, p. 21, on ne saurait voir dans les paroles rapportées par saint Matthieu, xxviii, 18-21 : Faites disciples toutes les nations, les bapti-

1860. le

jptemc

un engagement

que les auditeurs aieiil im --e .i|i.ii.i- , 11 - (i.-,iil pour eux de changer uii :i---'iihieeii[ ieiM\e,ui ,i \,iLiie à l'Évangile en un fait el mie r, ,ilie- i|ei hii l'iii-- ,iuditeurs » (p. 273). Après le lufi' , ni. on instruisait les disciples, pour les pe [. ,t i , . ..ptéme de l'Esprit-Saint. — « Le baptême, . , A. Decop-

pet, Catéchisme populaire, l'.ai.,, l'.lUl, upiesente la conversion de l'âme... Celui qui revoit le baptême déclare qu'il s'engage à vivre d'une vie nouvelle et sainte. Le petit enfant, ne pouvant prendre un tel engagement, ses parents le prennent pour lui en le consacrant à Dieu. » Plus tard « il est invité à approuver, à confirmer les engagements qu'on a pris à .sa place lors de son baptême. C'est cette déclaration, entièrement libre et permanente, qu'on appelle la confirmation du î'oj» du baptême... Elle est donc un des actes les plus importants de la vie » (p. 66-67). — La cérémonie du baptême « serait nulle, dit N. Lamarche, Cours d'instmction religieuse, chrétienne, protestante, Paris, 1900, p. 146, si les promesses faites au baptême par le parrain et la

■lien pouvantsaubaptême de Jean

par

sant..., « l'institution d'un li,i|il.;ne elii

ver les pécheurs... Il s'aj; il leni , di

dont Jésus confirme une fei- de plu- i i

enfin, que de nombreux cnliqucs pr.

trouvera une énumération dans

testamentliche Théologie, Fribourg-en-Brisgau, 1897,

t. I, p. 379, ne reconnaissent pas comme historique ce

p.i-s;i^e di' s, uni M.eilil. 11 p,i. plu- .pi- le verset desaint

.M.M'e.wi, ji'i '1 . . lus fuerit,salvus

e, w.h.ip., - \ II, : I' : . -■ /,/,',3''édit.,1894,

I, I, p, TU, Mil II, p. le p , - pi Mil,, e diri'etiMnent que Jésus .1)1 in-iilih', le li.ipi, lue: il est toutefois croyable que la iridilioii ,1 en ipi,|i|iie raison de faire remonter jusqu'à .1, su- reilili^iiliuii a un baptême nécessaire au salut. Voir

■j l'niin/ii,'. — Il est important de noter ici que les pi ,>l, -l.iul-de langue françaisedonnentle nom de baptême li:ii',es^.,/xie// à cc quc Ics catholiqucs appellent baptême infusion. Le pasteur A. Ducherain distingue deux " idministrer le baptême, l'immersion et l'aspersion. « L'aspersion, dit-il, se fait en répandant avec la main ou avec un vase de petite dimension une légère onction d'eau sur la tète du néophyte. » A. Duchemin et L. Monod, Le baptême et la liberté chrétienne, Paris, 1875, p. 5. Il n'ignore pas que saint Charles Borromée énumére trois modes du baptême, ministratur baptismus triplici modo, immersione, infusione aqux et aspersione, et voici comme il entend Yinfusio aquœ: « Une troisième manière de baptiser parait avoir été fort usitée dans les temps anciens: je la crois entièrement abandonnée de nos jours. Elle consiste à faire, soit sur la tête inclinée du disciple, soit sur tout son corps, une abondante e^Ksion d'eau, de telle sorte qu'il en soit couvert, inondé, revêtu » (p. 10). Il ne manque à cette description du baptême par infusion qu'un trait — les catéchumènes d'autrefois avaient les pieds dans une eau peu profonde — pour qu'elle nous mette sous les yeux le baptême par immersion, tel qu'il a été pratiqué dans toute l'antiquité chrétienne, du moins en Occident. Voir col. 186, 238.

Les Règlements adoptés par le Synode général de l'Église évangélique de la Confession d'Augsbourg, tenu à Paris en 1881, contiennent, tit. ii, c. iv, les articles suivants : A. 23. Les baptêmes se font à l'église. Ceux à domicile ne peuvent être accordés par le pasteur de la paroisse qu'après demande formelle et motivée sur la maladie ou la grande faiblesse de l'enfant. — ^A. 24. Les enfants qui, en cas de nécessité, auront été baptisés par des laïques, et ceux baptisés à domicile par le pas-

BAPTÊME DANS L'EGLISE ANGLICANE

leur, mais sans assistance de témoins, sont présentes plus tard à l'église pour la sanction du baptême. — A. 25. La présence d'au moins deux témoins chrétiens est indispensable. Les témoins doivent être confirmés. — A. 26. Les éléments essentiels de l'acte sont les suivants: 1» votum et prière; 2" paroles de l'institution; 3» le symbole des apôtres; 4» les questions d'usage (relatives à leurs croyances, à leurs résolutions et au désir du baptême) adressées aux témoins et leurs réponses; 5» le baptême lui-même, administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, avec la formule de bénédiction de l'enfant; 6» prière finale, oraison dominicale et bénédiction. — A. 27. Acte est dressé du baptême. Cet acte est inscrit dans un registre spécial et signé par le pasteur, le père et les témoins. — Le RéglemeiH sur les haptêmes et ondoiements, voté en 1884 au synode général de Montbéliard, rappelle que l'enfant baptisé par un laïque doit être apporté à l'église et ajoute : A. 2. La personne qui a administré le baptême y est interrogée sur les points suivants : 1" L'enfant était-il tellement faible qu'il eut fallu hâter le baptême et qu'il n'eût pas été temps d'appeler le pasteur? 2» La personne qui a baptisé l'enfant a-t-elle invoqué la grâce divine? 3" Avec quoi a-t-elle baptisé? 4» De quelles paroles s'est-elle servie pour l'acte du baptême? — A. 8. S'il n'est pas répondu à ces questions d'une manière satisfaisante, l'acte est déclaré nul et le baptême administré. Recueil officiel des Actes du synode général et des synodes particuliers de l'Eglise cvang. de la Confession d'Augsbourg, Paris, 1882 sq., t. ii. — Les formulaires contenus dans la Liturgie de lu Confession d'Augsbourg commencent par une déclaration d'après laquelle l'enfant est présenté pour être baptisé « conformément à l'institution et au commandement de .lésus-Chrisl ». L'acte même du baptême est iihlii|ih' liii-i d^iis le premier formulaire: « Le mini-n n I , t ni l'enfant, prononcera à haute voix les pu n i ^ -: \.N., je

te baptise, au nom du Père, du I )U i In Minl-Esprit, » et dans le second: « Le ministre en baptisant l'enfant: N. X., conformément à l'ordre et à l'institution de Notre- Seigneur Jésus-Christ, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » — Les choses se passent d'une manière analogue d'après la Liturgie des Eglises réformées de France. On y recommande que le baptême soit célébré à l'un des services du dimanche ou de la semaine, ou que du moins il s'y trouve un nombre de fidèles suffisant pour repro'Senter l'Église. .\près avoir récité certaines prières ou exhortations, « le pasteur, descendant de chaire, verse de l'eau sur le front de l'enfant et en prononçant son nom, il dit: N. N., je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. » L'usage est que le pasteur prenne r<>au dans le creux de la main. Chez les réformés, le lij|il. m. cmuIi i. par un laïque, même en cas denocessii/, il n iii rinm Les formulaires indiqués par \\\>ir,,,i,- il, I l h-.

évangélique de Prusse commencent \y.iv Ihiiiiimi

que le ministre peut remplacer à son i | ii nu llncution, à condition toutefois qu'il ne lu h | -1 i-qipeler les o paroles de l'institution » du I iiiu im . M.illb., XXVIII ; Marc, xvi. Le ministre est libre .nissi de marquer l'enfant du signe de la croix, soit avant le baptême soit après. La rubrique du baptême lui-même est que « l'ecclésiastique verse, trois fois .avec la main, d'une manière visible pour les témoins, de l'eau (souligné dans le texte) sur la tête de l'enfant, ot dit: .\'. X., je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».

La validité du baptême conféré selon ces formulaires n'est pas contestable. Mais les formulaires sont-ils toujours bien observés, même par les ministres qui n'attachent aucune importance au baptême et ne l'administrent que par complaisance pour les familles? Xous ne j pouvons l'affirmer d'une manière absolue, bien que nous

- ne connaissions aucun fait précis qui donne lieu d'en

douter. En France et en Allemagne, les évêques ordonnent souvent de baptiser sous condition les protestants convertis. Dans les pays Scandinaves, les catholiques reconnaissent la validité des baptêmes administrés par les ministres luthériens de ces pays.

in. Dans des sectes diverses. — Les sociniens prétendent que le baptême n'a été institué que pour les premiers temps du christianisme. Par ce rite, les convertis déclaraient reconnaître le Christ pour leur Sauveur. Le baptême n'était pas administré aux enfants, puisque les enfants ne peuvent faire de profession de foi. C'est du reste une cérémonie tout à fait superfiue, car le royaume de Dieu ne consiste pas dans les choses extérieures. Rom., xiv, 17. La régénération, qui est une transformation de la raison et de la volonté, ne peut avoir lieu chez les enfants; et chez les adultes, elle ne peut être produite par de l'eau. Ceux qui veulent pratiquer le baptême peuvent faire comme ils l'entendent, à condition toutefois de ne pas persécuter ceux qui jugent le baptême inutile. Catéchisme de Rakow, q. 346-348.

Les arminiens ou remontrants de Hollande déclaraient que les sacrements représentent la grâce et la communiquent d'une certaine manière ; ilsn'expliquaient pas comment devait s'entendre cette communication de la grâce. Persuadés que tous les enfants des fidèles étaient sanctifiés, et qu'aucun de ces enfants qui mouraient avant l'usage de la raison n'était damné, ils ne tardèrent pas à abandonner le baptême des enfants. Voir t. I, col. 1971.

Les puritains anglais, dans la Confession de foi, dite de 'Westminster, rédigée en 1647, s'inspirent des doctrines de Calvin. « Le baptême, y est-il dit, c. .xxvill. est un sacrement du Xouveau Testament, établi par Jésus- Christ, non seulement pour admettre solennellement le baptisé dans l'Église visible, mais aussi pour lui être un signe et un sceau de l'alliance de grâce, ainsi que de son insertion dans le Christ, de la régénération, do la rémission des péchés, du don de lui-même à Him pu- Jé.sus-Christ pour marcher dans une vie nouvi 11. l'nle bon usage de cette institution, la grâce prouii^r u t ■;( pas seulement ulïrrlr. i-||.- ,->| ri',|lriii,iii i,,,r:l-. .1

confirmée p;ir l' ^:nul"l -|,mI. ,i .■■ il\, ,.i|:;ll - . .: !,■ .n!

auxquels revimi (■■■iii' ^i;irr' m'Imu \r ..m . il •'.■ ' lonté propre d.- iiiru, d.iTis lu l.uui.- rli,ii-i jin lui, l..i Confession de foi de Westminster est restée la confession de foi officielle de l'Église presbytérienne d'Ecosse. Les principales spc<ps dissidentes d'Angleterre et de Galles (haplhh^, ■ •/■jf .'iiuiionalistes, presbytériens anglais, cliirh, I: 'le, méthodistes weslcyens,

méthodistes I ■ nilisles de la nouvelle con-

nexion, Kgh>-' !■!','■ r!!,<„iisle unie) ont récemment |iul.li.' un iMli'chisme i:o\uiaai\,EvangelicalFreeChurch Cil,', lu:, II. Londres, 1898, où l'on enseigne que les saurnii iils I sont des rites sacrés institués par Notre- Seignmir.lésus pour rendre plus évidents par des signes visibles les bienfaits intérieurs de l'Évangile, pour nous assurer de la grâce qu'il a promise, et, quand on en use bien, pour devenir un moyen de la conduire à nos cœurs ». Le signe visible du baptême est « l'eau, dans laquelle la personne est baptisée au nom du Père, «lu Fils et du Saint-Esprit ». Les bienfaits qu'il signifie sont « l'ablution des péchés et la nouvelle naissance opérée par le Saint-Esprit dans tous ceux qui se repentent et croient ». Les théologiens qui ont rédigé ce catéchisme « représentent directement ou indirectement, dit la préface, les croyances d'au moins soixaiilc hiillu.us, |ii,ibableinent même de beaucoup plus, d. rln n u- d.' toutes les parties du monde ». — Les di^^id, ui- lu-l.ns ont toujours exigé pour la validité du Ip.ipUini- i|u il lïït conféré par un ministre. Aujourd'hui, il est vrai, beaucoup d'entre eux considèrent le baptême comme un rite sans importance; ils ne se préoccupent pas toujours

BAPTÊME DANS L'ÉGLISE ANGLICANE

de l'administrer avec la formule traditionnelle. Ceux même qui ont conservé l'usage de baptiser les enfants, admettent parfois à la communion les adultes non baptisés qui leur viennent. Par contre, certains presbytériens d'Amérique rebaptisent les catholiques qui passent à leur secte.

Les baptistes, répandus surtout en Angleterre et en Amérique, ainsi que les mennonites d'Allemagne et de Hollande, ne baptisent que les adultes, et considèrent comme non avenu le baptême conféré aux enfants. « Nous croyons, disent les baptistes, que le baptême est, pour les chrétiens volontairement morts au monde et au péché, l'emblème frappant et solennel de l'ensevelissement et de la résurrection avec Christ, à qui ils sont unis par la foi, pour vivre en lui d'une vie nouvelle el sainte. Nous croyons, d'après l'ordre du Christ,

baiih.-lr,. l'.i,;-, IS'.C, \,~ \.,;.\,.\. . .dlilliH Mi •\». iMp-

tiser M^iiiii-' ,Ak !M i,|,h.|,ir,,i , |,|,m,,,.,. i r.'i ~.

velissenient du clirclien avec I. i : i , : . lu l.i parole de saint Paul, Rom., vi, 4 : '. m sunnis

cuni illo per baptisnium in iii"^ i iivntdonc

le baptême par l'immer.sion d^m- nu ! ,i--ni .m dans un fleuve. Il' 11. u|.li\ir. i.Mlii (1 Une lonyue robe, descend d.ms l-Mii, Il iiiiiii-iii \ ili-cend lui-même, et y plonge coniijl.iihiiiii U- hiii|ih\l. t-n prononçant les paroles sacramentelles. Voir .1. Corblet, Histoire du sacrement lie haptême, Paris, 1881, 1. 1, p. 245 sq.; Ph. Wolff, Le baptême, l'alliance et la famille, Paris, 1860, p. 75 sq. Jusqu'au commencement du xixiî siècle, les baptistes, à peu d'exceptions près, n'admettaient à leur communion que ceux qui avaient reçu leur baptême. Beaucoup sont devenus moins exigeants: il en est qui confèrent le haplrino pnr infusion, et ipii acceptent des membres ba pli ~i - ulliiii- i|ih rln/ iii\, l.r- priUentions exclusives des mii hi-ilimmI. mil Minli'M' ili' \ives querelles; lepasluiir l'Ii. Wiijn, nji. (II.. p.-J',i;;, iliclare que c'est Cl un vrai retour au papisme >'. Cf. Ad, Duchemin et L. Monod, Le baptême et la liberté chrétienne, Paris, 1875. D'après C. Werner, Le baptisme, Montauban, ISPii.p. l.">,rn Fennec » environ un tiers des Églises libres oui iriiiiiii'i ,111 l.ipii iiic des enfants et pratiquent l'imiii. iMuii il. - i iii\,iiil-, 111. lis sans faire de ce rite la condiliiiii iliiili I .■ il.iii> Il ^lise ».

Lt> 7""/,' III 1 1 I iMiiH-i rit d'autre baptême que le liapliiin' il' I I -piiLil' ni 1' I '.iptême d'eau n'était qu'une ombii. IN -' ii'inl- ni -iiii'iil sur le texte de saint Mattliieu,iii, 11 : Liju .jnidcju cui baptizo in aqua in pcenitentiam; ijise aiitcDi vos baptizabit in Spiritu Sancio et igni, où saint Jean-Baptiste annonce, prétendent-ils, l'abolition du baptême d'eau par Jésus. Le temps des figurer n^i p,i~-", ,'t 1,1 pi'oli'.Hi.n ,1. 1,1 fui ,111 Christel la sailli '. 'I' 1.1 1' -n! ili iii'illini- -i.m- iln çhris-

tiani.-in ipi ■ M Il .'..I' ii.'iiM . l;. li.iivhn, 77(1'..-

lofjiic .c'a '..'..', /la.oc lyjij/i. ..//.'. AiiLsluidam, 1670, th. XII, c. iH-v. Les salutistes n'administrent pas non plus le baptême.

Cl. .T. -.s M, 1.1,; s ,.. I. .,'.■,,„.. ii.iii. |-|.,,K. Iir-iiniTin. 1836;

K. F. N . . ■•:.,.•,, i 1. l-.'iT . 1 l'i'.'i'l, ai-t.Bop-

tiivh . .il' ,l,. Lichten-

berL;ri , !'.'[, ~. 1-.. Il . ll.iij' ni'." h. l. i> i < . u i' r Dogn\en-

geschtcliir, u t-ait., Lpipzi;.., inbx, p. b»l-ùvi : .1. Uublet, Histoire dogmatique, liturijique et archéologique du sacrement du baptême, Paris, 1882, t. :i, p. 583 sq., donne une abondante bibUograpliie.

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